lundi 29 octobre 2012

Le "Grue's day"


Dimanche 28 octobre, Bubu, Jean Claude, Jean Marc, Jean Luc et Alain M

Fin octobre, comme tous les ans, s'il fait beau, nous assistons avec émerveillement aux passages des grues, parties pour une migration lointaine et passant au dessus des Pyrénées.
Il faut qu'il fasse beau et ce dimanche, comme par miracle, il le faisait.
Ouf dirons certains, cela commençait à faire longtemps que nous ne pouvions plus nous rendre sur notre terrain de jeux et l'on commençait à se rouiller. D'ailleurs, la veille, comme les samedis et dimanches précédents, les sorties s'étaient soldées par un levé-recouché ou un trajet AR Tarbes St Pé, sans aucune suite, rien que les cheveux pour se mouiller.
Et ce dimanche, miracle, les grues passent, par centaine et nous, nous sommes dessous à monter d'un bon pas pour de nouvelles explorations.


Départ de la carrière d'Asson, direction le col du Nabails, Jean Claude a repéré un nouveau puits, sondé sur une belle profondeur. 

Il s'agit peut être du Gouffre de la Cinglo signalé par l'Abbé Abadie mais vu la jolie entrée, il nous faut aller le voir et le descendre.
Très belle entrée ma foi et après une descente directe de plus de 30 mètres, ponctuée par 4 déviations mises à bon escient, Bubu atteint le bas du puits. 

Jean Marc le rejoint.
Malheureusement le fond est terminé, un tapis de feuilles mortes jonchant le sol et laissant apparaitre quelques ossements d'herbivore certainement.
Il faut remonter, Jean Marc part le premier. Bubu lui, lors de sa remontée, repère une lucarne et réalise un pendule de plusieurs mètres afin de l'atteindre. Là il se retrouve sur un petit palier, s'assure à un gros bloc et constate que derrière un autre puits semble descendre encore plus profond que le premier.
Le matériel d'équipement est hélas déjà remonté et comme d'autres cavités nous attendent, il remonte un peu déçu mais l'aventure continuera une prochaine fois.
Nous continuons notre montée par le sentier des Liets et atteignons les pelouses des Boutils. Le casse croute au soleil est le bien venu.

Nouvelle cavité, le trou du Mulhadé, récemment indiqué par Jojo de Lestelles.
Jean Claude part en première et descend un joli puits d'une dizaine de mètres. La cavité semble continuer mais des traces de prédécesseurs attestent qu'elle n'est pas vierge. Il faudra cependant en dresser la topographie et continuer la descente du puits qu'il entrevoit après un petit rétrécissement.
Nous nous déplaçons d'une centaine de mètres et attaquons la désobstruction d'une petite entrée, repérée très récemment par Jean Claude.
Le courant d'air y est bien aspiré et nous motive pour la sortie des blocs.
Enfin quelques cailloux tombent dans un puits que nous venons de mettre à jour et c'est la joie dans l'équipe. Boum, ba da boum, très loin, très profond.
Encore une très belle trouvaille qu'il va falloir concrétiser.
Mais il est déjà l'heure de la descente, le jour va tomber rapidement, d'ailleurs nous venons de changer d'heure.
La suite.... très bientôt.

 La Péne de la Héche


Alain M


jeudi 25 octobre 2012

Dans la Pierre en crue

Samedi 20 octobre CR de David
 
 
Aujourd'hui avec Jérémie et Olivier nous avons prévu d'aller dans Arphidia. Nous partons de chez Madeleine direction le tunnel de La Verna. Nous laissons la voiture au col il faudra faire le reste à pied... heureusement nous sommes équipés de parapluies. Après s'être changés nous ouvrons la porte et là pour ce qui ont des cheveux ça décoiffe ! Nous nous dirigeons vers Arphidia...  seulement il y a trop d'eau pour que l'on puisse passer En effet, les rivières et actifs sont en crue vu ce qu'il tombe à l'extérieur et ce qui est tombé la veille.
 
 Nous décidons donc d'aller à La Verna et de remonter par le shunt jusqu'à la Salle Chevalier car la rivière est infranchissable comme nous l'a dit Cédric qui s'occupe de faire les visites de la Salle de La Verna. Cela tombe bien aujourd'hui, il y a des visites et la salle est donc éclairée, c'est vraiment très beau de l'eau tombe du plafond La cascade est énorme il y a même des embruns comme au bord de la mer. 
 
 
Nous montons jusqu'au barrage et là, un mètre d'eau passe au dessus Le courant de la rivière est si puissant que si l'on y tombait dedans, on se retrouverait dans le trou du Renard en moins de cinq minutes! Nous commençons à monter dans le shunt et arrivons aux côtes de la rivière déchainée; puis nous progressons en nous éloignant d'elle jusqu'à arriver à une tyrolienne. Là Jérémie hésite mais il ne sera pas bien dur de le convaincre. 
 
 
Je passe en premier pour pouvoir tracter Jérémie sur la tyrolienne, il arrive sans encombre de l'autre côté de celle-ci et Olivier ferme la marche. Nous continuons un petit peu mais Jérémie a froid et nous décidons de manger et de faire demi tour. Arrivés à la tyrolienne nous apercevons des lampes de l'autre côté. On décide de passer avant ces personnes. C'est un grand groupe d'espagnols qui est là. Jérémie a donc pu mettre en pratique ce qu'il a appris à l'école en espagnol avec ce groupe. Nous retrouvons ensuite la rivière déchainée où on voulais tenter le plongeon, puis La Verna où il y a moins d'eau et enfin l'air libre.

Jérémie Olivier et David

Un petit tour au Renard…



 Dimanche 21 octobre CR par Olivier.
Nous allons Jérémie et moi faire un petit tour au Renard voir l’entrée jusqu’au premier puits. Je ne suis pas allé depuis la crue du 10 novembre 2011 ou le trou a été émissif.
La tôle d’entrée n’a pas bougée à ma grande surprise ni le reste d’ailleurs. Je pensais que les mâts de perroquet auraient dégagés, les câbles à l’entrée en vrac, mais non. Tout avait l’air très normal.

Quelques photos et retour  à la maison. En passant, nous nous arrêtons au barrage de Sainte Engrâce.  Whaoooo !!!

dimanche 21 octobre 2012

Le trou à Jojo

Dimanche 21 octobre. JC Mengelle

Jeudi dernier, au retour du Péruvien, Jean Claude rencontre son ami Jojo et s’arrête pour discuter.
Comme je le suivais, je m'arrête aussi. Jojo est intarissable et nous raconte ses histoires en rapport avec les "tuttes" de St Pé. Le chien tombé dans un gouffre et qu'il a sauvé plusieurs jours après malgré la neige et le mauvais temps.
Il nous parle aussi d'un trou qui serait situé vers les Boutils. il nous en fait une description qui doit impérativement permettre de le retrouver.

Les pluies et crues de ces 2 jours (voir "Blog du Bout du Pont") interdisent sérieusement de faire de la spéléo.
Il faut attendre cet après midi pour que Jean Claude, en mal de prospection, monte chercher la cavité à Jojo.
Et le trou est retrouvé. 
"C'est un puits assez gros avec une toute petite entrée. Il doit faire dans les dix mètres mais ma lumière était très faible et je ne vois pas si ça continue."
 Ce sera le Puts du Mulhadé (se dit muyadé).

Au passage une autre cavité est repérée "Il fait dans les -4 mètres et une trémie bouche tout. Je n'ai pas senti de CA"
 Ce sera le Trou des buis. 

La suite, pour très bientôt, le temps semble vraiment s'améliorer.




Alain M 

vendredi 19 octobre 2012

Le trou du Péruvien

Jeudi 18 octobre.
Patrick et Sandrine, Jean Claude, Serge et Alain M

A la sortie précédente, le 15 septembre, un rétrécissement bloquait la progression à -44m.
Ce rétrécissement, sur 1 mètre, laissait supposer un nouvel élargissement et une suite prometteuse.
Il fallait donc y retourner.
Cette fois ci la montée se fera par la carrière, il parait que c'est plus court.
Le rendez vous est à 9 heures et tout le monde est là.
Jean Claude, retenu pour la matinée, à décidé de nous rejoindre en début d'après midi.
La montée est effectivement très rapide et moins de 30 min après le départ nous sommes déjà au col du Nabails.
Le reste n'est que formalité. Nous passons au B8 récupérer un peu de matériel. Il aspire toujours autant.
Encore 150 m et nous arrivons au Péruvien. Lui aussi aspire très fort, bon signe pour la suite de la sortie.
Petit rééquipement de rigueur pour l'entrée, on s'équipe et c'est la descente rapide, tout le monde étant pressé de voir la future suite.
Perso, je découvre le méandre de -27où l'on s'était arrêté il y a quelque temps. Cela a bien changé même si de petits aménagements ne seraient pas superflus; mais ça passe et c'est le principal.
Après quelques mètres de méandre, on débouche effectivement sur un joli puits de 11 mètres.
Le bas est vaste avec d'un coté un plancher concrétionné et le nouveau méandre qui nous retiens pour l'instant.
La séance de paillage démarre, Patrick étant remonté à bloc !
Le travail avance rapidement, Serge assurant le nettoyage à chaque nouvelle paille.
Enfin, nous entendons les blocs tomber de l'autre coté, dans un puits qui nous semble immense avec un gros écho. C'est la joie.
Encore un peu d'aménagement et l'étroiture est déclarée franchissable pour tout le monde.
Serge part en équipement, Patrick restant en sommet de puits.
Il commence à descendre et bizarrement, avec Sandrine, nous l'entendons de notre coté, de plus en plus près. Inquiétude qui ne dure que quelques secondes car ce n'est plus Serge que nous entendons mais Jean Claude qui nous rejoint!
Serge, lui, descend, descend....
Il arrive en bout de corde, une C28, heureusement sur un palier et peut continuer sur la dernière corde, une C15.
Il se pose sur un palier formé de très gros bloc.
L'équipe le rejoint et recherche la suite qui est trouvée asses rapidement, entre blocs, un palier de cailloux fermant le passage.
Nouvelle séance de paillage et un puits de 8 mètres environ, avec un peu d'écho, va s'offrir à nous.
Hélas, plus de corde et il est déjà 16 heures. Il faut penser à remonter, certains devant travailler demain.
Patrick ferme la marche et fait le relevé pour la topographie.
Perso, j'aurais quelques difficultés pour repasser le méandre de -27 . Faudra quand même lui retailler les moustaches.

A 17 heures nous sommes tous dehors, il fait toujours beau. Encore un trou qui continue et certainement un nouveau -100 sur St Pé.
Bravo !




Alain M


 

Balade à la Clavette et au Quéou


Sortie aux gouffres de la Clavette & du Quéou :par Thomas Braccini (Le Tôt).
 « Bon, maintenant ça suffit, ça fait trop longtemps que nous n’avons pas mis les pieds sous terre… » Enfin en ce qui concerne Fanny et moi-même!!! 

Le mardi 16 octobre 2012… la Clavette ! 

Equipe : Anna, Fanny & moi-même
Objectif : travailler l’équipement de cavité…
Dans les bois, nous cherchons quelques champignons en vain… Je retrouve l’entrée originale de la Clavette près de l’énorme doline !
Nous mettons en place cette espèce de tyrolienne pour pénétrer dans la cavité… je pars à l’équipement et ça fait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé !
La cavité est brochée… et pourtant, je suis un peu rouillé ! Fanny me suis de près… avec Anna, elles font quelques réglages ! C’est cool, je commence à me régaler…
Au fur et à mesure de la descente, les puits deviennent de plus en plus beaux. 

  Dans les puits de La Clavette
Les filles en profitent pour faire un décrochement d’équipier pendant que j’équipe. J’enchaîne le 2ème kit et j’arrive sur le P67 de toute beauté !!! Je monte sur les blocs… j’observe les lumières de Fanny & Anna qui éclairent le puits, nous sommes à environ -160m.
Sans perdre de temps, nous attaquons la remontée… c’est assez fluide et nous sommes dehors vers 16h… 

 La sortie... au soleil

A 17h45 nous partons du monastère pour la cabane de l’Aoulhet. Dès le début, ça monte sévère, nos sacs ne sont pas légers ! Au milieu de notre marche, la nuit tombe et il faut être vigilent pour ne pas quitter le sentier… 
 Montée chargée...
Nous sortons enfin de la forêt pour remonter une prairie qui nous mène rapidement à la cabane de l’Aoulhet. Nous découvrons une cabane spacieuse et très bien équipée…
Hum, la nuit va être bonne… 

 "la nuit va être bonne..."

Le mercredi 17 octobre 2012… le Quéou !! Enfin !!
Equipe : Anna, Fanny, Rédg, FifyE & moi-même (Clubs : GSHP, Goulus & Aquaterrestres)
Objectif : travailler l’équipement de cavité…
La nuit a été bonne… le lendemain matin, nous prenons notre p’tit déjeuné devant un levé de soleil magnifique. Nous rangeons nos affaires et attaquons doucement la marche vers le Quéou. Nous entendons FifyE et Rédg qui sortent de la prairie en poussant des cris de pan… Grâce aux infos de Jean-Claude, nous trouvons sans trop de difficulté l’entrée ! 


Une fois à l’entrée du trou, nous ne perdons pas de temps… à l’entrée du P65, nous faisons comme Bubu a dit...on marche sur des oeufs! Mise à part la tête de puits, le puits est vraiment très beau. Ensuite, nous pénétrons dans le méandre et nous découvrons cette roche bien spécifique : le Lias Supérieur !
Nous observons au taqué de fossiles, notamment des rostres de Bélemnite… 

 ...comme des balles de mitrailleuse....

La roche est assez agressive et au bout d’un moment nous arrivons dans des volumes gigantesques… le fameux Triple A !
 Le Triple A

 Effectivement, il y a très peu d’obstacles verticaux… c’est étonnant !
Les blocs sont gigantesques, nous descendons cette énorme galerie ou nous retrouvons un actif. La rivière est vraiment superbe avec de belles dalles sculptées par l’eau !
La galerie se rétrécie, nous voici maintenant dans un méandre assez instable… 


En cherchant un peu, nous trouvons le passage pour la galerie du « Scroutch » ! C’est magnifique… nous faisons quelques photos et nous décidons de faire demi tour. 

 Au coeur du Scroutch

Tout comme les inventeurs, nous observons énormément de départs… La remontée se fait vraiment bien et nous arrivons rapidement à la base du P65 qui est bien fractionné.
A la sortie, nous sommes vraiment contents d’avoir pu visiter ce beau réseau. Les volumes sont époustouflants, les concrétions sont diversifiées & de toutes beautés, par contre la roche est particulièrement instable et il faut faire vraiment attention… 

Merci à Bubu, Jean-Claude & Jean-Luc pour nous avoir donné les infos… et la cabane, elle est plus que confort !!

lundi 15 octobre 2012

Initiation à la Salle Inf.



Samedi 13 octobre. Petite sortie initiation à la salle inférieure de la Bouhadère pour 4 personnes qui désirent adhérer au club. Il y avait 3 personnes pour les encadrer : Jean Marc, Jonathan et moi (Bubu).

Rentrés sous terre vers 11 heures et sortie vers 17 heures. Tout s'est très bien passé même si on a un peu explosé le temps qu'on pensait passer sous terre ! Certains vont avoir mal aux muscles ce matin !

Les photos de jean Marc ici

dimanche 14 octobre 2012

Les oubliés du Cébéri

Samedi 13 octobre 2012
Durant la dernière semaine, Jean-Claude n'était pas resté inactif et à défaut de ramasser des champignons, il nous avait trouvé 9 nouvelles entrées dans un secteur qu'on pouvait supposer bien fouillé. Samedi nous partons à trois pour voir de quoi il en retourne (Jean-Claude, Sandrine et Patrick). Le premier gouffre se situe sur le flanc sud du Céberi, juste au-dessus du col des Nabails. C'est un beau puits de 11 m qui se prolonge par un méandre se pinçant au sommet d'un ressaut estimé à quelques mètres. Au bruit, la suite n'a pas l'air très grosse, mais surtout il n'y a pas d'air. Topo rapide et nous passons au suivant.



Le second gouffre se situe de l'autre côté du Céberi, dans une série de grandes dolines. L'entrée est belle et on devine le départ d'une galerie. Six mètres plus bas, il y a bien un conduit, mais celui-ci est rapidement bouché par une trémie. Dans la même doline, nous descendons une seconde cavité bouchée à -6m.



 

Jean-Claude nous conduit ensuite dans une autre doline où s'ouvre une belle fracture profonde d'une dizaine de mètres. Nous la fouillons mais là aussi, il n'y a pas de prolongement.
 


 
 Nous descendons ensuite sur le flanc nord du Céberi et grâce au GPS, nous retrouvons le gouffre suivant, un puits d'une quinzaine de mètres couvert de gros blocs que nous commençons à dégager. Mais certains sont décidément bien trop lourds et il faudra revenir avec du matériel adapté.

 
Jean-Claude aura-t-il le dessus ???

Le gouffre suivant se trouve plus bas dans la pente et son entrée, au pied d'une petite falaise, paraît plus intéressante. Après une courte galerie nous parvenons au-dessus d'un puits de 15 m qui avait déjà arrêté Jean-Claude quelques jours plus tôt. Un gros bloc fera l'affaire pour le premier amarrage et un spit nous permet d'atteindre le fond à -17 m. C'est bouché de toute part, dommage.

Le sommet du P.14
Il nous reste encore un trou à voir et celui-là aussi est bouché par de gros blocs. Derrière, les cailloux que nous lançons dégringolent d'une dizaine de mètres dans un conduit visiblement très pentu. Nous bougeons quelques gros cailloux et parvenons à ouvrir un passage presque pénétrable. Mais une grosse dalle, menace de boucher l'orifice. Ici aussi, il faudra revenir avec du matériel de désobstruction. Pour finir, un coup d’œil est jeté dans le dernier trou qui visiblement est une  une fissure de décollement.

Il est 16 h et nous avons réussi à voir tous les trous découverts par Jean-Claude. Nous n'avons plus qu'à redescendre et chemin faisant nous passons devant l'Interclub et le Françoise tous proches. Mais ceux-là sont connus.

Au total, 9 nouveaux trous sont ajoutés à la base démontrant, s'il en était besoin, que ce massif réserve encore bien des surprises même à deux pas d'un réseau aussi connu que Bétharram....
Patrick

vendredi 12 octobre 2012

Soum de Camp Long avant la pluie

 
Jeudi 11 octobre 2012
Ce matin le ciel est relativement clair. Malgré l'annonce de pluies "éparses" nous décidons de monter rapidement voir les trous de Camp Long repérés la semaine précédente (Serge, Sandrine et Patrick). Nous attaquons le sentier vers 8 h 30. Après quelques hésitations pour trouver le bon itinéraire dans la partie basse, nous empruntons un ancien sentier qui suit la croupe menant au sommet. 
Nous retrouvons facilement le premier gouffre situé en contrebas du sentier des Labasses. Une sangle sur le chêne qui surplombe l'entrée, une seconde sur une grosse racine et nous voici en bas du puits qui mesure 12 m. Au fond c'est entièrement bouché et il n'y a strictement rien à faire. Enfin, c'est ce que je pensais avant que Serge ne sente investi d'une mission libératrice envers le paquet de salamandres qui grouillent au fond et sur les parois du puits. Je n'irai pas jusqu'à dire que le kit en était plein lorsque nous sommes ressortis du gouffre, mais pas loin....


A peine sorties du kit, les salamandres ne nous laissent même pas le temps de faire une photo de famille. Et quand nous quittons les abords du gouffre, nous en voyons déjà foncer vers le seul endroit de fraîcheur et d'humidité du secteur, je vous laisse deviner où...

Le ciel est déjà bien sombre lorsque nous parvenons au second gouffre. Une nouvelle paire de sangles est mise à contribution et nous nous retrouvons 15 m plus bas, au fond du puits, coupé par un large palier. Heureusement, il n'y a pas de batracien dans le secteur, mais en revanche, il semble y avoir une petite continuation derrière une diaclase large d'à peine plus de 10 cm. On ressent même un peu d'air. Une lucarne, 4 m plus haut devrait permettre de contourner l'obstacle. Serge s'y enfile et rejoint l'autre côté de la diaclase, mais c'est bouché de toute part....

 

Le trou est bien fini, mais en surface, Sandrine nous annonce que ça se gâte... Une bonne pluie bien dense qui, comme d'habitude n'a rien d'éparse... Nous avions envisagé d'aller voir d'autres trous plus loin, mais nous préférons battre en retraite. A midi, nous sommes à la voiture....
Patrick



lundi 8 octobre 2012

Le fond du fond au Quéou...

Samedi 6 octobre 2012
Comme d'habitude, nous sommes montés la veille à l'Aoulhet (Serge, Régis (GSVO), Sandrine et Patrick) afin d'entrer dans le gouffre à l'aube, le samedi matin. Petit feu de bois, confit de canard, le menu est désormais bien rôdé. Régis, pour sa première descente au Quéou n'est pas venu les mains vides et déballe de son sac un petit bidon de bière pression que nous réservons pour la sortie.
Le réveil sonne à 7 h et nous sommes dans le trou à 8 h 15. Il fait déjà très chaud et au dessus du puits, le courant d'air aspire franchement. Deux heures plus tard nous sommes dans la salle Madeleine. Là, nous nous séparons en deux équipes. Serge et Régis vont directement au fond pour attaquer la désobstruction, tandis-qu'avec Sandrine nous faisons quelques photos et fouillons les fossiles de la rivière afin de complèter la topo.

 
L'amont de la salle Madeleine se termine sur un puits remontant au sommet duquel,on distingue un départ qui sera un bon objectif pour les futures sorties.


En aval de la salle, un petit puits amène à l'aplomb du Canyon de l'Ulcère puis à la Salle à Manger où l'on retrouve la rivière (-450 m)

 
 L'affluent de la Salle à Manger, comme l'Ulcère, se développe sur un niveau marneux.

Le premier départ est un méandre qui shunte le laminoir au bas de la salle à manger. Il redonne un peu plus loin dans la rivière, mais il recoupe également un méandre beaucoup plus gros dont l'amont remonte dans le pendage. Une courte escalade et des passages en vire permettent de rejoindre le bas de la salle Madeleine. il reste cependant une petite escalade à faire pour atteindre un petit conduit supérieur, mais la zone est très fracturée.


La rivière du Prévisionniste, en aval de la salle à Manger, débute par une zone basse que l'on peut court-circuiter par des méandres fossiles.

  Plus loin, le ruisseau s'écoule dans un beau méandre sinueux et étagé, parfaitement horizontal.
A -455 m, la rivière reçoit en rive gauche un bel affluent qui coupe la galerie sur un remplissage calcifié, surcreusé latéralement par le ruisseau principal. 

Plus loin, une seconde escalade nous permet de boucler la topo avec la galerie supérieure vue 15 jours plus tôt. Nous avançons vers l'aval en vérifiant tous les départs, mais à chaque fois il s'agit simplement de dédoublements de la galerie principale. Encore quelques photos et nous parvenons au terminus où nous retrouvons Serge et Régis creusant dans un brouillard épais. Ce n'est pas très bon signe. De plus, ils se sont heurtés à un plancher stalagmitique difficile à casser. Pourtant Serge avait fabriqué un outil spécialement pour conçu pour cet objectif. Notre arrivée sonne l'heure du casse croute et le bilan global n'est quand même pas très positif.

L'équipe des "désobeurs"

Nous décidons de poursuivre la désobstruction jusqu'à la petite rotonde que nous commençons à entrevoir pour prendre une décision. Serge, débordant d'énergie, parvient à pulvériser le plancher stalagmitique, suffisamment pour que nous puissions glisser la tête dans la fameuse rotonde. L'argile occupe toute l'espace, il n'y a pas d'air et le conduit semble très petit. Seule consolation, le plafond est orné de magnifiques concrétions.

 Quelques détails du fond du Quéou...
Cette-fois-ci, l'exploration de l'aval du Quéou semble bien compromise. Un petit coup d’œil au siphon terminal, nous permet de constater que la voûte qui plonge dans la vasque correspond à un niveau marneux, sans doute à l'origine du passage noyé.
Un peu déçus mais pas vraiment surpris, nous rapatrions le matériel dans la galerie du Scroutch en vue de l'escalade au sommet de la salle Madeleine. Nous allons repérer le départ, et visiblement cela ne devrait pas être trop compliqué.
La galerie du Scroutch juste avant le puits d'accès à la salle Madeleine (-395 m)

Gros plans sur des "Scroutchs"... 

Il ne nous reste plus qu'à regagner la surface, mais comme il est encore tôt, nous fouillons un peu les départs latéraux. Dans le canyon du Triple "A" nous constatons qu'un affluent double quasiment le débit initial de la rivière. Une escalade dans ce secteur fait déjà figure d'objectif majeur. 
Dans la salle de la Lebe, nous remontons également le conduit latéral jusqu'à la base d'un superbe puits estimé à plus de 50 m de hauteur. Nous complétons la topo et faisons de même dans la salle située juste avant. Là aussi, c'est un puits impressionnant qui remonte vers la surface.

 Dans la rivière, sous le labyrinthe du Four à Chaux (-390 m)

Nous ressortons vers 17 h 30 après 9 h passées sous terre.
A la cabane, Régis trop content de marquer le coup, nous propose une bière pression, mais malheureusement nous n'aurons droit qu'à quelques verres de mousse, le bidon magique ne fonctionnant qu'à une température de 4 à 7 °.

 
Ce soir une page du Quéou semble tournée, mais tout n'est pas terminé pour autant. Le programme des prochaines sorties sera orienté vers les escalades pour atteindre d'éventuels amonts.

Patrick