samedi 20 janvier 2018

La Gorge sèche

Samedi 20 janvier 2018 : 
Pluie, pluie, pluie... C'est le programme du week-end annoncé par météo France. Mais ce matin il semble y avoir une petite éclaircie. Nous filons à la perte de la Gorge que nous n'avons pas revue depuis près de 2 ans. La gorge est sèche ! la perte aussi... Mais le décor a bien changé et l'ouverture est à peine visible (voir photo). 

 Pour l'entrée de la perte, suivez la flèche !

Quant au fond (-3 m), il est bien bouché, voire rebouché puisque nous retrouvons un bidon dans le remplissage que nous commençons à vider. La désobstruction est facile mais à deux c'est un peu besogneux. Pour en avoir le cœur net sur une éventuelle suite, il faudrait faire une grosse séance de désob en profitant d'une météo médiocre qui nous empêcherait d'aller plus haut en altitude.
La pluie nous oblige à battre en retraite. Affaire à suivre....
Sandrine et Patrick

Le Brouca, la suite....

Jeudi 18 janvier 2018 :
(Jean-Luc, Serge, Sandrine et Patrick).
Nous retournons sur le Pic Brouca pour redescendre les trous vus la semaine passée. Le premier, le trou de la Vache, est vite équipé sur les arbustes qui entourent l'entrée. A -9 m une galerie pentue se resserre au bout d'une quinzaine de mètres. Le courant d'air signalé sur les anciennes topos est quasiment imperceptible. Aujourd'hui, il est aspirant et c'est dans le diverticule de droite qu'il semble le plus sensible, mais ce n'est vraiment pas folichon !

Perte du Brouca

Nous reprenons le sentier et remontons au col pour aller voir le gouffre marqué PB1. Il pourrait s'agir du gouffre de la Lampe (CA 49) signalé dans karsteau, mais le croquis récupéré dans la base ne correspond pas vraiment, mis à part la profondeur. C'est un joli puits de 21 m entrecoupé de paliers. Le fond est bouché par une coulée stalagmitique. Sur le côté, il y a bien une petite ouverture qui laisse entrevoir un ressaut de 1,5 m, mais celui-ci semble bouché et il n'y a pas le moindre courant d'air. Nous terminons notre courte journée par un petit tour des pertes du Brouca.


 CR Patrick

dimanche 14 janvier 2018

Les trous d'Arangou

Samedi 13 janvier, Sandrine, Patrick, Joël, Jean Claude, Jean Luc, Marc Ch et Alain M


C'est à sept que nous nous retrouvons ce samedi matin, sur la route de Ferrière, entre l'Ouzom et la résurgence d'Aygue Négre.
Objectif, aller explorer des cavités repérées récemment par Jean Claude.
La météo est correcte mais sans plus, la neige à plus de 1000 mètres, nous ne devrions pas être importunés.
Montée par ce sentier qui va au Monbula, sinueux et si confortable malgré la prise très rapide de dénivelé, direction le col d'Arangou.

Rapidement nous atteignons le premier objectif. Il ne s'agit que d'un petit départ entre blocs et ce serait un travail titanesque que d'y commencer une désobstruction.

Nous continuons la montée, tout droit dans les blocs, en se tenant aux buis qui par ici heureusement sont nombreux et pas trop pourris.
Le deuxième départ est atteint mais comme le premier, il s'agit d'un chaos de bloc, rien de vraiment intéressant malgré un léger courant d'air.

Et l'on repart en ligne droite, face à la pente. Il reste un autre départ à voir, il sera vite atteint, merci Iphigénie.
Le courant d'air est soufflant, bien marqué et la suite est un puits, bien pris par des coulées de calcite. On tient notre proie.
Nous entamons une désob de rigueur avec pelle américaine, marteau, burin etc. Hélas il nous manque un seau pour sortir les gravats.

Les travaux sont interrompus par le casse-croûte. Au menu, en plus des sandwichs et autre boites de sardines ou de pâté, il y a des huîtres que nous a portées Alain, reste d'une grande marée précédente. Des huîtres sauvages bien sûr. Un régal.

Les travaux reprennent après différentes conversations sur les sujets du moment, réglementation de la vitesse à 80, j'en passe et des meilleurs. L'ambiance est bonne, c'est certainement le bonheur!

Le trou se vide mais le rocher est trés résistant car hétérogène et se fragmente en petits morceaux.
Il va peut-être finir par entamer notre persévérance.

Pendant ce temps, Jean Luc, accompagné de son chien Iko, s'éloigne de nous, certainement pour assouvir une envie pressante, on ne le saura pas. Toujours est-il qu'au bout de quelques temps nous l'entendons appeler, il a trouvé quelque chose. Joël le rejoint et les cris redoublent. Vite, un trou, déjà plus profond que celui ou vous êtes!
Nous nous déplaçons tous pour constater la découverte.
Effectivement, entre un amas de bloc, du noir, du vide, du vent, un gouffre..
Rapidement tout le monde est à l'ouvrage, on remue la terre, les blocs, les racines, vite il faut que l'on sache ce qu'il y a dessous, vite, vite...
Après certainement moins d'une demi-heure de déblaiement, la cavité s'offre à nous.
Sandrine s'est équipée et part sur l'unique corde que nous avons portée, une C25. Un premier palier, une dev, un nouvel amarrage, un petit puits et c'est le bout de la corde.
Le vent est là,  il faut descendre un autre puits mais sans corde, aucune possibilité.
Elle remonte pour nous annoncer la bonne nouvelle.
La remontée en cliquant ici.
Ce sera le trou de l'Iko.

Il faudra revenir, très bien, pas de problème.
D'ailleurs il est déjà 17 heures, le ciel est menaçant, il nous faut rentrer.
Ce sera une descente agréable, sans aucune glissade, c'est de bon augure.


Alain M






vendredi 12 janvier 2018

Crête d'Illens

Vendredi 12 janvier 2018
Petite prospection du côté de la Crête d'Illens (Sandrine, Patrick et Jean Claude). L'objectif est de localiser quelques trous connus et de remettre un peu d'ordre dans la base karsteau. Pas facile car de nombreux groupes ont arpenté le secteur, multipliant les marquages et appellations diverses, de quoi brouiller un peu plus les pistes. Nous parvenons finalement à pointer une demi-douzaine d'entrées et à descendre quelques cavités modestes.
Au retour nous passons devant le Petit, une grotte à proximité de laquelle la SPPO effectue d'importants travaux de désobstruction comme nous l'explique Olivier, membre de ce groupe que nous rencontrons juste à ce moment là.


Patrick

dimanche 7 janvier 2018

Mine d’huîtres et ses bulles sur lit de cristaux


Jeudi  4 janvier. Chèze Méyabat.
En route pour un dîner « 4 étoiles » dans un restaurant atypique perché quelque part au dessus du vide en compagnie de Véro et Dom. 
Je pénètre pour la première fois dans une mine à la rencontre de l'histoire. 
La marche d'approche est facile et courte, c'est plat et surtout je ne sais pas trop où je marche (il fait nuit), je rase les buissons en suivant Véro, d'un côté c'est le trou noir (je crois qu'on est haut perchées !). 
L'entrée s'ouvre en bas d'un éboulis...c'est vaste et déjà différent des trous de spéléo habituels. 


J'équipe le P17, Dom nous a rejoint et nous descendons dans une galerie où les traces du passé sont encore visibles. Le rail arpente toujours le sol recouvert par endroits de cristaux en formation. 


Dans ce amas de couleurs ocre, rouge, jaune, blanc, bleuté, le temps s'est arrêté laissant place à de merveilleuses découvertes. L'endroit est magique, dépeuplé et habité à la fois. Nous y restons un bon moment à observer, photographier.  
La suite est tout aussi extraordinaire. Nous remontons le puits et Véro équipe une autre voie. Je suis Dom qui descend le long d'un rail comme sorti d'une tranchée...je suis du regard ce rail et je ne verrai qu'à la dernière seconde qu'il continue son chemin dans un lac! 
L'eau y était aussi limpide qu'invisible. 
Quelque part plus haut, une berline émerge du temps, témoin d'une époque de dur labeur.


 A l'extérieur, un peu plus haut dans l'éboulis, une autre entrée mène à d'autres galeries. 
C'est là, bien au chaud, que nous allons buller, citronner, nous ioder et même bananer (champagne, huitres, citron et bananes séchées) avant de prendre le chemin du retour. 
Et ce fut la fin d'une bien belle soirée (il manquait quand même un convive !).



Sandrine L