mercredi 13 décembre 2017

Retour aux sources...

Mardi 12 décembre, Sandrine, Patrick, Serge, Jean Claude, Joël et Alain M

Nous sommes rentrés dans la mauvaise saison, c'est une évidence. Un jour beau, le lendemain pluvieux, la neige le suivant, il faut jongler et anticiper nos sorties, quitte à les modifier ou les déclencher au dernier moment.
Ce lundi, Patrick envoie un message sur la liste, sortie pour mardi, le mercredi et jeudi suivant étant prévus pourris.
Nous sommes 5 à répondre (retraités 83%) et il ne reste plus qu'à trouver un objectif.
Peu de marche, la météo pourrait se tromper et pour un objectif intéressant, on préférera une bonne sortie désob qui donnera sur du neuf à une visite de cavité mainte fois revue.
Dernièrement nous avions repris une cavité sur le Montagnon de la Pale et nous décidons de nous y rendre.
Les dieux sont certainement avec nous et le samedi précédent, lors de l'exercice secours (voir article sur le blog et le site CDSC) Jean Claude a retrouvé une cavité soufflante qui semble ne pas avoir livré tous ses secrets. 

9 heures, tous le monde est au rendez-vous, sauf Marc qui n'a pas réussi à se libérer.
Parking classique, il y a de la place pour toutes les voitures. Equipement, la marche sera courte, et nous voici à pied d'œuvre devant une petite entrée qui, nous le découvrons, a été pénétrée sur environ 3 mètres maxi, au-delà le passage est impénétrable.
Le vent, soufflant, est très bien marqué et presque chaud, nous le mesurons à 12° alors qu'en surface il n'en fait que 4.
Nous ragrandissons dès l'entrée afin de travailler dans de bonnes conditions. La paroi de droite est formée de conglomérat calcifié et ne résistera pas longtemps au marteau piqueur. Nous avançons bien, déjà on est allongé complètement et la suite, bien visible, se trouve à gauche, légèrement remontante, barrée par des blocs et de la terre très sèches.
Encore un peu d’effort et Serge arrive à passer, nous annonçant que derrière il y a une salle assez grande.
Quelques agrandissements de plus pour les plus "forts" et nous nous retrouvons tous dans une salle joliment concrétionnée, 10 mètres de long, 3 à 4 mètres de large. Bingo, nous avons bien visé.
Hélas, le courant d'air, violent à l'entrée, se diffuse le long de la paroi et la suite est un peu compromise.
Nous attaquons quand même un chantier mais il nous faudra y revenir.
Tout le monde ressort, l'heure du casse-croûte est passée depuis quelques temps.

Nous nous dirigeons ensuite vers une autre cavité. Nous avons dernièrement repris une désobstruction à -6 et espérons là aussi une suite intéressante.
Les travaux vont bon train, nous franchissons 2 étroitures et arrivons sur un méandre qu'il nous faudra agrandir.
Une chaîne humaine est nécessaire pour ressortir tous les blocs et nous ne sommes pas de trop à 6 pour ce faire.

17 heures, il nous faut rentrer, tous bien content de cette journée.

A suivre...

Film de la sortie par JC, en cliquant ici.
Photo Patrick et Alain

Alain M

  Une habitante du milieu souterrain. Danger ?

mardi 12 décembre 2017

Entrainement secours à la borne 109

Ce samedi 9 décembre 2017 a eu lieu un entrainement aux techniques de secours dans le gouffre de la borne 109.

Vous trouverez le compte rendu sur le site du CDSC65  ICI



vendredi 8 décembre 2017

Labasses et Pène de la Hèche

La précédente sortie sur la Pène de la Hèche nous pousse à retourner sur les hauteurs enneigées du massif pour traquer les trous souffleurs.
Mardi 5 décembre (Sandrine, Serge et Patrick) :
Il fait bien froid et ce sont les conditions idéales pour les courants d'air. Nous partons des Oules pour rejoindre le sentier de Camlong. La neige est déjà bien présente dés 800 m d'altitude. Arrivés au fond des Labasses nous remontons un peu en direction des ravins qui descendent du Clot det Haboub. C'est raide, mais finalement cela semble plus confortable avec la neige. De là nous revenons pour une longue traversée en direction de la Bécole. La traversée des ravins n'est pas toujours commode à négocier mais ça passe. Nous suivons globalement la courbe de niveau des 1000 m. Lorsque nous arrivons aux ruines de la cabane de la Bécole, nous n'avons toujours pas vu le moindre trou. Nous terminons cette longue bambée par une petite boucle vers la Bécole puis repiquons vers l'Arriusec. 
Chou blanc pour cette foi-ci, il faudra recommencer plus haut dans la pente...

 Les Labasses vu de l'Isarce

Jeudi 7 décembre (Sandrine, Patrick) : 
Le temps se radoucit, il faut vite en profiter. Cette-fois nous remontons par le sentier traditionnel de l'Isarce depuis la carrière d'Asson. Sur le plateau, vers le refuge, nous sommes contents de profiter d'une trace de raquettes. Nous allons directement au trou des Campeurs pour commencer la désob. 


Les gros blocs qui bouchent l'entrée ne résistent pas longtemps et nous pouvons alors jeter un coup d’œil sur la suite. C'est un puits d'une dizaine de mètres qui s'élargit en profondeur. La suite n'est pas forcément évidente mais nous ne le saurons qu'après l'avoir descendu. Ce n'est pas au programme aujourd'hui car à 2 nous avons préféré assurer le coup au niveau de la désobstruction et donc nous avons laissé les cordes à la maison. Comme il nous reste du temps et de la batterie, nous allons au TMB. Le courant d'air est un peu moins fort que la dernière fois. Nous creusons pendant une bonne heure, mais la suite est vraiment étroite (fissure de 5 cm de large). Nous abandonnons et refouillons un peu le secteur. Nous localisons plusieurs trous connus, mais seul le PH 5 semble vraiment souffler. Il faudra le revoir. Redescente tranquille par le versant sud de la Pène de la Hèche.

 L'entrée du trou des Campeurs
Patrick

lundi 4 décembre 2017

Beaucoup plus prés.... en bas des PH

Dimanche 3 décembre, Patrick et Sandrine, Jean Claude, Bubu et Alain M.
Sur des renseignements obtenus par Jean Claude lors d'une de ses prospections aux Labasses, nous nous rendons ce dimanche matin aux "Oules".
Objectifs, une nouvelle désobstruction de ce qui pourrait être un regard sur le réseau souterrain de l'Isarce.
Tous les atouts sont de notre côté. Tout d'abord les renseignements des autochtones, violent courant d'air soufflant l'été, sortie d'eau lors des grosses crues et bien sur l'emplacement, idéalement sur les tracés supposés du collecteur.


Il a neigé ces jours ci et malgré l'altitude très basse, une fine couche de neige recouvre le terrain.
C'est en terrain plat, une zone récemment nettoyée de sa végétation.

Pour la marche d'approche, sur le massif de Saint Pé on ne peut guère trouver moins !
Pour la cavité, une petite zone aspirante dans la terre, effectivement il y a quelque chose.
Nous attaquons le chantier, tels des jardiniers dans leur jardin.
Herbe en surface, gelée et très dure dans la zone aspirante, terre, petits cailloux puis gros galets roulés, des "cranes" pour la plupart.
Nous avancerons de 1 m 80 avec de plus en plus d'espoir.
De temps à autre, un tison provenant du feu allumé (avec grande difficulté tant le bois est humide) pour nous réchauffer, nous permettra de voir avec délectation, la fumée se faire avaler goulûment au travers des interstices cavitationnelles.
Oui, la suite est bien la dessous.

Vers 15 heures, le froid aura raison de nos efforts et ce sera la débauche et le retour at'home.

A suivre, ce vent, oui nous allons le suivre.
Le film de la désob à ce lien.

Alain M