jeudi 29 décembre 2011

La dernière Folie de l'année


Lourdes à nos pieds
La jonction ne se fera pas en 2011.....par Bubu
Nous n'étions que 2 aujourd'hui pour aller au Fou: Jean Luc et moi. L'objectif était d'ouvrir confortablement le puits qui marquait l'arrêt de mardi, le descendre, aller le plus bas possible, éventuellement jonctionner et patati et patata.....
Bon, ça ne s'est pas exactement passé comme ça!
Montée au trou sous le soleil mais la neige n'est pas loin. Il a neigé bas cette nuit et beaucoup plu sur Omex. Le sol est détrempé, ça va être gadouilleux dans le Fou! Et ça l'a été au delà de toute espérance. Descente rapide: la Narine, le souffleur du Jars, le Puits et le ressaut du Bonnet Vole et enfin le Puits du Prince (le Prince, c'est presque le Roy!). Le vent est violent et éteindrait les acétos si on en avait..... On déballe tout le matos dans le ressaut.
Le ressaut du Bonnet Vole
 A deux, c'est pas simple mais on se débrouille pas trop mal. A la troisième tentative on se le sent et on descend ce P7 mais c'est vraiment pas large.
Equipement du Prince: aux normes EFS !
En bas, une petite salle qui descend dans le pendage mais ça se pince rapidement sans courant d'air. 2 à 3 mètres au dessus du pincement, une lucarne souffle un violent courant d'air.
Départ pas large du Prince
Avant

Après...












Il faudra encore agrandir pour passer. On voit un ressaut de 2 mètres et le passage file dans le pendage..... Pourvu qu'il y ait un puits au bout! On le saura la prochaine fois. Le remontée du P7 n'est pas très évidente pour 2 gabarits normaux ! On passera encore 2 heures à agrandir et pendant qu'on y est, on arrange aussi le ressaut du Bonnet Vole.
On sort avec le jour mais plus pour longtemps.
La suite sera pour 2012...
A l'année prochaine !



mercredi 28 décembre 2011

Aux innocents les mains pleines…

Sortie du Mercredi 28 Décembres. Par Le Dol's
Le 28 étant la St innocents, nous décidons avec JC de remplir nos sacs de bonnes bouteilles pour un hivernage en altitude et une maturation accélérée de part l’appauvrissement en oxygène…
Notre CDMDMDSP connait une petite grotte sous le « Cap de la serre », un quart d’heure sous la cabane de l’Aoulhet. C’est une petite tute de 8 m de long qui ferait une belle tanière à ours. Un petit goulet conduit dans une petite fracture où nous déposons les flacons réservés à de futures libations.
 Mais j’en entends qui disent que ce n’était pas nécessaire, qu’il eu fallu plutôt monter du matos où de s’activer à consolider le stock de bois... Que l’on n’est pas là pour se torchonner… Qu’ils se rassurent, ils n’en goûteront pas et nous respecterons leur sobriété.
 Et comme nous n’étions pas loin du Quéou, après un bon casse croute (sans pinard, pas question de taper dans la réserve), nous allons prospecter dans le secteur du terminus du Quéou. Nous fouillons le ravin secondaire qui rejoint celui de la « gargante » et recroisons vers 950 m d’altitude le chemin qui rejoint « Pla Debers ».
Pour bien faire, il faudrait prospecter entre ce dernier et la Génie Longue, mais il est trop tard, si nous ne voulons pas rentrer à la nuit et être traités d’époux intermittents à force de préférer les tutes que le foyer…
 Nous en avons aussi profité pour la topo du Cap de la Serre, pointer quelques trous ainsi que 2 vielles cabanes en ruines. Bref une belle journée bien remplie comme les dives bouteilles qui nous attendent là haut…
PS : Nous ne communiquerons pas les coordonnées de la cavité, dès fois que des bois sans soif aient l’idée de se réhydrater après 800 m de dénivelée ! Ils n’ont qu’à choisir la « chourotte » comme les autres !

Après le Bujo, le Fou ?

Ce mardi 27 décembre, c'est à 3, Bubu, Jean Claude et Alain M,  que nous nous retrouvons au Fou pour poursuivre la désobstruction.
Dehors, temps extraordinairement beau avec vue imprenable sur la montagne et sur la plaine.
Le trou souffle son air tiède et humide. Nous arrivons rapidement au chantier. C'est plus sec que d'habitude et nous ne nous "graisserons" pas de trop.
La désob reprend, avec des gestes méthodiques afin d'être au maximum efficaces. Nous progressons bien, retirons des blocs énormes que nous devons très souvent casser pour les rendre transportables. 
Nous avançons d'un mètre, tournons coté droit et débouchons sur un nouveau puits.



Il est sondé sur 10 mètres minimum, avec un très bon écho (maintenant nous sommes prudents dans nos sondages).
Il reste un tout petit rétrécissement à mettre aux normes et il sera descendu la prochaine fois.

Nous allons encore pouvoir rêver pendant quelques jours.




  

samedi 24 décembre 2011

La jonction par Bubu


Les deux dernières séances  par Bubu

Depuis un mois les séances se multiplient dans le Bujoluc. On a décidé que 2011 serait l'année des jonctions et on voudrait bien faire celle avec le Puts d'Espiaube avant Noël ! Mais c'est moins facile que prévu ! La jonction ne se laisse pas faire. Chaque fois qu'on croit la tenir, elle nous échappe: trop de terre, trop de blocs, trop de boue, trop de … ou plutôt pas assez de vent pour repérer exactement où il faut gratter. Jusqu'à ce mardi 20 décembre où les restes de la tempête Joachim se font encore sentir. Le vent est très fort et souffle en rafales amorçant à chaque fois un violent courant d'air dans la cavité qui fait vrombir le passage étroit à l'entrée. Alain (Le Mass) est dubitatif. Il s'arrête de creuser entre les deux parois où il s'est coincé, tous les sens en alerte! Il observe, il écoute … Il entend le courant d'air qui arrive du Puts d'Espiaube. Il nous demande même si on n'entend pas d'avions dehors. Il l'entend, certes, mais il ne le sent pas ! Une rafale plus violente que les autres, va le faire sursauter ! C'est dans son dos ! Le bruit vient de son dos ! On ne creuse pas au bon endroit ! Il se penche en arrière, repère une fissure minuscule et un immense sourire illumine son visage ! « J'ai tout le vent dans la gu.... !». On change à nouveau d'objectif. Le Mass est déchainé. Bloc après bloc, le méandre s'ouvre. Ça passe presque. Alain s'enfile dans la fissure « terminale ». Il avait déjà un large sourire, là il est rayonnant: il croit avoir reconnu la trémie du Puts d'Espiaube de l'autre côté du passage. Ça passera pas cette fois ci, il est trop tard, mais la prochaine fois sera la bonne.
               Et la prochaine fois, c'était deux jours après, le 22 Décembre. On n'a pas pu attendre plus longtemps. Jean Luc a prit son après-midi pour l'occasion. Le trou se défend bien une fois de plus, la roche est fissurée de partout, pas facile de travailler les pieds en avant et à bout de bras au burin et au marteau. Mais aujourd'hui, rien ne pourrait nous résister. Après plus de trois heures, ça y est on passe ! Honneur à Alain qui part en éclaireur et, trente secondes après, il crie le mot magique qu'on attendait tous: « Jonction ! ». On arrive exactement a l'endroit qu'il avait prévu. Trop fort ! Jean Luc s'engage, je le suis de près et Jean Claude ferme la marche. Mais pourquoi je me traine un kit dans l'étroiture ? On va en courant, en criant, en chantant jusque dans les grandes galeries du Puts d'Espiaube. Je les ai précédé et j'ai sorti de mon kit des bonnets de père noël, des guirlandes, des bougies, des flûtes de champagne et … le champagne ! On a fait péter le bouchon à la santé de la jonction : « la Jonction de Noël ».
               Retour aux voitures toujours en chantant. René nous attendait, il a compris. Lui aussi il l'espérait depuis longtemps cette jonction, chez lui, à Espiaube ! Et pour continuer la fête, il nous offre l'apéro.
               On aura mis 18 mois pour faire 5 mètres, 18 mois de doutes et d'espoirs, mais quelle joie d'avoir ouvert une si belle traversée dans les Hautes Pyrénées !

Bubu.



jeudi 22 décembre 2011

La jonction de Noël

Jeudi 22 décembre

Ça y est, nous la tenons cette jonction.
C'était cet après midi dans le Bujoluc.
Nous étions 4, Jean Luc, Jean Claude, Bruno et Alain M.
Après 3 heures d'efforts, à 17h15 nous sommes passés de l'autre coté et avons rejoint le gouffre d'Espiaube.



mardi 20 décembre 2011

Jaune devant et violet derrière


Mardi 20 décembre, Bruno, Jean Claude et Alain M

Nous retournons une nouvelle fois au Bujoluc afin de continuer les travaux.
Le temps est toujours aussi exécrable mais peut importe, il faut continuer.
Les violentes bourrasques de vent sont ressenties dans la cavités et nous incitent à changer une nouvelle fois de direction. Le gros du courant d'air est retrouvé dans une micro fissure. Nous recommençons un nouveau chantier.
Après 4 heures d'effort, nous voyons poindre un agrandissement mais la suite sera encore pour la prochaine fois.






dimanche 18 décembre 2011

La tempête au Bujo

Samedi 17 décembre, Bubu, Jean Claude, Jean Luc et Alain M.

La tempête Joachim est à peine terminée que nous décidons de retourner pour continuer cette désob qui nous tient tant en haleine.
Le temps est très mauvais et après avoir essuyé un orage de grésil à Tarbes, ce sera une montée tout équipé, sous des trombes d'eau. Qu'à cela ne tienne, le trou n'est pas loin.
A l'entrée, c'est la course à qui  rentrera le premier pour se mettre à l'abri. Quel désenchantement, l'entrée est grasse et nous aspire comme "un suppositoire" comme dirait Bubu.
A l'intérieur, il pleut, moins quand même que dehors mais il faut chercher où se mettre et le sol est bien gras.
Rapidement nous réattaquons le chantier mais il sera plus résistant que prévu.
La terre qu'il fallait ressortir avec des seaux n'a en fait que quelques centimètres d'épaisseur et dessous c'est de la bonne roche qu'il nous faudra casser dans des positions plus qu'inconfortables.
La cavité résiste, nous n'en arriverons pas à bout ce jour.
A 18h30, c'est la débauche et retour sous une pluie encore battante, la neige n'est pas loin.
René nous attend pour avoir les nouvelles et nous offre l'apéritif.
A suivre une nouvelle fois.
Alain M

jeudi 15 décembre 2011

Et la topo du Bujo ?


Voici pour ceux qui n'ont pas encore eu la chance de venir gratter dans la grotte du Bujoluc, la topo de ce trou qui doit être à moins de 5 mètres du fond du Puts d'Espiaube.

mercredi 14 décembre 2011

A la recherche des eaux perdues

Mardi 13 décembre, Jean Claude et Serge

Avec Serge nous avons fait un petit tour au fond de la Génie Longue, au bas de la Gargante, supposée être le lieu de résurgence du Quéou.
Effectivement, nous avons trouvé un débit à peu près équivalent au débit du ruisseau du Quéou, sortant à une dizaine de mètres au-dessus de la génie entre les deux combes de la Gargante, face au Puyaü, (c'est à dire pratiquement chez moi). L'eau sort en plusieurs endroits rapprochés de quelques mètres. A quatre ou cinq mètres au-dessus de ces sorties, un trou vertical (1 m.) plus ou moins bouché et semblant assez étroit laisse entendre l'eau qui coule dessous. Ce pourrait être la bonne... mais ça pourrait aussi être petit.
Puis nous sommes montés jusqu'au sentier du Poste à Léon en jetant un œil à trois trous qui seront à voir plus tard. Ils sont tous à désober.
Le Trou du Coutchet (marqué sur la carte) est un des trois trous que nous avons vu et qui n'a certainement rien à voir avec la résurgence.
Jean Claude




mardi 13 décembre 2011

Topo de Ouf

Vous l'attendez la topo du Fou ? La voici.
Et ce qui est super, c'est que ça va encore évoluer la semaine prochaine !
Faites de beaux rêves.


dimanche 11 décembre 2011

Retour au Bujo !

Ca avance mais c'est pas encore gagné. Par Bubu.

Certains trous semblent se donner assez facilement, d'autres nous réservent chaque semaine de vilaines surprises refusant de se laisser faire aussi facilement, d'autres encore nous permettent de rentrer d'un côté de la montagne, faire une belle première, trouver une sortie, l'explorer, et les 2 ou 3 mètres qui séparent ces 2 bouts refusent obstinément de se laisser pénétrer ! Cette trémie, voici plus d'un an qu'elle nous résiste ! Mais comme il y a suffisamment de monde au GSHP, on peut mener tous ces chantiers de front. Certains pensent même, d'après leurs messages laissés sur le blog, que nous sommes dopés!
Aujourd'hui, dimanche 11 décembre, il fait toujours aussi beau. On va quand même pas rester à la maison ! Alors quelques SMS plus tard, on se retrouve à Espiaube pour aller titiller notre chantier favori. Il y a Jean Luc, Jean Claude et moi.
Après un café chez René d'Espiaube, montée rapide au chantier. On va abaisser le seuil de terre pour essayer de passer en bas du bloc. Le travail a bien avancé. De gros blocs se trouvaient sous les sédiments et ça avance vite et bien. On débauche vers 17h30. Pour continuer, il faudra maintenant remplir des seaux de terre pour passer par le fond du passage, qui semble plus large car il y a un renfoncement sous la "paroi" de droite. La paroi de gauche est très saine. C'est peut être vraiment une paroi et pas un bloc.
Retour aux voitures, apéro chez René qui attendait impatiemment les nouvelles et retour à la maison.
On va y arriver.... A notre rythme.... On est sur la bonne voie.

Le secret avait été bien gardé

Il y a un bon mois, Geneu m'avait demandé de représenter avec elle le CDS lors de la remise des trophées du bénévolat, vendredi 9 décembre. Bof, bof, une réunion de plus, en plein dans la semaine des conseils de classe, ça ne m'enchantait guère. Mais c'est vrai que c'est à la CCI, de l'autre côté du boulevard par rapport au collège, et que c'est important que le CDS soit représenté lors de telles manifestations.... Alors pourquoi pas.
Quand Véro a dit qu'elle m'accompagnait, j'aurais du me douter que c'était pas normal mais j'étais trop content de partager ce moment avec elle.
Quand Geneu a vite caché le dossier dans les locaux du CDOS lors de la dernière réunion du CDS, j'aurais du comprendre que c'était pour que je ne vois pas mon nom sur les papiers.
Et quand Alain Dole est rentré dans la grande salle de la CCI avec Corentin, je l'ai cru quand il m'a dit qu'il venait pour son fils fédéré dans un club du 65.....
J'ai rien vu venir.
Et puis j'aurais du voir que sur la table il y avait 12 trophées et sur mon carton d'invitation seulement 11 noms de bénévoles récompensés....
A la fin de la cérémonie, le présentateur annonce une surprise pour le dernier "récipiendaire" : investi dans le milieu fédéral depuis plus de 30 ans, occupant plusieurs fonctions au sein du comité régional, président d'un comité départemental pendant 8 ans, développe une école départementale, .... Là, j'ai quand même compris que ça me ressemblait beaucoup! Véro me serrait fortement la main, Le Dol's était hilare, Geneu et Corentin m'attendaient sur l'estrade pour me remettre le trophée.....
On n'est pas investi dans le bénévolat pour recevoir des récompenses mais quand elle arrive, quand on est reconnu par ses pairs, putain que c'est bon. J'ai encore versé une petite larme... Une par mois on a dit! Une en novembre pour le Méchoui, une en décembre pour le trophée... Si on jonctionne le Fou avec le Roy, je vais dépasser mon quota!!!!
A mon père, à ma mère, à ma famille qui m'ont appris le respect et l'investissement au service des autres me laissant loin des individualismes, des égoïsmes et de la vénalité qui se développent partout.
A ma femme et mes filles qui acceptent et comprennent mon emploi du temps surchargé, mes nombreuses réunions, mes soirées passées derrière un écran d'ordinateur ou au téléphone.....et qui par chance m'accompagnent parfois.
A mes amis, spéléos pour la plupart, qui partagez les mêmes émotions, toutes mes plus grandes joies, toutes mes plus grandes peines.
C'est à vous tous que je dois ce trophée et pour toutes ces raisons que je vous le dédie.
Merci à tous



Les photos de la cérémonie

Encore le Fou

Samedi 10 décembre, Bubu, Joël, Jean Luc, Alain D et Alain M


Nouvelle sortie au Fou afin de savoir ce qu'il y a plus loin.
Notre arrêt de la semaine précédente nous a laissé un goût d'inachevé et le violent courant d'air qui parcourt les galeries nous incite à y retourner.
Nous réduisons la première étroiture, ce qui nous permet de descendre de 2,5 mètres. Malheureusement, les gravats tombés au sol sont très importants et nous gênent pour la suite.
Il faut en remonter un peu. Au bout de ce nouveau méandre, nous apercevons un nouveau ressaut que nous sondons sur 2 à 3 mètres . 
Il va falloir encore y revenir.




vendredi 9 décembre 2011

Poursuite de l'explo au Quéou

Jeudi 8 décembre 2011
Ce matin, nous sommes 5 à monter à l'Aoulhet : Serge, Jean-Claude, Joël, Sandrine et Patrick. Il nous faut 1 h 45 pour gravir les quelques 840 m qui nous séparent de l'entrée du gouffre.
Au départ Serge avait prévu plusieurs équipes et en bon samaritain avait décidé d'emmener le plus loin possible Joël et Jean-Claude à priori encore novices en spéléo, laissant aux autres le soin de faire la première et la topo. Mais tout cela semblant trop peu équitable, nous décidons de tous partir ensemble, on verra bien sûr place.

Le puits d'entrée (65 m) se dédouble vers -30 m.

En un rien de temps, nous parvenons au terminus de la topo à -188 m, juste le temps nécessaire pour démontrer que les soit-disant novices ont largement de quoi assurer. Du coup, nous optons pour la technique explo-topo simultanées, c'est à dire que l'on avance au rythme de la topo auquel chacun participe à tour de rôle. Chacun trouve sa place et nous avançons à bon rythme.
Au bas du ressaut de 5 m, après un chaos de blocs et une courte galerie, nous parvenons au bord d'un petit puits de 7 m situé au bas de grandes cheminées. Le volume devient intéressant et au bas de cette verticale le conduit plonge dans le pendage, accompagné d'un ruisseau devenu conséquent.
Vers -250 m, le ruisseau occupe le fond d'une belle galerie bordée d'épais remplissages

Nous recoupons la base d'un puits remontant très volumineux sondé à plus de 50 m. Nous dégringolons une pente d'éboulis, puis la pente s'assagit ; la voûte s'abaisse et il n'y a plus d'air ou presque plus. Chacun se disperse dans les moindres boyaux, mais la suite c'est un peu avant que nous la trouverons. Sur le côté de la galerie, un soupirail ébouleux remonte dans un fossile où nous retrouvons l'air. Nous déblayons l'obstacle et remontons de quelques mètres dans un joli conduit concrétionné et creusé en travers du pendage. Rapidement, nous nous heurtons à une nouvelle verticale (10 m). Serge équipe le puits pendant que nous faisons quelques photos dans ce beau méandre.

Le méandre fossile de -270 m.

Jean-Claude dans le méandre fossile, peu avant le P.10

Pendant que Serge équipe (suivant les normes EFS bien sûr!!!), Joël essaie de voir le ruisseau qui coule une dizaine de mètres plus bas.

Au bas du puits, nous retrouvons le ruisseau, presqu'une rivière...

La fin du toboggan...

Au bas du puits, nous retrouvons le ruisseau qui cascade dans une galerie basse et très pentue. Vingt mètres plus loin, la pente se calme et un gros éboulis barre la galerie. Au-dessus, du noir...
Sans l'accent, il est difficile d'exprimer les "putains et vindiou " clamés par chacun d'entre nous. Nous venons d'arriver dans un gros tube de plus de 15 m de diamètre plongeant à 30° avec amont et aval. "C'est la Pierre" s'exclame Serge ! Jean Claude est plus discret, mais son sourire épanoui a du mal à trahir son enthousiasme. Quant à Joël, ses "putains" résonnent sans doute encore dans le fond de la galerie...

Arrivée dans la grande galerie...

Nous descendons l'éboulis en suivant la paroi, la pente est raide et il faut même poser une corde pour sécuriser la descente d'une rampe un peu plus verticale que les autres. La progression se poursuit encore sur plus de 200 m (80 m de dénivelée). C'est un bassin qui mettra fin à cette belle explo. Oh, rien de bien terrible, plutôt un prétexte parce qu’il faut penser à la remontée et que ce serait bien de faire quelques photos pour montrer aux copains. Nous sommes à -370 m et avons ajoutés plus de 470 m de topo. Le développement du Quéou frôle le kilomètre....

La rivière cascade et dégringole de près de 80 m.

Nous laissons le matériel d'explo sur une vire au-dessus de la rivière, Joël et Jean Claude s’octroient une petite reconnaissance vers l'aval, puis nous entamons la remontée. Vers -200 m nous retrouvons Gaël et Brigitte venus plus tard. Ils ont bien aménagés les quelques passages pénibles de la première partie du méandre. Nous ressortons vers 19 h00 sous un ciel étoilé. Le Quéou continue...
Petite vue sur le terminus, le Quéou continue...


Le tracé de surface du Quéou. La direction reste inchangée et le ruisseau emprunte le fond du synclinal étroit qui plonge vers la Génie Longue.

CR et photos : Patrick

mercredi 7 décembre 2011

Truc de ouf.....


Elle se fait attendre cette jonction Trou du Fou, Grotte du Roy...
Mais le vent dans le "souffleur du Jars" est vraiment impressionnant....donc on va insister encore un peu.
Voici le croquis d'explo fait par jean Claude



Affaire à suivre de près......


dimanche 4 décembre 2011

Deux sorties en une


Samedi 3 décembre 2011

Jean Luc, Jean Claude, Joël, Bubu et Alain M
Trou du Fou.
Descente d'un P8 et arrêt sur une nouvelle zone étroite dans un méandre. Le courant d'air y est toujours violent. Vue sur une dizaine de mètres. Il va falloir continuer les travaux de désobstruction.

















Grotte du Bujoluc

Suite des travaux de désobstruction qui devraient nous permettre de jonctionner avec le Gouffre d'Espiaube.
Frédéric a bien entamé la désobstruction pour un  passage par dessus le gros bloc, en sécurité.




Nous continuons à creuser dans la terre et les petits cailloux. Une suite se précise, d'une dizaine de cm de large, sur 3 mètres de long. Par contre il semble qu'en continuant à retirer la terre, c'est plus large dans la partie basse.

A suivre une nouvelle fois.




vendredi 2 décembre 2011

Et le Souffleur d'Ehujarre ?

Ce mercredi 30 novembre et jeudi 1er décembre, nous avions décidé de retourner à notre chantier pierresque afin de poursuivre les travaux.

Nous nous retrouvons à 3, Sandrine, Patrick et Alain M.
Les orages de fin novembre ont tout chamboulé le paysage et nous constatons avec désolation que le ravin n'est plus ce qu'il était. Le sentier a disparu à de très nombreux endroits et va nécessiter un sacré coup de pelle!


Nous arrivons rapidement au chantier, et comme nous l'a  indiqué Gaël, la marmite est toujours là. Par contre les traces de la crue sont bien présentes et l'eau a coulé au tour du tuyau. Cela nous inquiète un peu.
Équipement rapide et ce sont les retrouvailles avec la cavité. Tout est propre dans le puits et le bout de la corde d'entrée a fouetté, nous indiquant un passage d'eau important.
Dans le méandre, le bidon servant au transport des gravats est complètement ensablé. Plus loin, dans la dernière partie, la galerie est remplie à 50% par le sable.
                                  Il nous faut tout remonter, cela nous prendra plus d'une heure.

Nous continuons ensuite les travaux de désobstruction et à 19 heures levons le camps. La suite pour demain.
Le lendemain, rebelote. Nous allons avancer de plus de 5 mètres, un record dû à l'aide du burineur.
Nous pensons distinguer un léger agrandissement et pensons nous trouver devant un croisement de fracture. Peut être en face de nous une arrivée et coté gauche la suite mais c'est très difficile d'en voir plus.
Au loin, un bruit d'eau qui coule...

Nous y reviendrons prochainement.