lundi 16 octobre 2017

Initiation Lapalesque.

C'est une première pour Pauline, elle a très envie d'aller sous terre voir à quoi ça ressemble. Je lui ai proposé de découvrir la Pale, un site idéal pour faire connaissance avec le monde souterrain, facile d'accès, concrétionné, historique et argileux à souhait ! 
Je ne crois pas avoir vu jusqu'à présent une personne aussi heureuse sous terre lors d'une première sortie ! Pauline a adoré, kiffé, savouré... Bref, comme si elle venait de passer la porte de chez elle. 
Nous sommes entrées par le toboggan et déjà là, Pauline s'est émerveillée devant la roche et son contact agréable (absence de gants). Toutes les petites choses qui constituent la Pale ont éveillé les sens de Pauline qui n'a pas manqué de le dire ou de le faire voir : l'argile dans la mare, qu'elle a prise dans ses mains, la bauge où elle a pris place, les griffades qui l'ont étonnée, les concrétions ici et là, le silence enveloppant et cette impression de "vasteté" dans une petite grotte. 
Avec le plan en main, Pauline s'est très vite repérée pour retrouver la sortie. Après de longues minutes allongées dans le dédale de concrétions à observer les colonnes et les petites bêtes sympathiques, nous nous sommes extraites de la cavité...moi par le grand trou, Pauline par l'étroiture...
Même pas peur des araignées et pourtant « ya une araignée là ! ...une autre... » et oui, d'autres araignées. Je lui ai dit « elle ont plus peur de toi que toi d'elles »,des fois je me demande comment je peux sortir des âneries pareilles !
Ce fut une bien belle sortie que de voir quelqu'un heureux comme ça sous terre.

 Sandrine.


dimanche 15 octobre 2017

Ehujarre, dur dur.....

Samedi 14 octobre 2017
Nous ne sommes que 3 pour cette énième séance de désobstruction au trou souffleur d'Ehujarre (Serge, Sandrine et moi). Le temps est parfait puisqu'il n'a pas plu depuis une semaine et nous avons la garantie d'avoir du courant d'air. Le 1° point est important pour pouvoir travailler à peu près au sec, le second est indispensable pour garder le moral et la motivation. Arrivés au trou, la marmite souffle bien, mais elle est aussi infestée de moucherons qui s'envolent à la première descente. Arrivés à mi parcours, un énorme bloc nous barre le passage. Nous l'avions oublié celui-là... Lors de la dernière séance nous l'avions fait tomber en quittant les lieux, trop dangereux.... Heureusement nous parvenons à le disloquer à la masse mais cela fait autant de blocs qui s'accumulent dans le passage. Un autre tas de gravats nous attend 10 m plus loin, ce sont les restes de la dernière désob. Après l'avoir évacué, nous nous répartissons : Serge part devant avec le burineur et le "trident", une version à 3 doigts du Magic tools : redoutable !!!! Avec Sandrine, nous avons la charge de rouler les cailloux en direction de la sortie par une suite ininterrompue d'aller et venues.  C'est besogneux surtout lorsqu'on a l'impression d'avoir bien nettoyé le conduit, on revient vers Serge qui disparaît déjà derrière une montagne de gravats, le supplice de Sisyphe à la mode Amalgame en quelque sorte... 

  Le grand canyon d'Ehujarre
 
Plus tard, vient le moment où il faut tourner, et se croiser pour changer de poste. En principe, c'est le plus léger qui passe au-dessus, c'est aussi un des rares moments où on peut discuter car le reste du temps chacun est réparti dans le boyau à plusieurs mètres de distance. Enfin c'est à mon tour de creuser, un vrai plaisir, du moins au début. Le burineur s'enfonce comme dans du beurre et les écailles de schiste se décollent parfois sur près d'un mètre de long. Le revers de la médaille c'est qu'il faut les évacuer. C'est là que le Trident entre en action. Il permet en deux temps trois mouvements, de faire un gros tas  devant soi. Mais ensuite, il faut le faire passer derrière soi. A ce jeu là et vu que la seule place disponible est au-dessus de la tête, on a toutes les chances d'en récupérer une partie dans la combine. Pas grave, on est motivé !!!! Au bout de 6 heures à ce rythme, nous avons progressé de 3 m. Et la suite ???? Pour les plus pessimiste, disons que c'est la même chose sur 2 à 3 mètres jusqu'au prochain virage ; les plus optimistes ont cru voir un léger agrandissement dans le haut du méandre. Et puis de toute façon, il y a de  l'eau et un courant d'air pas possible, alors quand est-ce qu'on y retourne à Ehujarre ?
Patrick


Un samedi classique

Samedi 14 octobre, du côté de Saint Pé.
Nous sommes 7 ce samedi, Jean Claude, Joël, Bubu, Alain M, Alain D, Jean Luc et Edwin, un petit nouveau au club.

Notre objectif est d'aller du côté d'Espiaube, nous avons 2 cavités à voir ou revoir.

Rendez-vous au parking de Rieulhés et départ vers la ferme Arboucau. A la montée des derniers virages nous apercevons des chasseurs postés pour l’affût et un peu plus haut, 4 voitures garées sur le parking terminal.
Il n'est pas question d'aller nous mettre entre le gibier, à priori des sangliers et les chasseurs.
Sagement, nous décidons de changer d'objectif par sécurité.

Repli stratégique du côté d'Omex, il nous reste encore des points d'interrogations à lever, il fait soleil, ce devrait être bien pour un objectif de remplacement.
Nous allons au terminus carrossable de la piste, là aussi il y a encore une voiture de chasseur. Mais la zone est moins boisée et le risque nul.
Petite marche d'approche, le soleil est déjà bien mordant, les bizarreries de la météo se font sentir à 100%. Réchauffement climatique ?

Nous arrivons sur une petite cavité que nous envisageons de "vider" des blocs qui encombrent la partie terminale.
C'est une activité qui nous est maintenant familière, un peu la seule solution pour pouvoir faire de l'exploration, comme disent certains, le facile est fait, reste que les petites entrées. Heureusement ce sont souvent ces petites entrées qui permettent de mettre à jour de jolis réseaux.

Nous passerons la journée à sortir des blocs et encore des blocs. Le soleil est de plus en plus fort et il faudra se chercher les places à l'ombre, elles seront chères.
En fin de journée, nous avons atteint une bonne partie de l'objectif et la suite sera pour une prochaine sortie.

Alain M


vendredi 13 octobre 2017

Paybou, des nouvelles et du nouveau

Jeudi 12 octobre, nous sommes 6 au départ du Monastère, Sandrine, Patrick, Jean Claude, Joël, Alain M et Marc C un "nouveau" qui a pratiqué la spéléo dans les années 80.
La météo est bonne, l'objectif intéressant, tout est réuni pour de grandes découvertes.
Répartition du matériel pour le portage et c'est parti pour une marche d'approche via le refuge de l'Aoulhet. Il attire de plus en plus de monde et devient un "objectif" de randonnée pour de nombreux groupes, preuve en est du livre d'or où les pages se remplissent à vitesse grand V, il ne se passe pas une semaine sans une ou plusieurs visites.
Nous continuons vers les Brioles, pour nous c'est là que ça se passe.
Traversée à niveau, petite descente dans une pente quand même bien raide et nous voici sur zone, au « chantier ». Nous avons mis 2h10.

Le chantier, c'est la suite de la désob de la Tranchée, il reste un peu de travail et surtout, cela "ronfle" dans le trou, signe d'un courant d'air important. Voir CR du30 septembre.

L'entrée est rapidement mise à taille humaine et c'est Joël qui "s'enfourne" en premier, aspiré par le vent qui heureusement ce jour n'est pas froid, le beau temps étant de mise.
Petit ressaut de 2m 50 et départ sur petite galerie donnant sur un puits. Il faut donner quelques coups de massette pour passer et mettre une corde. Sandrine le suit rapidement et le passage est agrandi et donne accès sur un puits de 4 à 5 mètres. L’équipement est rapide avec la pose de 2 goujons et d'un déviateur.
Au bas, c'est une petite galerie et toujours le vent qui nous aspire et semble nous dire, venez, mais venez...
Un nouveau puits est atteint, sondé sur une quinzaine de mètre. Il faut équiper à nouveau, ce sera pour après... le casse-croûte, midi est passé et certains n'y tiennent plus.

Remontée et pause casse-croûte un peu plus bas, sur un petit replat. L'ambiance est bonne, le moral au beau fixe, la bouteille X se vide mais à 6 c'est juste bien.
Un bon café et c'est la reprise.
Patrick, Sandrine et Jean Claude partent en tête.
Marc lui redescend, il est attendu à St Pé à 16 heures. Nous attendons un peu, pas très longtemps et à 14h30, c'est Jean Claude qui ressort de la cavité. Il est tout sourire et ne prononce qu'un mot : jonction.

Et oui, cette petite entrée donne, après un nouveau puits de 14 mètres, sur une belle salle, la désob d'un passage étroit encombré de bloc, l'arrivée sur une salle déclive bien plus grande et le passage d'un laminoir, sur des traces de passage et surtout sur la découverte de 2 très vielles boites de conserve, signe du passage de spéléos il y a bien longtemps, en 1953 certainement.
 
Jean Claude me passe son matériel de progression et je descends à mon tour.

Je croise Sandrine qui remonte pour passer son matériel à Joël. Nous arrivons à Patrick qui est entrain de lever la topo. Ce sont de jolis volumes, tels qu'on aimerait en trouver plus souvent. Cela ressemble bien sûr à Paybou, nous sommes dans Paybou. Joel nous rejoint, séance photo, explo de quelques diverticules et c'est la remontée en levant les derniers points topographiques.

A 16h30 nous sommes sur le chemin du retour, heureux de notre journée. Quelle belle découverte.




mardi 10 octobre 2017

Les JNS 2017

Samedi 7 et dimanche 8 octobre 2017

Presque quarante participants sur 2 jours avec des  contacts pouvant mener sur des prises de licence.
Jean Luc avait préparé les groupes de main de maître et les cadres étaient là pour prendre en charge les jeunes et les moins jeunes à Lapalle; aux Coumates, à la Bouhadère et même sur le tout nouveau sentier Karstique. 3 groupes se sont retrouvés en même temps dans le crèque Noëlle pour un joyeux moment d'échange sur l'activité.

Voici l'excellent compte rendu de Sandrine et les photos sur le site du CDSC65 ICI

jeudi 5 octobre 2017

Petite escapade pour un afterwork

Lundi 2 octobre…Caro et Sandrine…
Seules au monde ! non pas tout à fait, la cavité était habitée de bêtes ailées qui virevoltaient un peu dans tous les sens…certaines avaient fait lit à 3 en s’enveloppant pattes dessus, pattes dessous, une vraie scène de douceur dans de la roche brute. « Cristal » nous a accueillies dans son grand tunnel où les parois multicolores, témoins d’un passé animé, nous ont emmaillotées de ses éclats pailletés et de ses concrétions variées.
La grotte de Cristal est très cocooning et nous avons pris nos quartiers, le temps d’un dîner plutôt sommaire (cacahuètes, pâté) ;;;et d’un bon moment passé ensemble à refaire le monde.


Sandrine.




mardi 3 octobre 2017

Le Quéou, une classique

Sortie au gouffre Queou (Saint Pé de Bigorre, 65)
Le 16 septembre 2017
Antoine Claude et Olivier Huard (Spéléos de Dordogne)

La veille nous nous garons au monastère puis nous montons au refuge d’Aoulhet, avec des sacs bien chargés, par des chemins au sol détrempé. Une belle surprise nous attend dès que l’on découvre le refuge tout en bois et son point de vue.
Après une bonne nuit bien au calme, nous démarrons sous un beau soleil pour rejoindre l’entrée de la cavité que nous trouvons facilement au GPS. Le premier puits parpine dangereusement. Les mises en garde du GSHP n’étaient pas du flan. Arrivée en bas du seul grand puits de la cavité nous trouvons une galerie qui n’est pas sans rappeler nos trous périgourdins.
Descente sans corde sur environ 100 m de dénivelé à travers quelques passages aux dimensions qui nous semblent familières, pour retrouver de beaux volumes, salle de la Lebe puis salle du Mammouth. Le cheminement bien décrit dans l’article du Spélunca nous guide sans difficulté. La galerie du Scroutch de toute beauté provoque un sentiment ambivalent, allant de l’admiration de la beauté de la nature à travailler contre la gravité, au sentiment de malaise face aux dégâts causés par notre simple passage.
Arrivée à la salle à manger nous posons nos kits pour achever l’exploration jusqu’au siphon. Nous nous faisons la remarque que cette rivière est en tout point semblable à nos rivières souterraines périgourdines (profondeur exclue évidemment !).

Pose repas à la salle à manger puis nous remontons en faisant quelques poses.
Un grand merci à Bruno Nurisso et le GSHP pour les précieux renseignements.

TPST : environ 9 h

  

lundi 2 octobre 2017

Gouffre de la Borne 109 et Grotte de la Pale

 28/09/2017 par Marc Chanliau
Pour cause de journée EDS repoussée, me voici embarqué volontaire dans une sortie dans le cadre du stage du Creps Rhône-Alpes « Module encadrement grandes courses ». La cavité retenue pour mon groupe est la Borne 109.
RDV Place des Arcades à St-Pé. Les présentations donnent : 3 étudiants DEJEPS futurs pros, 2 examinateurs et 5 publics supports, cobayes comme moi. Il y a là 2 spéléologues amateurs et 3 jeunes filles en initiation, stagiaires présentes plusieurs jours pendant la formation.
Transfert en voiture ensuite vers la ferme Soulas. Il y a déjà beaucoup de véhicules d’autres groupes partis ou en cours de départ vers d’autres cavités.
Nos étudiants sont venus repérer et préparer leurs interventions quelques jours avant. Ils se sont partagé le travail : Patrice fera la 1ère partie jusqu’avant le Kamasutra, Alexandre la 2nde jusqu’à la Salle Blanche et un peu du retour et Marion la fin du retour avec toutes les verticales montantes.

Chaque étudiant intervient en situation comme un accompagnateur professionnel indépendant, accompagnant un groupe (quel que soit le niveau de chacun) ; les 2 autres étudiants n’intervenant que plus tard dans la journée et les examinateurs, Bruno du CREPS Rhône-Alpes et Olivier du Pays Basque, sont silencieux, ce sont des « fantômes ».
Nous pénétrons dans le 1er puits à 9h45. Les équipements s’enchaînent à un bon rythme, les étudiants étant déjà très aguerris ! Les puits sont équipés en double pour améliorer la fluidité et la rapidité de la progression. Nous avons droit à toute la pédagogie détaillée sur la technique et sur le monde souterrain. Le groupe progresse sans difficulté.
A la sortie du Kamasutra (bien élargi il y a 3 ans lors de l’exercice Spéléo Secours), nous posons nos sacs pour un pique-nique mérité dans la bien-nommée Salle à Manger à -59m, galerie très large, appuyée sur un miroir de faille et envahie d’un chaos de roches et de remplissage de graviers bruns et même noirs. Il est 12h40. Bien sustentés et délestés de tout matériel, nous poursuivons la descente pour atteindre rapidement la Salle Blanche après les 45m de dénivelé bien pentus et bien glissants. Il est 13h10. Au bout de nos rêves, la raison s’achève, la salle merveilleuse est sous nos yeux ! Malgré un ancien remplissage partiel en eau, postérieur aux concrétions, ayant laissé un dépôt marron dans le bas de la salle, tout l’ensemble est exceptionnel.
La salle présente une déclivité importante du fait de sa position dans la base de la fracture de cisaillement. Les 2/3 du plafond de la salle sont couverts de stalactites et de bouquets d’aragonite d’une blancheur incomparable. Il y a également des fistuleuses en grand nombre et plusieurs coulées de calcite très blanche, en concrétions sur les parois ou en stalactites.
N’importe où on pose les yeux, on ne peut que rester longtemps en admiration devant la complexité des innombrables excentriques. Et même s’il faut partir, changer de terre ou de trace, et même s’il faut se faire violence pour quitter les lieux, après un séjour à chaque fois toujours trop court, vers 14h nous repartons vers la suite de nos rêves !
Une séance de maquillage de groupe avec ocre rouge, jaune ou brune trouvées sur place, nous transforme en (paisibles) guerriers de la B109...
Pour le retour, l’ambiance est toujours au beau fixe. Les changements de stagiaires n’altèrent en rien la détermination du groupe, mais les vannes fusent à un rythme plus soutenu qu’à l’aller. Les examinateurs ne sont pas en reste, tout en restant concentrés sur l’écriture de leurs commentaires critiques dans un petit carnet, dont l’essentiel échappe à ma prise de conscience...
« Heureux l’inconscient, il n’a pas fini de se sentir en sécurité ! ».
Au retour Guillaume et Marc déséquipent, histoire de ne pas perdre la main. A 15h30 tout le monde est sorti du trou et on pose presque tous pour le selfie-souvenir.

Au moment du départ, on se rappelle tous les bons moments passés ensemble sous terre et on souhaite bon courage pour la suite aux jeunes étudiants et bon vent à tous les autres. Aujourd’hui on n’a pas vécu notre vie par procuration ! La journée n’est pas finie pour certains, car plusieurs Tachous (Sandrine, Alain, Jean-Claude, Jean-Luc et Marc) se sont donnés RDV à la Pale à 17h30 pour une séance de délimitation du site paléontologique (griffades d’ours et prélèvements moyenâgeux d’argile), à l’initiative du CDSC65. Entrée dans la grotte vers 18 h, sortie vers 20 h ; on a fait du bon boulot ! Voir compte-rendu complet sur le site du CDSC65
Marc C

Grande boucle de la Génie Longue

Lundi 28/08/2017 
Ayant appris dans un songe que « le Dol’s » allait traîner en rando du côté du Cul de l’Aguée en fin de semaine 36, je décide de prendre les devants, afin de vérifier qu’aucun obstacle n’allait gêner sa progression !
De mon côté, me voici parti vers 9h20 de Peyras, le Monastère de Bethléem, pour une rando à la journée. En ce lundi au soleil, la météo est clémente et il fait très bon. Mon intention est de trouver le chemin montant des Picharrots au Vallon de l’Aguée indiqué par Jean-Claude. J’envisage le retour par les crêtes du Montné puis des Picoulets. Le parcours le long de la Génie Longue jusqu’aux cascades des Picharrots est toujours aussi agréable. Les successions de vasques et cascatelles, la Tute de Maupas agrémentent la progression.
Comme d’habitude, de nombreux passages sont compliqués par des arbres ou arbustes en travers du chemin. Il est vrai qu’on est dans la partie Réserve Biologique Intégrale (RBI) de la forêt de Très Crouts où il n’y a volontairement aucun entretien.
11h05 la première cascade des Picharrots est atteinte. Il y a relativement peu d’eau. Quelques minutes plus tard je suis à la seconde en amont, puis je me lance rive gauche de la Génie dans l’ascension  des pentes abruptes du flanc Sud-Est du Cap des Litas.
Une heure et demi est bien nécessaire, en y mettant les mains, pour atteindre la limite de la forêt domaniale avec ses marques rouges dans les arbres, également limite de la commune de Saint-Pé et de la RBI. Je ne suis pas sûr d’avoir emprunté le vrai chemin de JC ! Une demi-heure plus tard je suis au Cul de l’Aguée. Il y a là pas mal d’eau à la perte.
Je découvre assez proche du promontoire un mouflon mort, probablement assez récemment, couché sur le côté. Il est absolument intact et il n’y a pas de mauvaises odeurs. Malheureusement le Dol’s le trouvera en moins bon état 10 jours plus tard...
Sans aucun lien avec ce qui précède, ce sera là l’heure de ma pause casse-croûte. Je reprends ensuite ma course en remontant tout le Vallon de l’Aguée par la rive droite, en passant par les cabanes de Peluhet (où je fais une longue pause nettoyage de rivière et abords, tellement le coin est pollué de bouteilles, bidons et autres cochonneries...).
Peu avant le col d’Espadres, je bifurque par le sentier des transhumances vers le col d’Andorre. J’y suis à 15h25, au milieu des troupeaux d’ovins, bovins et équidés. Je poursuis sans m’attarder vers le Col du Prat d’Aüreilh en passant par le Pas deth Brana (ou Escala du prat du Rey sur la carte IGN) puis trace sur le GR101. Passage obligé près de la Glacière dets Carbouès (L103), les L101 et L102 seront pour une autre fois, j’ai encore du taf ! Au col je gagne rapidement la cabane, où je fais une incursion-pèlerinage, puis rapidement j’attaque à fond dans la pente vers le soum sans nom portant le pylône HT à 1290m. Ensuite c’est une classique que je connais bien : la crête du Mounnéü (Montné)-Aserole, avec des sentes plus ou moins prononcées.
De là-haut c’est toujours aussi magnifique de contempler la vallée de la Génie Longue empruntée le matin, le ravin de la Gargante, l’Aülhet et l’ensemble du Massif de Saint-Pé. Passage tout à côté du Gouffre de Mounnéü.  Au bout de la crête on plonge hors sentier jusqu’au Pladi, belle prairie malheureusement endormie, avant de poursuivre sur les Picoulets jusqu’à la ferme Soulas.
Il est 18h ; j’attends 10 min sur le parking le groupe Sandrine, Caro que je savais  partir à la Palombière... Mais j’ai faim et soif, je repars sans les avoir croisées... De Soulas à Peyras, je dévale enfin le sentier de découverte et fais tout le tour de la forêt domaniale en limite de bornage au Sud de Cacha et Escot. Passage par la passerelle des Génies à Caubole et retour à la voiture à 19h10.  Belle boucle de 22km et D+1430m.
Marc C


samedi 30 septembre 2017

Dans les amonts du Paybou

Vendredi 30 septembre 2017

(Anthony, Serge, Sandrine et Patrick)
La semaine dernière, notre sortie prévue à l'Aoulhet avait été annulée pour cause d'état grippal... Sandrine était donc montée seule pour récupérer le matériel et pour équiper le BH 2 (gouffre du Bat de Hau). Ce qu'elle en avait vu au fond de ce dernier, méritait que nous y retournions pour tenter une désobstruction. La montée au refuge est assez rapide et nous emboîtons le pas à 3 jeunes alpagistes venus voir leurs bêtes. A la cabane,nous continuons vers le gouffre BH2 qui aspire toujours autant. La corde mise en place par Sandrine nous fait gagner du temps et nous nous retrouvons tous au bas, moins de 2 h après avoir quitté la voiture. 


 Le boyau au fond du BH 2 (A droite, le côté
est constitué de blocs soudés par l'argile).


Le chantier n'est pas très évident car il se situe sous une colossale trémie. Un boyau entre la paroi et les blocs a déjà fait l'objet de quelques travaux et c'est là que disparaît le courant d'air. Nous creusons assez facilement le sol composé de terre et de petits blocs mais il nous faut aussi agrandir les côtés du conduit qui, à droite, sont plutôt instables. Nous y passons 2 à 3 h pour finalement abandonner devant des blocs branlants, déstabilisés par nos travaux. De toute façon, la suite nous semble assez peu engageante.

Le P.45 d'entrée, étroit au début, il atteint 5 m de circonférence à -45 m.

Il nous reste alors suffisamment de temps pour aller au gouffre de la Tranchée. L'entrée est complètement effondrée et colmatée par de la terre. Anthony est dubitatif... Avant toute chose, nous devons dégager un gros bloc rectangulaire qui empêche tout travaux. Une fois celui-ci "évaporé", Serge se met à creuser la terre et retombe sur le pied de biche que nous pensions perdu. En continuant de creuser, il effleure un caillou qui sonne bizarrement et cette fois, c'est une bouteille de vin rouge qu'il exhume du remblai. La bouteille est pleine, vieillie à l'argile de St Pée, encore un petit témoignage du passage de Jean-Claude...

 Le P.45 du BH2
Nous poursuivons la désobstruction (ndlr : sans avoir touché à la bouteille : "jamais pendant le boulot, hips !") et rapidement nous ré-ouvrons l'orifice que nous avions vu lors de notre précédente visite. C'est petit, mais un grondement du au courant d'air nous redonne du courage. A la fin de l'après-midi notre dernière batterie est vide et cela ne passe toujours pas. Nous plions bagage, remettons la bouteille dans son frigo et redescendons dans la vallée par le sentier des Briolles. Juste avant de partir, nous rencontrons Marc, un ancien spéléo des Cigognes qui, au vu du trou, serait bien tenté de reprendre du service. Nous l'invitons bien sûr à le faire en prenant ses coordonnées...

 La tranchée du gouffre éponyme
c.r. Patrick

mardi 26 septembre 2017

Le sentier Karstique de l'Abbé Abadie


Ca y est, c'est officiel, le sentier karstique de Saint Pé de Bigorre est inauguré!

Retrouvez tous les détails sur le site du CDSC65  ICI

vendredi 22 septembre 2017

Loin, loin au Gayous....

Jeudi 21 septembre 2017 : 
Participants : Jean-Claude, Alain, Serge, Joël, Sandrine et Patrick
En juillet dernier, Jean-Claude (toujours lui...) avait découvert une poignée de trous fortement aspirants, blottis dans le fond d'un vallon aux confins du cap de Litas. L'un d'eux, le Gayous du Bas, étant quasiment pénétrable nous emportons tout le matériel de descente, prêts à en découdre avec ce qui devait être un gouffre d'envergure. Nous décollons à l'aube de la barrière du Bergons. L'approche est longue et il nous faudra 2 h 30 de marche pour arriver dans le vallon. Bon, d'accord, nous avons eu quelques pauses girolles car Jean Claude n'avait pas tout ramassé. 

 L'entrée des Gayous du Bas

L'entrée du Gayous est rapidement agrandie. La vision du petit puits qui se présente est particulièrement alléchante et surtout, le courant d'air aspirant est vraiment très fort. Après une courte rampe creusée dans un calcaire déchiqueté, nous descendons une petite verticale de 4 m aboutissant dans une salle (3 x 2 m). 

Au bas du puits d'entrée

Au bas, un étroit méandre creusé le long d'une fracture transversale doit être un peu aménagé pour atteindre un ressaut de 4 m. Au fond de celui-ci nous perdons le courant d'air qui disparaît juste en face, dans une trémie de gros blocs. Il faut à nouveau se remettre au travail pour essayer de suivre ce satané courant d'air. 

Le petit méandre bien formé, bute rapidement sur une trémie.
 
Malheureusement, après une petite cloche puis une étroiture entre les blocs, il faut se rendre à l'évidence, cela ne passera pas. C'est rageant... Pendant que nous déséquipons et topographions les quelques mètres de conduits parcourus, Alain a commencé à regarder de plus près le second trou aspirant. Nous le rejoignons, mais la suite étroite nous oblige à ébranler le château de carte qui surplombe l'entrée. Ce sera pour une autre fois car les voitures sont loin...
.
 Le vallon où s'ouvrent les gouffres.

Pour le retour, Patrick et Sandrine remontent vers Andorre et le Bergons, tandis-que les autres redescendent directement sur St Pé via le refuge de l'Aoulhet. A l'aller, nous avions anticipé cette navette qui évitera de remonter le matériel le plus lourd. Deux bonnes heures plus tard nous sommes aux voitures de chaque côté du massif...

Patrick

La vidéo de Jean-Claude est ici

dimanche 17 septembre 2017

Reprise sur les flancs du Mail Rouy

Samedi 16 septembre

(Sandrine, jean Claude, Patrick, Serge, Bubu, Joël et Alain M.)
C'est un samedi de reprise, les occupations de chacun et surtout les mauvaises conditions atmosphériques n'ayant pas permis de sorties les weekends précédents.
Nous nous retrouvons à 7 pour une petite sortie, la météo est toujours incertaines et vu ce qui est tombé les jours précédents, pas la peine de tenter le diable.
Objectif : des cavités sans beaucoup de marche d’approche, afin de pouvoir effectuer un repli stratégique en cas de nécessité. Il n'en sera rien, le temps sera avec nous jusque vers 16 heures et nous n'aurons droits qu'à quelques gouttes, biens protégés sous une bonne couverture végétale.
Pour certains, nous ne nous sommes pas revu depuis juin voir avant et nous avons tous des souvenirs de vacances à nous raconter.
Partage du matériel et c'est reparti pour de nouvelles aventures.
Après une petite demi-heure, nous atteignons la première cavité, le gouffre de la Foire.
Une première exploration en avril de cette année n'avait pas permis d’atteindre le fond.
Sandrine s'équipe et descend la cavité. Serge la rejoint suivi de Patrick. Ils descendent un premier puits de 15 m suivi d'un second de 6 m. L'ensemble se développe sur une fracture qui se pince irrémédiablement à -27 m. Au fond, un boyau latéral est désobstrué, mais cela ne donne pas grand chose et en plus il n'y a pas d'air.

 Au sommet du P.15 dans le gouffre de la Foire

La deuxième équipe se déplace au Prat det Hour où là aussi il y aurait une suite possible.
Bubu équipe et Alain descend la petite cavité, environ 5 mètres. Au fond un tas de bloc, de très nombreux choux fleurs mais après avoir déplacé quelques blocs, il faut se rendre à l'évidence, il n'y aura pas de suite possible pour nous. Seule l'eau s'écoule, c'est étroit, trop étroit.
Jean Claude descend à son tour et nous remontons rapidement, c'est terminé.
Nous décidons de rejoindre la première équipe, en empruntant "l’arrête", cela devrait permettre de ramasser quelques champignons. Effectivement, les girolles sont au rendez-vous.


 Embouteillage au sommet du P.6
Nous atteignons l'altitude de la première cavité et là nous découvrons un départ.
Il faudra désober, il est midi passé. La première équipe nous contacte et nous rejoint, leur cavité étant hélas terminée.
Pause casse-croûte pour tout le monde, nous en profitons pour souhaiter l’anniversaire à Jean Claude. Bonne humeur.

Après le repas, Bubu dégage un gros bloc qui bouche la cavité nouvellement découverte. Hélas, pas de suite derrière, terminé.
Nous nous déplaçons vers une autre cavité repérée il y a quelques années, le trou des Basses Pernes.
Très joli départ, une nouvelle fois Sandrine part la première. Un puits avait été sondé sur une dizaine de mètres et c'est Serge qui l'équipe. Malheureusement, le fond est bouché à -19 m. Une désobstruction pour atteindre une petite salle supérieure ne donne rien de plus.



Le monstre des Basses Pernes...

Le vent se lève, il faut songer à rentrer. Nous repassons par l’arrête et ramassons quelques nouvelles girolles.
Nous découvrons un autre départ qui est vite ouvert et nous laisse le passage.
Descente sur 5 mètres mais là encore, terminé, pas de courant d'air, que des moustiques !
Il est 17 heures, nous sommes de retour aux voitures. Bonne sortie.
Au fait, vous n'auriez pas une sangle à me passer !

Alain

lundi 11 septembre 2017

Pouzade, Laurences, Péluet et compagnie...

Vendredi 7 septembre, Alain Dole
J'avais prévu de bricoler à la maison mais ce matin, le beau temps m'incite à changer de programme d'autant plus que pour tout le WE on annonce la pluie !
Aussi je décide de monter au "Bergons" pour une rando "cabano-prospecto-champignons"...
Le chemin du départ est on ne peut plus classique : la piste...
Mais au virage, à l'entrée du bois de "Pouzade" je plonge dans le talweg. Sous la hêtraie, je trouve un semblant de vieux chemin de charbonnier et bien plus bas je recoupe une piste de débardage qui remonte au bois de "Laurousse".
Au passage je pointe en bordure de piste un petit trou a désober mais sans CA...
Arrivé dur la crête au-dessus du lieudit "Laurences" (point 1150m) je remonte et suis la crête à la recherche d'une borne qui délimiterait des parcelles. Cette borne est identifiée sur le cadastre Napoléonien de 1815. Je ne la retrouve pas et rejoint bientôt le chemin du "Col Andorre" que nous suivons habituellement lorsque nous montons à "Espades".
Sous la cabane / Refuge d'Andorre je pars en prospection "cabanes" pour compléter l'inventaire... j'en retrouve 3 nouvelles et de plus, parfait la photothèque du site.
Dans les ruines, un groupe de marcheurs fait la sieste près avoir déjeuné...
Ils doivent trouver bizarre ce type avec un carnet et un GPS qui s'arrête sur tous les tas de cailloux et qui sort une boussole pour viser on ne sait quel objectif...
Comme il est bientôt 14h et que les randonneurs prennent le chemin de la descente, je décide d'aller "casse croûter" près du nouvel enclos à bétail construit au-dessus des abreuvoirs et de la perte du "Col d'Andorre"...
Une fois sustenté, je plonge dans le talweg pour rejoindre "l'Aguée". Avant le replat de l'ancien "poste de chasse de Péluet", je trouve un trou que Jean Claude a certainement déjà du repérer. Je le pointe et le photographie au cas où…
Plus loin, avant le gouffre de la Maréchaussée une Foye... Puis enfin je jonctionnne avec "l'Aguée"  non loin de la grotte sépulcrale… Je poursuis ma descente jusqu'à la perte car il me manque des photos du secteur...
A la perte une odeur pestilentielle me prend à la gorge...
En bordure du cours d'eau, il y a un cadavre certainement de mouflon en décomposition très avancée à quelques mètres de la Perte...
Or cette perte, qui résurge 70m plus bas, n'est autre que la naissance de la "Génie Longue"...
Donc le jus de décomposition est entrain de souiller ce beau torrent.
Il faut donc alerter les St Péens de rester vigilent sur la qualité de cette eau pas si limpide que cela !
Au-dessus je remplis ma bourse de girolles, Jean Claude n'avait pas tout ramassé il y a 15 jours, il m'en a laissé 1kg !
N'ayant pas envie re-rebrousser chemin, je prends une voie inconnue, celle qui longe le cirque du "Picharrot" sous les falaises pour rejoindre le "Col d'Escurrens" au "Prat d'Aureil"h.
Jean Claude m'a dit que cela passait… C'est une sente de "chèvre" qui par endroit disparait mais qui est plus aisé à suivre que dans l'autre sens…
Au bas du" Col d'Escurrens" il y a des traces de charbonniers (foye) et à sons débouché un beau gouffre de 5 m de diamètre protégé par du fil de fer pour éviter que le bétail n'y tombe…
Il ne me reste plus qu' reprendre le GR et remonter à l'Escala du "Prat d'Aureilh" qui devrait être notée "Pas deth Brana" (col de la transhumance, passage entre Ségus et Salles).
La montée a été rude… Le chemin ne passe pas loin du L102, mais pas le temps de fureter, il est tard… L'objectif suivant est d'apercevoir au loin la gueule géante du L101 le grand puits dets Carbouès (P35). Allez, encore un effort pour frôler la doline géante dets Carbouès ou L103… Enfin un dernier sursaut pour la délivrance et après 41 virages (je les ai comptés) sortir de la forêt et déboucher sur la crête qui offre une vue plongeante sur la vallée d'Argelès et au pied le Cirque de "Cauci" qui en cette fin d'après-midi entrevois les derniers rayons de l'astre de feu !
Dans moins d'une heure je serais à la voiture, un peu assoiffé car j'ai vidé mes 3 litres d'eau…

Une belle boucle de presque 15 km pour 930 m de dénivelée… Ce qui n'est pas un exploit mais un beau tour dépaysant et sauvage à découvrir…