lundi 31 octobre 2011

Les jeun's sont de sortie....


Sortie ESB sur le massif de La Pale par Jean Luc
Aujourd’hui, lundi 31 octobre,  petite sortie d’initiation a la grotte de la Bouhadere pour Romy, et Quentin (11 et 12 ans), déjà un peu d’expérience pour les deux participants, deux ou trois sorties, mais maintenant il va falloir se mettre sur la corde pour descendre le puit de 12 mètres qui rejoint la partie basse de la Bouhadère.
Et alors où est le problème ?
Quelques explications et en avant !!! Tout se passe parfaitement (bon y avait quand même une corde d’assurance supplémentaire) et un puit de 12 mètres au compteur.
Petite désescalade, coup d’œil au départ du puit aux ours, passage en étroiture, et nous voila à la salle du chaos.
Maintenant va falloir se coller à la gestion des longes sur main courante sitôt dit sitôt fait et ça roule jusqu'à la salle du bourdon, petite séance photos, boire un petit coup, petit coup d’œil sur la suite en direction du Hayau  (un futur objectif ?).
Il est déjà 16 h, il faut ressortir. Demi tour et nous arrivons à « l’escalade nico », on repose la corde d’assurance et les grimpeurs entrent en action pour rejoindre la grande main courante qui nous mènent a la sortie.
Ca y est nous sommes dehors, la fatigue commence a se faire sentir, mais il reste assez d’énergie pour arriver tranquillement jusqu'à la voiture et rejoindre les parents sur la place de saint pé, bon avec un peu de retard comme de vrais spéléo.

Sortie très sympa avec juste un regret de ne pas avoir vu de chauve souris, mais ce sera pour la prochaine fois; j’ai cru comprendre que des vocations de spéléo était nées hier sur le secteur de la grotte de la Bouhadere.

samedi 29 octobre 2011

Le Gouffre de Quéou

Samedi 22 Octobre. CR de Alain Dole

Le Gouffre du Quéou - un nouveau -100 à St Pé
 - Allo Sergio, le CDMDSP (Jean Claude) vient de me téléphoner... Hier, au gouffre du Quéou, un bel aspirateur, il s'est arrêté à -20 sur un P30.
- Putain le Dol's, quelle bonne nouvelle, on devait aller dimanche au TP60 avec le Mass mais il est indisponible. Je serais chez JC à 8h, on fait péter une C 100 !

Et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés pour une virée au Quéou... Et quelle virée. Chargés comme à l'accoutumée, il est 9h20 quand nous prenons le chemin de l'Aoulhet au monastère de St Bubu... Nous mettrons moins de 2h pour escalader les 850 m de dénivelé. Si jusqu'à l'Aoulhet cela allait, cela s'est gâté lorsque notre JC national a voulu nous montrer sur le chemin des Briolles un sparassis crépu. Une sorte de choux fleur comestible qui pousse sur les souches d'un sapin. Et c'est avantageux car ils font entre 6 et 7kg (jusqu'à 14kg pour le record !) Nous avons une pensée pour Le Mass et ses coulemelles. Et puis c'est tout droit dans la pente pour les 100 derniers mètres de dénivelé avec au passage un second choux fleur. Comme on a fait un gros prélèvement, demain nous aurons l'occasion de le goûter. 
C'est fait, et je ne suis pas mort. Cela à la texture des lasagnes et avec de l'ail persil, échalotes c'est pas dégeu, mais pas non plus exceptionnel... J'ai même vue une recette avec du foie gras !

En attendant on monte dru, les compas du CDMDMSP escaladent la pente d'un pas aérien et gracile, moi je m'enfonce dans l'humus et les feuilles... Et pourtant il est lesté par sa clé de portage.
Enfin nous sommes au bord du trou une belle embouchure qui plonge. Cela change avec les "renfrougnes" que JC a eu le bonheur de nous dégoter... Je ne sais pas pourquoi cela sent bon...
Parce que nous sommes dans le même calcaire où se développe le Paybou et son cavernement imposant ?
Où parce que JC fait péter un bocal de foie gras et que du coup j'ouvre la bouteille de vin qu'Alex a gagné en VTT et qu'il fallait une occasion pour l'ouvrir !
Il fait beau, on domine St Pé et au loin la crête des Picoulets où tant de cavités nous attendent
On profite, je resterai bien là à "pêter le cluq", mais Sergio s'impatiente, il a enkité la C100, le descendeur est dégainé, l'appel de la première n'attend pas.
Un petit ressaut de 3m en désescalade donne dans une belle galerie après être passé sous des blocs énormes. Du 4x5 qui suit le pendage. Puis un P 15 (sondé) qui n'est pas descendu car la suite est après le R4 une pente de blocs et un palier suspendu qui domine un trou noir.
Serge équipe...
Pendant ce temps JC me montre une galerie remontante qui bute après 25 m sur une rotonde avec quelques ossements de chauves souris et d'ovin (certainement)
Serge vient d'installer la main courante et descend doucement. Au-dessus de lui il découvre un amas de buffets et commodes massifs qui par un savant enchevêtrement restent suspendus. Sans éternuer, il descend attendant le fractio.... Qui ne vient pas car après 20 m les parois s'éloignent, une lucarne semble donner sur un puits // et il continue. En haut, sa voix s'éteint et se perd dans le néant... Le P30 à JC est en fait un P75 plein "péteux" !
Sergio vient de toucher le fond. Il a perdu le vent, mais un méandre assez haut et large de 60 cm descend. Après 2 R4 il s'arrête à - 101...
Alors cela continue ? Oui... non... car il faut se baisser...
Bien on vous en a laissé un peu... Il reste encore un P15 à revoir, la topo à faire (spécial disto laser) et le puits // à descendre et le méandre à poursuivre...

Vous dire que notre CDMDMDSP était aux anges... Enfin une super découverte, qui change avec les - 5 ! 
Un trou qui barre plein Sud et qui oblique à l'Ouest peut être l'extrême amont d'Aygo Blanco. Vue les mégas dolines sur l'Aoulhet et l'orientation du pendage, si la cavité continue, elle peut longer le ravin de Calihourc. On peut rêver à un - 500 non ?

Et c’est le cœur léger, après un bon coup de rouge pour fêter le premier – 100 découvert par JC que nous descendons dans le ravin de "Hount Débat" pour rejoindre le trou du « Cherchemela » car Sergio a le gabarit pour… Au passage quelques trompettes de la mort et en prime un nouveau -5 déprimant pour l’insatiable « jumardeur compulsif»…

dimanche 23 octobre 2011

Des trous en réserve


A Saint Pé, il reste encore des trous à descendre, à explorer. Les prospections fructueuses de ces derniers mois, réalisées par notre ami Jean Claude ont permis d'avoir en réserve de nombreuses explorations.
Ce samedi, ils étaient 3, Jean Claude bien sur, Serge Latap's et Alain D pour monter sur le secteur de l'Aoulhet afin d'explorer les entrées repérées au mois d'aout.

Une seule cavité sera descendue mais quelle cavité : plus de 100 mètres de profondeur, avec un puits d'un seul jet de 74 mètres et 5 mètres de diamètres. De quoi donner des frissons aux premiers explorateurs. A -100, une zone un peu étroite stoppe la progression et il faudra y revenir avec massettes et burins.
Encore une très belle découverte.
Histoire à suivre.









Alain Mass

mardi 18 octobre 2011

Le 226 ça continue....

Pierre St Martin, le samedi 15 octobre :

Nous sommes 12 à nous préparer à l'entrée du gouffre. Le temps est superbe et ça papote tranquillement alors qu'il semble bien que ce soit un peu la sortie de la dernière chance. En effet, la dernière explo au C 226 s'était heurtée à un peu plus de 400 m de profondeur à un gros broyage très certainement du à la présence de la faille qui devait conduire à la rivière inconnue. Il restait bien un gros départ dans le puits terminal, mais ce n'était pas gagné. Et puis tout n'avait pas été vu dans l'enchevêtrement de puits et de méandres qui précède le grand toboggan final. Quatre équipes sont formées. La première (Alain, Joël et Régis) s'occupe du fond ; la seconde (Serge, Sandrine et Patrick) ira voir le gros tube de -285 m, suivi de la 3° (Christian, Ricky et Kiki) qui fouillera le secteur du Nez pas laid. Un 4° groupe (Paul, François et Brigitte) profite de la circonstance pour visiter la 1° partie du gouffre.
Pour ma part, c'est ma première visite dans le C 226. Le premier puits (71 m) donne le ton. C'est gros, propre et sculpté à souhait. Une petite escalade puis le trou replonge entrecoupé d'impressionnantes banquettes remontantes. Ces formes d'érosion régressive sont ici particulièrement spectaculaires et obligent à remonter de plusieurs mètres entre chaque verticale, le fond du méandre étant souvent trop étroit pour passer. Vers -220 m, la progression se fait à la voûte du méandre, dans sa partie la plus ancienne. Il y a même des concrétions "comme à Esparros" diront certains (un tout petit peu exagéré...). Quelques méandres étroit, puis le plafond disparaît à l'horizontal et les puits commencent à s'enchaîner. En fait, à partir de -220 m, nous sommes dans un immense méandre qui dégringole jusqu'à -400 m par une succession de puits de plus en plus profonds.


L'étroiture du Nez Pas Laid (photo de Christian Girault)

Nous nous arrêtons à -280 m pour voir le "gros tube" signalé par Alain. Des 130 m de corde emportée nous n'utiliserons que les 20 m premiers mètres, car très vite nous nous apercevons, qu'une fois encore, nous sommes sur une banquette, vestige d'une érosion qui devait peiner à creuser ce grand méandre. Soixante mètres plus bas nous distinguons les éclairages de la première équipe au sommet du dernier puits et du "grand vide" qu'il cherchent déjà à atteindre. Un peu déçus par ce terminus trop rapide, nous effectuons un rapide aller et retour vers eux afin de récupérer des infos pour occuper le reste de la journée. Retour à -255 m où une petite escalade semble donner sur un vide plus important. L'obstacle est vite enlevé, mais la suite est en hauteur et semble tout juste pénétrable. Nous levons la topo et remontons d'un cran où nous retrouvons la 3° équipe qui ressort d'un méandre sans suite. Comme nous avons un matos topo, nous retournons sur leurs traces afin de boucler la topo.
Le secteur semble désormais bien fouillé. Au dessus du méandre du Nez Pas Laid, nous revoyons l'affluent qui "descend" à -227 m. Rien de bien folichon de ce côté et nous soldons l'affaire en faisant la topo. Nous avons bien éclusé les objectifs indiqués par Alain et il ne nous reste plus qu'à remonter en espérant qu'au fond, la 1° équipe aura eu plus de chance... 1h30 plus tard, nous sommes dehors. Le soleil chauffe encore suffisamment pour buller un peu en attendant l'autre équipe et en écoutant les récits d'exploration de Serge, histoire de rêver un peu à ce qui pourrait être trouvé au fond du 226....
Alain, Joël et Régis sortiront bien plus tard. Le grand vide si prometteur finit par rejoindre le fond connu du gouffre, mais, dans un petit méandre perché à 4 mètres du fond, ils ont réussi à retrouver le courant d'air, un vrai courant d'air qui signifie que rien n'est perdu, même si la suite imposera un gros chantier de désobstruction. Affaire à suivre....
Patrick

Le récit d'Alain (1° équipe) et la topo sont sur le site du GAS