Aygue Nègre, les pieds dans l'eau....

Samedi 14 septembre 2013 :
Le soleil est revenu après une météo mitigée en milieu de semaine. Nous tentons quand même la désobstruction à Aygue Nègre (Joël, Sandrine et Patrick). En passant devant les cascades d'Aygue Blanque, nous sommes en partie rassurés car celles-ci coulent à peine. Rassurés ? en partie seulement, car juste en face, le ruisseau d'Aygue Nègre coule bien... 
Après quelques hésitations dans le choix de l'itinéraire dû à l'abondante végétation nous parvenons au porche d'entrée. Quelques gros blocs récemment tombés de la falaise qui domine l'entrée nous incitent à bien choisir l'endroit où nous nous changeons. Nous filons au terminus. Le niveau d'eau semble inchangé par rapport à celui de l'an passé. Le courant d'air est sensible mais pas violent. Nous enchaînons les tirs et les séances de masse/burin où Joël excelle. En fin de matinée nous sommes à l'aplomb du bassin que nous devinions la dernière fois. Au loin, on entend toujours le grondement de la rivière, mais rien ne dit qu'elle s'écoule dans une galerie pénétrable, mais bon, ça motive quand même... 


Le porche d'entrée d'Aygue Nègre. En crue l'eau sort
de la galerie en cours de désobstruction mais aussi des nombreuses fractures
s'ouvrant sur la gauche de la photo. Le niveau d'eau dans ce cas peut atteindre
l'endroit où se tient le personnage le plus haut. 

A ce stade, nous avons deux options, soit descendre dans la diaclase pour rejoindre le plan d'eau soit continuer en face où l'on devine un élargissement. Nous choisissons la deuxième solution et en 2 pailles nous nous retrouvons dans une diaclase plus large mais encombrée de blocs. Sous ces derniers, la fracture est largement pénétrable pour rejoindre l'eau. De nouveau, il faut "pailler" pour désintégrer les blocs qui empêchent de passer. L'éboulis finit au fond du lac qui semble profond. Le passage est ouvert et nous pouvons descendre pour voir la suite. Le ressaut (3 m) est bien gras. Heureusement quelques bonnes prises permettent de descendre jusqu'à l'eau. Mais pour la suite, il faut s'immerger complètement, seul le bas de la diaclase étant pénétrable. La suite n'est pas très évidente car 3 m devant, il semble y avoir un nouveau coude, mais il est impossible de voir plus loin. Une néoprène complète est donc indispensable. Nous avons progressé d'une dizaine de mètres, mais rien n'est gagné.
Avant de ressortir nous agrandissons un peu plus un passage étroit.  A suivre...
Cr. Patrick

Commentaires