jeudi 31 mai 2012

Les Boutils dans la brume...

Jeudi 31 mai
Le soleil annoncé a vraiment du mal à percer et c'est dans un brouillard épais et humide que je rejoins le col de Nabails via la carrière d'Asson. Le but est de retrouver les trous situés sur le pourtour des Boutils. J'abandonne rapidement le sentier pour prospecter le versant nord. Il y a beaucoup d'affleurements rocheux et par endroit le pendage est quasi vertical. Malheureusement, pas de nouveau trou à l'horizon. Arrivé au sommet, je retrouve les BO 5, BO 4 et le BO 10. Pointage GPS mais le temps maussade n'est pas très propice aux courants d'air et il est difficile de déterminer ceux qui seraient intéressants à revoir. De l'autre côté du col, je retrouve la belle entrée du gouffre Herran. Le brouillard ne décolle pas et je redescends à travers bois pour rejoindre le sentier de Nabails. La prochaine fois il faudra remonter avec les cordes pour revoir quelques uns de ces gouffres.
CR. Patrick

lundi 28 mai 2012

Des Spandelles au Col d'Andorre

Le Monolithe noir
Compte rendu du Dimanche 27 mai 2012 par Bubu, photos de Jean Marc.
C'est à 6 que nous nous sommes retrouvés au col des Spandelles pour revoir avec le beau temps les trous repérés et/ou retrouvés avec Le Mass il y a 15 jours dans la tempête. Il y a Le Dol's et Brigitte, Jean Marc, Joel, Jean Claude et moi. 
Véro devrait nous rejoindre dans la journée. Pour cela elle dispose d'un Garmin Rino qui fait à la fois radio et GPS. Avec celui de Jean Marc, on pourra suivre son itinéraire et la retrouver sans problème.
Il est prévu du beau temps. Tout le monde en a besoin et les shorts et la crème solaire sont de sortie. Je propose de monter par le Monolithe noir pour retrouver l'ES107: le gouffre du Monolithe noir. C'est le plus profond du coin et il serait bien d'y jeter un nouveau coup d’œil, 25 ans après, avec des moyens de désob modernes.
Après avoir un peu galéré autour du monolithe, je tombe enfin dessus. L'entrée ne s'est pas beaucoup élargie mais le courant d'air est bien présent. Reprise des coordonnées GPS qui finalement ne sont pas si mauvaise, essai de marquage à la peinture mais le tube a séché, et reprise de notre ascension direction Les Escures.

Autour du Monolithe

Rassemblement autour de l'entréede l'ES 107 enfin retrouvé
Pour monter Aux Escures, 2 solutions: soit on monte tout droit jusqu'au sommet du Granquet et de là on suit les crêtes, soit on fait les fainéants et on part à niveau sur la droite vers le col. On a bien sur choisi la seconde solution. Erreur ! On s'est rapidement retrouvé dans des barres rocheuses, qu'il a fallu escalader comme on a pu, pour retrouver enfin le sentier des crêtes. On n'a pas sorti les cordes mais c'était juste.

Escalade en 3 sup culbuté...
 C'est en arrivant sur les crêtes que le brouillard nous a rattrapé. Il ne va plus nous quitter de la journée, jouant à cache cache avec le soleil. Mais c'est le brouillard qui a gagné et les éclaircies vont se faire très rares...
Le brouillard arrive.

Direction les zones soufflantes au niveau du sommet de Las Escures. En fait, on s'était trompé la dernière fois. Le Pic bien marqué de l'autre côté du col du Granquet n'est pas Las Escures mais un pic sans nom côté 1874 m. La neige a complètement fondu mais il est très facile de retrouver les zones soufflantes et les trous. Pause casse croute et on peut se mettre au boulot. Le Dol's a porté du cidre pour fêter sa nouvelle voiture. Tous les prétexte sont bons!
Les zones soufflantes



Pendant que les uns prospectent, désobent, prennent des positions GPS, d'autres équipent les trous sur amarrages naturels voire surnaturels et je les descends. Certains ont déjà été vus par les copains du GRAS il y a quelques années: GE 05, GE 08....Mais les marquages ont pratiquement disparus. Curieusement il n'y a pas de courant d'air ou vraiment très peu alors qu'il y a 15 jours, ils soufflaient très forts. Je pense que ces trous sont des fissures d'extension qui communiquent avec d'autres fissures côté cirque du Granquet. Quand le vent vient frapper les falaises du cirque, il s'engouffre dans certaines fissures, et ressort au sommet.
Le pic pointu au fond c'est Las Escures
Amarrages surnaturels sous le regard bienveillant du Dol's
La radio nous appelle. C'est Véro. Jean Marc nous dit qu'elle est à 3482 mètres de nous et 426 mètres plus bas.... Jonction d'ici une heure et demi....
On reprends notre balade. Il y a des fleurs partout, c'est magnifique. Dommage que le brouillard se fasse de plus en plus épais. 
Gentianes de l'ami Koch
 La prospection continue mais pas de grosses trouvailles. Joel s'acharne pendant quelques temps sur un joli départ mais un énorme bloc en travers nécessitera des moyens plus performants que sa massette...
Après avoir bartassé quelques temps, on se rassemble sur un semblant de col mais avec ce brouillard tout se ressemble. Jean Marc est inquiet. Il regarde son Rino et nous dit que Véro est en train de nous croiser mais de l'autre côté de la crête. On monte rapidement les quelques mètres qui nous séparent de la crête, on l'appelle et effectivement elle était là ! 10 mètres sous la crête. Trop fort. Moi ça m'espante cette maitrise des appareils de géolocalisation ! 
Véro surgi de nulle part.

Le temps s'étant fortement dégradé, on décide de raccourcir la balade et de rentrer par le col de La Laco. Pour moi, c'est du côté droit dans la pente. A ma grande surprise, Jean Claude nous entraîne du côté gauche de la crête... Bon, entre le GPS et le sens de l'orientation de JC, j'obtempère.
JC me dit qu'on devrait bientôt tomber sur une cabane en ruine. Je rigole. Plusieurs fois je suis passé par le col de La Laco et je sais très bien qu'il n'y a pas de cabane, même en ruine.
C'est à ce moment que le soleil décide une timide apparition, juste le temps d'apercevoir les ruines ...d'une cabane ! Trop fort encore une fois.
La cabane en ruine...Elle existe
 Il ne reste plus qu'à descendre tout droit dans la pente jusqu'à la piste du Col d'Andorre où nous avons laissé une voiture ce matin.Pas de grosses découvertes ce weekend mais une bien belle ballade sur les crêtes entre le Granquet et Las Escures. Déjà une autre rando est programmée de l'Estibette au Soum de Conques quand on pourra enfin compter sur du vrai beau temps.
















jeudi 24 mai 2012

Des nouvelles de la mascotte.



Les comptes rendus tant attendus. Par Anaïs

Rassemblement CO-J du 7-9 avril 2012-05-24
Nous étions trois du GSHP, en ce week-end prolongé de Pâques, à participer au rassemblement CO-J à la Coume Ouarnède : Thomas (venu plus tôt pour équiper), Jonathan et moi.
Week-end très sympa durant lequel les sorties se sont enchaînées, samedi, dimanche et même lundi ! Au programme pour ma part : Henne morte/ Commingeois, Raymonde (sans le delteil cependant, 130m de puits c’est encore trop ambitieux..) et Hérétique.
De multiples combinaisons étaient possible au sein de ce gruyère, comme PDG/Pène Blanque, Hérétique-Mille, ou encore Raymonde/Hérétique ; il y en avait pour tous les goûts !!
Le soir, les repas, minutieusement pensés par avance par Jonathan chargé des courses, nous permettaient de reprendre des forces, les affaires séchant devant la cheminée (oui, oui, mes chaussons en néoprène en portent même la trace…).. quant aux veillées, elles ont existé mais sans moi, petite joueuse, puisque je regagnais bien vite l’un des lits du gîte afin de récupérer 

 Une invitation qui ne se refuse pas !
Aragonite, vous avez dit Aragonite ?? En cette après-midi du 1er mai, je rejoins à Esparros plusieurs membres du SCMNE (Spéléo Club de la Montagne noire et de l’Espinouze) dont Sarah, rencontrée l’an dernier lors du rassemblement Midi-Pyrénées de Canyoning (souvenez-vous c’était en juillet !!).
Patrick Cabrol est chargé de faire des photos de la grotte pour la Communauté de Communes de Neste-Baronnies ce qui nous offre l’immense privilège d’aller au-delà de ce qui est visitable par les touristes pour découvrir plus profondément les joyaux de cette grotte ! Les murs d’aragonite se succèdent dans la gallerie, j’ouvre grand les yeux ! Il y en a partout, à droite, à gauche, en haut, en bas. C’est fragile et délicat, ça brille, c’est féérique.
Une après-midi où la technique ne servait pas mais dont l’émerveillement fut de taille !

 Voudrons-nous regagner la France ?
Après l’accomplissement du devoir civique, en route avec plusieurs membres du Gas pour nous rendre, au-delà de nos frontières nationales, dans la magnifique région Aragonaise de la Sierra de Guara.
Au programme 3 jours de canyoning les 18, 19 et 20 juin. Un programme complètement reconstitué au vu des récentes intempéries mais magnifiquement orchestré puisque le premier canyon était très aquatique (Oscurros du Balcès), le deuxième sec (Cueva Cabrito) et le troisième vertigineux (Portiacha) !
Trois jours sensationnels !
Dont du jamais vu pour nous tous (et certains ne sont pas novices !) : la remontée d’un canyon ! Evènement marquant du week-end, la remontée de l’Oscurros du Balcès alors que nous approchions de l’arrivée ! Nous n’avions pas le choix, la sécurité n’était plus assurée à cause du niveau d’eau..
Ce fut épique !
 (compte-rendu détaillé sur le blog de nos amis (http://gaspeleo.over-blog.com/, rédigé par Alain bressan).


lundi 21 mai 2012

Faute de mousserons, il y aura des pleurotes

Pendant que les joyeux spéléos recherchaient les champignons sur le flanc de la montagne Saint Péenne avant d'entamer leur grande descente, d'autres se prélassaient dans les jolis chateaux du coté de la Loire.


Pour ne pas être en manque d'activités, quoi de plus naturel qu'une visite des "grottes" et autres carrières creusées dans le "tuffau" et qui servent maintenant à l'élevage" des champigons. 
Entre pleurotes grises et jaunes, pieds bleus, shii takee et champigons de Paris, un régal pour les yeux.
C'est sur, je le jure, il n'y avait ni ceps, ni morilles et encore moins de mousserons. Jean Claude, ce n'est pas la peine d'y aller.


A tous, bon appétit.





















Alain M

Vidéo de Quéou



Le Quéou comme si vous y étiez.
Vidéo de Jean Claude avec des photos de Patrick. Bonne ballade.






dimanche 20 mai 2012

L'ascension au Quéou....

Profitant du pont de l'Ascension, nous sommes montés pour 3 jours à l'Aoulhet afin d'explorer quelques nouvelles cavités repérées par Jean Claude, essayer d'en découvrir d'autres et bien sûr pour continuer l'exploration du gouffre du Quéou.

Jeudi 17 mai 2012

Nous sommes trois pour cette première journée (Jean Claude, Sandrine et Patrick). Nous partons du monastère vers 9 h, les sacs sont bien chargés mais le sentier est sec et il nous faut guère plus d'une heure pour parvenir au Puts du Cap de la Serre. Ce petit gouffre s'était ouvert sous les pieds de Jean Claude au moment même où il venait de le découvrir. L'entrée ébouleuse est rapidement nettoyée des blocs qui menacent de tomber dans le puits. Peine perdue, le trou est bouché à -6 m. Topo rapide, puis nous nous décalons de quelques dizaines de mètres pour voir son voisin, le gouffre des Marmites. Il y a un très net courant d'air soufflant mais le travail de désobstruction étant important, nous préférons réserver ça pour plus tard. Nous reprenons la montée vers l'Aoulhet. L'aprés midi, délestés d'une partie de notre matériel, nous montons sur la Toue en longeant le flanc sud du Miquéou puis de l'Hourbilagous. Nous trouvons plusieurs petites cavités dont un joli puits de 5 à 6 m que nous ne pouvons descendre faute de matériel. Arrivés à la Toue, un rapide coup d’œil sur la prairie suffit à Jean Claude pour affirmer qu'il est encore un peu tôt pour les Mousserons. Tant pis, à défaut de cueillette, nous allons nous atteler à une désobstruction musclée dans une fissure fortement aspirante. Malgré beaucoup d'énergie, le résultat est très médiocre et nous abandonnons au bout d'une bonne heure de labeur. Nous redescendons au refuge ou nous retrouvons Jean Luc qui vient juste d'arriver. L'orage de fin de journée nous laissera juste le temps de manger tranquillement au coin du feu.

Située sous le Bedbeder, cette fissure semblait bien prometteuse avec un courant d'air aspirant violent.

Vendredi 18 mai

Le brouillard a envahi la montagne de St Pé, mais il ne pleut pas. Joël nous rejoint vers 9 h et passera la journée avec nous. Nous redescendons au trou souffleur des Marmites. Il ne souffle plus... Cela ne fait rien, nous attaquons la désobstruction. La fissure est étroite sur au moins 2 mètres. Mais la technique des pailles est désormais bien rodée et nous finissons par passer en tout début d'après midi. A -8 m, la diaclase se pince, c'en est fini des Marmites. Visiblement, il s'agit de la même fracture que celle du Cap de la Serre et celles-ci, parallèles au versant semblent plutôt d'origine mécanique. Joël redescend. Pour occuper la fin de journée, nous remontons voir une autre découverte de Jean-Claude située au-dessus du Schwab et dans l'alignement du Quéou. Le trou se pince à -4 m. Remontée au refuge en prospectant. Le soir, Olivier, Serge et Bubu nous rejoignent, l'équipe est au grand complet.

Samedi 19 mai

Le soleil tente de timides percées, mais finalement ce sont les nuages qui l'emportent. Jean Luc est obligé de redescendre en vallée et c'est donc à 6 que nous descendons dans le Quéou, vers 8 h 30. En 2 h 15, nous parvenons au Four à Chaux (début du canyon de l'Ulcère). Serge et Olivier partent dans le canyon pour reprendre et poursuivre l'équipement. Pendant ce temps, les autres essaient d'y voir plus clair dans le labyrinthe tout en complétant la topographie. En fait, il s'agit d'un seul méandre mais très étagé, et à chaque fois, nous retombons sur la rivière principale. De leur côté, Serge et Olivier bataillent pour ouvrir un passage qui permet de court-circuiter les puits actifs explorés en février. Du coup, nous retournons voir l'extrémité de la galerie Scrouitch. 

L'extrémité de la galerie Scrouitch est couverte de concrétions. Bubu s'apprête à franchir le passage étroit menant au P.30.
Les choux fleur de la galerie Scrouitch.
Celle-ci est très concrétionnée et pendant que les uns font des photos, les autres aménagent le passage terminal. Deux mètres plus loin, nous nous redressons dans une petite galerie très concrétionnée que nous parcourons avec précaution sur une quinzaine de mètres avant de buter sur un puits estimé à une trentaine de mètres. En contournant celui-ci, nous parvenons sur un balcon qui domine un grand canyon avec amont et aval. La suite est bien là, mais il y a de forte chance qu'Olivier et Serge la rejoignent via la rivière. Aussi, nous nous empressons de les rejoindre tout en faisant la topo. 


La galerie concrétionnée juste avant le P.30
Les perles du Quéou...
Nous les retrouvons un peu au-delà du terminus de février. L'équipement n'est vraiment pas évident en raison de la roche pourrie qui part en feuilletés. Nous progressons péniblement d'une centaine de mètres, jusqu'à un autre puits arrosé de 6 à 7 m. Pas de galerie fossile à l'horizon... Plutôt que d'insister par cette voie, nous décidons de rapatrier une partie du matériel pour reprendre l'explo par le balcon de la galerie Scrouitch. Mais ce sera pour une prochaine fois. 

Le méandre dans le canyon de l'Ulcère
Le terminus à -432 m.
A - 430, le ruisseau s'écoule dans un joli méandre, mais ici les parois sont pourries et tout équipement se transforme en galère...
Dans le ruisseau vers -430 m.
Olivier dans le dernier ressaut
  Au retour, Serge Sandrine et Patrick topographie l'amont du triple A, histoire de se décaler un peu dans les puits. Tout le monte ressort vers 19 h 30 après 11h d'explo. Le moral est au beau fixe, le Quéou continue même si la barre des -500 n'a toujours pas été franchie. Ce soir c'est un peu la fête à l'Aoulhet...


  Explorateurs heureux....

Quelques chiffres : 

Le développement du Quéou dépasse 1500 m pour une profondeur de -432 m (terminus topo).

CR et photos : Patrick

samedi 19 mai 2012

Nous avons pénétré le réseau Félix Trombe



En quête de nouveaux horizons souterrains, nous avons fait une incursion jeudi 17 mai dans le réseau Félix Trombe par le gouffre des Hérétiques. 
Descendus à midi nous avons rejoint le p14 séparant la rivière du Mile de la grande salle du TDV, avant de remonter par le même chemin pour ressortir à 18H.

Véronique et Jean-Marc.

vendredi 11 mai 2012

Les vacances de Jean Luc

Du côté du Col d’Andorre, par Jean Luc
Ce 8 mai matin à 11h, il pleut toujours. On annule la re re désob du Trou de l’Arva (sortie des Moustayous).
Si la terre que nous retirons doit redescendre de suite avec la pluie, déjà que je n'aime pas bosser, alors là je craquerais ! Donc on repousse à vendredi.
Mais à 13h, le soleil fait une timide apparition, le col d'Andorre a l'air dégagé et si ça reste clair sur l'autre versant du Pibeste,  je monte à la cabane d'Espadre pour voir comment elle a résisté à l'hiver.
Aussitôt dit, aussitôt fait : il fait beau au col, direction la cabane ! Elle a bien tenue le coup. Il faudra seulement remonter à la cabane pour agrafer un bout de toile plastique noire, celle qui protège la façade s’est décroché. J’ai callé du mieux possible en attendant.

Le bucheron toulonnais souffle fort, les autres trous presque pas comme le 147. Par contre, bien plus bas, j'en connais un avec un bon vent aujourd'hui. Déjà la dernière fois que j'étais sur le secteur il soufflait bien. Comme c’est le seul du coin et que l'accès est facile j'irai le voir un jour. Ce fameux trou qui souffle est 100 mètres environ au dessus de celui que j'ai ouvert en bord de piste et selon le Mass dans ce coin, il n'y a rien de bien profond. Peut-être pas pour longtemps !

Demain matin, si les genoux tiennent le coup, je monte le reste du matos que je récupère chez Jean Claude, à la cabane de l'Aoulhet.
Et les jambes ont tenus, ce 9 mai matin, j'ai fait un petit portage à notre camp de base du Quéou. Un bon rythme, 1h20 de montée, 1h de descente.  Avec le retour du printemps, c’est que du bonheur balade super agréable, personne, les oiseaux qui chantent, des fleurs partout… vraiment bien.

jeudi 10 mai 2012

La trémie du Céberi...

Jeudi 10 mai 2012
Avant d'aller voir le fond de la perte du Cebéri, Alain nous avait conseillés de voir l'état de la trémie d'entrée. Aussitôt dit, aussitôt fait et ce matin nous montons avant les grosses chaleurs. Le ruisseau provenant du col de Nabails se jette intégralement dans la perte.


 L'entrée de la perte du Céberi

Avant toute chose, il faut donc procéder à un détournement du cours d'eau, aussi mineur soit-il....Ça marche plutôt bien au grand désespoir de quelques têtards et salamandres qui se débattent dans les derniers bassins. A l'entrée le courant d'air est assez fort, c'est bon signe ! Quelques bouts de bois forment de fragiles barrages qui ne résistent pas longtemps. Globalement, l'amas de cailloux est plutôt sain, même s'il reste assez spectaculaire. Le mieux est de ne pas y toucher. La trémie franchie, tout rentre dans l'ordre et le trou retrouve de vrais parois, un vrai plafond, l'obstacle est donc très ponctuel, une quinzaine de mètres tout au plus. Nous allons donc pouvoir faire une reconnaissance rapide pour vérifier le fond et engager des travaux si nécessaire. Mais la période des orages se rapproche, aussi nous attendrons sans doute les belles journées d'automne.

CR Sandrine et Patrick

mardi 8 mai 2012

Pluie, vent, neige, fleurs et soleil

Mardi 8 mai, c'est férié.
Ceux qui ont travaillé hier ont besoin de prendre un bon bol d'air et nous avons décidé d'aller nous aérer du coté du Granquet.
Malheureusement la météo n'est pas de la partie et à 8 heures, il chagatte du coté d'Asson et les montagnes sont accrochées. Nous annulons mais Bubu décide quand même d'aller s’aérer comme il dit.
Je l'accompagne. A Argelès, le temps n'est pas terrible et plus nous montons, plus c'est vilain. Au col de Spandelles, c'est carrément l'averse. Après un bon quart d'heure d'hésitation, qu'à cela ne tienne, nous décidons de partir, avec vêtements de pluie et parapluie, il y a peu de vent.
Montée silencieuse sous la douche, nous arrivons rapidement au Monolithe Noir. Une abri sous roche nous offre un peu de répit et nous cassons la croute. La pluie semble se calmer.
Nous repartons, direction le Granquet. Un peu de vent, des rafales mais c'est bon, ça passe.
Séance photo, c'est beau, malgré le peu de luminosité.
Nous allons plein Est, vers les Escures. Il reste encore de la neige mais nous l'évitons facilement dans les pelouses. Au passage, repérage de quelques cavités soufflantes, y'a pas à dire, faudra revenir.
Le soleil lui aussi revient et sur le sentier du retour il fait presque chaud.
Il ne pleuvra plus, le ciel bleu revient, y'a de la joie.
Demain sera un autre jour !












 Le ciel bleu est revenu                     

 Alain M


lundi 7 mai 2012

Les aventures de Véronique et Jean-Marc


Et voilà comment nos deux nouvelles recrues sont arrivées au GSHP. Récit de Jean Marc.
Adeptes de la randonnée et utilisateurs du système G.P.S depuis le siècle dernier, nous avons progressivement suivi les indications de nos appareils bien au delà des sentiers. Le Géocaching a provoqué notre rencontre virtuelle sur le net, le hasard nous a rendu voisins. La pratique de cette activité nous a rendu joueurs, parfois malicieux mais toujours curieux. Préférant le défi à la rivalité, nous avons fouillé la montagne et trouvé souvent l’insolite, parfois l’aventure. Nous avons trouvé des cavités naturelles ou artificielles sur notre chemin (Mines de Penaroya, mines d’Arrens, Grotte du Bédat, grotte du renard, de la chèvre...), puis nos pas ont foulé les bois peu cartographiés de Saint-Pé. Après de premières “explorations” passionnantes, une question s’est posée: “faut-il devenir spéléo?”
La première rencontre a eu lieu lors de la journée spéléo d’octobre, nos demandes de licences au GSHP de Tarbes ont assez vite suivi.
Nos dernières sorties souteraines:
La grotte de la Résistance, 8 octobre 2011: quelques hésitations, du matériel qui n’a rien de spéléo et de bons souvenirs.
La grotte de la Pâle 15 octobre 2011: une très belle cavité, une traversée étonnante.
La tute des Loirs 22 octobre 2011: on commence à descendre souvent sous terre.
Les Castagnets, 20 novembre 2011: seule Véronique passe l’étroiture et effectue la traversée.
Les Moustayous 11 décembre 2012: remontée jusqu’en haut du toboggan depuis la sortie.
Le Trou du Fou 15 janvier 2012: nous trouvons les traces du désobstrueur compulsif.
La Tute Murguette, 19 et 25 février 2012: toujours quelques difficultés dans les étroitures, mais ça passe avec de la patience.
La grotte Yves-Marie, 3 mars 2012: en cherchant la grotte du Diable Rouge avec des coordonnées assez vagues, nous explorons la grotte Yves-Marie.
La grotte du Diable Rouge, 10 mars 2012: cette fois c’est la bonne, elle est vraiment superbe.
Le Mélat, 17 mars 2012: petite balade au porche, puis dans la grotte
La grotte d’Anglas, 20 mars 2012: ça coince encore pas mal à la sortie.
La grotte de Sespiau, 20 mars 2012: une petite cavité bien sympathique.
La grotte du Bédat, 15 avril 2012: un retour au Bédat pour découvrir un peu plus loin.
La grotte de l’Artigalère, 29 avril 2012: une belle grotte, malheureusement nous ne pouvons pas rentrer tous les deux dans la grotte de l’Escargot, nous partons donc en repérage à la grotte de l’Escalère.

dimanche 6 mai 2012

Bétapagaye, ça passe...

Samedi 5 mai, Bubu, Patrick et Alain M.

Météo très mauvaise, temps orageux, impossibilité d'aller faire des cavités trop éloignées.
Nous repartons pour le Bétapagaye qui vient d'être repris récemment.
La suite est une désobstruction dans la terre, sous la voute. Elle fait déjà environ 4 m et au fond, l'on distingue un peu de noir.
Nous nous mettons au travail, allongés sur de la glaise bien humide. Le petit "chariot" permet d'évacuer rapidement les gravats, tiré par une corde.
Les travaux avancent rapidement mais la position inconfortable nous oblige à nous remplacer très souvent.
Une petite pose casse croute et c'est enfin le dernier coup de pioche. Patrick s'allonge comme une anguille et réussi à franchir le dernier obstacle. Nous le laissons partir mais il revient rapidement en nous disant que ça continue mais qu'il faudrait la massette.
Bubu le rejoint et je les entend taper sur les blocs. Je les rejoints à mon tour.
Ils sont dans une petite galerie, arrêtés sur un chaos de blocs, impressionnant.
Quelques coups de massettes plus tard, la suite se livre à nous et nous désescaladons un puits d'environ 7m, de plus en plus large mais très déchiqueté. On arrive sur un niveau horizontal, un peu plus étroit. De nombreuses possibilités de suite s'offrent à nous mais il va falloir encore remuer terre et cailloux. 
Le courant d'air, présent dans l'entrée, se diffuse dans les différents passage. Comme il est aspiré, ce n'est pas évident de le suivre.
Nous décidons de remonter en pensant revenir lorsque la cavités sera plus sèche et que le vent y soufflera.


 La dure remontée, chargé de sacs


Alain M




jeudi 3 mai 2012

Un 1er mai à la Gargante....

le 1er mai, Jean Claude ne va pas chercher du muguet dans les bois mais des morilles ! Et bien sur il trouve des trous! Les morilles sont elles un prétexte pour prospecter ou le contraire....
Voici en tout cas de bien belles trouvailles pour alimenter les prochains weekends. Voici son compte rendu:
Le porche de la Gargante
Aujourd'hui mardi il fait enfin beau. Il a plu pendant deux jours sans discontinuer et les sources doivent dégouliner de partout. La Génie longue est déchaînée.
Je me décide à partir du côté du Puyaü voir s'il y a encore quelques morilles et en même temps vérifier le débit des trois résurgences qui pourraient être celles du Quéou.
La résurgence des Morilles
L'une d'elles a effectivement un débit très fort, mais justement c'est celle qui d'habitude coule le moins. Les deux autres sont un peu plus grosses qu'habituellement, mais sans plus.
Résurgence de la Gargante (à 5 mètres de la Génie)

Pas très loin du sentier qui monte la Gargante (juste au-dessus de la résurgence supposée du Quéou), je tombe sur un porche assez grand qui a l'air de continuer. Deux départs de galeries. Hélas l'une fait 7 ou 8 mètres, l'autre 2 mètres. Bouchées toutes les deux.
Une matinée sans morilles mais avec une cavité de plus.