mardi 29 novembre 2011

Balade à l'Italienne


La semaine dernière un collègue, Christophe,  me téléphone. Il est Proviseur adjoint d'un grand Lycée sur DAX et il reçoit dans le cadre d'un échange Franco-Italien, un groupe d'élèves. L'organisatrice, Cinzia Maria Statuto, Professeur de Français dans un Lycée Italien, aimerait bien découvrir quelque chose d'un peu particulier en relation avec la Montagne. Pas de problème, on ira à La Bouhadère! Voici le compte rendu de Cinzia. 
Che esperienza quella vissuta nella grotta di La Bouhadère a Saint Pé de Bigorre . Mai avrei creduto di essere capace in una simile impresa e poi a una profondità di 20 metri.
Armata di corde, moschettoni, ganci, ho indossato un casco e un’imbracatura;  trascinandomi  poi su un tappeto di foglie secche di quercia, rami spezzati e terreno molliccio ho superato l’ingresso alla grotta. Inoltrandomi , ho percepito un odore acre di terreno umido che ha coperto sempre più  quello appena lasciato di muschio nel bosco.
Mi sono ritrovata a condividere quest’esperienza e iniziazione alla speleologia con due persone meravigliose, Véronique  e suo marito Bruno Nurisso,  conosciute attraverso il mio caro amico Christophe Marie; entrambi speleologi esperti , attenti e competenti,  consapevoli delle difficoltà che avrei incontrato, mi hanno incoraggiato e sostenuto durante tutto il percorso di circa 400 metri.
In particolar modo il loro aiuto è stato fondamentale durante la discesa del pozzo di 8 metri situato non distante dall’ingresso;  usando un discensore e una corda che lasciavo lentamente mi sono ritrovata sul fondo, contenta di aver superato il primo ostacolo su questo cammino a me sconosciuto.
Durante il percorso, mi ha spiegato Véronique , che  la pietra di tipo calcarea manifesta colorazioni nerastre circolari sulle pareti. Si tratta di depositi sedimentari di fossili risalenti a periodi preistorici. La grotta un tempo invasa da acque dolci è stata erosa  creando cavità di grandezza diversa.
In una tra le più grandi ci siamo fermati e concessi una pausa ; nel buio più completo abbiamo assaporato la tranquillità del posto, interrotto solo dallo stillicidio lento e monotono che veniva giù dalle pareti più interne. Arrampicandoci ancora un po’, abbiamo individuato un piccolo bacino d’acqua sul fondo di una parete che cadeva a strapiombo.
Decisi a rientrare, abbiamo ripreso il percorso  della discesa. Personalmente lo ricordavo diverso, dopo un passaggio a camino e una parete scalata con il solo ausilio di una corda,  mi sono ritrovata a far leva sulla forza delle braccia e a risalire una  parete appoggiando i piedi su pietre che facevano da sostegno e usando i ganci che facevo scorrere tra un nodo e l’altro.
In cima a questa scalata continuando, siamo usciti in superficie  dopo circa due ore e mezza,  avevamo direi finalmente completato la nostra missione , tra battute di spirito  e  incoraggiamenti  . Personalmente mi sono sentita stanca ma contenta per aver testato le mie capacità  e aver vissuto un’esperienza fantastica.

lundi 28 novembre 2011

Il fallait en être !

Élucubrations collectives restituées par le Dol's (photos de Patrick) :

Nous nous étions presque tous revus lors de la fête des cinquante ans du Club à Médous (pensée pour les absents),

Le Mass et Sergio attablés étaient harcelés par une foule de questions...

- Je m'occupe de l'halogène de 550 W, tu prends les menottes.

- Non idiot ! Pas le descendeur en bout de longe, le bottin c'est mieux il ne laisse pas de traces... Ils vont parler, te le dis...

- Et si on les cuisinaient au Madiran ?...

Et ils se sont attablés les bougres, à tel point que l'on n'en pouvait plus devant tant de révélations...
- Oui, on avoue ! Oui c'est au Quéou !....

- Le Quéou, qu'es acquo ?

- Je le jure, on ne sait pas d'où vient le nom, mais c'est le lieu du notre forfait...

- Parles où je...

- C'est bon, c'est bon... Il s'agit de la dernière découverte de JC, une belle entrée de 3x2 comme on en rêve...

- Et alors ?...

- Eh bien il y a un grand puits... Et au fond c'est gros ! La suite est un méandre fracture avec de l'eau "une rivière de 1 l/s" et un passage étroit qui nous a stoppé vers -140 !... Et derrière il y a de l'écho !

C'est que dans le microcosme GSHPéen cela commençait à gratter dans les longes et le descendeur frémissait à l'idée de chauffer ses poulies...
Arrêt sur du facilement désobable et on entend au loin un bruit de "rivière" et tout cela avec un violent CA remontant dans les narines...
C'est autre chose qu'une « Narine du Grand Noir issue des élucubrations d'un Fou »

Alors la messagerie fumait ces derniers jours : Anaïs ne pouvait pas ce WE, le Bub's en encadrement, Joël et le Mass se réservait pour la désob du Fou...
Notre CDMDMDSP partagé entre y aller et tirer les blocs au Fou le lendemain...
Gaël Huchet Enaud nous faisait son grand retour, Sergio, les Degouve et ma pomme étaient de l'équipée sauvage...
Dans quelle galère me suis-je fourré, j’ai soudainement conscience de partir avec les gazelles du Club...
Rendez-vous à 8h45 au monastère ! Pour une fois tout le monde est à l'heure, même le Dol's !

Samedi 26 novembre

Il fleure une ambiance particulière, celle des grands jours, qui ont marqué les épopées GSHPéènes.
Notre CDMDMDSP, en régional de l'étape était présent pour superviser les préparatifs. Au cas où l’un d’entre nous oublierait son baudard… Avec une petite pointe au cœur de ne pouvoir nous accompagner, mais l’œil goguenard quand le Dol's tentait de convaincre Sandrine de prendre une corde de 11mm, un truc solide et bien raide, pas comme les ficelles actuelles qui filent dans le descendeur... Même s'ils ont toujours fait comme cela, des menaces de délation auprès de l'EFS sont portées à la vindicte populaire... Du coup il se la portera !
Le petit groupe s'ébroue et entame l’ascension. Les Degouve découvrent ce chemin ancestral qui monte aux estives et qui a vu passer tant de bergers et de milliers de brebis...

Pour se mettre dans l'ambiance St Péenne, cela monte d'entrée et du raide de chez raide sur 200 de dénivelé... Ensuite, on a droit à des lacets qui cassent un peu la pente sur des dalles parfois glissantes. Après 600m d'ascension, on laisse l'embranchement vers Pla Débers et poursuivons à l'Aülhet noté à 1h. On fera en moins de temps... Puis c'est le mini cirque au-dessus du ravin de Coume Rédo : l'Escala. C'est bien un escalier qui mène à l'estive de l'Aülhet (ou Oilhet, berger en Bigourdan). Le refuge accueillant pourra être un super camp de base quand le Quéou fera - 400 !

Tout proche, sur un rocher, une plaque commémorative apparaît...

On peut y lire : « les grains de beauté ne sont toujours pas aussi beaux ! » C'était le message codé que diffusait la BBC début juillet 1944, pour annoncer le parachutage d'arme qui fut récupéré en ces lieux et qui permit à la compagnie « chantier », résistants du Corps Franc Pomiès de s'armer et de libérer St Pé et Lourdes le 19 Aout 1944 !

Une page d'Histoire à laquelle le grand père de JC, Jules Mengelle n'est pas étranger puis qu'il fut membre du « Comité de Libération » qui remplaçait l'institution municipale suite à sa démission...


Mais nous ne sommes pas là pour ressasser le passer, ni pour flâner même si le soleil radieux et le belvédère sur le massif St Péen nous incite à la contemplation…

Encore un petit raidillon, passage au-dessus de la source de la Chourrote, notée Fontaine de la Digitale sur la carte IGN et des mégadolines, là où le Gouffre se dirige !

Nous l’atteignons après 2h de montée et laissons tomber nos sacs toujours trop lourds.

L’entrée est vaste pour St Pé, qui plus est en flanc Est, exposition qui a donné les plus grand réseaux spéléo de St Pé. Ce qu’il y a de bizarre c’est que l’Abbé Abadie dont l’Aülhet était son terrain de randonnée ne l’ai pas trouvé.

Car le Quéou était connu des bergers (si proche de l’estive), d’ailleurs l’un des dernier bergers de St Pé encore vivant (Albert Pomès) en a parlé à Jean Claude récemment…

On commence à s’équiper, on se restaure car nous nous doutons que cela va continuer… 2 équipes se constituent : l’explo (Sandrine, Serge, Gaël) et Topo (Patrick, Dol’s)

Le gouffre s’ouvre dans le Lias inférieur, un calcaire de brèche et de dolomie, la descente du P65 (il ne fait plus 75m !) est une magnifique coupe géologique. Au-dessus, un calcaire marbré et tout cannelé de section en forme de haricot ou en oméga, 3x5, très impressionnant et majestueux. Moins majestueux en revanche, l’amas de « pimphles » suspendus servant de palier au départ du puits. Quand on descend il ne faut pas penser à ce qu’il y a au-dessus de nos casques.

Le départ du puits de 65 m s'ouvre sous des blocs menaçants.

En bas du puits à – 80 m, une nouvelle couche de calcaire dans lequel se dessine nettement le pendage. Nous sommes dans le Lias supérieur et moyen constitué de marnes et de calcaire truffé de fossiles (Bélemnites). On dirait des balles de mitraillettes qui sortent de la roche dissoute tout autour… Cela me rappelle le gouffre du Paybou, aussi nous devrions espérer avoir de gros volumes comme dans cette cavité la plus vaste du massif.

Une véritable coupe géologique...(topo dans le P.65)

Vers -30 m le puits se dédouble et reçoit un affluent (puits parallèle).

Au sol dans les blocs, pas mal de galets d’ophite (voir note), il faut dire que dans le secteur les remontées magmatiques ont percées le Pic du Larbastan tout proche...

En fait, ce gouffre s’est formé au profit d'une grande fracture, une faille N 140°, car au fond dans l’amont on a un rejet de 1 m (la partie Sud s’est effondrée). En remontant on traverse ce banc pour retrouver la série supérieure. La topo s’arrête après 30 m de progression à -64m sur une E 5 dans la fracture. Un petit resserrement fait suite, mais au-delà, nous voyons du noir synonyme de continuité prometteuse. Sur le côté Nord, avant l’escalade, deux séries de puits remontants sont pointées à + 25 m ! Vue le CA d’autres entrées sont à découvrir.

L'amont du méandre emprunte une faille et entaille les calcaires à bélemnites.

L’aval masqué par un gros bloc se dérobe sous nos pas, il y a quelques remplissages et des ossements (de génisse). La descente suit le pendage, sur le socle quelques marnes rendent les appuis glissants. On a les mêmes marnes au Larrau et on avait suivi le pendage sur 600m…

En tout cas nous sommes toujours dans la même fracture et nous filons vers les méga dolines de la Fontaine de la Chourrote. En rive gauche une arrivée en plafond haute de 40 m apporte son quota d’eau « pissouteillant » et se forme rapidement un ruisselet dont le glougloutement joue à cache-cache dans les dalles glissantes. Puis on perd la flotte au profit d’un méandre truffé de choux fleurs et de concrétions, bref de quoi s’accrocher et faire râler celui qui n’est pas attentif ou ponctionné !

La base du P.65 vu de l'amont, l'aval est juste en face (derrière Alain). Juste au-dessus on distingue nettement le rejet de la faille.

Quelques passages bas avec au-dessus de gros volumes (salle ?) non exploré. Nous privilégions le bas du pendage car cela file comme la topo. Patrick dégaine le disto laser une boite magique qui mesure à 300000 km/s !

Tel un « chevalier du Jedi » il distille ses rayonnements ciblés dans ce monde sans étoile. J’ai du mal à suivre, à noter les stations et assurer le dessin face ce géomètre extraterrestre. Et au-delà de son expertise, son discours fait mouche : « en première, on s’arrête là où la topo se termine ! » Et pour le faire aujourd’hui il le met en pratique…

Au premier étroit, la contorsion en baïonnette met un coup d’arrêt à ma contribution topographique : - 130 cela suffira pour une reprise et je n’ai rien à regretter car plus loin une joyeuseté verticale sélectionne par son calibrage.

Patrick poursuit seul infatigable, je remonte. Arrivé dans la dernière partie terminale du puits j’entends au-dessous Gaël qui arrive… Ils ont fait vite, cela queuterait-il ?

Tiens, j’entends des voix…

- Alors le dol’s on en chie un peu ? Approches toi de ma lumière et la vérité jaillira !

Je ne pensais pas être aussi ponctionné ?...

Et quelle lumière ? Vue la buée sur mes carreaux, je progresse en aveugle…

Mais cette voix je la reconnais, elle ressemble à celle du CDMDMDSP. Et oui c’est bien lui, sur la lèvre du puits je suis accueilli comme une « star » par un crépitement de flashes, même pas le temps de me refaire une beauté !

- C’est sympa de nous rejoindre on ne s’y attendait pas !…

Je suis certain que depuis notre départ matinal, il a rongé son frein et n’y tenant pas il est venu directement aux nouvelles et savoir si « son trou » continuait.

Gaël sera plus loquace, il claironne un arrêt à – 240 m au sommet d’un ressaut dans une grande salle et au loin la flotte ! Putain c’est gros, c’est bon, ça barre… Tu le tiens ton grand gouffre, merci l’ami !

La galerie en aval du puits. Ce passage assez étoffé est ponctuel et on en trouve d'autres lorsque le conduit croise des bases de cheminée. Le reste est nettement moins gros et il faut souvent ramper ou progresser accroupi.

En fait Patrick retrouvera la doublette magique (dont sa moitié) qui le raccompagnera jusqu’au terminus après 180m de galerie large d’1,5 en moyenne : fin de la première et de la topo !

Sergio est impressionné de la vitesse à laquelle la topo est levée, géniale cette boite magique ! Ce n’est pas avec le Dol’s que l’on aurait fait aussi vite !

Verdict : - 180 m vue à -200 ! et 500m de développement !

D’après la carte géologique nous sommes dans un synclinal qui file en direction du Puyaü, lieu et terrain cher à Jean Claude !

Et lorsque l’on va bientôt passer sous les dolines de la fontaine de la digitale l’apport en eau devrait être conséquent ! Préparez les équipements hors crue et les combines étanches, cela va bamber !

A la sortie du trou auprès du feu qui nous réchauffe, l’ambiance est euphorique, le Dol’s taquin fomente déjà une histoire abracadabrante pour mettre en pression Le Mass, en fait le trou aurait queuté juste après son terminus et par dépit la vengeance suprême aurait été de lui reboucher le trou du Fou en guise de représailles… Le gag avortera car Gaélou, descendu plus tôt avait vendu la mèche…

La descente commence sous les lueurs crépusculaires et les derniers rayons du soleil qui effleurent les cimes enneigées alors que le massif se pare de sa robe noire…

La remontée du grand puits.

Soudain à la cabane de l’Aulhet Sergio nous demande de stopper !??...

- T’as un problème ?

Il allume ses leds et scrute un rocher, au pied une peau de vache complète et ratatinée, mais raide et figée… Cela fait plusieurs mois qu’il l’a repérée, c’est ce qui reste d’une des vaches de Léon (ferme Mourichi) qui a été foudroyée cet été.

- Et qu’est ce que tu vas en faire ? Une combine en peau de bête pour faire plus local dans le Quéou ?

- Et moi tu me taille un slip façon tarzan ou à la bavaroise ? Certains raillent le Dol’s

- Eh, tu veux les poils à l’intérieur ou apparents, non il lui faut plutôt un slip style Louis Vuitton en peau de croco, plutôt qu’un slip famille Pierrafeu qui te gratte les cacahuètes !…

Et notre équipé bien amusée de savoir que ce n’est pas pour faire des galipettes devant la cheminée mais pour fabriquer des percussions, car le Sergio il a le rythme dans la peau !

Arrivée aux voitures à 19h avec plein de rêves. Nos topographes feront des heures sup car il faut en savoir plus sur la direction suivie et sa profondeur…

Alors le Quéou sera à coup sûr une des grandes cavités de St Pé, grâce à notre CDMDMDSP.

Il t’en aura fallu en découvrir 300 pour nous offrir celle-là, alors merci l’ami et compte sur nous pour t’aider à prospecter… Maintenant tu dois faire l’honneur de ton gouffre car la salle du CDMDMDSP t’attend…


Note : Il s'agit d'une dolérite particulière des Pyrénées. Les ophites sont des roches basiques, grenues, massives, à cassure sombre, d'une teinte verte plus ou moins foncée avec des taches blanches et brunes (d'où l'aspect " peau de serpent "en grec ancien, φις = serpent).

Dans les Pyrénées, parmi quelques épisodes volcaniques permo-triasiques, les ophites se mettent en place dans les évaporites et argiles du Keuper en même temps que des basaltes alcalins plus à l'Est (Corbières). Dans les parties centrale et occidentale de la chaîne, dans les zones peu déformées, les ophites apparaissent sous forme de sills inter-stratifiés dans les faciès évaporitiques . L'ophite non altérée correspond à un basalte tholéiitique. Issues des zones profondes lithosphériques, les intrusions ophitiques ont été favorisées par le jeu de failles en distension. Des données de sondage dans le bassin d'Aquitaine indiqueraient une mise en place des ophites contrôlée par le jeu conjugué d'accidents N140 et N 40/50.

L'ophite s'est mise en place à la fin du Trias à partir des couches profondes de la lithosphère à la faveur des failles en distension qui affectent alors l'écorce terrestre à l'emplacement de l'Aquitaine et des Pyrénées.

Bibliographie : B.Sureau et J.Thiébaut 68 - D.Béziat 83 - R.Curnelle et B.Cabanis 89


dimanche 27 novembre 2011

Ne t'en Fou pas !

Dimanche 27, Bubu, Joël, Jean Claude et Alain M

Jeudi dernier, nous avions "entrevu" un puits et bien sur, tout le monde est fébrile pour y retourner faire les Fou !
Nous prenons échelle, cordes, et amarrage, nous devrions en avoir besoin.
La roche est toujours veinée d'argile et le travail est délicat. Heureusement, la perfo en mode burineur nous sera d'un précieux renfort.
Nous allons littéralement découper la paroi et tailler le passage afin de pouvoir continuer.
C'est à Bruno que reviens le privilège d'effectuer la descente, une échelle étant mise en place. Il s'engage dans le passage et découvre à son grand étonnement que ce n'est pas 2 m qu'il faut descendre, mais 8! L'échelle est presque juste.
En bas, c'est très confortable, 3 à 4 m de large. Un gros méandre, donnant sur un puits remontant en amont et en aval sur un nouveau puits sondé à 10 m.
Il faudra y revenir avec de la corde.
Il remonte et nous équipons correctement le premier puits et agrandissons le passage en travaillant par l'autre coté.
C'est prêt pour une prochaine exploration.

jeudi 24 novembre 2011

Deux fous au Fou

Jeudi 24 novembre, JC M et Alain M

Nouvelle séance de désobstruction cet après midi, à 2.











Comme nous ne sommes que deux, on laissera les gravats à coté de nous, sans les remonter à l'étage.
Nous sommes sur des calcaires à veine de schiste et les coups de burineurs ont raison de la pierre.
Petit à petit une tête de puits nous apparaît. On sonde, certainement au moins 2 mètres et cela à vraiment l'air de s'agrandir.
Le passage, c'est sur, ce sera pour la prochaine fois.
On prend quelques photos et l'on ressort à 19heures. En bas dans la plaine, le brouillard laisse filtrer les lumières de Lourdes. Magnifique.

Le chant de la massette !

dimanche 20 novembre 2011

Les Fous, toujours de sortie

 Dimanche 20 novembre, Jean Claude, Jean Luc et Alain M.

Ce dimanche après midi, afin de récupérer de nos libations de la veille, nous nous retrouvons à 3 au trous du Fou, pour une nouvelle séance de désobstruction afin de continuer à avancer. 
Nous avons progressé d'un bon mètre et nous rencontrons un petit banc de schiste, très friable. Ceci facilite les travaux. 
La prochaine fois nous aurons à vider une marmite qui est comblée de terre. Gageons qu'ensuite nous pourrons passer rapidement, l'écho se faisant de plus en plus proche.

Bubu est venu nous rejoindre en surface et nous aider à redescendre la matériel.
Pas de photo, l'appareil est en panne.
Alain M

samedi 19 novembre 2011

Ah la belle fête !

Samedi 19 novembre 2011
 

La pièce que nous avons eu le plaisir de jouer devant vous, "La fête était belle"...est du "GSHP de Tarbes"
      Les décors sont de la famille Brunelet
      Les costumes de Nicolas Terrier
     Avec par ordre d'apparition dans le club: Madeleine Cabidoche, Claude Lucas, et une soixantaine d'autres spéléos!
      ...et la participation sympathique de nos complices gersois.......

mercredi 16 novembre 2011

Quétait où mardi ?

Le Quéou, un nouveau grand gouffre
Ce mardi nous étions 2, Serge Latp's et Alain M, à remonter à l'Aoulhet pour poursuivre l'explo de ce nouveau trou.
L'objectif premier était de "fractionner" le grand puits de 75 m afin de pouvoir remonter plus confortablement.
La météo n'est pas très bonne mais nous décidons quand même d'y aller. Nous aurons raison car il ne pleuvra pas beaucoup.
Montée en 2 heures et arrivée à la cavité, accueillis par le chant d'un pic noir, ils sont nombreux dans la zone selon Serge. Petit casse croûte et nous descendons dans la "grotte".
Après 20 m elle donne sur le puits. Serge part pour équiper, c'est son bébé, lui seul l'ayant déjà descendu. Il posera 5 spits pour faire 5 relais, du luxe.
Je le rejoins et découvre un puits énorme, bien découpé dans de jolis calcaires blancs. Que c'est gros, que c'est beau.
Nous partons dans le méandre et atteignons le terminus de Serge.
Il faut se baisser, casser quelques cailloux et ça passe. Derrière c'est gros, nous sommes émerveillés. Un grand méandre s'enfonce profondément, déjà parcouru par un petit ruisseau que nous estimons à 1 litre seconde. Nous le suivons en goûtant avec délice ce "vierge" qui s'offre à nous". De temps à autre des passages plus étroits mais pas de ramping. En d'autres endroits il faut monter dans le méandre, chercher un peu. De nombreuses concrétions égayent les parois. Nous sommes aux anges.
Enfin, un passage un peu plus bas . Serge s'allonge, fait du ramping, retire son casque et réussi à passer. Derrière, le méandre continu et il entend le ruisseau que nous avions quittés depuis quelques mètres.
Il s'arrêtera là, ce sera pour la prochaine fois.
Nous prenons des axes à la boussole, 140 à 170 degré, et l'on part sud sud-est, bizarre!
A l’altimètre, nous avons descendu, sans corde, 40 mètres. Nous remontons et estimons la longueur du méandre à 140 m.

La remontée du puits sera une formalité. Nous repérons dans ce puits des possibilités de suite, un puits parallèle, un amont et un autre puits semblant partir en aval.
Que du bon pour cette sortie.
A noter que la cavité est "habitée" par de nombreuses chauves souris, certainement des petits rhinolophes.

Belle journée, joli mardi.
Alain Massuyeau

lundi 14 novembre 2011

Blagounette !

Coucou, c'est qui ????









14 heures pour réussir...

La traversée des vieilles tiges... par Bubu.  Photos Eric A.
Le titre de ce message est emprunté à Corentin Queffelec. Dans son bouquin sur la PSM, il relate la traversée de la PSM par des anciens dont notre compagnon de club, Dominique Prébende (avec Charly Sterlingot et Le Baron, entre autres.). Récit épique que je vous conseille si vous ne connaissez pas!
C'était il y a une dizaine d'années peut être, je demandais à Laurent Maffre (Lolo) du CDS 31, de m'emmener faire la traversée de la Coume avant d'être trop vieux. A la dernière AG Régionale à Lectoure, l'apéritif ayant été bien arrosé, le projet faisait à nouveau surface d'autant plus qu' il y avait 4 autres petits jeunes autour de la table: Joel D et Rémy B. du GAS, Véro et Eric A. du GSHP. Ces deux derniers essayaient bien de faire tomber la moyenne d'âge mais y'avait trop de boulot ! Et entre 2 verres de Floc et 3 pincées de grattons de canard, une date était même fixée : le Weekend  du 11 novembre, weekend  de 3 jours:  un pour se préparer, un pour la traversée et un pour récupérer !
15 jours avant la date fatidique, alors qu'on n'y pensait plus, Lolo nous envoie un mail intitulé "la traversée des vieux"... Il y pensait encore le bougre ! On ne pouvait plus reculer, le vin était tiré, il fallait le boire !
Après une bonne nuit passée dans la superbe maison de Lolo à Herran, nous voici 8 ce samedi matin à la Fontaine de l'Ours. Que du beau monde ! Des présidents de CDS, des BE, des DTN, des responsables de commissions, des CT secours ... certains font même du cumul de mandat. On emmène un petit jeune avec nous d'une vingtaine d'années pour faire tomber cette moyenne d'âge et des fois qu'il nous arrive quelque chose ! (dans ces cas là, on sacrifie le plus jeune qui est plus tendre !). Il y a 3 éminents représentants du GSHP quand même: Eric A, Véro et moi.
Et c'est parti lourdement chargés vers l'entrée des Hérétiques. Après 20 minutes de marche, je retrouve l'entrée sans problème, j'y étais il y a 15 jours !
Les "cadres" (mais nous le sommes tous!), optent pour la technique "Kit boule" utilisée en canyon. Technique très efficace que je ne connaissais pas, et qui permet à chaque puits de descendre sur un seul brin, rappeler la corde, refaire passer le Kit boule devant , afin que celui qui est en tête ne manque jamais de matériel pour progresser...Le premier équipe, les deux derniers rappellent les cordes, les remettent en boule dans le Kit, font passer les sacs devant, etc.....Et avec 4 Kits boule, ça roule du tonnerre de dieu !
On rentre sous terre à 9 heures. Les petits puits s'enchainent jusqu'à - 100 où on tombe dans l'immense salle du Trou du Vent qui nous fait rapidement "perdre" 100 mètres de plus en dénivelé.
On suit maintenant la rivière du TDV . Il commence à y avoir de l'eau et de l'ambiance, c'est super ! Puis on atteint les magnifiques galeries Michel Juhles: du 10 par 10 sur un sol plat de sable fin. C'est magnifique. On progresse rapidement jusqu'à l'Entonnoir du côté de la salle Elizabeth Casteret (celle de la Coume, pas de la PSM!). On est dans les grandes galeries du Pount det Gerbaou.  C'est là qu'on a prévu de faire une grosse halte pour manger (il est temps, il est déjà 14 heures!) et de passer à la séquence déshabillage pour enfiler les pontonnières ou les néoprènes. J'ai opté pour la néoprène. Quel supplice d'enfiler ce carcan qui te moule comme si tu étais né avec et qui te gêne pour respirer! Je hais cet engin de torture mais oh combien efficace pour attaquer maintenant la rivière du PDG.
Quelle est belle cette rivière ! Belle mais glissante ! Des puits cascades magnifiques, des canyons où on progresse de l'eau jusqu'à la poitrine,
une ambiance à couper le souffle (déjà coupé par la néoprène !). Nous sommes à - 550 depuis l'entrée des Hérétiques. Deux heures de trempette plus tard, alors que je commence à apprivoiser la néoprène, il nous faut quitter la rivière pour remonter du côté de la grotte de Pèneblanque. Nous sommes à la Salle à Manger, lieu bien nommé où nous allons pouvoir faire une nouvelle pause casse croute, retirer les instruments de torture et renfiler des vêtements secs. Quel pied ! Mais il faut pas trop trainer quand même, il est déjà 8 heures 30, l'apéro va être tard ce soir !
On quitte ce havre de paix pour commencer les 180 mètres de remontée vers la sortie de Pêneblanque. Tout est équipé en fixe et malgré la fatigue qui commence à se faire sentir, la progression est rapide. Même le passage de la Boite aux lettres que je craignais un peu ne sera qu'une formalité !
Nous voici dans le laminoir d'entrée. Partout des bauges à ours. Dans 300 mètres on est dehors. Il fait très soif, on n'a rien bu depuis plus de 2 heures dans une ambiance très très sèche ! Lolo nous a réservé une surprise: d'un petit coin connu de lui seul (ou presque!), il nous sort 2 bouteilles d'eau! Un peu chargée en sédiment, certes, mais qui font un bien fou!
Allez, plus que 300 mètres j'ai dit et on est dehors ! Les chevaux ont senti l'écurie ! C'est la course à 4 pattes dans le laminoir avec le kit au cul. On rigole, on est heureux.
Sortie à 23 heures. Le ciel est tout étoilé, il ne fait même pas froid. Encore une grosse heure de marche jusqu'au camion laissé sur le parking de Pèneblanque dont l'interminable remontée du pierrier qui finit de nous achever.... Sous bois magnifiques, animaux sauvages qui crient dans la nuit ajoutant à la féérie de l'instant, le souffle chaud du foehn qui nous accompagne, Lolo qui nous raconte les entrées qui devraient bientôt jonctionner, la proximité de la salle du Dromadaire où nous étions il y a quelques heures...
Arrivée appréciée au camion même si on aurait pu continuer encore quelques heures dans l'euphorie....
Il est minuit passé... Véro me fait remarquer que nos filles doivent se préparer pour aller au bal. Il est déjà demain....... Finalement on va le prendre très tôt l'apéro ce dimanche matin.

Toutes les photos d’Éric ici. 
Et celles de Rémy ici
Et le compte rendu de Joel du GAS ici



dimanche 13 novembre 2011

Un joli dimanche

Dimanche 13 novembre
OM5, le déséquipement, par Anaïs
Révisons nos classiques..


Aujourd’hui, belle journée « estivale » pour faire un tour dans l’OM5 et voir si des kilomètres de galeries nous attendent ! 
Petite marche d’approche puis de manière très studieuse, nous écoutons, Joël et moi, les rappels de Jean-Luc sur l’utilisation du matériel : eh oui, un puits nous attend, avec deux fractionnements et une déviation.
Joël descend, puis se poste en photographe officiel de notre sortie ; je le suis et Jean-Luc ferme la marche. Arrivés au fond, nous regardons, examinons, réfléchissons : pas de suite ouvrable, cela ne donne rien ; Jean-Luc l’aurait parié, il a d’ailleurs commencé à déséquiper ici et là.
Pas de suite donc mais une belle remontée à endurer pour moi et une première tout de même pour Joël qui est chargé de déséquiper le trou en remontant en dernier.
Première remontée, je souffre et arrive au fractionnement sans réussir à ouvrir mon crowl. Je m’énerve mais écoute tous les conseils que Jean-Luc me donne d’en haut et Joël d’en bas. Mon crowl finit donc par abdiquer (3 contre 1) et s’ouvre.
Quant à Joël, il se débrouille comme un chef ; arrivés à la main courante, je fais une longue pause (bien méritée car mon matériel n’est pas très aidant et je porte un kit!) pendant que Jean-Luc donne de nouveaux conseils à Joël puis nous continuons.
 Je suis heureuse d’apercevoir le jour ! Et encore plus d’y parvenir et de retirer tout mon équipement. Le soleil est là pour m’accueillir d’autant que Joël m’offre le temps d’en profiter car la sortie est plus délicate, il s’emmêle un peu avec la corde.
Toute cette énergie dépensée nous permet d’apprécier notre pique-nique espagnol (il est déjà 15h) en compagnie d’Alain qui nous a rejoint entre temps. Nous dominons Lourdes, profitons d’une vue magnifique sur le Pic du Midi et autres sommets. Mais pas de sieste, nous avons décidé d’enchainer avec le Fou.

Après un casse croute bien mérité, nous descendons dans le trou du Fou afin de revoir le terminus découvert la semaine précédente .
Anaïs franchi en premier l'étroiture mais nous, prudent, décidons d'y apporter un peu de confort. Trois pailles plus tard, nous nous retrouvons au terminus. Jean Luc part dans l'amont, Joël dans le petit aval avec la massette, bien décidé à tout casser si nécessaire. 




Ce n'est pas bien grand mais à l'évidence, le vent violent qui descend dans la cavité va bien quelques part et en regardant minutieusement, seules 2 possibilités s'offrent à nous, vers la gauche, dans un tout petit boyau très humide, ou vers la droite, au fond d'un petit méandre bien sec.
Nous faisons un peu de fumée et la suite sera à droite !
C'est reparti pour une nouvelle désobstruction mais motivés comme nous le sommes, rien ne semble nous résister et rapidement la suite se présente, petite certes mais bien là.
Nous tapons de tout coté, sortons des seaux de terre, de cailloux et rapidement la possibilité de continuer se dessine clairement devant nous. Il y a même un peu d'écho, que du bon.
Mais déjà il est l'heure de repartir, dehors il fait presque nuit.
A parier que ce Fou nous reverra très rapidement.






Black and White


Samedi 12 Novembre. CR du Dol's
C'est un peu au pied levé que nous décidons une rando prospect avec repointage de la zone du Bénac car Le Dol's ne s'y retrouve plus dans les classements des cavités, d'autant plus que notre JC (le CDMDMDSP) a trouvé de nouvelles entrées qui "confusent" les neurones du Dol's...
La journée s'annonce belle on monte par le Carrès, au passage l'appel du cèpe est le plus fort... Un prélèvement sur le gisement local permettra de repartir avec une bonne poêlée... Jean-Claude propose la directissime par le Garrapit... En effet, on monte tout droit sur un ancien sentier réouvert par les lignards qui contrôlent la ligne de Haute tension qui passe près de l'Escachilat. Au passage nous constatons qu'ils ont quitté les lieux laissant en place pas mal de matos, à moins que ce ne soit que temporaire...
Jean Claude me fait faire le tour du proprio que je connais partiellement. Nous retrouvons des cavités explorées par le GSHP et le CAF de Lourdes, mais une confusion règne quant aux numérotations, triple double, mauvaise zone... Le grand Box !
On monte au Puts d'Arroü puis il me fait découvrir la source de Mariahole (Marie la folle). C'est en fait un petit réseau sous cutané à 965 m d'altitude mais avec un peu de CA et pénétrable pour les poissons plats qui aiment la baille. En-dessous pas très loin de la perte de cette résurgence qui pissouille il y a le Black & White (BE 210) qui plonge à -13 en désescalade. Une belle petite cavité taraudée dans un calcaire noir veiné de blanc (d'ou le nom et pas le Whisky !). Avant la descente on fait les comptes avec près de 20 cavités répertoriées, il va y avoir de la modif, mais bon sang que c'est compliqué, des trous il y en a partout... Et le Gffre du Pélat un beau P15 est à revoir, le dernier explorateur étant l'Abbé Abadie !

samedi 12 novembre 2011

La Herrère, le retour

Vendredi 11 novembre, Olivier et Jérémie Lacroix
Salut à tous,
Je suis allé à la Hérèrre hier avec Jérémie. Après les grosses crues  de ces derniers jours, je voulais constater comment la résurgence avait réagit.
Les crues ont été très violente vu les traces. La résurgence s’est purgée d’elle-même et le cône d’éboulis s’est stabilisé. Merci  Dame Nature !!!!!!!!   Il y a même de la végétation qui commence à repousser. C’est d’autant mieux pour la stabilité du talus.
Il faudrait juste terminer de purger côté droit, des blocs coincé par des troncs et des racines, mais qui ne se jette pas dans le trou. Juste mettre en sécurité les abords du trou. Je dirais qu’il y a une heure de boulot de purge.
Je me suis engagé jusqu’au sommet du puits, a l’étroiture. Je n’avais pas de casque ni de lumière, je n’ai pas pus aller jusqu’au siphon. Je n’avais pas mon appareille photo.
Mais c’est une très bonne nouvelle !!!!!!!!  Les plongées vont pouvoir reprendre…
Vu mon éloignement maintenant, si vous avez un peu de temps, il serait bien de terminer de purger le côté droit, de descendre jusqu’au siphon, purger la descente, vérifier la stabilité et vérifier le départ du siphon.
Coté plongée, il va y avoir une grosse purge à faire dans le P 32 et le rééquiper. Il va falloir plusieurs plongées avant de continuer l’exploration:
http://gshp65.blogspot.com/search?updated-max=2011-02-07T11%3A31%3A00%2B01%3A00&max-results=50 
Je vais avoir besoin de vous mes amis…..
Olivier

lundi 7 novembre 2011

Formation....que du plaisir !



Stage spéléo sur le massif de Saint Pé par Jean Luc Lacrampe
Samedi 22 octobre midi nous nous retrouvons à l’ancienne base de Saint Pé, pour faire la mise en place entre cadre du stage initiation, perfectionnement, préparation à l’initiateur, organisé par Thomas Braccini.
Durant toute l’après midi, les stagiaires arrivent un par un et, en début de soirée, tout le monde est là : 9 stagiaires, 2 brevets d’état en stage fédéral , 3 cadres, et 1 cuistot spéléo (hyper important pour le moral): présentations, définition des objectifs, et demain début des sorties sur le terrain.
Dimanche, finale de la coupe du monde de rugby, mais pour nous journée falaise, tout y passe: montée, descente, conversions, fractionnement, décrochage, etc.….pas de match à la télé mais une bonne journée de révisions techniques, pas mal non plus.
A partir de lundi mise en application sur les cavités du secteur, Jacqueline, Hayau-Bouhadère, Moustayous, Borne 109. Bien sur les traversées seront faites en méthode spéléo: on descend en équipant et puis on remonte en déséquipant, nous avons une super météo; vraiment beaucoup de plaisir avec un groupe très  agréable
A partir de jeudi nous changeons de secteur pour nous rendre vers Arudy, pour faire les gouffres d’Héougacère et de la Clavette, avec le soir en plus d’avoir fait de la spéléo, une belle récolte de champignons et un bon petit repas (merci Claude, notre cuistot).
Vendredi, dernière sortie du stage, ce sera la grotte des Eaux Chaudes toute l’équipe ensemble, excellent moment dans une belle cavité que je ne connaissais pas, la météo commence à nous lâcher, mais comme ça sent la fin, pas de soucis. Retour à la base un peu tard mais ce soir pas d'exposé,  juste un repas un peu festif.
Très bonne semaine de spéléo sur Saint Pé, comme quoi le massif se prête aussi à des formations, hébergement de qualité, trous pas trop loin en voiture, marches d’approches raisonnables, avec quelques grottes en réserve au cas où….que du plaisir !!!

samedi 5 novembre 2011

La spéléo, c'est plus que CT

Retour du stage CT à la Coume. (Par Bubu avec la contribution de Joel Danflous.)

Une semaine bien remplie où souvent la partie théorique était interrompue par des phases pratiques, préparés par les cadres, mais qui tombaient toujours pour nous à l'improviste, de jour comme de nuit. Et plus d'une fois les cadres ont pris un malin plaisir à tester nos réflexes, nos techniques, notre savoir faire et notre diplomatie...
Le temps a été très clément avec nous. Chose assez exceptionnelle sur la Coume à cette saison là.
Le stage s'est terminé par le barnum régional . Le PCO était installé à la Fontaine de l'Ours, lieu cher à Emile Bugat. Ce qui frappait en arrivant c'est la couleur jaune qui faisait la pige au rouge. Eh oui les tentes du SSF étaient bien visibles.
Le scénario prévu par  Bernard Tourte et la Préfecture de le Haute Garonne, prévoyait 1 accident avéré dans le gouffre de La Fraternité, plus recherche à partir des cavités suivantes (Duplessis, Raymonde, Coquille, les deux Jean Paul) pour trouver deux autres victimes. Cela faisait en tout 3 évacuations à faire en civière.
Hélas un accident étant intervenu dans le gouffre de la Fraternité à un sauveteur  de l'équipe de désobstruction (bras coincé par un bloc dans un passage étroit), a fait basculer l'exercice en opération réelle.
La victime a été évacuée sur l'hôpital de Saint-Gaudens par hélico pour des examens et  observation.
A partir de ce moment là, l'exercice a été interrompu, tous les sauveteurs ont regagné la surface et l'exercice s'est terminé.
Nous étions sur cette opération environ 80 personnes en comptant les stagiaires E/CE et CTDS.
Hélas tous les spéléo qui avaient répondu présent n'ont pu être engagés sous terre. Par contre avec Geneu, nous avons bien été mis à contribution car c'est nous qui étions aux manœuvres quand tout a basculé de l'exercice au réel. 

Au Fou avant les pluies ....

Vendredi 4 novembre

La suite au Trou du Fou... 
CR de Jean-Claude

Nous sommes deux à essayer d'avancer un peu au Trou du Fou. Jean-Luc et Jean-Claude.
Après une rapide approche du trou, nous voila vite fardés de nos combardes... et hop au fond de la mine.
Un coup les pieds devant... la roche est dure et les burins n'éclatent pas grand chose. On essaye la tête en premier... le résultat n'est guère plus convaincant. Mais petit à petit, millimètres par millimètres, on effrite, on rogne, on use. On se remplace, un coup en avant, un coup en arrière.
Un premier essai de passage les pieds les premiers. Ça ne passe pas. Qu'à cela ne tienne, on essaye la tête et les épaules. Ça coince au torse. On reprend les burins et massettes...
Deuxième essai la tête devant, ouf c'est passé. Un rétablissement au bas du ressaut avec du remplissage (tu parles d'un ressaut : 1m.) et me voila debout dans le grand noir. Tu parles, une toute petite salle, si on peut appeler ça une salle. Derrière une petite cloison, ça continue sur 3 m. environ. Un remplissage puis à nouveau c'est tout petit et je ne trouve pas vraiment le courant d'air qui était assez fort dans le tunnel de la désob. Au-dessus du ressaut, un petit puits remontant vite étroit lui aussi et à moitié de celui-ci, une lucarne me mène dans deux petites marmites qui sont en fait au-dessus du tunnel où se trouve Jean-Luc (qui n'a pas pu passer l'étroiture) et qui m'entends taper avec la massette.
D'où vient ce courant d'air qui est quand même assez fort... mystère à élucider à la prochaine visite... ?

vendredi 4 novembre 2011

Là haut sur la montagne...

Mercredi 2 novembre.
Aux 36 chandelles... par Gaël

Serge me proposait une remise en jambe!!!!
Quelle remise en jambe...! Juste la montée aux Toupiettes en passant par le Larrau...!
On récupère Jean Pierre à St Pé, on passe prendre une corde chez Jean Claude et hop ; c'est parti... Me voilà le petit jeune du groupe avec un quinqua et un sexa...
La montée jusqu'au Larrau se passe bien, et puis après, changement d’ambiance, on ratasse dans les buis, puis dans le lapiaz recouvert de feuilles mortes et je suis à fond, j'ai plus de souffle, les jambes lourdes...
Enfin, j'arrive tant bien que mal à ce fameux trou "les 36 chandelles", on se requinque un peu et puis, Zouuu. ..
Nous voilà dans ce très beau P70,  Jean Pierre enchaine sur une escalade, et on arrive en haut du P30 final. Serge le descend, mais il ne voit pas de suite évidente... Et pour ma part, vu la marche d’approche  et le potentiel de la cavité, je ne pense pas que le jeu en vaille "les 36 chandelles".

On va donc déséquiper le trou et laisser le matériel en haut pour y retourner la semaine prochaine et être sûr qu'on ne veut plus y monter... mais aussi pour me remettre en canne pour les belles autres cavités qui n'attendent que nous...

jeudi 3 novembre 2011

Explorations en Cantabria

22 octobre au 3 novembre :

Les explorations en Cantabria réservent bien souvent des surprises là où nous ne les attendons pas. Ce fut le cas cette semaine alors que nous étions bien partis pour déséquiper un gouffre dont l'exploration traînait depuis près de 5 ans. Mais voilà, il a fallu un petit pendule pour livrer plus de 900 m de galerie et se rapprocher d'un réseau (la torca Aitken) elle-même proche du réseau de Tejuelo dont le développement dépasse 104 km. Cet ensemble qui se construit peu à peu, tel un gigantesque puzzle, se prépare à prendre la première place des réseaux espagnoles.

Montagnes russes dans la galerie du Lasso, nouvellement découvertes.

Mais nos activités ne se sont pas limitées à cette exploration car pour trouver, il faut chercher et la prospection tout comme la révision de trous anciens sont incontournables pour comprendre un secteur donné et pour espérer faire de belles découvertes. Sur les quelques 30 cavités visitées durant le séjour, à peine 2 ou 3 pourront peut être donner quelque chose, mais c'est là le prix à payer...

Un terrain de jeu qui semble inépuisable...

c.r. Patrick
Le compte rendu complet du séjour est sur le blog Karstexplo

mercredi 2 novembre 2011

On se Fou ... du Trou

Ce mardi de Toussaint, nous étions 5, Bubu, Joël, Jean Luc, Jean Claude et Alain M à retourner titiller le trou du Fou.
A 5, c'est cool et l'on peut se répartir les taches, il n'y a pas de temps perdu.
Le trou, lui, il aspirait et soufflait légèrement, en un mot il respirait.
Nous avons bien avancé et le "grand noir" que l'on entrevoyait la dernière fois est maintenant une réalité.
On voit un petit palier 2 mètres plus bas et une lucarne laisse apparaitre une suite conséquente.
Gageons qu'à la prochaine sortie, nous allons fouler une nouvelle fois un terrain vierge de toute trace et qui devrait nous mener loin, nous en sommes convaincus.