dimanche 7 janvier 2018

Mine d’huîtres et ses bulles sur lit de cristaux


Jeudi  4 janvier. Chèze Méyabat.
En route pour un dîner « 4 étoiles » dans un restaurant atypique perché quelque part au dessus du vide en compagnie de Véro et Dom. 
Je pénètre pour la première fois dans une mine à la rencontre de l'histoire. 
La marche d'approche est facile et courte, c'est plat et surtout je ne sais pas trop où je marche (il fait nuit), je rase les buissons en suivant Véro, d'un côté c'est le trou noir (je crois qu'on est haut perchées !). 
L'entrée s'ouvre en bas d'un éboulis...c'est vaste et déjà différent des trous de spéléo habituels. 


J'équipe le P17, Dom nous a rejoint et nous descendons dans une galerie où les traces du passé sont encore visibles. Le rail arpente toujours le sol recouvert par endroits de cristaux en formation. 


Dans ce amas de couleurs ocre, rouge, jaune, blanc, bleuté, le temps s'est arrêté laissant place à de merveilleuses découvertes. L'endroit est magique, dépeuplé et habité à la fois. Nous y restons un bon moment à observer, photographier.  
La suite est tout aussi extraordinaire. Nous remontons le puits et Véro équipe une autre voie. Je suis Dom qui descend le long d'un rail comme sorti d'une tranchée...je suis du regard ce rail et je ne verrai qu'à la dernière seconde qu'il continue son chemin dans un lac! 
L'eau y était aussi limpide qu'invisible. 
Quelque part plus haut, une berline émerge du temps, témoin d'une époque de dur labeur.


 A l'extérieur, un peu plus haut dans l'éboulis, une autre entrée mène à d'autres galeries. 
C'est là, bien au chaud, que nous allons buller, citronner, nous ioder et même bananer (champagne, huitres, citron et bananes séchées) avant de prendre le chemin du retour. 
Et ce fut la fin d'une bien belle soirée (il manquait quand même un convive !).



Sandrine L











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