dimanche 20 août 2017

Amalgame 2017


L'excellent compte rendu du camp Amalgame 2017 se trouve ICI.

Ce n'était jamais arrivé: il n'y avait pas de Tachous cette année sur le camp.
J'espère que ce compte rendu va en motiver quelques uns pour participer à Amalgame 2018 !

Bubu

dimanche 13 août 2017

3 heures, 10 mètres, 2 kgs

Nous sommes 3 aujourd'hui: Véro, Jean Claude et moi.
Le beau temps est enfin revenu et Jean Claude nous emmène voir une belle entrée qu'il a repéré vers le Merdanson,  du côté de Louscuts, dans les Basses.
Le départ du Pont de l'Arresec est assez rapide. Direction le Col de Teich que l'on atteint 2 heures plus tard. A partir de là, un vague sentier glissant à souhait longe la pente. Puis c'est la longue montée "comme on peut" vers le Nord, vers le Col de Pan. 250 mètres en dénivelé qu'il faut se gagner mais heureusement le coin est plein de girolles et de pieds de mouton. Le sac déjà lourd se remplit.
3 heures après le départ, on tombe pile sur le trou perdu au milieu de nulle part! Il fallait vraiment aller l'y trouver. L'heure du repas est passée depuis bien longtemps ! On allume un feu car il fait plutôt frais à cette altitude. Jean Claude s'éclipse, fouille sous une souche, et revient avec une bonne bouteille ! Les traditions ne se perdent pas !
Le trou est une belle entrée de 2 mètres sur 4. Des hêtres providentiels permettent de bien démarrer l'équipement mais pas possible de continuer en amarrages naturels jusqu'au palier. Il faut se résigner à planter un goujon mais on a aussi monté le perfo ! (Ha, c'est pour ça que les sacs étaient lourds ?).
8 mètres plus bas, c'est le traditionnel toboggan de feuilles mortes qui nous emmène à la base du Puits, bouché de toutes parts! Une petite lucarne à désober sur le côté semble donner 2 mètres plus bas sur une autre base de puits. Mais il n'y a pas du tout de courant d'air, le jeu n'en vaut pas la chandelle. Le Puts de Louscuts fera 10 mètres et est considéré comme terminé et puis c'est tout !


 Déséquipement et descente dans la foulée en ramassant les girolles et les pieds de moutons sur le passage. 2 bons kilos de plus!
2 bonnes heures seront nécessaires sans traîner pour retrouver la voiture.
Certains vont dire que le TPMA (Temps Passé en Marche d'Approche) est bien supérieur au TPST (Temps Passé Sous Terre) mais ce qu'il faut surtout retenir c'est qu'on a passé une magnifique journée, fait une superbe balade et levé un nouveau point d'interrogation sur ce massif où Jean Claude a trouvé bien d'autres cavités nouvelles. Encore plus loin !

Voici la Vidéo de Jean Claude en cliquant ICI

Bubu



vendredi 11 août 2017

Nocturne aux Coumates

Kat et Sandrine, jeudi 10 août 2017.

Comme dans nos habitudes actuelles, c'est aprés le travail de Sandrine que nous partons pour une balade souterraine. Cette fois- ci nous partons sur le sentier karstique. Le temps est plus que maussade, mais peu importe, j'ai un parapluie pour affronter le deluge, et puis personne n'est là pour nous voir.  Enfin c'est ce que nous avions cru!! Un jeune pélerin vetu d'un poncho, lui donnant l'air d'un Casimodo, semblait faire son chemin de croix sur les traces de l'Abbé Abadie. Et c'est là, qu'entendant le cliqueti de nos baudriers, s'est retourné. Quelle vision a t il du avoir!! Deux nanas casquées, en combi, sous un pebroc panthere rose et dentelle noire! Peu importe, ils nous aura pris pour des anglaises!!
 Revenons au monde souterrain.  N'ayant jamais vu la Creque  Noele, nous décidons d'y faire un tour avant d'aller à la cavité qui nus intéresse. Mais cette expédition aurait pu s'intituler "à la recherche de la creque perdue". Pas d'Indiana Jones en vu, demi-tour direction les Coumates!
 Petite cavité assez interessante sur un point de vu geologique. Certes, pas beaucoup de concretions mais les couleurs des roches presentes se suffisent à elles même. Faudra juste que nous demandions à notre ami et président du club quelques apports de connaissances en geologie.
A trés vite dans de prochaines aventures.
Kat





mardi 8 août 2017

Balade nocturne


7 juillet, grotte de Castelmouly et Souffleur du Tucou avec Caro, Kat et Sandrine.

-Chéri, je peux faire une soirée avec mes copines? 
-Pardon???? Et vous allez où d'ailleurs??
- ben , sous terre!
La base quoi!

C'est encore une fois en afterwork que nous nous retrouvons. Nous partons dans le coin de Bagnères pour visiter 2 cavités.
Grace à la super application iPhiGéNie nous nous sommes enfoncées dans la végétation afin de trouver la grotte de Castelmouly. Une petite cavité bien habitée pour mon plus grand plaisir! J'ai  pu laisser libre cours à mes envies de bio photo!
Puis nous sommes parties à l'assaut du Tucou pour explorer le Trou Souffleur. Bon la végétation avait bien poussé mais Sandrine a pu retrouver le trou sans trop d'encombre.
Un bien joli petit trou qui cache de merveilleuses concrétions.
Sortie parfaite pour une fin de journée remplie!

A bientôt pour de prochaines aventures souterraines!
Kat







dimanche 23 juillet 2017

Autour du Soum de Leiz

22 juillet 2017. Jean Luc et Bubu
C'est finalement à 2 seulement que nous nous retrouvons à 14 heures à la barrière du Bergons.
L' objectif est de descendre des trous découvert ou redécouvert par Jean Luc lors de ses balades de local de l'étape.
Vu l'heure, on monte un peu au pas de course, mais comme il y a au moins 15 jours qu'on fait pas grand chose, ce décrassage fait le plus grand bien.
Arrivé au Col d'Andorre, on vise le promontoire sur la droite et on bascule versant Saint Pé ...le brouillard nous rejoint...
Je sais ce que pensent les mauvaises langues !
Jean Luc retrouve le trou du premier coup ! A la "Jean Claude" ! C'est une belle entrée, pas de marquage apparent mais Dodelin avait descendu des trous dans le coin avec le GSNU.
L’entrée fait 2 mètres sur un et plonge sur une dizaine de mètres. Au fond, un gros éboulis pourrait boucher une éventuelle suite mais sans courant d'air, on considère ce beau trou comme terminé. A l'occasion, on ira le pointer.

On remonte la pente raide jusqu'à un sommet sans nom qui devrait être un beau belvédère s'il n'y avait pas autant de brouillard! Le coin doit être idéal pour faire cuire les côtelettes ! On prend les crêtes pour revenir vers Andorre jusqu'au LA 105 découvert par nos amis du GRAS en 94. Nous n'avons pas de renseignement sur la base ni les coordonnées. Jean Luc descend cette petite entrée d'un mètre de diamètre qui prend très rapidement du volume pour atteindre 5 - 6 mètres . Au fond, une petite escalade de 2 mètres et un passage pas très large mènent à un ressaut de 3 - 4 mètres où se terminent irrémédiablement le gouffre. Alain M est en direct par SMS et nous demande de pointer le trou... Heu... on va essayer ....


JL met en route iPhiGéNie qu'il vient juste de télécharger et le miracle s'accomplit ! En direct on transmet les coordonnées à Alain qui met en ligne sur Karsteau 4.

On repart, petit passage sous le Pic de Leiz, descente par la brèche et on replonge côté Argelès. Le soleil revient. ...
Je sais ce que pensent les mauvaises langues !

On perd rapidement 300 mètres en dénivelé vers une zone où rien n'est connu. On arrive au trou vu par JL il y a quelques mois en bordure d'une vieille piste. Là non plus, pas de marquage. IPhiGéNie est rapidement remis en route et les coordonnées transmises à Alain. Il confirme que le trou n'est pas connu.
Rapidement descendu par JL, des passages étroits empêchent ponctuellement le passage vers -6 mais serait à revoir. Photo transmise à Alain pour Karsteau qui nous indique son numéro dans l'inventaire. Le code L 35 sera écrit à l'entrée. Bientôt on pourra même faire la topo en direct et la mettre sur Karsteau dans la foulée. Vu les progrès que nous venons de faire, on se prend à rêver !
Allez, on repart, JL veut encore me faire voir quelque chose à 100 mètres de là. C'est un petit trou pas pénétrable pour l'instant mais d'où s’échappe un fort courant d'air froid. Une désob à faire rêver Joel !
IphiGéNie, photo, SMS, marquage, L 36 ... On devient bon ! Mais il est 19 heures et on n'est pas d'ici ! On remonte un peu jusqu'à un vague sentier de mouton qui nous remmène à flanc sur le sentier du Col d'Andorre puis à la piste du Bergons.
Les voitures nous attendent sagement. On s’attarde pas, il est 20 heures.
Belle après midi, bon décrassage !

lundi 17 juillet 2017

Au pied du Granquet (suite)

Ce dimanche 16 juillet, nous nous retrouvons à trois pour aller continuer la désobstruction commencée il y a une quinzaine de jours.

Le temps est au beau, au grand beau même et la luminosité du ciel bleu est impressionnante.

De nombreuses personnes sont déjà au col de Spandelles, qui pour aller en balade, qui pour aller aux myrtilles, aux champignons  etc..
C'est l'été, les massifs sont bien fréquentés.

La montée est rapide et seuls des nuages de petites mouches blanches, s'envolant pas dizaines de milliers à notre passage, viendront perturber la marche d'approche.
La cavité aspire bien, même très bien et nous recommençons le travail de sortir terre et cailloux.
Nous avançons vite, il commence à faire chaud et seules les personnes dans la cavité sont un peu favorisées. Le soleil tourne et arrose maintenant franchement la cavité de ses rayons. Il fait très chaud à tirer les seaux.
 

Nous avançons bien, une première fois pensons pouvoir déboucher sur un petit puits mais l'empilement des blocs nous inquiète et sagement nous recommençons à agrandir la cavité vers l'avant, afin de nous éloigner de la zone dangereuse.

Après deux heures d'efforts, de cris et de sueur nous y sommes presque mais un gros bloc, enfouis sous la terre au niveau de nos pieds en profite pour descendre seul d’une vingtaine de centimètres.
C’est un avertissement et nous décidons par sécurité de mettre en stand-by les travaux.
D'ailleurs il est 17 heures passée, il nous faut repartir.

Affaire à suivre...

Alain M




vendredi 14 juillet 2017

Saint Pé toujours...

Mercredi 12 juillet
Ce mercredi, à trois JC, Joël et Alain M, nous nous sommes rendus à St Pé afin de voir une nouvelle cavité repérée récemment par Jean Claude, du côté de la Bouhadére.
Et oui, dans ces zones de grande affluence, il y a encore des choses à voir, à gratter, à explorer.
Petite entrée ouverte certainement récemment, après quelques travaux de désobstruction rapide, nous mettons à jour un joli puits.
Il est descendu dans la foulée sur une profondeur de 6 mètres environ.
Au bas, un éboulis tombé du plafond encombre la suite possible mais ce ne sont que des cailloux entremêlés, faciles à retirer. Il faudra cependant les remonter en surface si l'on veut travailler dans des conditions correctes. Nous y reviendrons avec le matériel nécessaire.

Nous allons ensuite voir quelques trous proches mais rien de nouveau.
Il est près d'une heure et il faut songer à se ravitailler. Direction la Cularque afin de profiter du paysage au près du Gave, du passage des rafts, des canards qui barbotent...
Elle est pas belle la vie ...
Nous nous dirigeons ensuite au-dessus de Versailles, du côté de la borne 303.
Objectif, essayer de forcer le passage pour une cavité repérée il y a quelques temps par Patrick de Saint Pé.
Joli départ et puits sondé sur 4 à 5 mètres.
Malheureusement, malgré une apparence facile, la cavité se défend et le calcaire, marbré de veine rose ne veut pas se rendre.
Nous déclarons forfait au bout de deux heures, n'ayant progressé que d'une quarantaine de centimètres.

Il est temps de rentrer, l'étape du tour va bientôt arriver...

Petit film de l'explo cliquez ici.

Alain M


lundi 10 juillet 2017

Entre deux orages....

Dimanche 9 juillet

Ce dimanche, nous profitons d'une petite accalmie météorologique pour aller du côté des Baronnies, voir deux cavités découvertes par notre ami Jean, il y a quelques temps.
Les orages se sont un peu estompés mais il subsiste un brouillard à couper au couteau et du paysage, nous ne verrons rien du tout.
Nous sommes 8, Jean ayant amené avec lui ses 2 garçons, de futurs spéléo certainement.

Il s'agit de continuer la désobstruction de 2 petits départs qui chacun ont un courant d'air aspirant bien marqué.

La marche d'approche étant réduite, nous avons apporté le maximum de matériel.

La journée se passera en désobstruction pour 2 équipe et à un vidage en règle des batteries des marteaux burineurs.

En fin de soirée une des deux cavités sera pénétrée mais ne nous livre que 6 mètres de puits, le courant d'air aspiré partant dans une petite fissure qu'il faudra aussi agrandir.
Nous terminerons la journée par une petite montée au col d' Oueil Lusent afin de pouvoir goûter aux charmes du paysage.
Alain M




jeudi 6 juillet 2017

Du côté d’Espiaube

 
Du côté d’Espiaube
Ce lundi 26 juin 2017, point de candidats aux classiques sur le google groupe gshp, je prends seul le chemin de la ferme d’Espiaube. Objectif N°1 : la petite traversée Espiaube-Bujoluc.
Pendant le WE, le Mas m’a fait passer une meilleure qualité de topo que celle de karsteau et j’apprends le matin même par Jo que la cavité a été équipée brochée par les pros l’an dernier.
Je trouve l’entrée du puits facilement sur le bord de la grande doline, ainsi que les restes d’un abri d’explo. Effectivement il y a un relais broché. J’équipe en me disant que je viendrai rechercher ma corde après la traversée, la sortie étant toute proche de l’entrée.
Descente du P50 sans problème. 15m après l’entrée, un fractio est équipé broché avec en plus une main courante sur la vire pour permettre à 3 ou 4 spéléos de se mettre en attente.
A 15m du bas du puits on découvre tardivement la lucarne qui permet d’accéder au réseau Bujoluc. Là encore une MC facilite la sortie du puits et l’entrée dans la grotte.
Quelques mètres encore et on trouve une MC brochée sans corde fixe, menant à une tête de puits P5 (non indiqué sur la topo). Je tirerai ma corde de mon kit pour passer la MC puis m’aider à la désescalade par la droite, sans passer par la case petit puits. Dans ce cas une C30 n’est pas superflue.
La suite de la progression est aisée. Les volumes sont intéressants et il y a pas mal de concrétions au plafond des salles, y compris de nombreux excentriques.
Dans la Salle ronde, le « trait de scie » d’un géant est venu couper un pont de roche-mère de manière étonnante. On se glisse dessous pour poursuivre la visite.
J’arrive enfin dans la salle du bas de la trémie. Celle-ci est sur la droite. Impossible de la rater, elle est désormais équipée de barreaux d’acier en fixe pour faciliter son ascension.
J’ai du temps, je ne vais pas ressortir de suite. J’entreprends la découverte du reste de la salle. Je trouve rapidement un petit puits équipé en fixe (plaquettes + corde) que je descends dans une fracture étroite jusqu’au fond. A mi-chemin de la remontée je me déséquipe de mon baudrier et me faufile le casque à la main entre les stalactites et colonnes toutes blanches pour aller le plus loin possible dans la faille. Mais quelques mètres plus loin et plus bas ça bute sur des étroitures impénétrables.
Au retour dans la salle, je passe la trémie sans encombre, non sans voir au passage le gros bloc suspendu instable. Une ou 2 photos dans les parties désobstruées avec une larme nostalgique pour ceux qui ont creusé ici pendant des heures, seulement alimentés en surface de saucisses et vin rouge…
La sortie est proche. C’est une petite pluie fine qui m’accueille en passant le porche d’entrée du Bujoluc.
Je ne vais pas en rester là, il y a quelques autres petits trous à découvrir dans le coin.
Ce sera tout d’abord le Trou sans zeff (ESP23), en effet sans zeff et sans grand intérêt.
Puis le Gouffre des chèvres (ESP18) où je descends jusqu’au fond le 1er puits puis le 2nd par l’étroiture. J’y découvre un beau rat musqué dans le fond mais bel et bien mort et qui empeste. Etant seul, je ne franchirai pas le soupirail du bas du 1er puits ; je reviendrai !
Je vais jeter enfin un coup d’œil au Puts de la doline (ESP15), tout à côté du sentier vers le Pic de Taulemale et d’un ancien poste de chasse, mais la faim aura raison de mon envie d’y descendre…
Je finis mes allers et retours dans le bois en repassant au Puts d’Espiaube chercher ma corde.
C’est aux granges en ruines après Espiaube que j’irai casser la croûte, non sans aller tâter le courant d’air du Souffleur du Sihoulot (ESP09). Il est malheureusement toujours bouché par d’immondes pneus de camions. Pourtant aujourd’hui ça souffle dur à l’entrée… Dommage…
A bientôt pour de nouvelles classiques aventures !
Marc



mardi 4 juillet 2017

Du côté du Mont Caup

Lundi 3 juillet

Cette après midi avec Quentin, nous sommes parti au Mont Caup pour essayer de retrouver le puits que j'avais descendu avec Dédé Auzimour dans les années 90.

 Avant cela nous en avons profité pour décaper et remettre une couche de peinture sur la croix rappelant l'accident survenu dans le gouffre du Mont Caup. Le 08/08/1977 BOURLIER Christian 24 ans, perdait la vie dans le P150 (Bernard VIGNEAU doit se rappeler des secours ).

Ensuite départ dans la zone située non loin de là où mes souvenirs situent le puits, mais il est resté introuvable malgré son entrée de beau diamètre.
Nous avons toutefois trouvé un autre trou sans courant d'air (Le Mont Caup n'en avait pas également donc....)  en bordure d'une piste forestière et à flanc de doline.

Il semble qu'il ait été rebouché par les travaux de la piste, mais une suite partant en direction de la doline est a voir après une légère désobstruction.

Jean E

lundi 3 juillet 2017

Du coté du Grandquet

Dimanche 2 juillet, Bubu, Alain D et Alain M.

Ce dimanche les pluies et les orages ont cessé et c'est un temps de "traîne" qui nous accueille au col de Spandelles, le plafond est bas mais nous ne sommes pas dans le brouillard et comme la météo s'améliore, nous partons optimistes.
L'objectif est une petite cavité repérées récemment par Alain D, lors d'une cabano-prospection et qui a la particularité d'aspirer. C'est bien suffisant pour émoustiller notre curiosité et justifier notre venue.
La marche d'approche se fait dans l'herbe mouillée de la veille et les fougères commencent à s'égoutter sur notre passage.
Nous faisons partir de très nombreux vautour, l'un deux se reposant même sur le rocher du même nom en étendant ses ailes pour se les faire chauffer. La nature est belle.

Après quelques recherches nous atteignons l'objectif.
Tout petit départ, le travail va être important mais étant venu pour, nous nous mettons rapidement à la tâche.
Terre et racines forment la première couche à retirer, suivi rapidement par des dalles peu épaisses mais longues comme de mauvaises canines qu'il faudrait arracher de la bouche de la terre.
Le travail bat son plein, on avance bien, seul arrêt toléré la pause casse-croûte mais il est presque 13 heures.
Reprise des hostilités, les cailloux s'amassent à l'entrée et commencent à former un tas impressionnant.

Il faut dire que nos ardeurs sont encouragées par un vent aspiré qui nous refroidi la nuque pour vous indiquer sa force. Très bon signe.
Enfin nous dégageons un passage et entrevoyons une suite du côté droit mais seul les pieds du plus fin peuvent passer.
Re-séance de démontage du puzzle, un véritable mikado et nous pouvons apercevoir un petit départ, hélas trop étroit pour l'instant.
Il nous faudra revenir avec un seau pour retirer toute la terre qui est tombée au sol lors des travaux et masque un peu la suite.
Il est dix-sept heures, bien temps pour la débauche et d'ailleurs demain il faut aller travailler.


Alain M

lundi 26 juin 2017

Lhéris : une journée au delà de la verticale !

Depuis bientôt un an, j'essaye d’entraîner les copains du GSHP sur un autre massif que celui de Saint Pé. J'ai commencé à les attirer sur le massif de Bagnères en leur parlant de pâtisseries sucrées qui ont eu, je dois bien l'avouer, un certain succès. Les Meringues maintenant digérées (il faudra quand même voir s'il en reste pas encore un peu...) il était temps de passer à autre chose. Lors de notre dernière visite sur le secteur, nous étions tombés un peu par hasard sur un joli puits que nous n'avions pas pu descendre faute de matériel. Son absence de la base de donnée nous avait un peu plus émoustillés.  

Brouillard à l'entrée du gouffre de la Barrière

Aujourd'hui, il devait faire beau selon la météo mais le temps en avait décidé autrement. Aussi, c'est sous un crachin digne de la Pierre Saint Martin que nous attaquons la marche d'approche (Bubu, Alain M., Sandrine et Patrick, Pierre et Jean). Heureusement, elle est courte et nous sommes déjà en train de nous équiper alors que nous ne sommes pas encore totalement mouillés.

L'entrée du gouffre de la Barrière

Malheureusement, nous sommes six et une partie de l'équipe devra rester dehors. Pour eux, c'est une épreuve à la Mike Horn qui les attend : allumer un feu avec du bois humide pour faire cuire les traditionnelles saucisses ! Nous, pendant ce temps, nous nous engouffrons dans l’abîme pour interroger l'inconnu. Un joli puits s'offre à nous. Bien creusé, aux parois lisses, verticales. Une tirée de trente mètres plein vide nous dépose sur un palier de gros blocs. La suite est là, dans un soupirail. 

 Au bas du puits d'entrée, un soupirail a du être partiellement
comblé par les remblais de la piste forestière.

Une courte désob, avec cependant un joli mouflage de blocs et un vrai travail d'équipe, nous permet d'accéder à la suite. Il y a un peu d'air, c'est de bon augure. On plaisante même sur d'éventuels explorateurs qui seraient passé avant nous car nous retrouvons des cailloux marqués à la bombe fluo. En fait, des cailloux provenant de la piste juste au dessus du trou et qui ont roulé jusque là. On rigole un peu moins quand, ayant descendu un dernier petit puits, on tombe nez à nez avec une inscription sur une paroi. 

 Une explo a déjà eu lieu mais bien avant la construction de la piste. Quoi qu'il en soit, le gouffre finit là, dans une fracture qui se pince et c'est bien dommage. On remonte en dressant la topo. A la sortie, un joli foyer nous fait face et une partie du stock de saucisses est déjà prête à être consommée. Mission accomplie !


Après avoir dégusté ces grillades providentielles, nous nous mettons en marche vers les gouffres du Courouau et du Habourat. La distance annoncée par le GPS d'Alain nous rassure mais le temps indiqué nous inquiète ! En fait, une heure seulement nous est nécessaire et en plus un soleil inespéré vient embellir la journée. Les deux gouffres proposent de belles verticales dans lesquelles ont descend plein vide sans toucher le rocher. Leur beauté nous a vraiment surpris. Notre ami Mickey était déjà passé par là il y a plus de trente ans. On ne se faisait pas trop d'illusions (il n'a pas l'habitude de laisser des points d’interrogation derrière lui) et on avait raison.

 Pierre au sommet du P.77 d'entrée du gouffre du Habourat



Le fond du Habourat

Le retour se fera sous l'orage et la pluie qui éclate dix minutes avant la voiture aura raison de mon caleçon. Encore une belle journée au dessus de la maison, dans un cadre grandiose. Comme le dit si bien Sylvain Tesson : La France est un paradis habité par des gens convaincus de vivre en enfer !

Jean

Big River in the Castagnets !

Ce vendredi 23 juin est pluvieux, j'annule ma sortie vers les Picharrots pour me rabattre sous terre. Pas eu le temps de lancer un appel à candidats, c'est donc seul que je prends la direction d'une classique que je ne connais pas : la Grotte/gouffre des Castagnets, topo en poche piochée sur Karsteau.
Une fois la voiture garée près du poste électrique à Marrouat (entre Aris et Escot) et la bonne entrée trouvée au milieu du bois de castagnets (châtaigniers) de la ferme Escot (et pas l'entrée dite "secondaire" sur Karsteau, non indiquée sur la topo et interdite d'accès par son sympathique propriétaire), j'équipe avec une C30 pour le petit puits d'entrée donné P6.
En bas du puits, c'est gadoue, branchages et trinôme crapauds/grenouilles/salamandres...
Finalement je ne regrette pas ma C30 qui me facilite la descente du ressaut, vrai toboggan boueux, jusqu'à la première salle.
Dès le début il y a de belles concrétions, stalactites, fistules et excentriques. C'est assez incroyable d'en découvrir autant et si près de l'entrée.
Je décide de partir directement vers l'Est, objectif le fond de la cavité avec la rivière !
Jusqu'à l'entrée des boyaux, les volumes de cette galerie fossile sont très intéressants ; l'eau a fait ici son œuvre de grignotage pendant des millénaires avant de trouver un autre chemin plus bas.
L'ancienne rivière a laissé après son passage des formes étranges de blocs de roches lessivés pendant du plafond ou émergeant du sol, "pieds d'éléphants" ou "dauphin", ainsi que des tonnes de remplissage sur lequel on chemine aisément, car tout est désormais bien sec.
Parfois j'entends des claquements sourds, comme des objets ou des pierres qui tombent pas trop loin... Seul dans la cavité, je retiens mon souffle, mais je ne croise qu'un immense lombric et des espèces de gros moustiques. Aucune autre présence animale qu'un tas d'os avec son crâne, encore bien conservés.
En cours de route je découvre aussi les fameux oursins des cavernes (cf. sortie des mamans du 4 mai) et des œuvres d'art (en glaise) des précédents visiteurs. Y'a de la recherche pour certaines !
A l'entrée des "boyaux", je dépose mon équipement perso et ma C20.
C'est parti pour un bon moment de ramping !
Ces boyaux sont composés de longues parties vraiment étroites, à genoux ou couchés, et d'autres accroupies ou debout. De temps des méandres périphériques que je visiterai tous (je crois !) viennent agrémenter ou ralentir la progression. Attention à ne pas se perdre ! Sans fil d'Ariane, j'utilise la technique Petit Poucet et ma boussole !
La dernière partie est étonnante, car on descend, on remonte et en partant dans toutes les directions.
1h30 après l'entrée j'arrive (enfin !) in the river, je n'y croyais plus... Bon sang qu'elle est loin !
Son petit débit ne me gâche pas le plaisir de sa couleur et des stalactites qui pendent un peu partout. En chantonnant Big River de Johnny Cash, je remonte son cours jusqu'au bout et arrive au fatal siphon impénétrable.
C'est l'heure d'une petite pause barre de céréales car je n'arrive pas à faire cuire l’œuf trouvé dans le cours d'eau, il restera donc là pour les suivants ! ;)
Le retour est plus rapide, même si certaines étroitures qui passaient crème à l'aller semblent avoir rétréci... L'effet barre de céréales sans doute...
Au retour dans la première salle, j'entreprends la découverte de la suite : un très beau méandre fossile vers l'Ouest qui, équipée en mains courantes (sans doute plus trop utilisées désormais vue que l'entrée secondaire est interdite de l'extérieur), mène jusqu'à l'autre entrée, non topographiée (découverte ou désobstruée après la topo de 1989 ?).
3 heures après mon entrée, je ressors par la doline, assez fatigué je le consens... mais les images de la Big River plein les yeux. Les courbatures seront pour le lendemain.

Je recommande cette cavité, mais seulement si vous appréciez les vers de terre !
A qui d'autre le tour désormais de nous ramener des photos de la small Big River ?

Marc