vendredi 30 septembre 2011

Les Tuts chaotiques du col de Bedouret (St Pé)


Jeudi 29 septembre 2011 :

C'est pratique, quand on ne sait pas où aller, il suffit de téléphoner à Jean-Claude et il vous sort de sa besace une série de trous à voir ou à revoir... Aujourd'hui, il nous propose d'aller du côté du col d'Hau qui s'appelle en réalité col de Bedouret (Bouleaux d'après notre spécialiste). Nous sommes 4 pour cette virée : Serge, Jean-Claude, Sandrine et Patrick. Toujours très optimistes, nous partons avec corde, perfo et bien sûr quelques "pailles"... Arrivés au col, nous basculons sur le versant ouest puis longeons les falaises. Le premier trou s'ouvre au bas de celles-ci. Il souffle bien. Jean-Claude et Serge s'équipent mais l'exploration se heurte rapidement à un éboulis. En fait, il s'agit typiquement d'un décollement qui se développe parallèlement au versant.

L'entrée de la première cavité, Jean-Claude s'apprête à faire une grande première...

La seconde est un peu plus loin en longeant la falaise. L'entrée est assez étroite, mais 3 coups de masse règlent le problème et, après un petit ressaut de 2 m, nous arrivons dans une fracture assez spacieuse. Côté morphologie, nous ne changeons pas de registre et il s'agit aussi d'un beau décollement. Ceci étant, Serge est déjà en train d'ouvrir le sommet d'un petit ressaut ébouleux. 5 mètres plus bas nous buttons à nouveau sur trémie. Nous dressons quand même la topo afin que le trou existe... Le 3° trou s'ouvre un peu plus haut, au sommet d'un couloir abrupt. Il est connu, mais une visite rapide nous confirme que le secteur est complètement disloqué et que les cavités sont principalement dues à un décollement généralisé de la falaise. Il en va de même pour le 4° gouffre, lui aussi , marqué. Nous remontons au col pour voir d'autres cavités, mais là aussi, c'est un imbroglio de fractures parcourues par des courants d'air parfois violents. Nous agrandissons quelques orifices pour le principe, mais sans y croire vraiment...

Ça y est, nous savons où Jean Claude trouve ses champignons, lorsque nos paniers restent désespérément vides... Pour les mycologues il s'agit d'un Boletus Spéléus, couramment appelé le Bolet Pipistrelle.

Nous redescendons via le Mailhoucost n°3, histoire de ré-ouvrir l'entrée et d'utiliser le perfo que nous trimballons depuis ce matin. Raté, le travail a déjà été fait par d'autres (???).
"On peut descendre tout droit, j'ai un petit trou à voir...". Avec Jean-Claude, c'est certain qu'on rentabilise le déplacement. Après avoir divagué dans les buis, nous arrivons sur un petit puits dont l'entrée est très vite agrandie. Il y a de l'air mais 5 m plus bas une étroiture empêche de passer. Derrière on voit bien un ressaut de 4 m mais il faudra employer des moyens percutants...

Bon, l'entrée n'est pas très grosse, mais je vous assure que les pieds de Serge sont encore loin du fond....

Patrick

jeudi 29 septembre 2011

La Yourte d'Espadre

Et si on construisait une cabane.....

Dimanche 25 septembre.
Vous avez tous suivi bien sur, la montée impossible des bâches de camion de 30 kgs dans la tempête. Il suffisait de les mettre en place maintenant que le beau temps est bien installé! Et pour un bon moment semble-t-il !
Départ de la barrière vers 10 heures 30! Hé oui, on n'est pas trop matinal ce coup ci ! On en profite pour rajouter pas mal de matos sur nos claies de portage et dans nos sacs... encore une fois, on rêvait de monter léger, c'est raté !
Arrivé à la cabane vers midi, on décide de sortir les vieilles bâches et de manger plus tard. Heureusement que Joël n'a pas pu monter ce matin ! Il nous aurait fait un caca nerveux ! 
Finalement, les bâches ne sont pas en si mauvais état que ça. Il suffira de passer un bon coup de balai pour enlever toutes les feuilles en voie de pourrissement , laisser sécher le temps qu'on mange quand même un peu, et rajouter les bâches par dessus suivant le principe du mille feuille !
Allez, on se raconte tout ça en image, les photos sont de Fred Joly.


D'abord on sort tout ce qui est pourri ! Il est impressionnant Jean Luc avec un balai ! (Ne le répétez pas à sa femme...)



 Mise en place des bâches de camion.


 Mise en place de la grande bâche CDS, celle qui avait servi pour la grotte en carton.....
 Et on remet les cailloux et les troncs d'arbre... parfois , il y a un peu de vent !
 Imperméabilisation du mur sud grâce à la devenue célèbre agrafeuse du CDS (19,90 euros chez Brico-dépot)
PS: elle fonctionne toujours............
  
Ouverture des fenêtres ... l'agrafeuse toujours en action.....
  
La nouvelle cabane du Col d'Espadre.....


Et voilà, la cabane est prête à affronter les tempêtes et abriter tous les spéléos de passage.
Ci dessous, le diaporama de  Fred.....


lundi 26 septembre 2011

AU 01, cherchez l'erreur !

Dimanche 25 septembre 2011
Bubu, l'a annoncé dans son message ; pas grand chose de nouveau à l'AU01. Dimanche donc, nous remontons à l'aube pour revoir ce trou qui nous avait laissé un goût de trop peu. Donné pour -85, nous n'avions trouvé qu'un conduit descendant à -30 m. Un doute subsistait dans une petite diaclase, mais rien n'y fait, nous ne trouvons pas de suite à ce trou. Erreur de topo, fantasme de spéléo aviné, le mystère reste entier et l'enquête continue.


La galerie d'entrée de l'AU 01

A défaut, nous retournons voir le Begbeder. Il y a beaucoup d'air à l'entrée, mais 20 m plus bas ça se gâte. Le point bas est entièrement colmaté. Une petite désobstruction est réalisée au-dessus du ressaut terminal. Malheureusement, 2 mètres plus loin c'est la trémie.

L'entrée étroite du Begbeder.

Il ne nous reste plus qu'à rejoindre les autres à la cabane d'Espadres. Celle-ci est déjà emmaillotée et désormais, elle ressemble plus à une Yourte qu'à une cabane de chasseur. La suite, Bubu va vous la raconter...


La Yourte d'Espadres en cours de construction

La Yourte terminée, le maître des lieux nous accueille, l'agrafeuse à la main qu'il refuse obstinément de lâcher malgré les 8759 agrafes plantées dans la bâche (il paraît que c'est celle du CDS...)

Patrick

Un peu de patience, ça vient !



Il marche trop bien notre blog! Quand le dimanche soir nos explos ne sont pas en ligne, et quand il n'y a toujours rien le lundi matin, tout le monde s’affole !
Alors en attendant le compte rendu et les photos, voici ce qui a été fait hier dans la zone du col d'Espadre.
Patrick et Sandrine sont montés vers 9 heures pour aller à l'AU01 et au Begbeder (rien de neuf)
Je suis monté à 10h avec Fred et Jean Luc.
On a mis les bâches de camion sur le toit, recouvert le tout avec la grande bâche CDS, démoli l'abri matos et mis en place le truc noir sur le mur sud (en ouvrant les fenêtres) . Fred et Patrick (qui nous a rejoint vers 4 heures) ont pris des photos. Bientôt sur le blog.
Joël et Anne sont montés en ballade au col d'Andorre, on les a retrouvé au parking de la barrière..
La cabane est prête pour les mauvais jours ! En attendant, hier il faisait un temps superbe, et ça va durer jusqu'au 15 octobre ! Profitons-en !
Bubu

jeudi 22 septembre 2011

La centième !



Ce jeudi 22 septembre, nous nous retrouvons à 5 pour une nouvelle escapade sur la montagne de Saint Pé.
Guidé par notre ami Jean Claude, Sandrine, Serge, Alain M et Alain D partent motivés.
L'objectif est la suite de la désobstruction du 15 aout, au dessus du Couhy.
Le soleil s'est caché derrière les nuages et la montée se fait tranquillement, en attaquant cette fois ci par la ferme Sep. Nous passons au gouffre du Couhy puis au Larrau. Que de bons souvenirs. Nous atteignons enfin l'objetif. Effectivement, il y a eut du travail de fait et il ne reste plus grand chose à faire, si ce n'est mettre quelques pailles pour passer.
Par contre ce jour il n'y a que très peu de vent soufflé. Le passage agrandi, Serge descend mais se retrouve rapidement bloqué devant une fissure infranchissable. Il n'est qu'à -8!
L'histoire de ce trou se termine déjà, déception.

Nous remballons le matériel et continuons un peu plus haut revoir le Trou des Jonquilles, exploré en ce début d'année.
Le vent y est toujours très violent. Sandrine accompagnée d'Alain D y descendent. Malheureusement, pas de suite évidente, le vent semblant partir tout le long de la paroi de la salle, dans du broyage impénétrable.


Nouvelle déception et retour aux voitures, après avoir au passage ramassé quelques girolles.


dimanche 18 septembre 2011

Déséquipement du C 50 (Pierre St Martin)

Samedi 17 septembre 2011
Le réveil est fixé à 7 h 30, dehors le brouillard laisse filtrer quelques timides lambeaux de ciel bleu. C'est rassurant, car il y a eu de belles averses durant la nuit, heureusement de courte durée. C'est Alain Bressan qui avait mobilisé les troupes d'Amalgame pour aller déséquiper le C50 et en profiter pour revoir et topographier une galerie située juste en face de sa confluence avec le Grand Canyon de la Pierre St Martin. Avec Sandrine nous sommes les petits nouveaux et il faut dire que notre dernière virée sur le massif remonte à l'été 1986. Avec nous, Alain, Joël, Kiki, et Serge qui nous a rejoint à l'aube.
Le C50 est l'une des entrées de la Pierre. C'est une belle cascade de puits qui recoupe vers -100 m un gros méandre collecteur qui plonge jusqu'à -310 m. Un méandre long de quelques centaines de mètres rejoint la rivière de la Pierre juste en aval de la Grande Barrière.


La marche d'approche est assez cool puisqu'une bonne partie se fait sur le tracé de pistes de ski de fond et le dénivelé est faible. Mais, à peine avons-nous quitté les voitures qu'un grondement nous rappelle qu'en matière de météo, à la Pierre, rien n'est acquis. A l'ouest, le ciel est déjà très sombre. La pluie nous rattrappe lorsque nous commençons à nous équiper. Nous ne traînons pas. Alain part devant avec de la corde. Nous en avons emporté 180 m pour changer celle qui pourrait être abîmée par les crues. Après une série de petits puits séparés par des éboulis de cailloutis instables, nous parcourons un court méandre. Derrière, une belle verticale de 40 m débouche dans des volumes plus importants. Nous dévalons alors le gros méandre collecteur qui peut s’avérer redoutable en cas de crue. Mais, malgré les pluies de la veille, le trou est plutôt sec. C'est superbe.
Arrivés au méandre de -310 m, nous laissons une bonne partie du matériel car le conduit n'est pas très large et de toute façon nous n'en n'avons plus besoin. Quelques centaines de mètres plus loin, nous débouchons dans le Grand Canyon. C'est toujours assez émouvant de se retrouver dans ces galeries marquées par tant d'histoires. La rivière est très basse et les craintes qui nous avaient effleurés lorsque nous avions entendu les premiers coup de tonnerre s'évaporent définitivement. De la rivière, nous ne voyons pas grand chose puisque nous ne faisons que la traverser pour rejoindre une galerie fossile juste en face du débouché de l'affluent et au sommet d'une escalade de 10 m. Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer la présence de cette galerie. La plus intéressante, celle que nous sommes venus vérifier, consiste à penser que le C50 se prolongeait initialement dans cette direction puis aurait été recoupé bien plus tard par le Grand Canyon. Dans ce cas, ce conduit pourrait rejoindre une autre rivière, plus au sud et bien sûr inconnue. L'idée est sympa et se renforce quand, parvenus au sommet de l'escalade, nous prenons dans la figure un très violent courant d'air. Une centaine de mètres plus loin, nous parvenons au terminus topo. au delà, un méandre a été reconnu jusqu'à une base de puits mais le secteur a été très peu fouillé. Pendant qu'Alain et Joël "topotent", nous commençons à ratisser le secteur. C'est un peu complexe, mais après une zone ébouleuse, il faut bien se rendre à l'évidence que tout le courant d'air provient effectivement d'un puits remontant au sommet duquel on devine un méandre. Il ne nous reste plus qu'à plier bagage, mais la tache s'annonce rude car nos prédécesseurs nous ont laissés quelques cadeaux empoisonnés sous la forme de cordes supplémentaires, de trousses à spit, de quincaillerie en vrac etc... S'en suit une remontée bien plombée et quelques navettes dans les premiers puits pour extraire du trou les 10 sacs de matériel. 14 h plus tard, nous sommes dehors sous un ciel étoilé. Retour au chalet de l'Arsip où une autre équipe vient juste de sortir du C226 (Mickey, Marc, Gilbert et Ricky). Il se sont heurtés vers -400 m à une zone de broyage, mais il reste encore beaucoup de départs à voir. Affaire à suivre...
Patrick


A lire aussi le CR d'Alain Bressan :
http://gaspeleo.over-blog.com/article-10-amalgames-pour-2-grands-gouffres-84673685.html

La montée impossible

L'objectif de ce dimanche était de monter au col d'Espadre pour porter  2 bâches de camions récupérées par notre ami Frédéric, et qui vont servir à consolider la toiture de la cabane.
A noter que chaque bâche fait un poids de 26 kg! La météo n'est pas très bonne mais de nature optimiste, nous nous retrouvons à 4 pour la balade. Jean Luc qui habite près d'Argelés ayant indiqué, vers 8 heures, que le col d’Andorre est presque visible. 
Nous sommes donc à 9 heures sur le point de départ, Bubu, Joël, Jean Luc et Alain M. Il pleut légérement et il vente violement. Qu'a cela ne tienne, nous partons, les 2 bâches mises sagement sur les clefs de portage.
La montée sera épique, dans les cols le vent étant déchainé. Une pose à la cabane d'Andorre et nous sommes prêt à rebrousser chemin mais un sursaut d'orgueil nous pousse à continuer. Selon Alain, après la passage du col où le vent sera violent, nous serons abrités et tout ira bien.
Effectivement, 10 mn après dans la première descente c'est plus confort mais qu'est ce qu'il pleut et attention, c'est glissant. Nous marchons à bon train, chacun muré dans ses pensées, se demandant certainement ce qu'il fait là et qu'il serait mieux au chaud, à la maison.
Enfin, nous sortons du bois et avons droit à une petite accalmie. La fin de la montée est rapide et nous arrivons à la cabane. Ouf, le matériel est déposé et nos 2 porteurs se sentent pousser des ailes...
Casse-croute aux chandelles (il fait sombre) et ce sera ensuite un retour rapide, à train d'enfer, sous une pluie soutenue mais avec un peu moins de vent.
Et bizarrement, lorsque nous arrivons en bas, le ciel bleu se dévoile.
Bon dimanche ?

jeudi 15 septembre 2011

La rentrée du GSHP

Ce jeudi 15 septembre, c'était un peu la rentrée. Bien que les activités de juillet et aout furent très fructueuses (voir les CR du blog), nous reprenons notre "rythme d'hiver" qui depuis maintenant un an comprend des sorties le jeudi pour toutes les personnes libres ce jour, retraités ou actifs.
C'est donc à 7 (Sandrine, Patrick, Jean Claude, Jean Luc, Joël, Serge et Alain) que nous nous sommes retrouvés ce matin, à 8h30, à St Pé, devant chez Jean Claude.
Après les "retrouvailles" et diverses anecdotes des vacances, nous partons sur le montagnon de la Pale, voir 3 cavités repérées récemment par notre ami Jean Claude. Après un peu d'agrandissement, les 2 premières cavités sont pénétrées mais aucune ne dépasse les 7 m de profondeur. La troisième nous résiste et nous ne parvenons pas à passer.
Nous quittons les lieux pour aller du coté du Hayau mais là aussi, les 2 nouvelles cavités trouvées récement ne seront pas pénétrées ce jour.
Il est déjà 16 heures et pour certains il faut repartir, d'autres taches les appellent.
Bonne reprise cependant avec le beau temps qui, espérons le, restera pour quelques jours.
Alain M

Explo au 226


 Dans le C226 par David
Voilà le compte rendu d'une sortie que j'ai faite le week end dernier.
Samedi 10 septembre avec Alain B, Joël D, Régis, Romain et Christian nous sommes aller au C226 à la Pierre St Martin pour aménager la trou  et en poursuivre l'exploration. Après avoir élargi les étroitures qui nous posaient problème nous entamons l'exploration. Régis et Christian passent devant, je porte le matériel, Alain et Joël font la topo à mesure que l'on avance.
Nous avons donc progressé en profondeur de 70 mètres et nous nous sommes arrêtés sur une conduite forcée que nous ne pouvions descendre faute de corde et d’amarrages  il faudra donc revenir. 
Ce trou est très beau et vaut réellement le détour. 
Cette explo m'a bien plu je remercie Alain et Joël de m'avoir invité a participer a cette exploration.

David Marque (Photo Romain)

mercredi 14 septembre 2011

Photos de Pierre de Romain

Quelques photos de Romain TILHAC sur le C 226, Gouffre des Chemins Plats, découvert cet été par Amalgame et dont l'explo en est actuellement à -286.8 pour 694 m topographiés !!! Et arrêt sur P20 ! (touche ctrl et clic sur le lien si ça ne marche pas du premier coup !)

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=romain.tilhac&target=ALBUM&id=5640404011870980993&authkey=Gv1sRgCKH4jt6c5OvMcA&feat=email
et

Et voici la topo pour vous donner envie de poursuivre l'explo avec nous !


mardi 13 septembre 2011

La grotte du Lac de Soues

Fête de la spéléo en famille. (par Bubu)
Pour la 6ème édition nous voulions nous tourner cette année vers les plus jeunes et nous avions décidé de faire une grotte en carton pour participer à la manifestation du sport en famille et bien être. Ce fut un réel succès et l'attroupement au bord de notre stand faisait plaisir à voir !
Dès 8 heures nous nous sommes retrouvés au bord du lac pour assembler les morceaux de la grotte préparés le mois précédent. Heureusement que j'avais la topo en tête.
Nous avons aussi organisé un concours dans l'étroiture infernale et le gagnant a coincé à 15 cm... 10 cm de moins que moi mais c'est déjà une grande satisfaction pour moi !
Les tout petits se sont régalés revenant à plusieurs reprise sur notre stand. Pour nous, ce fut beaucoup plus confortable que les traditionnelles tyroliennes et autres ponts de singe, nous laissant plus de disponibilité pour discuter de spéléo avec les plus grands. D'ailleurs quelques grands ados et parfois leurs parents ont mordu à l'hameçon et dors et déjà, on est sur qu'il y aura du monde à encadrer pour les JNS des 1er et 2 octobre. Qu'on se le dise !
Et nous avons eu la visite d'anciens (Philippe Vieu, Barragué, Virollaud ...), on essaye toujours de leur faire sortir le baudrier du grenier.... mais c'est pas facile !
Un grand merci aux participants et à Michel Leclercq, Directeur de Peugeot Tarbes, pour le prêt gratuit du véhicule qui a permis le transport de la grotte.

Voici quelques photos de la journée (les photographes officiels étaient Joël et Jean Claude)

Assemblage de la grotte

On fait le beau pour l'inauguration .....



Dans la grotte....

(la couche, c'est pour la traversée du Lac ! )





Affluence des grands jours


L'étroiture infernale: record à battre: 15cm.....



Les vieux s'amusent à leur tour .... : Bubu :25 cm; JeanClaude: 21cm; Michel : 19cm
(On parle bien sur de la taille de l'étroiture...).

lundi 12 septembre 2011

Du côté du pic d'Hourbilagous

Samedi 10 septembre 2011 :

A la suite de notre dernière virée à Espades, Gaël nous avait conseillés d'aller revoir l'AU-01, sur le flanc sud de l'Hourbilagous. La topo indique une série de puits terminée à -85 m sur étroiture ventilée. Nous profitons donc de ce beau week-end pour monter deux jours, Sandrine et moi au palace 4 étoiles d'Espades. Une fois à la cabane, nous récupérons du matériel et partons à la recherche du gouffre. Les coordonnées sont plutôt bonnes et nous retrouvons l'entrée sans trop de difficultés. Il y a un très net courant d'air aspirant et ça, c'est plutôt bon signe.

L'entrée de l'AU 01

A 15 mètres de l'entrée, nous tombons sur un ressaut entièrement équipé. ce n'était pas prévu au programme mais ça ne nous dérange pas trop de laisser là nos kits chargés de cordes mouillées. Un peu plus loin, nouveau ressaut, suivi de deux petits puits ne figurant pas sur la topo. A une cinquantaine de mètres de l'entrée nous retrouvons la ligne qui a du servir pour désobstruer l'étroiture donnant accès à la zone des puits. Nous la suivons mais celle-ci nous amène au front de taille d'un chantier visiblement non terminé. La suite est un méandre impénétrable où s'engouffre le courant d'air. Nous cherchons, mais pas de suite évidente si ce n'est une étroite fissure sans air dans laquelle nous n'insistons pas. En fait, rien ne correspond vraiment et du coup, nous décidons de refaire la topo et d'en parler à Gaël. Malheureusement il n'a aucun souvenir de cette explo, ni des équipements en place et encore moins des puits menant à -85 m. Il faudra y retourner, insister dans cette fissure au bas du dernier puits et si nous ne trouvons rien, reprendre le chantier car le courant d'air est évident. Nous ressortons, un peu déboussolés...

Le champs de dolines de la Toue sur fond de Génie Braque

Étant dans le secteur nous partons à la recherche du TO 517 (Begbeder) qui lui aussi, aspire très fort. Encore un trou à revoir. Un peu plus loin, une rubalise signale un trou. C'est la signature de Jean-Claude, qui a du traîner ses guêtres jusque là. Rien ne lui échappe... Mais cette petite cavité ne semble pas très intéressante. Retour au refuge, feu de bois et magret de canard... La vie est belle...

Sandrine au fourneau...

Le lendemain nous devons redescendre assez tôt, mais avant, nous décidons d'aller jeter un petit coup d’œil à la perte du col d'Andorre. Vers 9h00, le courant d'air n'est pas encore amorcé. Après un ressaut de 3 mètres, le conduit plonge à 45° et il faut progresser entre la paroi et un éboulis instable. A -25 m le conduit est partiellement obstrué, mais entre les blocs, les cailloux chutent de quelques mètres. C'est désobstruable, mais de toute évidence il s'agit là d'un gros chantier et délicat à mener.


L'entrée de la perte du col d'Andorre (L9)

C. R. : Patrick

mardi 6 septembre 2011

Un peu de prévention


Compte rendu de l'exercice secours du SSF64 par David

Les 3 et 4 septembre 2011

Avec Fifay et Thomas nous sommes allé participer à l'exercice secours du SSF 64 au TH2 dans le massif des Arbailles. Nous sommes arrivés à 14h et nous sommes rentrés sous terre à 17h avec l'équipe d'évacuation1 composée de 10 personnes dont 4 espagnols.
La victime, à -160 mètres de la surface, avait fait une chute de 8m et s'était fracturé le bassin.
Nous avions à installer dans un premier temps un balancier avec frein de charge, et puis faire progesser la civière dans un petit méandre pour déboucher sur une vasque d'eau assez profonde, et pour finir, un autre balancier avant de passer le relais à l'équipe suivante.
La réalisation de notre équipement nous a pris pas mal de temps car nous avions certains passages à reéquiper.
J'ai quand même pris le temps d'aller voir la manière dont la victime était prise en charge et par la même occasion saluer l'équipe ASV.
Par la suite j'ai du remonter un kit de matériel à l'équipe d'évacuation 2 puis faire des aller retour entre la base et le tête de notre équipe en passant par la vasque d'eau en bout de méandre. Aprés une longue attente nous décidons d'en sortir pour se rendre un peu plus haut. Je passe devant et là c'est le drame je tombe dans la vasque d'eau et j'ai même pu mettre la tête sous l'eau!
L'attente était trop longue pour que je reste au fond du trou et la civière était encore loin, et arrive Frédo. On échange quelques blagues une soupe et sur les conseils du médecin je dois me diriger vers la sortie du trou en récupérant du matériel.
Après une longue attente à la sortie du trou, arrive l'équipe ASV et retour au PC où nous attend une bonne garbure.
La victime est finalement sortie à 11h du matin.
J'ai pris plaisir à participer à cet exercice d'autant plus que le trou était très beau, mon plongeon m'a privé de voir passer la civière mais ce sera pour l'année prochaine.

David, GSHP

dimanche 4 septembre 2011

Retour au Ramoune

Dimanche 4 septembre 2011 :
La météo annoncée n'est pas terrible pour aujourd'hui et en plus, il n'y a personne de disponible... Alors pourquoi pas aller chatouiller le fond du Ramoune. En février, nous étions tombés sur un laminoir permettant, localement, de stocker des blocs. Olivier avait ensuite progressé un peu plus loin, jusqu'à un mur de blocs au-dessus duquel il semblait y avoir un élargissement.
Le trou souffle nettement et nous observons des traces d'écoulement depuis notre dernière venue. Le laminoir est toujours aussi bas et pénible d'autant plus que nous n'avons rien évacué depuis un moment. Au fond, il y a bien un semblant de vide au-dessus des blocs, mais ce n'est pas gagné.
Nous "paillons" deux gros blocs qui empêchent de voir plus loin et cela permet de se redresser au niveau de la grande dalle effondrée. Et effectivement, il y a bien un conduit... Bon, ce n'est pas immense (1,5 x 0,5 m), mais on retrouve le profil en laminoir du début de la cavité. Quelques lames pourraient facilement être cassées, ce qui améliorerait le passage. Nous progressons de 6 à 7 m (quelle première !!!) et buttons à nouveau sur une grande dalle effondrée. Visiblement ça continue derrière mais il serait bien d'aménager l'accès. Nous pulvérisons un autre bloc dans l'étroiture qui nous avait arrêtés précédemment et ressortons.
Le Ramoune se défend donc bien mais avant d'attaquer de nouveaux travaux au fond, il devient urgent de purger la galerie d'entrée des nombreux cailloux qui bordent et gênent le passage. Affaire à suivre.
Patrick et Sandrine