mercredi 29 février 2012

Des nouvelles de notre liménien


Bonjour

J'ai suivi vos exploits souterrains au Quéou depuis le blog, ça fait plaisir un beau trou comme ça qui continue. Avec toute la prospection et les désob que vous avez faites récemment, vous le méritez bien!!! 
A part ça, ça va, j'étais en spéléo moi aussi ce WE, mais pas au même altitudes que vous. Nous sommes allés près de Tarma, faire une reconnaissance de ce massif calcaire qui est le plus près de Lima (mais 5-7h de route quand même, et on doit passer le col de Ticlio qui est à 4818 m). On a d'abord visité une très belle grotte, la Gruta de Guagapo, dont l'entrée est vers 3600 m d'altitude. C'est une résurgence avec une très belle rivière, j'ai du mal a estimé le débit, mais c'est largement celui de la Pierre quand il y a de l'eau, donc je pense 1 à 3 m3/s.
 Le problème, c'est qu'on a pas pu louer de néoprène, et comme on est en saison des pluies en montagne, il y avait beaucoup d'eau. Donc on s'est mouillé, l'eau n'était pas chaude du tout, et on n'a pas pu allé au fond (enfin, au siphon qui a été plongé dans les années 90) car on se mouillait au-dessus de la taille et il y avait beaucoup de courant. Mais bon c'était super, les péruviens ont adoré, et c'était vraiment ambiance beau trou avec rivière.

Ensuite nous avons fait un autre petit trou (entrée vers 3900 m je pense) que nous ont indiqué des gens du coin, mais là encore on a été rapidement bloqué par une cascade. A priori il a été exploré en 79 par un groupe de français. On essaiera d'y revenir à la saison sèche. Donc ce qu'on a vu, c'est qu'on a un massif avec un gros potentiel relativement proche de Lima, il semblerait que seules les résurgences proches de la route aient été explorées rapidement, le reste est à priori complètement vierge. Et avec des débit de qq m3/s, on devrait avoir de jolis réseaux. Mais on a trois problèmes:
1) on a pas de voiture, donc c'est compliqué d'y aller, et même avec une voiture, c'est un peu loin;
2) on manque de matos, notamment de matos personnels pour les péruviens
3) l'altitude. Quand tu arrives de Lima pour faire de la spéléo direct à 4000 m sans acclimatation, c'est pas facile. 

Perso j'ai eu mal à la tête tout le WE, et dès que tu montes une côte ou un puits, t'en chies au niveau respiration. Et je suis revenu avec une belle angine...

Pierre Callot 

 

lundi 27 février 2012

Dans la Borne

CR par Bubu. Ce samedi 25 février, nous avons fait un petit tour dans le Gouffre de la Borne 109 en prévision de l'exercice secours du 21 avril 2012. Un repérage s'imposait: nous ne connaissions pas le trou !
Nous étions 3 du GSHP (Jean Claude, Alain M et moi), bientôt un petit nouveau: Thomas Braccini (bon d'accord, c'est pas un petit nouveau mais quand il a vu qu'on faisait beaucoup de première au GSHP, il a décidé de nous rejoindre et a réussi avec succès les rites d'initiation !) et Fifye qui nous a équipé le trou (avec Thomas d'ailleurs).
C'est un très beau trou, joliment concrétionné.
Sortie avec la nuit vers 20 heures mais c'est pas grave, pour une fois il n'y a que 5 minutes de marche. Exceptionnel pour un trou de chez nous !

Du côté de l'Escladérats

Par le CDMMSP
Mercredi 22 février j'ai fait ma première sortie dans le bois depuis dimanche. Je suis parti vers la marbrière aux alentours de 15 h, après avoir parlé avec Paulette Baupère et un garde de l'ONF qui descendaient du Poste à Léon voir les Gypaètes au nid. Ils étaient déçus, car apparemment la nidification a avorté.
Après la marbrière, face au dernier pont (pont de Péne), je suis monté côté Pale par un ancien petit pré du nom de "Escladérats". De suite au-dessus de celui-ci, un puts où ça passe et c'est de suite grand sur quelques mètres que je jugerai à 4 ou 5 m. (bien sûr je n'avais ni lampe ni GPS). Plus haut deux autres trous (à désober) où les petits cailloux descendent sur...?  mètres (le trou n° 2 semble intéressant). Seul bémol, il n'y avait pas d'air dans aucun des trois. Il faut dire que la température à cette heure là devait être en équilibre.
Demain j'irai avec une lampe et le GPS voir ça de plus près. Affaire à suivre.

Tutement, Jean Claude

dimanche 19 février 2012

Hivernale au Quéou

Les 3 A , Aoulhet, Aventure et Amitiés

Vendredi, samedi et dimanche 17-18-19 février 2012.
Nous étions 9 ce weekend pour le retour au Gouffre du Quéou et la suite de son exploration.
Patrick et Sandrine, Serge,  Bruno, Jean Luc, Jean Claude, Joël, Alain D et Alain M 

C'est toujours difficile de trouver une date qui convienne au maximum de personnes mais nous y sommes arrivés et 9 spéléos se sont trouvés présents pour poursuivre l'exploration de ce gouffre qui nous tiens en haleine depuis plusieurs mois. A noter qu'une précédente expédition avait été annulée au dernier moment, la faute aux chutes de neige.
Pour certains, ce fut la montée le vendredi après midi, d'autres en début de soirée et Serge le samedi matin.
L'ambiance est bonne, la sortie est placée sous le signe de l'amitié.
A 10 heures du matin, nous descendons dans la cavité, 60 mètres de puits suivi de petits ressauts donnant dans des galeries et salles de plus en plus volumineuses. A 12H30 nous sommes au terminus de la précédente exploration et il est temps de casser une petite croûte.
Nous repartons ensuite dans de la galerie vierge, toujours de bonne dimension.
Nous avançons doucement, goûtant à notre plaisir de découverte et tout en réalisant la topographie.
Après une cinquantaine de mètres, la galerie diminue et nous suivons la rivière qui coule sur le socle calcaire, avec une faible pente. 
Nous arrivons au-dessus d'un puits mais pour ne pas le descendre, nous passons dans un étage supérieur.
La galerie nous ramène une trentaine de mètres plus loin au-dessus d'un nouveau puits, aux dimensions importantes, qu'il nous faut équiper.
Serge s'attaque à la tâche mais c'est très délicat car la roche est pourrie.
Pendant ce temps, l'équipe se disperse dans des escalades qui donnent sur des galeries fossiles et pourraient certainement déboucher plus loin que le puits qu'équipe Serge.
Celui ci termine son équipement et nous le rejoignons. Nous arrivons dans un canyon avec la rivière qui gronde dans des vasques semblant sans fond. Il faut continuer à équiper. C'est au tour de Jean Luc de descendre, de se remplir les bottes et de se hisser sur une petite margelle. La cavité continue mais va nécessiter la pose de très nombreux amarrages. La roche est pourrie là aussi. Après plusieurs essais nous décidons de remonter et d'y revenir avec une perfo afin de travailler dans des conditions raisonnables.
Nous avons atteint la cote de -409 m ce qui est respectable pour le massif.
Jean Claude et Joël viennent d'ailleurs de battre leur record de profondeur et sont tout exaltés.

La remontée se passera sans encombre, doucement, en recherchant les passages et en économisant nos forces pour la sortie.
A 20h30, tout le monde sera ressorti et nous fêterons dignement, à la cabane, ces nouvelles découvertes.


Photographies de  P Degouve et A Massuyeau


jeudi 16 février 2012

Aygue Nègre, la suite du retour...

Jeudi 16 février 2012 :
Participants : Sandrine et Patrick
Le temps est au redoux, la neige fond et c'est limite de bruiner... La montée sous les buis dégoulinants est plutôt humide.

Dans le porche d'Aygue Nègre

Dans le trou, le courant d'air est net mais pas très fort. Nous attaquons les travaux dans l'étroiture. La roche est assez fissurée et les résultats sont mitigés. En début d'après midi, ça finit par passer. Le ressaut entrevu dimanche est un croisement de diaclases. C'est étroit et très abrasif. Le fond est impénétrable, mais un peu plus haut, sur la gauche, c'est presque franchissable et surtout derrière, cela paraît plus grand. Nous n'avons plus de batterie et c'est à la massette que nous cassons les petites banquettes. Cela finit par passer, en raclant et au prix d'une belle balafre dans la combine. Derrière, c'est plus grand (0,8 à 1 m de large), mais ça ne dure pas. Une petite dizaine de mètres plus loin, la diaclase plonge et les parois se resserrent. Devant, à 5 ou 6 mètres, on semble deviner un nouveau croisement de diaclases.
Ce n'est pas gagné, mais le courant d'air est toujours là et les travaux devraient être facilités par la profondeur de la diaclase. On y croit toujours.
Patrick

lundi 13 février 2012

Aygue Négre, le retour

Dimanche 12 février, Bruno, Sandrine, Frédéric, Jean Marc et Alain M

Que faire quand il fait très froid, que la neige est très basse ? Reprendre les objectifs d'il y a quelques années.
Notre dévolu ce jour est tombé sur la Résurgence d'Aygue Nègre. Route déneigé, petite marche d'approche etc..
Il y a quand même de la neige et la montée, au début très pentue, nécessite quelques efforts inhabituels.
Ensuite c'est un sentier très doux et nous arrivons au captage. Les derniers mètres seront cependant les plus durs mais nous nous pouvons nous retenir au buis et arrivons au porche après 1 heure de marche.
Il y fait froid, très froid. De très nombreuses stalactites de glace  sont accrochées aux parois.
La cavité aspire et la glace est dans la première partie. 
Nous ferons une très bonne séance de désobstruction avec évacuations de plus gros blocs dans la première partie. Du beau ramping répété de très nombreuses fois. Bravo.
A 17 heures nous levons le camps mais comme toujours, nous reviendrons rapidement, la suite "évidente" nous appelle et va entretenir les conversations jusqu'à la prochaine fois.

Alain M
















          Jean Marc à l'effort                                                                Dans la galerie terminale



En 2001 lors d'une précédente séance




jeudi 9 février 2012

Un jeudi au Bujo

Jeudi 9 février, Patrick, Sandrine, Jean Claude et Alain

La neige est encore basse et il fait très froid.
Nous décidons de retourner au Bujoluc afin de vérifier s'il n'y aurait pas de suite dans le grand puits d'entrée coté Espiaube.
La route est encore un peu enneigée et nous laissons les voitures sur l'aire de retournement. Au passage, un bonjour à René. Patou le chien, qui est détaché, nous accueille avec joie et nous accompagnera comme au bon vieux temps.
Le trou aspire violemment et le premier passage bas est bouché par un rideau de concrétions de glace qu'il nous faut casser; 
La glace se trouve ensuite dans la première salle et jusque dans la trémie qui a livré le passage de la jonction.
Ensuite, c'est la douceur souterraine, que l'on est bien !
Nous allons au bout de la galerie et Patrick entame la traversée du puits mais il n'y a pas de suite apparente.
Il équipe ensuite la partie basse du puits que nous descendons mais là aussi pas de suite.
C'est la remontée et le déséquipement. Petite pause casse croûte et nous réalisons ensuite une série de photo avec flash déporté. Voir diaporama.
Au retour, lors du passage de la trémie, quelques blocs se sont encore détachés. Il va falloir mettre celle ci en sécurité mais il faudra attendre que le dégel se fasse. A priori il y a des risques et il vaut mieux éviter des passages répétés.
Dehors, Patou nous attend et redescend avec nous.

Belle journée mais il fait toujours aussi froid.
Alain






Les belles photos de Patrick


dimanche 5 février 2012

L'Aoulhet à défaut de Quéou...

A l'origine nous devions monter en nombre au Quéou, mais voilà, la météo en a décidé autrement et la neige tombée ces derniers jours a cloué sur place ceux qui avaient un peu de route à faire pour rejoindre St Pé. A défaut, et pour ne pas perdre une bonne occasion de se dégourdir les jambes, nous décidons de monter, ce vendredi, à 4 à l'Aoulhet (Alain D., Jean Claude, Sandrine et Patrick). Le but est aussi de tester le refuge, compléter son isolation, monter un peu de matériel, et accessoirement passer une bonne soirée à la chandelle autour d'un confits qu'Alain avait monté dans la semaine en prévision de grandes explorations (nous n'avons pas tous les mêmes références en matière de diététique sportive).
La route est à peu près dégagée jusqu'au monastère et c'est sous un beau ciel bleu que nous démarrons la montée. Les raquettes ne nous serons utiles qu'à la fin lorsque nous sortons de la forêt, environ deux heures plus tard. Le soleil décline déjà, et le froid se fait plus vif. Nous parvenons au refuge vers 17 h.


Le poêle ne tarde pas à ronronner et pendant que Jean-Claude retourne chercher des "munitions" dans une cavité servant de cave (et curieusement sans coordonnées sur l'inventaire), nous nous attelons à faire le plein d'eau et à boucher les fenêtres dont l'isolation laisse à désirer. Dehors la barre des -10° est sans aucun doute dépassée mais le refuge prend l'allure d'un petit nid douillet et malgré le décor superbe nous préférons nous regrouper autour du feu où mijotent déjà quelques mets.

La combe sous l'Aoulhet

Au menu, il y a bien sûr le confits d'Alain, mais Jean Claude a également apporté quelques spécialités locales solides et liquides dont nous tairont le nom histoire de ne pas trop faire saliver ceux qui lisent ces lignes.

Du côté de la cuisine...
En salle...

Après une nuit bercée par les ronflements de l'un d'entre nous, nous sortons de notre cocon et constatons qu'il neige abondamment. Nous partons pour une petite prospection. Avec plus de 60 cm de neige, les trous ne sont guère visibles. Nous en repérons au moins un, le trou de l'Henriette qui souffle légèrement.

Nous redescendons en début d'après-midi sous un ciel dégagé. La logistique est désormais bien rodée, le Quéou na plus qu'à bien se tenir...
Patrick

vendredi 3 février 2012

Topo du Surcacha

Vous avez certainement suivi avec beaucoup d'interêt l'explo du Gouffre du Surcacha. Encore un qui nous aura bien fait rêver pendant quelques jours. Malheureusement l'explo est considérée comme terminée.
Voici la topo qui prouve que le trou existe !


Le Surcacha, comme son nom l'indique, se situe au dessus de la ferme Cacha à Saint Pé de Bigorre.

mercredi 1 février 2012

Petite balade à l'Aoulhet

Mercredi 1 février, Joël, Jean Claude et Alain M
Nous sommes montés à la cabane de l'Aoulhet, histoire de nous dégourdir un peu les jambes et pour voir quelle hauteur de neige il y avait.
Nous partons sous la pluie qui se transforme en neige au fur et à mesure de l'ascension. A 850 m d'altitude elle commence à tenir au sol et au débouché de la foret, vers 1100m, c'est près de 30 cm .
Nous arrivons à la cabane et devons retirer des pelletées de neige avant de pouvoir ouvrir la porte.
Le feu est vite allumé et nous nous changeons car nous sommes trempées.
Un bon casse croûte réparateur puis nous continuons la montée, toujours sous la neige, jusqu'au Quéou. Là, il y en a environ 50 cm.
Le trou n'est pas bouché, loin s'en faut.
Redescente avec arrêt à la cabane et c'est le retour. La neige recouvre maintenant toute la foret , jusqu'au monastère.


Alain M 

Canyon hivernal

Ils sont givrés....(moi aussi). Par Jean Luc
Ça y est il commence à faire froid. La neige est là, il est temps de faire du…..canyon !
Bon d’accord c’est bizarre comme raisonnement…
Explications : depuis trois ans nous nous rencontrons, à l’initiative de nos collègues du 64, pour réfléchir a l’évolution de l’activité canyon qui maintenant se pratique toute l’année. Nous testons les combinaisons étanches de la société Vade Rétro, nous développons un système de point chaud adaptable à la plupart des activités de plein air, etc….
Donc, ce mercredi matin  25 janvier, nous retrouvons au relais d’isaby à Villelongue pour la première journée qui se déroule par une météo plutôt clémente. La matinée servira à faire le point des avancées que nous avons réalisées depuis nos rencontres de l’an dernier et aussi à faire partager notre expérience aux nouveaux venus.
L’après midi, direction le canyon de Geu, pour effectuer une descente dans une eau à environ 7 degrés. Les combis étanches font merveille ; presque aussi chaud que certaines journées d’été dans le même canyon ! Retour tranquille au gîte, débriefing et nous goûtons les spécialités locales emmenées par certains stagiaires, et comme certains venaient de Reims ce fut bien sympa.
Le jeudi, la météo était plus morose : pluie en plaine et neige en montagne. Donc, le matin, nous présentons notre travail sur le point chaud et la gestion du froid sur un éventuel accident. Laprès midi, direction Gavarnie et le canyon d’Ossoue inférieur. Au moment de se changer, il fait 3 degrés et il tombe quelques petits flocons de neige. Un peu de glace au départ et ça commence à  devenir hivernal : de l’eau à 3 degrés qui vient direct du Vignemale. Voila pour l’ambiance. Mais alors quel plaisir de descendre, nager, avoir un spectacle magnifique et tout cela au chaud dans la combi. Sur la fin, test du point chaud : température extérieure 1 degrés et en moins de 20 minutes 25 degrés à l’intérieur de la tente de protection. Le système commence à bien être au point.
Hélas je ne peux pas rester sur les deux derniers jours. Avec la météo du week-end,  les conditions était vraiment hivernales mais nous étions là pour faire du canyon givré… bon d’accord y’a  pas que le canyon de givré !!!!!