dimanche 31 décembre 2017

Du monastère au ....monastère !

Salut Marc, je t'accompagnerais bien pour cette balade ! Il y a des coins que je connais pas. Tu comptes partir du monastère à quelle heure ?
7 heures à la frontale.
Silence géné... C'est du lard ou du cochon ? Mais non, il a l'air sérieux! J'essaie de le calmer un peu: avec la neige qui fond, la Génie Longue va être bien haute et les passages à gué vont être sportifs!
Pas grave, on a qu'à mettre des chaussettes néoprènes...
Bon, rien à faire ! Il est plus déterminé que jamais et c'est donc à 7 heures qu'on se retrouve devant le Monastère au départ de la Génie Longue, casque sur la tête et chaussettes néoprènes au pieds !

D'après les vrais Saint Péens, il existe un passage qui rejoint la cascade du Picharrot au Cul de l'Agué.
C'est un semblant de sentier connu de très peu de personnes et qui est un peu devenu le Graal pour certains amoureux de la nature comme nous. Il faut avoir fait ce passage quand on est tombé petit sur les livres de l'Abbé Abadie. Un véritable passage secret que nous sommes bien décidés de trouver ce matin !
Nous voici donc partis au petit matin. La Génie est bien haute comme prévu. Le bruit du courant dans l'obscurité est féerique. On se régale.


Les cascades sur le chemin coulent au plus fort de leur débit comme au Printemps. C'est beau! Par contre, marcher de nuit la tête en l'air pour regarder le haut de la cascade, c'est pas terrible... le pied gauche dans un trou et patatras...Jésus tomba pour la première fois. Quelle rigolade! Heureusement que je me suis arrêté à 2 mètres de la rivière !

Il fait une douceur inhabituelle pour un 30 décembre. Les premiers perces-neiges sont en fleurs.










Petit à petit le jour se lève







Voici les premiers gués. Comme prévu on va se mouiller ! Jusqu'aux genoux! Comme pour la pêche au Mérou pour ceux qui connaissent l'histoire!





On arrive enfin à la cascade du Picharrot. Avec le débit d'aujourd'hui, elle est magnifique. Quelques photos et on fait demi tour à la recherche du passage.





Un semblant de sentier part rive gauche. On le suit. Il commence à zigzaguer. Ou plutôt on le devine car le passage n'est vraiment pas évident. On trouve quelques cairns. C'est bon ça! Puis des buis coupés à la scie et des traces à la hache sur les arbres. C'est sur, c'est le bon passage! C'est raide mais rien ne peut plus nous arrêter !


On arrive sur l'arête que l'on suit toujours en suivant les indices de nos glorieux prédécesseurs. Un vrai jeu de piste.
Puis à un moment, alors que la vue se dégage, plus rien. Plus de trace !


Marc regarde son GPS.  On est au même niveau que le cul de l'Agué. Si on coupe tout droit sur la gauche, on devrait tomber dessus sans problème. Mais couper tout droit, ça veut dire passer dans des pentes de 50 degrés voire plus, dans les feuilles humides et les cailloux glissants...  Mais bon, faisons confiance au GPS ! Et c'est parti. C'est fou comme 20 kgs font la différence! Alors que Marc semble sauter de blocs en blocs, je glisse inexorablement, je gagne un mètre, j'en perds deux, je m'empêtre dans les branches mortes.... les jurons commencent à fuser! Et à force d'essayer de rester à niveau, je me chope des crampes dans les cuisses! Tu parles d'un passage!
Mais bon, sans trop d'encombre, le cul de l'Agué est atteint. Jean Claude le soir nous dira qu'il fallait rester sur l'arête jusqu'au 3ème if et à partir de là il y a des rubalises. On est passé une centaine de mètres trop bas. Ce sera notre passage à nous! Sur que jamais personne ne repassera par là!
A partir de maintenant, la neige a fait son apparition. C'est un plaisir de voir les traces fraîches des animaux dans la poudreuse. On monte maintenant vers le cap de Litas, 250 mètres plus haut. Superbe montée dans la forêt de hêtres avec passage obligé par le Gouffre de Serre Pourcou.



Arrivé sur la crête du Serre Pourcou, 2 chiens de chasseurs nous rejoignent, flairent nos sacs puis repartent dans la pente vers la cabane des italiens. C'est par là aussi que nous passerons mais avant on casse la croûte!
Descente tranquille jusqu'aux marquages jaunes du Chemin des Tachouères.
Passage obligé par la grotte Schwab et le Gouffre du Cachemela puis le chemin de Pla Debers où un moment on hésite de descendre par l'ancien sentier qui tombe directement au Pont de Pène. Mais pour une fois nous sommes raisonnables et c'est par le chemin traditionnel que l'on rejoint le monastère qu'on atteint à la nuit tombante. Quel pied de mettre les pieds au sec après plus de 10 heures dans les néoprènes mouillés !
C'était une superbe balade. Et en plus il faudra la refaire pour trouver enfin le bon passage! On y était presque !

Photos de Marc.

dimanche 24 décembre 2017

La Pale pour terminer l'année

Ce jeudi 21 décembre, c'est à 5 que nous nous retrouvons sur le Montagnon de la Pale, Jean Claude, Joël, Jean Luc, Marc et Alain M.


Notre objectif est d'essayer de désobstruer un passage afin de pouvoir continuer l'exploration de cette petite grotte qui exhale un bon courant d'air. (lien ici)

Peu de marche, c'est cool. Nous avons nos outils de désob préférés, la cavité n'a qu'à bien se tenir.
Le vent est toujours présent à l'entrée, c'est bon signe.
Devant le chantier, nous hésitons, côté droit, côté gauche ?
Jean Claude aperçois au loin un peu plus de vide, côté droit, et c'est parti pour 2 heures de remue pierre et seaux de glaise.
Le travail est facile bien que physique. Petit à petit nous nous enfonçons le long de la paroi en tirant vers la droite. Chaîne de bloc, seaux de gravette et de terre et cela avance bien, assez rapidement. Enfin, allongé contre paroi sur notre gauche, trémie légèrement croulante sur notre droite, nous avançons d'environ deux mètres. Hélas, nous ne pouvons que constater tout d'abord l'absence de courant d'air de ce côté,  que la suite se pince et enfin les blocs de la trémie coté droit sont vraiment instables et bien dangereux.

Mauvaise pioche.

Nous ressortons nous requinquer avec un petit repas bien convivial, arrosé d'un cirrus excellent.
Nous retournons ensuite au chantier et décidons, unanimement, de continuer à gauche, et oui, il faut bien.

Le travail de la matinée nous permet quand même de ne pas repartir à zéro.
Le même travail reprend et là, on en est certain, il y a le vent, c'est bien humide, contrairement à l'autre côté. Il nous reste encore pas mal de blocs à sortir mais à 16 heures nous devons débaucher, certains devant être en ville dans la soirée.

Affaire encore à suivre mais quelle bonne journée passée entre copains.
A noter que pour Marc qui vient de rejoindre le club, c'était un peu son baptême de la désobstruction, il a bien apprécié.

Petit film de l'action, clic ici.


Alain M



lundi 18 décembre 2017

Pourtant, que la Bédeille est belle....

Dimanche 17 décembre
Sandrine, Patrick, Jean-Claude, Serge, Mathilde et Alain M.
Ce dimanche, afin de pouvoir profiter du soleil et de nous aérer un peu, l'objectif sera tout trouvé, direction le ravin de la Bédeille.
Jean Claude y a repéré deux cavités l'année dernière et il ne se passe pas une semaine sans qu'il nous demande quand est ce que l'on y va.
Et bien voilà, c'est parti, à 6 dont Mathilde, une nouvelle recrue qui va faire ses premières armes dans la découverte et l'exploration des cavités.
Pour atteindre les lieux de nos explorations, un très joli sentier, le sentier des Gardes. Je me demande bien ce que les gardes pouvaient aller y garder ?
C'est un très beau sentier sur les 2 premiers kilomètres, montant tout doucement mais surement.
Après, cela devient un peu plus sportif et pour finir, lorsque l'on atteint le fameux ravin, là il faut monter tout droit, dans une pente herbeuse à près de 30°. Heureusement, il y a des buis providentiels et on peut s'y tenir, même qu'il faut s'y tenir, sous réserve de se retrouver quelques mètres plus bas.
Le dernier tronçon sera dur mais on y arrivera quand même.

Un peu de repos sur une pseudo plateforme et c'est parti pour l'exploration de la première cavité.
Il s'agit d'un joli P10 situé en plein dans la pente et où l'on tient devant à peine à 2 personnes.
Patrick passe en premier, suivi rapidement de Jean Claude. Au fond 2 petites salles bien concrétionnées qui laissent entrevoir une petite suite qu'il nous faut agrandir. De dehors nous entendons les coups de massette qui vont bon train.
Mathilde s'équipe et nous l'encourageons pour la descente. Un petit relais à passer à -1 et c'est ensuite la descente jusqu'au fond. Facile, elle apprend vite, bravo.
Serge les rejoint ensuite et réussi à passer l'étroiture terminale mais cela devient complètement impénétrable.
Terminé, il faut remonter.
Il est déjà 13 heures et nous passons au casse-croûte, moment convivial à chaque fois. On est bien la haut, malgré la fraîcheur et le manque de soleil, il n’apparaîtra pas de la journée.
Nous nous dirigeons ensuite vers la deuxième cavité.
Elle est située au bas d'une falaise, c'est un petit trou qui, lors de sa découverte, exhalait de l'air à plein poumon.
Ce jour, il ne souffle pas mais, après l'avoir un peu dégagé, nous constatons qu'il aspire asses fort. C'est encourageant.
Par contre, le flanc de la falaise est actif et il nous pleut dessus, juste sur la zone de travail.
Les ponchos protégeront de cette douche et après moins d'une heure de travail Serge réussi à pénétrer dans une cavité, horizontale.
Nous découvrons une petite salle d'environ une dizaine de mètres de long.
Le vent longe les parois et semble se diriger vers un éboulis qui doit redonner à l'extérieur.
Là aussi, c'est terminé.
 
Et il est déjà 15 heures passées, il nous faut songer au retour, à cet époque ce sont les jours les plus courts.
La descente de la partie pentue sera acrobatique et nécessitera de nombreux virage et de nombreuses retenues.
Enfin, le sentier et sa descente qui nous paraîtra quasi aussi longue qu'à la montée. D'ailleurs les 10 dernières minutes de marche se feront sous la pluie et à l'arrivée aux voitures il fera bien sombre.

Mais que la montagne est belle, comment peut-on s'imaginer...
Le film de la sortie en cliquant ici.

Alain M 


 Le Soum de Montné

mercredi 13 décembre 2017

Retour aux sources...

Mardi 12 décembre, Sandrine, Patrick, Serge, Jean Claude, Joël et Alain M

Nous sommes rentrés dans la mauvaise saison, c'est une évidence. Un jour beau, le lendemain pluvieux, la neige le suivant, il faut jongler et anticiper nos sorties, quitte à les modifier ou les déclencher au dernier moment.
Ce lundi, Patrick envoie un message sur la liste, sortie pour mardi, le mercredi et jeudi suivant étant prévus pourris.
Nous sommes 5 à répondre (retraités 83%) et il ne reste plus qu'à trouver un objectif.
Peu de marche, la météo pourrait se tromper et pour un objectif intéressant, on préférera une bonne sortie désob qui donnera sur du neuf à une visite de cavité mainte fois revue.
Dernièrement nous avions repris une cavité sur le Montagnon de la Pale et nous décidons de nous y rendre.
Les dieux sont certainement avec nous et le samedi précédent, lors de l'exercice secours (voir article sur le blog et le site CDSC) Jean Claude a retrouvé une cavité soufflante qui semble ne pas avoir livré tous ses secrets. 

9 heures, tous le monde est au rendez-vous, sauf Marc qui n'a pas réussi à se libérer.
Parking classique, il y a de la place pour toutes les voitures. Equipement, la marche sera courte, et nous voici à pied d'œuvre devant une petite entrée qui, nous le découvrons, a été pénétrée sur environ 3 mètres maxi, au-delà le passage est impénétrable.
Le vent, soufflant, est très bien marqué et presque chaud, nous le mesurons à 12° alors qu'en surface il n'en fait que 4.
Nous ragrandissons dès l'entrée afin de travailler dans de bonnes conditions. La paroi de droite est formée de conglomérat calcifié et ne résistera pas longtemps au marteau piqueur. Nous avançons bien, déjà on est allongé complètement et la suite, bien visible, se trouve à gauche, légèrement remontante, barrée par des blocs et de la terre très sèches.
Encore un peu d’effort et Serge arrive à passer, nous annonçant que derrière il y a une salle assez grande.
Quelques agrandissements de plus pour les plus "forts" et nous nous retrouvons tous dans une salle joliment concrétionnée, 10 mètres de long, 3 à 4 mètres de large. Bingo, nous avons bien visé.
Hélas, le courant d'air, violent à l'entrée, se diffuse le long de la paroi et la suite est un peu compromise.
Nous attaquons quand même un chantier mais il nous faudra y revenir.
Tout le monde ressort, l'heure du casse-croûte est passée depuis quelques temps.

Nous nous dirigeons ensuite vers une autre cavité. Nous avons dernièrement repris une désobstruction à -6 et espérons là aussi une suite intéressante.
Les travaux vont bon train, nous franchissons 2 étroitures et arrivons sur un méandre qu'il nous faudra agrandir.
Une chaîne humaine est nécessaire pour ressortir tous les blocs et nous ne sommes pas de trop à 6 pour ce faire.

17 heures, il nous faut rentrer, tous bien content de cette journée.

A suivre...

Film de la sortie par JC, en cliquant ici.
Photo Patrick et Alain

Alain M

  Une habitante du milieu souterrain. Danger ?

mardi 12 décembre 2017

Entrainement secours à la borne 109

Ce samedi 9 décembre 2017 a eu lieu un entrainement aux techniques de secours dans le gouffre de la borne 109.

Vous trouverez le compte rendu sur le site du CDSC65  ICI



vendredi 8 décembre 2017

Labasses et Pène de la Hèche

La précédente sortie sur la Pène de la Hèche nous pousse à retourner sur les hauteurs enneigées du massif pour traquer les trous souffleurs.
Mardi 5 décembre (Sandrine, Serge et Patrick) :
Il fait bien froid et ce sont les conditions idéales pour les courants d'air. Nous partons des Oules pour rejoindre le sentier de Camlong. La neige est déjà bien présente dés 800 m d'altitude. Arrivés au fond des Labasses nous remontons un peu en direction des ravins qui descendent du Clot det Haboub. C'est raide, mais finalement cela semble plus confortable avec la neige. De là nous revenons pour une longue traversée en direction de la Bécole. La traversée des ravins n'est pas toujours commode à négocier mais ça passe. Nous suivons globalement la courbe de niveau des 1000 m. Lorsque nous arrivons aux ruines de la cabane de la Bécole, nous n'avons toujours pas vu le moindre trou. Nous terminons cette longue bambée par une petite boucle vers la Bécole puis repiquons vers l'Arriusec. 
Chou blanc pour cette foi-ci, il faudra recommencer plus haut dans la pente...

 Les Labasses vu de l'Isarce

Jeudi 7 décembre (Sandrine, Patrick) : 
Le temps se radoucit, il faut vite en profiter. Cette-fois nous remontons par le sentier traditionnel de l'Isarce depuis la carrière d'Asson. Sur le plateau, vers le refuge, nous sommes contents de profiter d'une trace de raquettes. Nous allons directement au trou des Campeurs pour commencer la désob. 


Les gros blocs qui bouchent l'entrée ne résistent pas longtemps et nous pouvons alors jeter un coup d’œil sur la suite. C'est un puits d'une dizaine de mètres qui s'élargit en profondeur. La suite n'est pas forcément évidente mais nous ne le saurons qu'après l'avoir descendu. Ce n'est pas au programme aujourd'hui car à 2 nous avons préféré assurer le coup au niveau de la désobstruction et donc nous avons laissé les cordes à la maison. Comme il nous reste du temps et de la batterie, nous allons au TMB. Le courant d'air est un peu moins fort que la dernière fois. Nous creusons pendant une bonne heure, mais la suite est vraiment étroite (fissure de 5 cm de large). Nous abandonnons et refouillons un peu le secteur. Nous localisons plusieurs trous connus, mais seul le PH 5 semble vraiment souffler. Il faudra le revoir. Redescente tranquille par le versant sud de la Pène de la Hèche.

 L'entrée du trou des Campeurs
Patrick

lundi 4 décembre 2017

Beaucoup plus prés.... en bas des PH

Dimanche 3 décembre, Patrick et Sandrine, Jean Claude, Bubu et Alain M.
Sur des renseignements obtenus par Jean Claude lors d'une de ses prospections aux Labasses, nous nous rendons ce dimanche matin aux "Oules".
Objectifs, une nouvelle désobstruction de ce qui pourrait être un regard sur le réseau souterrain de l'Isarce.
Tous les atouts sont de notre côté. Tout d'abord les renseignements des autochtones, violent courant d'air soufflant l'été, sortie d'eau lors des grosses crues et bien sur l'emplacement, idéalement sur les tracés supposés du collecteur.


Il a neigé ces jours ci et malgré l'altitude très basse, une fine couche de neige recouvre le terrain.
C'est en terrain plat, une zone récemment nettoyée de sa végétation.

Pour la marche d'approche, sur le massif de Saint Pé on ne peut guère trouver moins !
Pour la cavité, une petite zone aspirante dans la terre, effectivement il y a quelque chose.
Nous attaquons le chantier, tels des jardiniers dans leur jardin.
Herbe en surface, gelée et très dure dans la zone aspirante, terre, petits cailloux puis gros galets roulés, des "cranes" pour la plupart.
Nous avancerons de 1 m 80 avec de plus en plus d'espoir.
De temps à autre, un tison provenant du feu allumé (avec grande difficulté tant le bois est humide) pour nous réchauffer, nous permettra de voir avec délectation, la fumée se faire avaler goulûment au travers des interstices cavitationnelles.
Oui, la suite est bien la dessous.

Vers 15 heures, le froid aura raison de nos efforts et ce sera la débauche et le retour at'home.

A suivre, ce vent, oui nous allons le suivre.
Le film de la désob à ce lien.

Alain M