lundi 16 octobre 2017

Initiation Lapalesque.

C'est une première pour Pauline, elle a très envie d'aller sous terre voir à quoi ça ressemble. Je lui ai proposé de découvrir la Pale, un site idéal pour faire connaissance avec le monde souterrain, facile d'accès, concrétionné, historique et argileux à souhait ! 
Je ne crois pas avoir vu jusqu'à présent une personne aussi heureuse sous terre lors d'une première sortie ! Pauline a adoré, kiffé, savouré... Bref, comme si elle venait de passer la porte de chez elle. 
Nous sommes entrées par le toboggan et déjà là, Pauline s'est émerveillée devant la roche et son contact agréable (absence de gants). Toutes les petites choses qui constituent la Pale ont éveillé les sens de Pauline qui n'a pas manqué de le dire ou de le faire voir : l'argile dans la mare, qu'elle a prise dans ses mains, la bauge où elle a pris place, les griffades qui l'ont étonnée, les concrétions ici et là, le silence enveloppant et cette impression de "vasteté" dans une petite grotte. 
Avec le plan en main, Pauline s'est très vite repérée pour retrouver la sortie. Après de longues minutes allongées dans le dédale de concrétions à observer les colonnes et les petites bêtes sympathiques, nous nous sommes extraites de la cavité...moi par le grand trou, Pauline par l'étroiture...
Même pas peur des araignées et pourtant « ya une araignée là ! ...une autre... » et oui, d'autres araignées. Je lui ai dit « elle ont plus peur de toi que toi d'elles »,des fois je me demande comment je peux sortir des âneries pareilles !
Ce fut une bien belle sortie que de voir quelqu'un heureux comme ça sous terre.

 Sandrine.


dimanche 15 octobre 2017

Ehujarre, dur dur.....

Samedi 14 octobre 2017
Nous ne sommes que 3 pour cette énième séance de désobstruction au trou souffleur d'Ehujarre (Serge, Sandrine et moi). Le temps est parfait puisqu'il n'a pas plu depuis une semaine et nous avons la garantie d'avoir du courant d'air. Le 1° point est important pour pouvoir travailler à peu près au sec, le second est indispensable pour garder le moral et la motivation. Arrivés au trou, la marmite souffle bien, mais elle est aussi infestée de moucherons qui s'envolent à la première descente. Arrivés à mi parcours, un énorme bloc nous barre le passage. Nous l'avions oublié celui-là... Lors de la dernière séance nous l'avions fait tomber en quittant les lieux, trop dangereux.... Heureusement nous parvenons à le disloquer à la masse mais cela fait autant de blocs qui s'accumulent dans le passage. Un autre tas de gravats nous attend 10 m plus loin, ce sont les restes de la dernière désob. Après l'avoir évacué, nous nous répartissons : Serge part devant avec le burineur et le "trident", une version à 3 doigts du Magic tools : redoutable !!!! Avec Sandrine, nous avons la charge de rouler les cailloux en direction de la sortie par une suite ininterrompue d'aller et venues.  C'est besogneux surtout lorsqu'on a l'impression d'avoir bien nettoyé le conduit, on revient vers Serge qui disparaît déjà derrière une montagne de gravats, le supplice de Sisyphe à la mode Amalgame en quelque sorte... 

  Le grand canyon d'Ehujarre
 
Plus tard, vient le moment où il faut tourner, et se croiser pour changer de poste. En principe, c'est le plus léger qui passe au-dessus, c'est aussi un des rares moments où on peut discuter car le reste du temps chacun est réparti dans le boyau à plusieurs mètres de distance. Enfin c'est à mon tour de creuser, un vrai plaisir, du moins au début. Le burineur s'enfonce comme dans du beurre et les écailles de schiste se décollent parfois sur près d'un mètre de long. Le revers de la médaille c'est qu'il faut les évacuer. C'est là que le Trident entre en action. Il permet en deux temps trois mouvements, de faire un gros tas  devant soi. Mais ensuite, il faut le faire passer derrière soi. A ce jeu là et vu que la seule place disponible est au-dessus de la tête, on a toutes les chances d'en récupérer une partie dans la combine. Pas grave, on est motivé !!!! Au bout de 6 heures à ce rythme, nous avons progressé de 3 m. Et la suite ???? Pour les plus pessimiste, disons que c'est la même chose sur 2 à 3 mètres jusqu'au prochain virage ; les plus optimistes ont cru voir un léger agrandissement dans le haut du méandre. Et puis de toute façon, il y a de  l'eau et un courant d'air pas possible, alors quand est-ce qu'on y retourne à Ehujarre ?
Patrick


Un samedi classique

Samedi 14 octobre, du côté de Saint Pé.
Nous sommes 7 ce samedi, Jean Claude, Joël, Bubu, Alain M, Alain D, Jean Luc et Edwin, un petit nouveau au club.

Notre objectif est d'aller du côté d'Espiaube, nous avons 2 cavités à voir ou revoir.

Rendez-vous au parking de Rieulhés et départ vers la ferme Arboucau. A la montée des derniers virages nous apercevons des chasseurs postés pour l’affût et un peu plus haut, 4 voitures garées sur le parking terminal.
Il n'est pas question d'aller nous mettre entre le gibier, à priori des sangliers et les chasseurs.
Sagement, nous décidons de changer d'objectif par sécurité.

Repli stratégique du côté d'Omex, il nous reste encore des points d'interrogations à lever, il fait soleil, ce devrait être bien pour un objectif de remplacement.
Nous allons au terminus carrossable de la piste, là aussi il y a encore une voiture de chasseur. Mais la zone est moins boisée et le risque nul.
Petite marche d'approche, le soleil est déjà bien mordant, les bizarreries de la météo se font sentir à 100%. Réchauffement climatique ?

Nous arrivons sur une petite cavité que nous envisageons de "vider" des blocs qui encombrent la partie terminale.
C'est une activité qui nous est maintenant familière, un peu la seule solution pour pouvoir faire de l'exploration, comme disent certains, le facile est fait, reste que les petites entrées. Heureusement ce sont souvent ces petites entrées qui permettent de mettre à jour de jolis réseaux.

Nous passerons la journée à sortir des blocs et encore des blocs. Le soleil est de plus en plus fort et il faudra se chercher les places à l'ombre, elles seront chères.
En fin de journée, nous avons atteint une bonne partie de l'objectif et la suite sera pour une prochaine sortie.

Alain M


vendredi 13 octobre 2017

Paybou, des nouvelles et du nouveau

Jeudi 12 octobre, nous sommes 6 au départ du Monastère, Sandrine, Patrick, Jean Claude, Joël, Alain M et Marc C un "nouveau" qui a pratiqué la spéléo dans les années 80.
La météo est bonne, l'objectif intéressant, tout est réuni pour de grandes découvertes.
Répartition du matériel pour le portage et c'est parti pour une marche d'approche via le refuge de l'Aoulhet. Il attire de plus en plus de monde et devient un "objectif" de randonnée pour de nombreux groupes, preuve en est du livre d'or où les pages se remplissent à vitesse grand V, il ne se passe pas une semaine sans une ou plusieurs visites.
Nous continuons vers les Brioles, pour nous c'est là que ça se passe.
Traversée à niveau, petite descente dans une pente quand même bien raide et nous voici sur zone, au « chantier ». Nous avons mis 2h10.

Le chantier, c'est la suite de la désob de la Tranchée, il reste un peu de travail et surtout, cela "ronfle" dans le trou, signe d'un courant d'air important. Voir CR du30 septembre.

L'entrée est rapidement mise à taille humaine et c'est Joël qui "s'enfourne" en premier, aspiré par le vent qui heureusement ce jour n'est pas froid, le beau temps étant de mise.
Petit ressaut de 2m 50 et départ sur petite galerie donnant sur un puits. Il faut donner quelques coups de massette pour passer et mettre une corde. Sandrine le suit rapidement et le passage est agrandi et donne accès sur un puits de 4 à 5 mètres. L’équipement est rapide avec la pose de 2 goujons et d'un déviateur.
Au bas, c'est une petite galerie et toujours le vent qui nous aspire et semble nous dire, venez, mais venez...
Un nouveau puits est atteint, sondé sur une quinzaine de mètre. Il faut équiper à nouveau, ce sera pour après... le casse-croûte, midi est passé et certains n'y tiennent plus.

Remontée et pause casse-croûte un peu plus bas, sur un petit replat. L'ambiance est bonne, le moral au beau fixe, la bouteille X se vide mais à 6 c'est juste bien.
Un bon café et c'est la reprise.
Patrick, Sandrine et Jean Claude partent en tête.
Marc lui redescend, il est attendu à St Pé à 16 heures. Nous attendons un peu, pas très longtemps et à 14h30, c'est Jean Claude qui ressort de la cavité. Il est tout sourire et ne prononce qu'un mot : jonction.

Et oui, cette petite entrée donne, après un nouveau puits de 14 mètres, sur une belle salle, la désob d'un passage étroit encombré de bloc, l'arrivée sur une salle déclive bien plus grande et le passage d'un laminoir, sur des traces de passage et surtout sur la découverte de 2 très vielles boites de conserve, signe du passage de spéléos il y a bien longtemps, en 1953 certainement.
 
Jean Claude me passe son matériel de progression et je descends à mon tour.

Je croise Sandrine qui remonte pour passer son matériel à Joël. Nous arrivons à Patrick qui est entrain de lever la topo. Ce sont de jolis volumes, tels qu'on aimerait en trouver plus souvent. Cela ressemble bien sûr à Paybou, nous sommes dans Paybou. Joel nous rejoint, séance photo, explo de quelques diverticules et c'est la remontée en levant les derniers points topographiques.

A 16h30 nous sommes sur le chemin du retour, heureux de notre journée. Quelle belle découverte.




mardi 10 octobre 2017

Les JNS 2017

Samedi 7 et dimanche 8 octobre 2017

Presque quarante participants sur 2 jours avec des  contacts pouvant mener sur des prises de licence.
Jean Luc avait préparé les groupes de main de maître et les cadres étaient là pour prendre en charge les jeunes et les moins jeunes à Lapalle; aux Coumates, à la Bouhadère et même sur le tout nouveau sentier Karstique. 3 groupes se sont retrouvés en même temps dans le crèque Noëlle pour un joyeux moment d'échange sur l'activité.

Voici l'excellent compte rendu de Sandrine et les photos sur le site du CDSC65 ICI

jeudi 5 octobre 2017

Petite escapade pour un afterwork

Lundi 2 octobre…Caro et Sandrine…
Seules au monde ! non pas tout à fait, la cavité était habitée de bêtes ailées qui virevoltaient un peu dans tous les sens…certaines avaient fait lit à 3 en s’enveloppant pattes dessus, pattes dessous, une vraie scène de douceur dans de la roche brute. « Cristal » nous a accueillies dans son grand tunnel où les parois multicolores, témoins d’un passé animé, nous ont emmaillotées de ses éclats pailletés et de ses concrétions variées.
La grotte de Cristal est très cocooning et nous avons pris nos quartiers, le temps d’un dîner plutôt sommaire (cacahuètes, pâté) ;;;et d’un bon moment passé ensemble à refaire le monde.


Sandrine.




mardi 3 octobre 2017

Le Quéou, une classique

Sortie au gouffre Queou (Saint Pé de Bigorre, 65)
Le 16 septembre 2017
Antoine Claude et Olivier Huard (Spéléos de Dordogne)

La veille nous nous garons au monastère puis nous montons au refuge d’Aoulhet, avec des sacs bien chargés, par des chemins au sol détrempé. Une belle surprise nous attend dès que l’on découvre le refuge tout en bois et son point de vue.
Après une bonne nuit bien au calme, nous démarrons sous un beau soleil pour rejoindre l’entrée de la cavité que nous trouvons facilement au GPS. Le premier puits parpine dangereusement. Les mises en garde du GSHP n’étaient pas du flan. Arrivée en bas du seul grand puits de la cavité nous trouvons une galerie qui n’est pas sans rappeler nos trous périgourdins.
Descente sans corde sur environ 100 m de dénivelé à travers quelques passages aux dimensions qui nous semblent familières, pour retrouver de beaux volumes, salle de la Lebe puis salle du Mammouth. Le cheminement bien décrit dans l’article du Spélunca nous guide sans difficulté. La galerie du Scroutch de toute beauté provoque un sentiment ambivalent, allant de l’admiration de la beauté de la nature à travailler contre la gravité, au sentiment de malaise face aux dégâts causés par notre simple passage.
Arrivée à la salle à manger nous posons nos kits pour achever l’exploration jusqu’au siphon. Nous nous faisons la remarque que cette rivière est en tout point semblable à nos rivières souterraines périgourdines (profondeur exclue évidemment !).

Pose repas à la salle à manger puis nous remontons en faisant quelques poses.
Un grand merci à Bruno Nurisso et le GSHP pour les précieux renseignements.

TPST : environ 9 h

  

lundi 2 octobre 2017

Gouffre de la Borne 109 et Grotte de la Pale

 28/09/2017 par Marc Chanliau
Pour cause de journée EDS repoussée, me voici embarqué volontaire dans une sortie dans le cadre du stage du Creps Rhône-Alpes « Module encadrement grandes courses ». La cavité retenue pour mon groupe est la Borne 109.
RDV Place des Arcades à St-Pé. Les présentations donnent : 3 étudiants DEJEPS futurs pros, 2 examinateurs et 5 publics supports, cobayes comme moi. Il y a là 2 spéléologues amateurs et 3 jeunes filles en initiation, stagiaires présentes plusieurs jours pendant la formation.
Transfert en voiture ensuite vers la ferme Soulas. Il y a déjà beaucoup de véhicules d’autres groupes partis ou en cours de départ vers d’autres cavités.
Nos étudiants sont venus repérer et préparer leurs interventions quelques jours avant. Ils se sont partagé le travail : Patrice fera la 1ère partie jusqu’avant le Kamasutra, Alexandre la 2nde jusqu’à la Salle Blanche et un peu du retour et Marion la fin du retour avec toutes les verticales montantes.

Chaque étudiant intervient en situation comme un accompagnateur professionnel indépendant, accompagnant un groupe (quel que soit le niveau de chacun) ; les 2 autres étudiants n’intervenant que plus tard dans la journée et les examinateurs, Bruno du CREPS Rhône-Alpes et Olivier du Pays Basque, sont silencieux, ce sont des « fantômes ».
Nous pénétrons dans le 1er puits à 9h45. Les équipements s’enchaînent à un bon rythme, les étudiants étant déjà très aguerris ! Les puits sont équipés en double pour améliorer la fluidité et la rapidité de la progression. Nous avons droit à toute la pédagogie détaillée sur la technique et sur le monde souterrain. Le groupe progresse sans difficulté.
A la sortie du Kamasutra (bien élargi il y a 3 ans lors de l’exercice Spéléo Secours), nous posons nos sacs pour un pique-nique mérité dans la bien-nommée Salle à Manger à -59m, galerie très large, appuyée sur un miroir de faille et envahie d’un chaos de roches et de remplissage de graviers bruns et même noirs. Il est 12h40. Bien sustentés et délestés de tout matériel, nous poursuivons la descente pour atteindre rapidement la Salle Blanche après les 45m de dénivelé bien pentus et bien glissants. Il est 13h10. Au bout de nos rêves, la raison s’achève, la salle merveilleuse est sous nos yeux ! Malgré un ancien remplissage partiel en eau, postérieur aux concrétions, ayant laissé un dépôt marron dans le bas de la salle, tout l’ensemble est exceptionnel.
La salle présente une déclivité importante du fait de sa position dans la base de la fracture de cisaillement. Les 2/3 du plafond de la salle sont couverts de stalactites et de bouquets d’aragonite d’une blancheur incomparable. Il y a également des fistuleuses en grand nombre et plusieurs coulées de calcite très blanche, en concrétions sur les parois ou en stalactites.
N’importe où on pose les yeux, on ne peut que rester longtemps en admiration devant la complexité des innombrables excentriques. Et même s’il faut partir, changer de terre ou de trace, et même s’il faut se faire violence pour quitter les lieux, après un séjour à chaque fois toujours trop court, vers 14h nous repartons vers la suite de nos rêves !
Une séance de maquillage de groupe avec ocre rouge, jaune ou brune trouvées sur place, nous transforme en (paisibles) guerriers de la B109...
Pour le retour, l’ambiance est toujours au beau fixe. Les changements de stagiaires n’altèrent en rien la détermination du groupe, mais les vannes fusent à un rythme plus soutenu qu’à l’aller. Les examinateurs ne sont pas en reste, tout en restant concentrés sur l’écriture de leurs commentaires critiques dans un petit carnet, dont l’essentiel échappe à ma prise de conscience...
« Heureux l’inconscient, il n’a pas fini de se sentir en sécurité ! ».
Au retour Guillaume et Marc déséquipent, histoire de ne pas perdre la main. A 15h30 tout le monde est sorti du trou et on pose presque tous pour le selfie-souvenir.

Au moment du départ, on se rappelle tous les bons moments passés ensemble sous terre et on souhaite bon courage pour la suite aux jeunes étudiants et bon vent à tous les autres. Aujourd’hui on n’a pas vécu notre vie par procuration ! La journée n’est pas finie pour certains, car plusieurs Tachous (Sandrine, Alain, Jean-Claude, Jean-Luc et Marc) se sont donnés RDV à la Pale à 17h30 pour une séance de délimitation du site paléontologique (griffades d’ours et prélèvements moyenâgeux d’argile), à l’initiative du CDSC65. Entrée dans la grotte vers 18 h, sortie vers 20 h ; on a fait du bon boulot ! Voir compte-rendu complet sur le site du CDSC65
Marc C

Grande boucle de la Génie Longue

Lundi 28/08/2017 
Ayant appris dans un songe que « le Dol’s » allait traîner en rando du côté du Cul de l’Aguée en fin de semaine 36, je décide de prendre les devants, afin de vérifier qu’aucun obstacle n’allait gêner sa progression !
De mon côté, me voici parti vers 9h20 de Peyras, le Monastère de Bethléem, pour une rando à la journée. En ce lundi au soleil, la météo est clémente et il fait très bon. Mon intention est de trouver le chemin montant des Picharrots au Vallon de l’Aguée indiqué par Jean-Claude. J’envisage le retour par les crêtes du Montné puis des Picoulets. Le parcours le long de la Génie Longue jusqu’aux cascades des Picharrots est toujours aussi agréable. Les successions de vasques et cascatelles, la Tute de Maupas agrémentent la progression.
Comme d’habitude, de nombreux passages sont compliqués par des arbres ou arbustes en travers du chemin. Il est vrai qu’on est dans la partie Réserve Biologique Intégrale (RBI) de la forêt de Très Crouts où il n’y a volontairement aucun entretien.
11h05 la première cascade des Picharrots est atteinte. Il y a relativement peu d’eau. Quelques minutes plus tard je suis à la seconde en amont, puis je me lance rive gauche de la Génie dans l’ascension  des pentes abruptes du flanc Sud-Est du Cap des Litas.
Une heure et demi est bien nécessaire, en y mettant les mains, pour atteindre la limite de la forêt domaniale avec ses marques rouges dans les arbres, également limite de la commune de Saint-Pé et de la RBI. Je ne suis pas sûr d’avoir emprunté le vrai chemin de JC ! Une demi-heure plus tard je suis au Cul de l’Aguée. Il y a là pas mal d’eau à la perte.
Je découvre assez proche du promontoire un mouflon mort, probablement assez récemment, couché sur le côté. Il est absolument intact et il n’y a pas de mauvaises odeurs. Malheureusement le Dol’s le trouvera en moins bon état 10 jours plus tard...
Sans aucun lien avec ce qui précède, ce sera là l’heure de ma pause casse-croûte. Je reprends ensuite ma course en remontant tout le Vallon de l’Aguée par la rive droite, en passant par les cabanes de Peluhet (où je fais une longue pause nettoyage de rivière et abords, tellement le coin est pollué de bouteilles, bidons et autres cochonneries...).
Peu avant le col d’Espadres, je bifurque par le sentier des transhumances vers le col d’Andorre. J’y suis à 15h25, au milieu des troupeaux d’ovins, bovins et équidés. Je poursuis sans m’attarder vers le Col du Prat d’Aüreilh en passant par le Pas deth Brana (ou Escala du prat du Rey sur la carte IGN) puis trace sur le GR101. Passage obligé près de la Glacière dets Carbouès (L103), les L101 et L102 seront pour une autre fois, j’ai encore du taf ! Au col je gagne rapidement la cabane, où je fais une incursion-pèlerinage, puis rapidement j’attaque à fond dans la pente vers le soum sans nom portant le pylône HT à 1290m. Ensuite c’est une classique que je connais bien : la crête du Mounnéü (Montné)-Aserole, avec des sentes plus ou moins prononcées.
De là-haut c’est toujours aussi magnifique de contempler la vallée de la Génie Longue empruntée le matin, le ravin de la Gargante, l’Aülhet et l’ensemble du Massif de Saint-Pé. Passage tout à côté du Gouffre de Mounnéü.  Au bout de la crête on plonge hors sentier jusqu’au Pladi, belle prairie malheureusement endormie, avant de poursuivre sur les Picoulets jusqu’à la ferme Soulas.
Il est 18h ; j’attends 10 min sur le parking le groupe Sandrine, Caro que je savais  partir à la Palombière... Mais j’ai faim et soif, je repars sans les avoir croisées... De Soulas à Peyras, je dévale enfin le sentier de découverte et fais tout le tour de la forêt domaniale en limite de bornage au Sud de Cacha et Escot. Passage par la passerelle des Génies à Caubole et retour à la voiture à 19h10.  Belle boucle de 22km et D+1430m.
Marc C