samedi 30 juin 2012

Yerse, le petit trou oublié

Samedi 30 juin

Patrick, Sandrine, Étienne et Alain M

Nous remontons au Yerse pour continuer la désobstruction du petit trou trouvé par Patrick et Sandrine il y a quelques temps.

Le temps n'est pas très beau et vers 900 m d'altitude nous sommes dans le brouillard complet. Un peu d'orientation et Patrick nous trouve un sentier qui nous conduira directement à la cavité.Bravo

Le vent est soufflant, très violent et froid.
C'est un méandre perte. Au bout de 5 mètres il recoupe un autre méandre à la perpendiculaire, avec amont et aval. C'est bien sur l'aval qui nous intéresse. Le vent vient de là et après quelques lancés de cailloux nous sentons que derrière c'est un peu plus gros.
Malheureusement, faute de temps et le mauvais temps se mettant de la partie, nous devons quitter précipitamment les lieux vers 17h30, dans la brume et sous un déluge.
Il nous faudra plus de 2 heures pour atteindre les voitures.
C'est sur, il faudra y revenir, ça sent bon.

A noter que lors du camp fait en 1995, nous campions à moins de 100 m de cette cavité.










Les fleurs du Yerse






Alain M



Canyon d'Ossoue inférieur


Dimanche 23 juin 2012
Il fait grand beau sur la vallée d’Argelès et j’ai deux collègues qui veulent découvrir les canyons du coin; alors direction Gavarnie et le canyon d’Ossoue inférieur !
Nous sommes sur place vers 11h. Petit coup de fil au répondeur EDF pour savoir si le barrage d’Ossoue retient bien l’eau qui vient en direct du glacier du Vignemale: c’est OK. Nous nous équipons et c’est parti pour la marche d’approche de 3 minutes! Premier petit rappel pour prendre contact avec l’eau qui est bien celle du Vignemale: très fraîche. Ensuite les difficultés s’enchaînent  tranquillement: nous ne sommes pas non plus sur un canyon très engagé...Nous en profitons pour bien vérifier les amarrages en vue du rassemblement Midi Pyrénées Canyon  des 14 et 15 juillet. Nous testons même les sauts y compris celui de 11 mètres.
Tout se passe bien, et à voir les feuilles bloquées sur certaines broches d’équipement, il n’a pas du y avoir beaucoup de passage en ce début d’année .
Petite surprise sur le milieu de la descente: nous trouvons une corde en place sur un rappel. Comme nous n’avions vu personne devant nous, petit moment d’angoisse...un accident ? Je remonte la corde... Ouf, rien! Par contre de belles tonches sur l’extrémité de la nouille, signe quelle est là depuis un bon moment Un coup d’œil dans la vasque par sécurité, rien d’anormal.
Nous continuons et sortons vers 14h15. Dix petites minutes de marche retour,et pique nique au soleil en face du cirque de Gavarnie... plutôt sympa comme fin de sortie!

mercredi 20 juin 2012

Betapagaye, "the end"

Mercredi 20 juin 2012
Il fallait en avoir le cœur net. Nous étions restés sur notre faim lors de la précédente virée au Bétapagaye. En effet, malgré une bonne série de désobstructions, le puits terminal ne semblait pas avoir de prolongement digne de ce nom et il nous restait à voir de belles lucarnes dans le puits Zabelle. Nous y retournons à deux (Sandrine et Patrick) avec perfo et matériel d'escalade. Il fait une chaleur moite et une brume rafraichissante s'échappe de l'entrée et s'écoule dans le vallon. Au puits Zabelle, nous équipons une vire pour rejoindre la lucarne inférieure, la plus grosse. En 4 goujons nous parvenons à l'atteindre. Malheureusement, elle communique au travers d'un éboulis, avec le puits suivant. Au dessus, une cheminée rejoint la lucarne située plus haut. 
Du coup, nous décidons de retourner au fond pour vérifier qu'il n'y a pas d'air. C'est effectivement le cas et à -120 m, le boyau terminal  ne mérite pas la moindre désob. Il faut laisser tomber et le mieux est de déséquiper car les objectifs ailleurs, ne manquent pas...


 Nous ne voulons avoir aucun doute sur d'éventuels prolongements aussi, au sommet du puits Zabelle, nous attaquons l'escalade de la grosse lucarne qui domine le boyau d'accès. Le premier ressaut est négocié en libre sur de grosses lames acérées. Au dessus, on distingue nettement l'arrivée d'un méandre amont mais aussi, un départ, dans le prolongement, qui semble se poursuivre vers un aval, dans le pendage. Pas de doute, il faut aller voir. L'escalade reprend, sur un calcaire franc et abrasif. Dix mètres plus haut, nous parvenons dans le méandre. Malheureusement, il y a bien un aval, mais celui-ci redonne dans le puits Zabelle par un conduit très étroit. Cette-fois-ci, nous avons bien l'impression d'avoir tout vu. Nous bouclons la topo et terminons le déséquipement avec des sacs bien plombés. C'en est fini de Betapagaye !

CR. Patrick

lundi 18 juin 2012

Le Quéou en photos

La série de photos prises pendant l'exploration







Alain Massuyeau

Le Quéou comme si vous y étiez

Les nouvelles galeries du Quéou explorées ce weekend. Vidéo de Jean Claude





Cachemela, nous revoila

Ce dimanche, en redescendant de l'Aoulhet, il était tentant de passer faire un tour au Cachemela.
De plus, la découverte hier après midi dans le Quéou de l'affluent des Sangsues alimentait les conversations et faisait rêver même les plus aguerris aux découvertes exceptionnelles.
Le brouillard est tenace mais nous rejoignons rapidement l'Artigue de Richou et faisons la descente des 150m.
Nous rejoignons le sentier, remontons de quelques mètres et arrivons à la cavité.
Le vent y est toujours aspiré, bien que moins violent que la semaine précédente.
Joël qui devait nous rejoindre n'est pas au rendez-vous et n'arrivera que sur les coups de 10h30. Il était en avance et est passé avant nous et de ce fait a continué sa montée vers les pelouses de Serre Pourcou. Belle balade ma foi!

A la cavité, le travail reprend et après quelques paillages, nous gagnons plus d'un mètre cinquante. Les travaux sont plus importants que prévus et à 13 heures nous abandonnons, les votes nous appellent!

Nous y reviendrons rapidement.

La descente sera délicate pour certains qui vacillent un peu des genoux .
Le brouillard se lève petit à petit et à l'arrivée aux voitures, c'est le grand soleil et la chaleur.

Mais quel beau weekend !

 AM















dimanche 17 juin 2012

Le Quéou n'a pas fini de nous surprendre

Samedi 16 juin. 
8 spéléos sont partant pour cette nouvelle séance d'exploration au Quéou.
Patrick et Sandrine, Jean Luc, Jean Claude,  Serge, Bruno, Alain D et Alain M 

La montée à la cabane s'est faite le vendredi après midi sous un très chaud soleil et après une bonne nuit, nous nous levons aux aurores.
Nous sommes prêts vers 7h30 et la première équipe de 4 part pour équiper le puits entrevue à la sortie précédente.
Les 4 suivants "plongent" sur les coups de 8h30.
Peu d'eau dans la rivière malgré les grosses pluies du weekend précédent.
La descente se passe bien et rapidement mais il faut quand même près de 3 heures pour atteindre le terminus du Scroutch.
Il nous faut ensuite trouver les passages empruntés par l'équipe de pointe, tout en réalisant des photographies et en admirant ce que la nature à fait de plus beau sous terre, les concrétions.
C'est une profusion de choux fleurs, d'aragonite, de stalactite et stalagmites qui nous accueille sur plus de 50 mètres de galerie. Que du bonheur dans cette galerie minérale digne des plus beaux comtes de fées.
Enfin, nous rejoignons la première équipe, dans une vaste salle baptisée de suite salle Madeleine.
Il est midi, l'heure de prendre un déjeuner bien mérité.
L’ambiance est au beau fixe, dans la salle coule une petite rivière qui part vers une zone noire que personne n'a encore pénétrée. La suite, elle est là.
Un peu de café et toute l'équipe part pour une exploration digne du voyage au centre de la terre de Jules Verne. Nous avançons doucement et découvrons une rivière qui serpente paresseusement , avec de chaque coté de très nombreuses concrétions, des galeries fossiles supérieures, que du très beau, du bonheur.
Chacun y va à son tour et ce sera plus de 400 mètres de très jolies galeries que nous allons découvrir. Quelques passages bas ralentirons un peu la progression mais rien de bien étroit.
Enfin, nous atteignons un affluent rive gauche et la galerie principale prend des proportions plus importantes. L'affluent apporte autant d'eau que le ruisseau que nous suivions auparavant.

Nous continuons notre progression mais hélas, après une cinquantaine de mètres, le plafond s'abaisse et nous laisse entrevoir un siphon. De ce coté c'est terminé.
En remontant, au dessus de l'affluent nous découvrons une très belle galerie, sur une cinquantaine de mètres, ornée de concrétions d'une blancheur immaculée. Malheureusement après 50 mètres la progression se termine.
Il ne nous reste que l'affluent qui est remonté lui aussi sur près de 50 mètres. Le plafond la aussi s'abaisse et un passage étroit nous empêche de progresser. Seul le vent, très violent et aspiré, continu sa progression.
Il est déjà plus de 15 heures, il va falloir penser à remonter, nous sommes à 450 mètres de profondeur.

Vers 20 heures tout le monde sera sorti et un copieux repas  nous redonnera les forces que nous avons dépensées.
La suite des explorations, dans quelques temps.










































































Alain M


dimanche 10 juin 2012

Sous les ifs il n'y a pas de salamandres

Dimanche 10 juin, St Pé de Bigorre
Bubu, Jean Claude, Jean Luc, Jean Marc et Alain.
Objectif, le Cachemelat.
Cavité entrevue en 2010, en hivernale , avec un fort courant d'air soufflant.
Depuis l'on sait qu'au dessous doit se développer de grandes cavités telle le Quéou.
Il est donc bon d'y retourner au cas ou.
La météo de ce dimanche est très mauvaise mais à 10 heures à St Pé il fait presque beau. La montée se passe bien et à midi nous sommes au bord du trou pour casser la croute.
Vérification sur le courant d'air, là il ne souffle plus... mais il aspire très violemment.
Alain descend en premier voir l'étroiture à -4m qui avait arrêté la progression. Le vent tourbillonne dans son dos et part à la verticale dans la fracture large de quelques cm mais aussi de l'autre coté, dans une zone concrétionnée qui laisse entrevoir une suite.
Nous décidons d'entamer la désobstruction. Un passage se livre rapidement à nous et va donner sur la lèvre d'un petit puits. 
Pendant ce temps en surface, la nuit est presque tombée, bien qu'il ne soit que 14 heures. Il commence à tomber une pluie drue, constante, qui vous mouille de partout.
A 15 heures 30 nous décidons d'abandonner nos travaux de désobstruction (qui allait donner rapidement) et de nous replier vers la cabane d' l'Aoulhet situé à 150 m de là (en altitude).
Montée en poncho, sous une pluie battante comme l'on en voit rarement en passant par la combe de l'Artigue de Richou. Seuls quelques ifs nous procureront un peu d'abri.
La cabane est enfin atteinte, changement de tenue et nous attendons une bonne demie heure mais le temps ne s'arrange pas. La descente se fera elle aussi sous une pluie battante, en évitant d'écraser les salamandres qui sont nombreuses avec cette humidité.

Arrivé aux voiture avec pas un poil de sec et comme par miracle (on est près d'un monastère), la pluie s’arrête de tomber.

Cavité à revoir mais quand il fera meilleur.

 CR  Alain M, Photo JM P, Film JC M




Le vent lors de notre première intervention en décembre 2010

Betapagaye, à bout de souffle....

Samedi 9 juin :
Suite à l'explo de mardi dernier, nous avons hâte d'en découdre avec le méandre de -100. Nous sommes 4 ce samedi (Joël, Etienne, Sandrine et Patrick) et notre réserve de batteries et de pailles devrait nous permettre d'atteindre le puits sans trop de problèmes. Nous entrons dans le trou vers 10 h 30. Il n'y a pas vraiment d'air. Arrivés au fond nous attaquons sans tarder le chantier. Celui-ci est assez inconfortable et ne permet pas de travailler à plusieurs aussi, nous enchaînons les pailles sans trop chercher à exploiter les résultats. 

 Le début du méandre de -100 m. 
Sa forme en trou de serrure a beaucoup facilité les travaux. (photo Alain D.)

Le méandre fait 5 m de longueur puis, un virage à angle droit mène au sommet de la verticale, mais dans ce virage, le conduit prend la forme d'un laminoir que nous peinons à agrandir. Ce n'est qu'en début d'après-midi, que nous parvenons enfin à mettre notre nez au sommet du puits. La résonance était bien trompeuse car le volume est plus restreint que prévu. Mais avant de le descendre, il faut encore agrandir. Nous sommes prés du but et c'est à ce moment précis, que nous entendons des raclements et une bordée de jurons venant des puits du haut. C'est Alain D. qui débarque au bon moment. Du même coup, le niveau sonore augmente brusquement mettant un terme à l'ambiance studieuse qui prévalait jusque là. Ne disposant que de peu de temps, Alain nous met la pression pour accélérer les choses quitte à faire l'impasse sur quelques tirs de confort. Nous échangeons les kits de désob contre ceux d'équipement et enfin nous pouvons équiper le puits du Plumeau. 


 Le départ du puits du Plumeau (20 m) (Photo Alain D.)

C'est un joli tube de 17 m de vertical suivi d'un ressaut de 3 m. Malheureusement, le courant d'air y est très faible, et nous sommes dans un brouillard qui peine à se dissiper. La suite est un méandre étroit barré par une étroiture difficilement franchissable. Il va à nouveau falloir utiliser les pailles. Alain nous quitte et nous nous remettons au travail. Une paille sera suffisante et heureusement car le courant d'air est vraiment trop insuffisant. Derrière le rétrécissement nous parvenons à progresser de 5 m dans un méandre tout juste pénétrable. Une chicane verticale mettra un terme à l'exploration. Le conduit (0,6 x 0,20) semble s'agrandir un peu plus loin (ressaut d'1 m) mais ce n'est vraiment pas gagné et en plus, il n'y a pas d'air, ou si peu...
 Ambiance brumeuse au bas du puits du Plumeau... (Photo Alain D.)


Nous laissons équipé pour revoir ça un jour plus propice aux courants d'air et remontons en faisant la topo. Au passage nous essayons de comprendre où file le courant d'air qui vient de la zone d'entrée et celui qui sort du boyau de -100 m. Les 3 gros départs vus dans le puits Zabelle pourraient peut-être nous apporter la solution et en tout cas, elles feront un bel objectif pour une prochaine sortie. 
T.P.S.T. : 7 h
Compte rendu : Patrick

La topo mise à jour.

vendredi 8 juin 2012

Malacaou

Qu'allait faire le CDMMSP sur le Céberi ? Il doit y avoir des mousserons dans le coin ! Mais il ne dira rien !
Toujours est-il qu'il a trouvé un nouveau trou avec un fort courant d'air glacial !
Il est rentré sur 2 ou 3 mètres, puis ça descend et il faut nettoyer pour pouvoir passer...
Et donc une nouvelle fois, c'est arrêt sur rien ! On ne va bientôt plus avoir assez de jours fériés, de vacances et de retraités pour tout explorer !


L'entrée de ce nouveau trou. Vous sentez le courant d'air glacial ?
C'est le trou de Malacaou !

mardi 5 juin 2012

Dans les puits de Betapagaye

Mardi 5 juin 2012 :

Nous sommes 4 pour ce nouvel assaut : Serge, Jean Luc, Sandrine et Patrick. Nous entrons dans le trou vers 10 h 00 et curieusement, il n'y a pas franchement d'air. Un petit nettoyage du  puits d'entrée où quelques blocs restent menaçants puis nous filons à notre terminus.

 La salle des Campanes à -30 m (Photo A. M.).

Le puits, estimé à 20 ou 30 m, mesure en fait 45 m. Les proportions (8 x 4 m) restent les mêmes sur toute la hauteur. Au bas (-78 m), deux puits se présentent. Le premier, situé à l'aplomb de la corde du P.45, débute par un passage resserré et nous lui préférons le second plus vaste et s'ouvrant  à l'autre extrémité du P.45, le long d'une fracture bien marquée. Le départ, un peu glaiseux, donne sur un puits de 15 m. Au bas les parois se resserrent et 9 m plus bas, nous quittons la diaclase pour un méandre devenant très étroit (-100 m). Nous nous enfilons dans les différents niveaux de ce dernier et finalement Serge parvient à forcer un passage où la résonance devient importante. Malheureusement, pas moyen de se retourner et de voir la suite, mais un cailloux lancé au jugé tombe dans un puits estimé à une quinzaine de mètres. Il faudra agrandir mais dans l'immédiat, nous préférons aller voir l'autre puits dans le cas où celui-ci rejoindrait cette branche. Nous remontons en déséquipant et en faisant la topo. L'autre puits amène, 20 m plus bas, sur le départ d'un méandre rapidement bouché par du remplissage (pas d'air). Nous sommes alors au point bas actuel du gouffre (-101 m). Inutile d'insister par ici, nous remontons pour revenir sur nos pas et redescendre dans la première branche afin de commencer le chantier car il nous reste de la batterie. Pour être efficace, il nous faut attaquer l'élargissement du méandre dés le début. Heureusement la roche bien compacte rend le "paillage" hyper efficace. Nous asséchons les batteries et au total nous progressons de près de 3 m. Il reste quasiment la même distance avant d'atteindre le puits. Nous en restons là pour aujourd'hui et remontons tranquillement en complétant la topo. Nous sommes dehors vers 17 h00 (TPST 7 h00).

Compte rendu : Patrick

dimanche 3 juin 2012

Etienne, bienvenue au club !

Samedi 2 juin
Quoi de mieux que l'accueil d'un nouveau membre au club et de plus si celui ci est autonome, aime les étroitures, n'est pas rebuté par le portage et à de la chance, alors là, c'est le bonheur.
Ce samedi nous étions donc 5 pour accueillir ce nouveau membre venu des Alpes, Sandrine, Patrick, Jean Claude, Bubu et Alain M. Étienne il s'appelle et comme l'on dit souvent ici, à la tienne Étienne, nous aurions pu sabler le champagne après la sortie.
Direction Bétapagaye, il ne nous faut pas trop de marche, certains ont beaucoup marché ces jours ci et de plus il fait chaud, très chaud. Temps idéal pour la chasse au courant d'air, la cavité souffle très fort.
Équipement et rapidement nous descendons le puits d'entrée, dedans nous serons au frais.
La première salle, le ramping, la petite galerie et son chaos de bloc, la descente en désescalade et nous voici au terminus de la dernière fois.
Le vent tourbillonne un peu partout et les différentes suites possibles sont rapidement vues. Patrick s'enfile vers le bas, massette au poing, Étienne au fond, en forçant une étroiture dans la glaise et les blocs. Les 2 chemins semblent se rejoindre, qui passera le premier ? Léger avantage pour Étienne qui nous crie rapidement : c'est grand!
On exulte, la suite est déjà retrouvée. Il nous faudra cependant pas mal de travaux pour que tout le monde passe dans des conditions normales. Ce sera vite fait, nous sommes tous impatients de continuer.
Derrière, après un ressaut sur un gros bloc, c'est une jolie salle déclive, d'une quinzaine de mètres de long et de 10 de larges qui s'offre à nous. C'est beau, c'est la joie.
Et la suite ? Tout le monde s'affaire à la recherche du courant d'air, qui vers le haut, qui vers le bas... Et enfin, en suivant le cours du ruisseau (à sec actuellement), un passage bas permet d'entrevoir une suite avec le courant d'air. Le plus fin de nos limiers s'y engage et quelques minutes après, nous l'entendons crier avec un gros écho. Ça continue, un puits, c'est encore plus gros!
En effet, nous le verrons tous après avoir réduit le passage étroit, un gros puits de 20 mètres de profondeur, 4 mètres de diamètre nous barre le passage ou plutôt s'offre à nous.
La joie, le trou continue une nouvelle fois, que de rêves et de projet dans ce calcaire qui, pas loin de là, à déjà offert plus de 8 kilomètres de galerie.
Après un casse croute bien mérité et une remontée consacrée à la topographie et à la mise au gabarit des passages les plus étroits, c'est la grosse chaleur humide qui nous accueille à l'extérieur.
Mais quelle belle sortie. Bravo Étienne et bienvenue.



 








L'équipe devant le puits                                                       Patrick prépare les trous ...

Alain M 

vendredi 1 juin 2012

Prétexte... pour se sauver de la noyade.

CR du jeudi 31, jour de la visitation... par Jean Claude

Comme disent certains, est-ce un prétexte d'aller aux champignons pour en fait chercher des trous, ou bien le contraire.
Ce jeudi, je suis monté à la Toue pour chercher des mousserons. Bien sûr je suis tombé sur des trous.
Des mousserons, j'en ai trouvé quelques uns, mais je n'étais pas tout seul à ramasser ces excellents champignons. Pendant que Patrick "trafiquait" du côté des Boutils dans la brume, moi je me faisait griller au soleil. La plaine était inondée par la brume alors que les Pyrénées à partir de 1300 mètres étaient sous le soleil. Regardez sur la photo ci-dessous, la vague qui passe par-dessus la crête du Pibeste. C'est impressionnant. (à droite, le Pré du Roy. Au fond, le Pic du Midi.)
La mer qui déborde
J'ai trouvé un trou souffleur (CA assez fort) sur une petite arête à côté des neuf cuves de la réserve d'eau qui alimente les abreuvoirs du col du Taboup. Ces cuves se trouvent dans les dolines du Marty-Peyras. Je ne sais pas s'il est connu mais son souffle fort mérite que nous allions le visiter.
Au retour, je suis passé par les trois croix de "Trescrouts" au-dessus du TO 506.
L'entrée du TO 506
Elles ont été peintes par je ne sais qui, certainement pour les mettre en évidence. Sur la photo on devine une autre inscription sous la troisième croix. 1526.

Les Tres Crouts