lundi 29 janvier 2018

Arangou...suite et fin

Dimanche 28 janvier.
Patrick et Sandrine, Joel, Jean Claude, Alain M, Jean Luc et Iko
Nous sommes 7 au départ du sentier avec pour objectif la suite du trou Iko trouvé semaine dernière et qui demande à être continué.
Il fait beau, enfin du soleil. Les massifs sont blancs, paysages magnifiques tout autour de nous.
Après une bonne heure de crapahut nous arrivons au col d'Arangou. La neige est là, nous sommes à 900 mètres d'altitude.
A la cavité, 100 mètres plus haut, c'est bien blanc.
La première équipe (Patrick et Sandrine) se prépare aussitôt, la cavité souffle un air chaud et humide, c'est un bon présage.

L'entrée étroite du trou d'Iko


La deuxième équipe a pour objectif de continuer la désobstruction de l'autre cavité, située à une vingtaine de mètres de la première.
La neige et surtout le soleil, nous incitent avant d'entreprendre les travaux, à aller faire une petite prospection, en neige c'est souvent intéressant.
Nous attaquons par le flanc gauche pour essayer de rejoindre le pseudo plateau situé à 1200 mètres d'altitude. La montée est raide et la couche de neige augmente rapidement.
Lorsque nous débouchons sur la zone intéressante, c'est plus de 30 cm qui sont tombés. Hélas, nous n’avons pas les raquettes et de la prospection dans ces conditions, ce n'est pas la peine d'y penser.
Nous rejoignons le sentier, il y a des traces de marcheur, et redescendons, sans avoir rien trouvé.
Il est déjà 12 h 30, c'est le casse-croûte.

A peine avons-nous terminé, nous entendons Sandrine qui ressort de la cavité.
Le gouffre est en fait un grand décollement où la progression se fait soit entre de grands blocs effondrés soit dans des fractures parfois étroites. Le fond se pince à -24 m et la cavité développe plus de 80 m en se rapprochant de l'autre trou. Tout cela n'est guère intéressant. Aussi nous décidons d'abandonner la désobstruction de la deuxième cavité.

La dernière fracture à -24 m

Nous faisons un repli stratégique et allons prospecter le long des falaises, au contact entre les marnes et le calcaire.
Cela ne donnera rien et la progression deviendra vite scabreuse, la pente d'éboulis ne tenant pas sous les pieds.
Repli jusqu'au col et redescente après avoir observé le vol magistral des vautours et des gypaètes.

Alain M et Patrick

La forêt et son manteau blanc

La gorge humide....

Samedi 27 janvier 2018
Lendemain d'AG, le réveil est tardif et c'est à 10 h passées que nous nous retrouvons à la ferme de la Coumette (Serge, Caroline, Sandrine et Patrick). Le ruisseau coule bien et se perd en partie dans le trou. Pas terrible pour reprendre la désobstruction. Le temps de s'équiper, Serge a déjà détourné le ruisseau grce à son MagicTools. La suite est bien humide. Nous vidons une bonne série de seaux mais le fond se transforme rapidement en une bassine profonde. L'eau a du mal à s'évacuer et en purgeant les alluvions avec un bout de bois, nous parvenons à déclencher un bruit de chasse d'eau suivi de la vidange plus ou moins rapide du plan d'eau. Ça marche relativement bien au début, mais nettement moins bien ensuite. Au bout de 2 h de labeur, l'eau ne s'évacue plus. Nous remettons tout en place et pour éviter que le trou subisse de nouvelles crues, nous aménageons le lit du ruisseau. Serge, Caroline et Sandrine sont à la manœuvre, Patrick avec sa tendinite se contente de prendre des photos. Au retour, passage obligé à la ferme où l'oncle de Serge nous confirme encore une fois le fort courant d'air qui sortait de la perte. Suite au prochain numéro....

Le ruisseau de la Gorge et la perte.

Patrick

AG 2018 du GSHP: Bilan moral

Bonsoir et permettez moi de vous adresser tous mes vœux pour cette nouvelle année.
Je nous souhaite plein de belles sorties spéléos, qu’elles soient classiques ou d’explo, scientifiques ou ludiques, ou tout ça à la fois, mais en tout cas toujours avec cette bonne humeur et ce dynamisme qui reste un peu la marque de fabrique du club qui rentre maintenant dans sa 57 ème année !
Parlons-en justement de ce dynamisme :
Depuis que le blog existe, depuis 2011, ce sont 1107 articles qui sont venus raconter à tout le monde la sortie du weekend, d’un jour de semaine, d’une soirée entre amis, d’une balade prospection sur le massif, de la grosse explo baston à la petite visite en solitaire qui illustrent parfaitement ce que nous apporte le monde souterrain.
Nous sommes tous animés d’une même passion et nous savons le raconter et le faire vivre. Certains de nos articles sont vus jusqu’à 250 fois ! Presque 4000 vus au total pour le mois dernier !
C’est ce dynamisme qui me plait dans le club et il faut que ça continue !
Pour cela, nous avons acheté un peu de matériel pour aider les nouveaux arrivants à démarrer. Ce sont dans un premier temps des combinaisons pour habiller nos jeunes recrues, surtout des filles d’ailleurs !
Et c’est tant mieux !
Je ne sais pas dire si c’est un effet de mode, le résultat de nos actions envers les féminines ou tout simplement le hasard du moment mais il est loin maintenant le temps où on se retrouvait entre mecs hirsutes et mal rasés, où la gente féminine sous terre était l’exception !
Et c’est tant mieux !
La spéléo n’a plus cette image de sport dur, sale, physique, ingrat …Oui, ça peut l’être mais pas que… ! Lisez les compte rendus de Sandrine ou de Caro et vous comprendrez que le plaisir du monde souterrain, c’est la découverte ; c’est l’explo bien sur qui est toujours la première de nos activités, mais c’est aussi la découverte entre amis d’une cavité archi connue, la sortie en classique d’une cavité explorée par le club, une balade sur le massif sur les traces des pionniers de la spéléo…
Nous avons aussi beaucoup investi en matériel cette année, Anaïs vous le détaillera tout à l’heure. Beaucoup de matériel acheté et c’est tant mieux !
Beaucoup d’explo, beaucoup de reprises, beaucoup de classiques, ça bouffe de la corde ! Et nous sommes tous conscient qu’il faut utiliser du matériel irréprochable pour la sécurité de tous.
C’est tout ça le GSHP. Il y en a pour tout le monde !
Le compte rendu d’activité qui suit va vous le démontrer.
Pour ceux qui le veulent, pour ceux qui le peuvent, il y a toujours quelque chose à faire en semaine, en soirée, le weekend….. Et si vous avez envie de faire un petit truc vite fait ou un gros truc sur 2 jours, vite un petit mail sur la liste et c’est parti !
La seule chose qui nous freine bien sur c’est la météo. Et de ce côté-là, on ne peut pas dire que ces dernières semaines ont été simples ! Mais il y a quand même déjà eu 8 sorties depuis le début de l’année, plus ou moins improvisées certes, mais de belles sorties quand même en jonglant avec la pluie et les tempêtes successives.
Cette année, nous allons monter un projet FAAL (Fond d’Aide aux Actions Locales) sur le massif de Saint Pé.  De la même façon que nous avons étudié les années précédentes le synclinal d’Aygue Nègre, avec la reprise des explos au TP 30 Gouffre de la Ménère par  Jean et Anthony on va élargir le projet afin que tout le monde puisse se sentir impliqué à un niveau ou un autre. Cela a commencé avec les explos à l'Arriusec, il y a des trous à revoir dans le secteur de la Pêne de la Hèche  mais également plus au sud, aux beaux jours, en se rapprochant de la Toue. Il y a aussi de la prospection à continuer dans le secteur des Labasses pour mettre enfin les pieds dans le collecteur des rivières du Puts de Tachous, du Gouffre de la Ménère, du gouffre du Chat Sauvage , et d’autres encore inconnues avant de ressortir du côté du Tutet de Ramoun et du Trou du Canyon… Superbe projet cohérent pour le GSHP qui impliquera tout le monde.

C’est comme ça au GSHP, de la spéléo pour tous, pour tous les niveaux, pour toute l’année pour ne pas oublier bien sur, que la spéléo au-delà d’un sport est surtout un loisir et une passion.

vendredi 26 janvier 2018

Un petit tour dans le 64

Ce 25 janvier, Sandrine et moi décidons d'aller faire un tour chez nos voisins du 64. Le premier objectif est le trou du renard à Lées Athas, près de Bedous. 
Le temps est menaçant mais se tiendra tranquille en fait toute la journée.
Nous partons avec l'esprit balade et passons donc par le col de Marie Blanque. Le plateau du Benou me rappelle bien des souvenirs d'enfance. Les montagnes sont belles, je présente Jean Pierre à Sandrine ( Le Pic d'Ossau) et.... nous voilà au bout d'une impasse .
Le GPS vient de beuguer !!!! Bon, nous sommes armées de cartes mais pas très précises, de téléphone et c'est confiante que nous partons vers le lieu dit " Bellocq"....
Le GPS de la voiture pête un plomb et nous rabache "faites demi tour dès que possible " . 
Bon, on n'est pas aidé aujourd'hui !! Nous arrivons à Bellocq et c'est une cascade mystèrieuse " dixit un panneau " qui nous attend. 
Rien à voir avec l'endroit recherché mais c'est très joli quand même! 
Donc à Lées Athas, il y a un lieu dit et une ferme Bellocq qui n'ont rien à voir géographiquement.  Il faut le savoir ! 
Nous rejoignons le point de la route le plus prêt du point d'iphigénie mais ça ne correspond pas à la carte imprimée sur Karsteau...RRRR !!!!!
Nous apprenons après appel à Jonathan qu'il y a les vieux UTM et que je me suis forcément trompé. Impossible de rentrer les bons points UTM car je suis hors réseau internet. RRRR !!!! 
Bon Jonathan nous indique par téléphone le bon emplacement de parking et le chemin à prendre. Nous cherchons désespérément une corde qui devrait être sur notre droite dans la forêt mais nous trouvons finalement le porche intermédiaire et dix mètres plus haut l'entrée tant convoitée ! 
Il est 12h30 !
  
Une grotte bien cherchée a un goût bien plus intense ! Surtout que quand on sait où elle est, elle doit être à 20 minutes de la voiture. 
Le nom" trou de renard" est bien trouvé et c'est en rampant que nous pénétrons sous terre. 
La salle s'agrandit rapidement et c'est debout que nous visitons cette merveille qui mérite bien sa réputation. Le plafond est extraordinaire et tout est splendide. La dernière salle finit en apothéose avec une magnifique cascade et un bassin rempli de  nenupharums.  Nous sommes ravis de cette découverte et oublions toutes nos galères. Elle valait le détour. 
L'après midi est bien entamé mais nous partons quand même vers notre deuxième objectif : le sentier karstique d'Oloron St Pee et la grotte Escurias 3. 
Le temps se couvre et nous sommes les seules à patauger dans la boue et à chercher la grotte. Une fois trouvée, nous nous engageons et suivons l'actif. 
Sur la topo, une galerie fossile shunte la rivière et nous rebroussons chemin pour la trouver. 
Nous tombons en amont sur une galerie supérieure mais qui donne sur une faille assez profonde.  Cette grotte est un vrai labyrinthe. 
Il est tard et nous décidons d'un commun accord que nous reviendrons un autre jour résoudre ses mystères peut être avec un autochtone connaissant la grotte. 
La journée se termine sous la pluie, nous sommes mouillées, boueuses, accolée au coffre de ma voiture qui nous protège à peine et une bière à la main... Que pense de nous ce joggeur sorti de nulle part ? Certainement qu'on doit être deux originales mais très heureuses d'être là où on est et d'avoir passé une bien belle journée.
Caro

jeudi 25 janvier 2018

Au fin fond de l'Occitanie

Mercredi 14 janvier, Jean Claude, Marc C, Joël et Alain M rejoint ensuite par Sandrine et Patrick.

Une nouvelle fois, difficile de jongler avec cette météo capricieuse qui nous oblige à changer un peu les jours de sortie ou alors de les annuler purement et simplement.
Après ce weekend calamiteux, il fallait réaliser une sortie rapidement afin de se dégourdir les jambes.
Habituellement c'est le jeudi mais la météo semblait une nouvelle fois très mauvaise et nous décidons mardi soir de sortir le mercredi. Patrick et Sandrine nous rejoindrons l'après-midi, le matin c'est boulot.
Objectif un peu comme à l'accoutumé, de nouvelles cavités repérées très récemment par Jean Claude.
Et c'est parti, direction le sentier des charbonniers, à l'ouest du Bois de Bénac, entre le 64 et le 65, la zone de séparation des 2 nouvelles régions.
Montée classique, 5 à 600 mètres à prendre, sur calcaire puis marne et à nouveau sur calcaire. Merci les GPS et Iphigénie, un jeu d'enfant pour trouver les objectifs.
La première cavité sera Le Trou des Marmites. C'est une petite entrée qu'il faut agrandir. Ce sera vite fait. Derrière, une petite salle et 2 petits boyaux mais pas de grande continuation comme on aimerait. Et d’ailleurs, pas de courant d'air, mauvais signe. Terminé, dénivelé 5 mètres, développement 12 mètres. Peu mieux faire.

Casse-croûte et nous changeons de zone, repassons dans le 65 et nous retrouvons vers les ruines au col du Bénac.
Nous arrivons à la seconde cavité. C'est à ce moment que Sandrine et Patrick nous rejoignent.
Le second trou est un départ de puits. Là encore un peu de désob et Marc part en vierge. Hélas, pas pour bien longtemps, à -4 c'est déjà terminé.
Nous quittons les lieux et nous dirigeons vers le troisième objectif. Celui-ci sera plus difficile à atteindre. Jean Claude l'a trouvé en arrivant du bas, nous sommes par au-dessus et la descente est légèrement scabreuse. Il est quand même atteint mais une corde est posée afin de ne pas se retrouver plus bas, lors de la désobstruction.
De la terre, des blocs et ça passe. Marc s'y "engouffre" mais là aussi, 2 à 3 mètres et puis plus rien.
Il est déjà 16 heures, nous remontons et entamons la descente.
La sortie se terminera devant une bonne Chouffe à Mont Plaisir.
Bonne journée


Alain M



samedi 20 janvier 2018

La Gorge sèche

Samedi 20 janvier 2018 : 
Pluie, pluie, pluie... C'est le programme du week-end annoncé par météo France. Mais ce matin il semble y avoir une petite éclaircie. Nous filons à la perte de la Gorge que nous n'avons pas revue depuis près de 2 ans. La gorge est sèche ! la perte aussi... Mais le décor a bien changé et l'ouverture est à peine visible (voir photo). 

 Pour l'entrée de la perte, suivez la flèche !

Quant au fond (-3 m), il est bien bouché, voire rebouché puisque nous retrouvons un bidon dans le remplissage que nous commençons à vider. La désobstruction est facile mais à deux c'est un peu besogneux. Pour en avoir le cœur net sur une éventuelle suite, il faudrait faire une grosse séance de désob en profitant d'une météo médiocre qui nous empêcherait d'aller plus haut en altitude.
La pluie nous oblige à battre en retraite. Affaire à suivre....
Sandrine et Patrick

Le Brouca, la suite....

Jeudi 18 janvier 2018 :
(Jean-Luc, Serge, Sandrine et Patrick).
Nous retournons sur le Pic Brouca pour redescendre les trous vus la semaine passée. Le premier, le trou de la Vache, est vite équipé sur les arbustes qui entourent l'entrée. A -9 m une galerie pentue se resserre au bout d'une quinzaine de mètres. Le courant d'air signalé sur les anciennes topos est quasiment imperceptible. Aujourd'hui, il est aspirant et c'est dans le diverticule de droite qu'il semble le plus sensible, mais ce n'est vraiment pas folichon !

Perte du Brouca

Nous reprenons le sentier et remontons au col pour aller voir le gouffre marqué PB1. Il pourrait s'agir du gouffre de la Lampe (CA 49) signalé dans karsteau, mais le croquis récupéré dans la base ne correspond pas vraiment, mis à part la profondeur. C'est un joli puits de 21 m entrecoupé de paliers. Le fond est bouché par une coulée stalagmitique. Sur le côté, il y a bien une petite ouverture qui laisse entrevoir un ressaut de 1,5 m, mais celui-ci semble bouché et il n'y a pas le moindre courant d'air. Nous terminons notre courte journée par un petit tour des pertes du Brouca.


 CR Patrick

vendredi 19 janvier 2018

La Pale, encore la Pale de nuit !

 18/01/2018

Vingt-six ans après un baptême conventionnel : bébé, vêtement blanc, eau sur le front, … dans une église de région parisienne, je me trouve aujourd'hui à la Pale pour un baptême moins conventionnel, celui du monde souterrain avec mon filleul Sébastien.
Une fois de plus, histoire de donner aux journées une dimension supérieure à 24 heures, c'est une nocturne afterwork !
Sébastien n'est jamais allé sous terre. C'est une vraie première…
Stationnement à la ferme Soulas à quelques minutes de la maison, puis balade en forêt à la nuit tombante. Déjà une ambiance mystérieuse est présente…
Nous entrons dans la Grotte de la Pale par la classique entrée N°2. A partir de là, le sourire ne quittera plus le visage de Sébastien. Tout est émerveillement. "Je n'imaginais pas ça si grand". "Et ces traces de griffades d'ours des cavernes, incroyables !".
La progression sous terre est prudente mais ce n'est qu'une formalité. Je profite de ce moment privilégié tous les deux pour être le plus pédagogue possible sur la géologie, la formation des cavernes, le travail incroyable de l'eau, la formation des concrétions, la présence animale et humaine dans ce site paléontologique protégé.
Nous gagnons sans encombre le terminus dans la salle du lac. Son niveau a baissé de 20 cm au moins depuis mon dernier passage, 13 jours plus tôt. Aujourd'hui nous pouvons nous installer sur la "plage" au pied de la cheminée de sortie, pour éteindre nos lampes et goûter le plaisir du noir absolu…

Retour sur nos pas pour emprunter le boyau avec ses ressauts. La curiosité de Sébastien le pousse à jeter un coup d'œil dans chaque anfractuosité, chaque petit puits, chaque trou…
Nous passons ainsi un peu plus d'une heure sous terre. A 20h30, la terre accouche d'un Sébastien sourire jusqu'aux oreilles… Je me dis que je crois que ça lui a plu ! "On recommence quand tu veux", lui ai-je lâché ! Et aussi, "Reviens vite dans les Pyrénées !"
Au retour, la nature nous offre une fois de plus le spectacle de la forêt nocturne : odeurs, bruits, animaux, … Une véritable ambiance qu'aucune émission de télé ne saurait remplacer. Quelle chance avons-nous !

Marc

dimanche 14 janvier 2018

Les trous d'Arangou

Samedi 13 janvier, Sandrine, Patrick, Joël, Jean Claude, Jean Luc, Marc Ch et Alain M


C'est à sept que nous nous retrouvons ce samedi matin, sur la route de Ferrière, entre l'Ouzom et la résurgence d'Aygue Négre.
Objectif, aller explorer des cavités repérées récemment par Jean Claude.
La météo est correcte mais sans plus, la neige à plus de 1000 mètres, nous ne devrions pas être importunés.
Montée par ce sentier qui va au Monbula, sinueux et si confortable malgré la prise très rapide de dénivelé, direction le col d'Arangou.

Rapidement nous atteignons le premier objectif. Il ne s'agit que d'un petit départ entre blocs et ce serait un travail titanesque que d'y commencer une désobstruction.

Nous continuons la montée, tout droit dans les blocs, en se tenant aux buis qui par ici heureusement sont nombreux et pas trop pourris.
Le deuxième départ est atteint mais comme le premier, il s'agit d'un chaos de bloc, rien de vraiment intéressant malgré un léger courant d'air.

Et l'on repart en ligne droite, face à la pente. Il reste un autre départ à voir, il sera vite atteint, merci Iphigénie.
Le courant d'air est soufflant, bien marqué et la suite est un puits, bien pris par des coulées de calcite. On tient notre proie.
Nous entamons une désob de rigueur avec pelle américaine, marteau, burin etc. Hélas il nous manque un seau pour sortir les gravats.

Les travaux sont interrompus par le casse-croûte. Au menu, en plus des sandwichs et autre boites de sardines ou de pâté, il y a des huîtres que nous a portées Alain, reste d'une grande marée précédente. Des huîtres sauvages bien sûr. Un régal.

Les travaux reprennent après différentes conversations sur les sujets du moment, réglementation de la vitesse à 80, j'en passe et des meilleurs. L'ambiance est bonne, c'est certainement le bonheur!

Le trou se vide mais le rocher est trés résistant car hétérogène et se fragmente en petits morceaux.
Il va peut-être finir par entamer notre persévérance.

Pendant ce temps, Jean Luc, accompagné de son chien Iko, s'éloigne de nous, certainement pour assouvir une envie pressante, on ne le saura pas. Toujours est-il qu'au bout de quelques temps nous l'entendons appeler, il a trouvé quelque chose. Joël le rejoint et les cris redoublent. Vite, un trou, déjà plus profond que celui ou vous êtes!
Nous nous déplaçons tous pour constater la découverte.
Effectivement, entre un amas de bloc, du noir, du vide, du vent, un gouffre..
Rapidement tout le monde est à l'ouvrage, on remue la terre, les blocs, les racines, vite il faut que l'on sache ce qu'il y a dessous, vite, vite...
Après certainement moins d'une demi-heure de déblaiement, la cavité s'offre à nous.
Sandrine s'est équipée et part sur l'unique corde que nous avons portée, une C25. Un premier palier, une dev, un nouvel amarrage, un petit puits et c'est le bout de la corde.
Le vent est là,  il faut descendre un autre puits mais sans corde, aucune possibilité.
Elle remonte pour nous annoncer la bonne nouvelle.
La remontée en cliquant ici.
Ce sera le trou de l'Iko.

Il faudra revenir, très bien, pas de problème.
D'ailleurs il est déjà 17 heures, le ciel est menaçant, il nous faut rentrer.
Ce sera une descente agréable, sans aucune glissade, c'est de bon augure.


Alain M






vendredi 12 janvier 2018

Crête d'Illens

Vendredi 12 janvier 2018
Petite prospection du côté de la Crête d'Illens (Sandrine, Patrick et Jean Claude). L'objectif est de localiser quelques trous connus et de remettre un peu d'ordre dans la base karsteau. Pas facile car de nombreux groupes ont arpenté le secteur, multipliant les marquages et appellations diverses, de quoi brouiller un peu plus les pistes. Nous parvenons finalement à pointer une demi-douzaine d'entrées et à descendre quelques cavités modestes.
Au retour nous passons devant le Petit, une grotte à proximité de laquelle la SPPO effectue d'importants travaux de désobstruction comme nous l'explique Olivier, membre de ce groupe que nous rencontrons juste à ce moment là.


Patrick

dimanche 7 janvier 2018

Mine d’huîtres et ses bulles sur lit de cristaux


Jeudi  4 janvier. Chèze Méyabat.
En route pour un dîner « 4 étoiles » dans un restaurant atypique perché quelque part au dessus du vide en compagnie de Véro et Dom. 
Je pénètre pour la première fois dans une mine à la rencontre de l'histoire. 
La marche d'approche est facile et courte, c'est plat et surtout je ne sais pas trop où je marche (il fait nuit), je rase les buissons en suivant Véro, d'un côté c'est le trou noir (je crois qu'on est haut perchées !). 
L'entrée s'ouvre en bas d'un éboulis...c'est vaste et déjà différent des trous de spéléo habituels. 


J'équipe le P17, Dom nous a rejoint et nous descendons dans une galerie où les traces du passé sont encore visibles. Le rail arpente toujours le sol recouvert par endroits de cristaux en formation. 


Dans ce amas de couleurs ocre, rouge, jaune, blanc, bleuté, le temps s'est arrêté laissant place à de merveilleuses découvertes. L'endroit est magique, dépeuplé et habité à la fois. Nous y restons un bon moment à observer, photographier.  
La suite est tout aussi extraordinaire. Nous remontons le puits et Véro équipe une autre voie. Je suis Dom qui descend le long d'un rail comme sorti d'une tranchée...je suis du regard ce rail et je ne verrai qu'à la dernière seconde qu'il continue son chemin dans un lac! 
L'eau y était aussi limpide qu'invisible. 
Quelque part plus haut, une berline émerge du temps, témoin d'une époque de dur labeur.


 A l'extérieur, un peu plus haut dans l'éboulis, une autre entrée mène à d'autres galeries. 
C'est là, bien au chaud, que nous allons buller, citronner, nous ioder et même bananer (champagne, huitres, citron et bananes séchées) avant de prendre le chemin du retour. 
Et ce fut la fin d'une bien belle soirée (il manquait quand même un convive !).



Sandrine L











samedi 6 janvier 2018

Voyage au centre de la Pale

05/01/2018
C'est à l'occasion d'une cousinade entre nos pitchouns Saint-Péens et ceux de Normandie qu'est prise la décision d'un baptême sous terre pour les plus grands. Les visiteurs manchots concernés ont 8, 8 et 6 ans.
Nous voici donc sur les sentiers de l'Abbé en cette fin d'après-midi de début d'année, Baptistine, Maximilien, Zacharie et moi-même. Sandrine L.L. a accepté de nous rejoindre après sa sortie du travail.
A l'entrée N°2, nous nous accoutumons au silence de la forêt qui commence à s'endormir, puis au mystère du monde souterrain tout juste dans l'entrée de droite : déjà on peut y découvrir l'étonnant phénomène des stalactites, des stalagmites et des colonnes, des draperies et concrétions diverses ; déjà on voit tout un monde animal troglophile, les araignées méta bourneti, les moustiques, les papillons de nuit et déjà une chauve-souris petit rhinolophe en hivernation.

Dès l'arrivée de Sandrine, une partie du groupe accepte de passer par la chatière de l'entrée N°2, l'autre par l'entrée la plus large où nous étions déjà en découverte.
Par la suite ce n'est qu'émerveillement entre les mots nouveaux à apprendre pour chaque chose rencontrée, les difficultés à progresser sous terre, l'impossibilité de se mettre debout dans la salle basse, l'abondance des concrétions, la présence d'eau en abondance dans les gours, les consignes à respecter… et peut être un peu d'appréhension à vaincre dans ce monde inconnu, sans doute un peu hostile pour ces petits bouts-de-choux !
Avec grande prudence et patience Sandrine prend la tête du groupe et nous mène de ci de là dans toute la cavité.
Nous expliquons les repérages en cordelette réfléchissante qui délimitent désormais les parties les plus intéressantes du site paléontologique. Nous observons les griffades d'ours des cavernes. Chacun retient son souffle de peur d'en voir un réapparaître… Rien à craindre, elles datent de 10 000 ans ! Nous imaginons le repos de l'ours dans sa bauge, dont reste la trace bien visible, au retour de la chasse.

Ailleurs nous montrons les traces de mains humaines datant de la préhistoire pour certaines, du Moyen-Age pour d'autres, ayant collecté de l'argile pour probablement confectionner des poteries. Aux fins fonds de la grotte, le lac mérite aujourd'hui son nom ! Je ne l'ai jamais vu aussi haut… A tel point qu'il n'est pas possible sans immerger les bottes en totalité d'atteindre la cheminée de remonté vers le boyau et la sortie. Peu importe, nous avions décidé de rebrousser chemin pour faire un bout de chemin dans le boyau.
Les enfants cherchent l'entrée du boyau et sont surpris de le découvrir caché et si petit. Commence alors une progression à genoux dans une ambiance de rigolade mêlée de découverte craintive.

Au 1er ressaut, nous faisons demi-tour, cette partie suffit largement pour la joie et le plaisir d'enfants de cet âge-là.
A 19h10 nous sortons après 1h30 passés sous terre. Les images des visages se suffisent à elles-mêmes pour savoir que pour une première, c'était une réussite ! Sur le sentier du retour, dans la nuit noire, le spectacle de "milliers" de salamandres est l'apothéose de la soirée…
Mais une fois dans la voiture, dès la descente de la ferme Soulas, les petits yeux des pitchouns se ferment, le silence se fait… Quels rêves merveilleux peupleront leurs nuits qui suivront ?

Grand merci à Sandrine d'avoir accepté d'accompagner cette escapade nocturne familiale !

Marc