samedi 27 août 2011

Aux chandelles sous la pluie

Quelques nouvelles du TP 60 ou 36 chandelle par Sergio.

Salut les amis
Jean Claude et moi avons bravé le mauvais temps de ce mercredi 24 aout "brouillard et bruine".
Équipement du P90 ,nickel . Maintenant Jean Claude sait passer un pendule!

Au fond ,il y a trois branches comme défini sur le croquis de l'époque.
Le fond de -117 "suite logique du puits " est un fond de méandre avec vue sur trois mètres .Il y a un très bon courant d'air. Cela semble très réalisable a désober ,afin de voir ce qu'il y a au delà.
La branche de -110 ,me semble sans intérêt , pas de suite ni CA. Nous n'avons pas vu la lucarne qui mène a -137 . En fait ,on est passé dans le puits parallèle par un passage bas qu'on a un peu agrandi et j'ai raté cette suite qui se trouve bien au dessus . J'ai baissé en escalade ! snif !

A part cela Jean Claude a battu son record et a satisfait a la tradition . On a bu un coup !

Serge

lundi 22 août 2011

Passer sous les ponts le temps d'un pont

Dans les canyons du Mont Perdu par Anaïs.

Que faire pour profiter au maximum du 14 juillet et du week-end qui suit ?? Le 5ème rassemblement canyoning de Midi-Pyrénées semble être idéal !! En tout cas, ce fut notre choix à Jean-Luc et à moi ! Cela se déroule dans le massif du Monte-Perdido (eh oui, la sangria aidant, nous devenons bilingues !) à la frontière espagnole. Tandis que le week-end dans les Pyrénées françaises est pluvieux et triste, notre temps est certes mitigé mais avec de belles éclaircies, voire du soleil !!
Première sortie au canyon du Metils et à la suite au Viandico. Trois encadrants (dont Jean-Luc) pour un débutant, quel luxe ! Je ne suis pas encore de la partie, je laisse Jean-Luc s’échauffer et rejoins tout ce beau monde le soir ; L’ambiance est détendue au camping, nous partageons un bungalow avec 4 autres personnes, un confort apprécié en fin de journée pour éviter les courbatures en profitant de douches bien chaudes!
Première sortie commune le 15 juillet: Lugar-Escuain. La première partie (Lugar) est plutôt sèche, la seconde (Escain) dans l’eau, comme des poissons avec des toboggans, une marmite, un siphon, des sauts (de 6m notamment ; des sauts… ou pas car même si j’hésite longtemps je finis par descendre tranquillement en corde..).. Tout le monde est heureux! Les paysages sont magnifiques ! Au terme du périple, nous enlevons avec délice nos tenues sexy (et collantes) pour entamer le quart d’heure de rando nous permettant de regagner la route.
Le soir, nous revenons sur les sensations éprouvées ou retrouvées par les uns et les autres autour de bières et, Espagne oblige, de sangria !

Le canyoning se rapproche de la spéléo : des paysages magnifiques, une bonne ambiance d’équipe, des techniques de cordes à maîtriser..
Seul petit détail : pas de remontées sur corde!!! Le vertige par contre est présent par moment. Autant sous terre, les puits ne semblent pas vertigineux car on aperçoit rarement le fond, autant ici, la nature est immense, vaste et le sol paraît parfois bien loin..

Troisième journée, nouvelle sortie, le Consusa. La topo ? Un enchaînement de rappels. Rappels qui se terminent dans des vasques, dans une grotte… C’est magnifique ! Il faut parfois équiper les passages d’arrivée dans les vasques grâce à des rappels guidés. Jean-Luc expérimente cette technique pour son plus grand plaisir ! Enfin, une fois que le spéléologue qui est en lui parvient à sortir de la vasque, ce qui n’est pas gagné ! Avoir toujours une pédale avec soi aide.

Le dernier rappel est tel « un fil d’araignée » !! L’appréhension se fait grande à trois rappels de l’arrivée. Je multiplie les petites erreurs et Jean-Luc, en instructeur attentif, me conseille d’emprunter plutôt une échappatoire. Il faut avoir conscience de sa fatigue et savoir ne pas prendre de risques inutiles : j’accepte (sans savoir que la définition d’échappatoire précise « itinéraire plus ou moins aisé »…). Jean-Luc se sacrifie et m’accompagne ! 15 minutes de marche et nous serons arrivés. Je reconnais être fatiguée. Nous nous repérons grâce aux cairns espagnols qui, ma foi, sont bien rares.. jusqu’au moment où nous n’en repérons plus.. Il faut bien l’avouer : nous sommes perdus ! Certes, la route est au-dessus de nous mais comment faire pour la rejoindre ? Nous crapahutons, dérapons, suons, Jean-Luc se tort la cheville.. mais finissons par retrouver nos compères !
Finalement, ce sentier de dérive aura sans doute été bien plus long et fastidieux que les 3 malheureux rappels qui restaient ! Mais cela crée des souvenirs épiques !
Repas collectif au restaurant du camping. C’est au tour du vin de couler à flots !
Ce n’est pas notre cas mais certains audacieux poursuivent même la soirée avec un canyon de nuit ! La lune et quelques mini-frontales pour les éclairer, ils reviendront enchantés.

Dernière journée ; nous prenons du retard car même si tout le monde doit reprendre la route, nul n’a envie de renoncer au dernier canyon proposé par les encadrants : le Glocès.
Tandis que j’abdique car je dois rentrer tôt, les autres partent ;
Verdict : c’est sans doute le plus beau canyon que le groupe ait fait durant ces quatre jours...
Moralité : il faut y retourner !! Dès le lendemain, journée de reprise pour la plupart d’entre nous, les mails fusent et un nouveau rendez-vous est posé : le dernier week-end d’Août ! Avis aux intéressés... Contactez Jean Luc ou Anaïs.

L'acharné du Bujoluc

Fred n'en peut plus. Cette traversée, il la veut ! Et il reste persuadé que sous la trèmie se trouve la suite qui nous conduira à l'oueilh de l'Arriù....
Sous le bloc, ça devenait dangereux, alors il le contournera ! Après 2 bonnes séances dont une de nuit (!) , il tombe sur des rochers pourris qui se fendent au burin. Des éclateurs de roche devraient permettre de faire du bon boulot. Derrière ces blocs à casser, il y a la paroi saine, une courbe, ...et tout le vent dans la figure.



Il en reste un qui y croit, il motive les autres, c'est bien ! Une petite visite de courtoisie à notre Bujo préféré s'impose car plus que jamais, il ne faut pas abandonner maintenant.


Merci Frédo.

dimanche 21 août 2011

Balade mi cèpes, mi tutes !

Du côté de Bédeille par Jean Claude

Aujourd'hui, vendredi 19 aout, une journée bien remplie.1,800 kg de cèpes, 1,100 kg de giroles... et 6 trous nouveaux. Tout cela au fond de la Bédeille et retour vers Cot de Haü. Le tout entre 909 et 1000 mètres.


  • - Un trou (à désober) au pied d'une falaise en plein coumat de la Bédeille. Le GPS ne donnait rien, (un seul satellite). Il souffle pas mal.
  • - Une petite grotte de 10 ou 12 mètres pour un dénivelé de 5 ou 6 mètres, avec un peu de CA. (Arrêt sur trémie).
  • - Quelques mètres au-dessus de la grotte, un trou soufflant mais une désob assez importante est nécessaire.
  • - Plus haut, pas trop loin de Cot de Haü, une faille avec un souffle violent et glacial. Ca doit passer.
  • - Un peu plus bas, sous Cot de Haü, une tute avec deux entrées CA aspirant. C'est pas loin de passer.
  • - Et encore plus bas, un trou souffleur.
Comme quoi, il y aura pas mal de boulot pour cet automne et cet hiver ....Lequel va enfin barrer?

samedi 20 août 2011

Traversée Bergons-Andore-Espadre-Isarce-Cot de Belloc

Ce mercredi17 aout, nous avons décidé de nous balader sur notre terrain de jeux préféré. Rien de tel pour se maintenir en jambes et se faire du bien au moral ! Nous étions 7 au départ de la piste du Bergons : Bernard et Nicole, Jean Luc, Jean Claude, Alain M, Véro et moi. Nous avions laissé par anticipation la voiture de Jean Claude en bas du chemin de l'Isarce, chez Beaucoueste pour faire la traversée de ce fabuleux massif. Au programme: 14 km, 1000 mètres de dénivelé positive et 1500 de dénivelé négative ....

Il fait beau, la montagne est belle, les sous bois magnifiques. Petite halte à la cabane du Col d'Andorre et au 147. Le vent est fort, il faudra absolument reprendre ce trou. On entendait le ruisseau pas très loin lors de la dernière explo. Puis passage incontournable par notre refuge du Col d'Espadre qui méritera aussi que l'on s'occupe de la toiture. La grande bâche de camion fournie par Fred devrait suffire mais faut la monter.... Alain en profite pour me montrer l'emplacement de l'ancienne source. Elle a bien été abimée par le piétinement des vaches mais avec un peu de travail , il sera facile de la remettre en état pour les prochaines expés. Jean Luc découvre aussi le Bucheron Toulonnais et son vent violent... Allez, motivons nous pour monter cet hiver quand le trou aspirera fort et trouvons la suite!

Et c'est reparti pour la ballade . C'est toujours aussi beau. On connait chaque passage, chaque caillou, mais on ne peut pas s'empêcher de vérifier si les trous connus ont du vent et si par hasard on en trouverait pas d'autres.

Direction Les Hourbilagous par le sentier qui a été récemment re-balisé et halte pour manger au pied d'un hêtre qui nous dispensera son ombre bienvenue. Jean Claude nous apprend que le lieu s'appelle le Cuyala dets Moussous et qu'il montait déjà là quand il avait 8 ans; il y a.....longtemps. Une brebis peu farouche viendra nous rendre visite pour glaner un peu de sel. La traversée de la Toue se fera au pas de charge. Bubu et Véro qui pètent la forme montent au sommet du Pic le plus proche. Je crois que c'est le Miqueù mais Alain n'est pas sur du tout. Jean Claude nous le confirmera. En tout cas, ils voulaient aller vérifier que de là haut , on voit la maison de Jean Claude. Peine perdue, la mer de nuage est là, il doit pleuvoir à St Pé .... Par contre Jean Luc est certain que tout en bas c'est St Pé "quand on voit les nuages, c'est qu'on arrive à St Pé".

Sur les crêtes Jean Claude nous fait remarquer les edelweiss. On les avait jamais vu !

Puis les passage s'enchaînent avec des noms qui chantent et nous rappelle les explos des années 80: Marty Peyras, Clot det Haboup, Toupiettes, Pêne de la Hèche, cabane de l'Isarce . Les quelques mots écrits par Pierre Batan pour maintenir la cabane propre sont toujours là. S'il lit ces mots de l'au delà, sur que ça va lui faire plaisir. Les Bergers de Lestelle sont là et nous offrent le Ricard. On est bien.

Puis c'est la longue descente où le brouillard nous rattrape : les Escalates, Berouède dessus, les Boutils, les Nabails où il faut bien penser à reprendre à gauche, la Hount de Pourcollitos. Partout de la boue à cause du passage des vaches. Géologiquement, nous franchissons les marnes de Sainte Suzanne et c'est glaiseux au possible. Après quelques glissades, on retrouve notre bon calcaire Aptien. Véro trouve que ses chaussures réagissent bizarrement...Elle sent chaque caillou et presque les nervures des feuilles.... Les marnes lui ont en effet volé une des semelles de ses chaussures voici un quart d'heure ! C'est en marchant à nouveau sur les cailloux qu'elle s'en est aperçu. Heureusement, il ne reste qu'une demi heure de descente .

La voiture de Jean Claude nous attend sagement au bas de la descente. On monte à 5 dedans pour aller récupérer les autres voitures au Bergons. On est chargé plus que raisonnable et on racle partout. A la montée de la piste, le ventilo tombe en panne, la voiture chauffe, le vase à expansion déborde.... Pas grave, on finit à pied!

Belle journée qui se termine un peu en bérézina: pluie, voiture en panne, embouteillages à Lourdes.... mais on recommencera, c'est trop bon!


Toujours pour garder la forme, Bernard nous a préparé une petite balade pour le vendredi 19 aout; l'ascension du Pic d'Ardiden. C'est en arrivant à la Fruitière qu'il m'annonce qu'il y a 1640 mètres de dénivelé pour aller au sommet ! Petite balade qu'il disait......

Rien à voir avec la spéléo car c'est du granite partout mais voici quand même les images pour le plaisir des yeux. Je pense que c'est un des plus beaux belvédères des Pyrénées.

Sur La Pierre cet été.....

Camp AMALGAME 2011.
Llano Carreras
Du 30Juillet au 14 Août

Voici le compte rendu du camp Amalgame 2011 par Alain Bressan. En espérant que toutes ces découvertes motivent les GSHP pour Amalgame 2012 !
Photos Alain Bressan et Romain Tilhac


Rappel des explorations printanières :
Sima del Pastor. Quercy 1 . C232.
Joël et Alain équipent le C232 et touchent le fond à -88 au bas d’un magnifique P60
recouvert de moonmilch. Sur le coté une fissure étroite exhale un bon courant d’air. Elle demandera une désob musclée.
La topo est réalisée à la remontée . Il ne fait plus aucun doute maintenant que ce gouffre est la Sima del Pastor (ou sima n°5) que nous recherchions depuis si longtemps mais b
ien plus au Sud de sa situation réelle.
Ce gouffre a été exploré en 1956 par les espagnols de l’IPV, il était alors coté -115.

Il a ensuite été redescendu en 1970 par des spéléos du Quercy qui l’ont nommé « Quercy 1 » et coté -90.
Malgré sa vaste entrée, le gouffre est totalement dépourvu de névé. Il est concrétionné de -10 à -88.


Camp d’été .Première semaine. Quand ça veut pas, ça veut pas !
Samedi 30/07 :
Les plus affamés s’attaquent à la désob de la grotte près de la glacière du C 115. Au premier paillage, ça passe, mais
Régis se retrouve, après une brève desescalade du méandre soufflant au fond du C115. Le courant d’air vient
de là. Terminé. Régis, Mickey, Gilbert et Serge FOIN.

Dimanche 31/07 :
C214 : Attaque de la désob du méandre final qui aspire toujours un franc courant d’air. Bubu, Serge F et Gilbert.





A l’entrée du C 214 anciennement marqué WCC77


K7 : Rééquipement du gouffre. Nettoyage partiel de la dangereuse zone schisteuse surplombant le grand puit.
Descente de cet hallucinant tube de 94m incroyablement lisse et cylindrique. Equipement d’une lucarne à 15m du fond non marquée sur la topo. Arrêt 15m plus bas en bout de corde. Repér
age de deux lucarnes en remontant. Papou, Marc et Alain.
Prospection sur le SE de la zone. Découverte des C250 et C251. Claire , Yvon, Karine et Régis.
Lundi 01/08 :
C104 : Visite du fond à -335. Toujours pas le moindre courant d’air ( ???). déséquipement du gouffre jusqu’à la
salle cataclysmique (-200). Papou et Serge Latapie.
C104 : Rééquipement du puits Papillon (83m) par le réseau actif, le calcaire est beaucoup plus sain de ce coté.
Lucarne à atteindre à 25m du fond dans le miroir de faille. Déséquipement de l’i
tinéraire initial. Marc, Guenaël et Alain.
C214 : Poursuite de la désob favorisée par le CA aspirant. Vu sur 6m de mieux. Serge F, Bubu et Gilbert.
K7 : La lucarne entrevue la veille retombe dans le réseau connu (P44). Nouvelle lucarne atteinte à -50 :Nouveau P15 donnant sur un superbe méandre à banquettes
. Un puits à l’extrémité de ce méandre reste
à descendre. Riki, Joël et Régis.


La topo du K7
Mardi 02/08 :
Descente du Lépineux par Joël, Riki, Marc, Papou, Laurent et Gilbert.
Prospection et pointage GPS des cavités. Guenaël, Serge F, Serge L, Mickey, Bu
bu, Clair, Yvon, Régis et Alain.
C214 : Le chantier est délaissé car trop important. Gouffre déséquipé.
C215 : Progression de 15m de mieux et arrêt à -50 sur le névé. A surveiller.
C220 : Arrêt à -20 sur éboulis ; fissure avec courant d’air soufflant à désober.
C221 : P20 terminé sur éboulis.
C222 : Galerie en joint en fond de doline. Désob facile à envisager.
Mercredi 03/08 :
C104 : Déséquipement jusqu’à la base du puits Papillon. Serge F , Serge L, Laurent.
C104 : La lucarne est atteinte dans le puits Papillon, elle donne sur un puits remontant.
C’était le dernier point d’interrogation. Le gouffre est totalement déséquipé. Impression bizarre de quitter définitivement ce beau gouffre qui nous a tant donné durant près de six années. Mickey, Régis et Joël.
La profondeur est de -425 à la jonction avec le réseau des partages pour un développement de 2984m.
C110 : Rééquipement du gouffre jusqu’à -280. Marc, Guenaël, Papou et Al
ain. Prospection de l’équipe dite « pour faire pisser le chien » Bubu et Gilbert : Portage de 300m de cordes au C110. Re cairnage « stylisé » de l’accès au gouffre. Désob du Z166, gros souffleur en limite de Zone Zampory/llano carreras. Enorme chantier mais énorme courant d’air ! Jeudi 04/08 :
C110, Début de la désob à -302 ; le courant d’air est fortement aspiré mais le chantier est ici aussi colossal… De colère Régis remonte de -302 en 50 minutes ! Ces jeunes ne respectent rien !
Prospection : Les deux serge, Laurent, Bubu, Papou et Alain.
C220 : Le gouffre est jonctionné avec trois autres gouffres mais la profondeur est inchangée à -20. Reste la fissure ventilée à élargir.
Pointage du C224 : P 50 environ, non descendu.
C223 : Terminé à -22.
C225 : -20, lucarne avec vue à -23 mais très étroit.
C216 , Sima de la Rana : Beau puits de 60m se terminant par une fissure aspirante à élargir vers -65. Vue sur 5m de mieux dans du plus large. Un puits parrallèle reste à explorer.



Prospection de la zone des C220



Topo de La Rana
Vendredi 05/08 :
C226 : Joël découvre cette belle double entrée située sur une bute. Le gouffre est sondé à environ 100m !!!
C110 : La lucarne en haut du P18 est atteinte , elle retombe dans le méandre derrière le premier rétrécissement.
L’accès à l’affluent est élargi.
Serge L et Régis poussent une pointe dans le méandre sur environ 50m. Celui-ci est loin de s’élargir. Nous décidons d’abandonner cette désob titanesque.
Explo en haut du P65 d’un puits parrallèle non topographié. Arrêt en bout de corde à -30.
Visite à la trémie N qui aspire un fort courant d’air. Serge L, Régis, Marc, Papou et Alain.
Descente du Lépineux par Bubu, Serge F et Richard Maire . Morphologie karstologique du puits et
prélèvements salle Loubens.
Samedi 06/08 : AG ARSIP
Dimanche 07/08 :
Prospection et cueillette de champignons !
C228 : Perte sondé à -15/-20
Descente du Lépineux de Véro et Bubu, Serge L, Le mass.

Deuxième semaine : Elle est pas belle la vie ?
Lundi 08/08 :
C226 : Equipement de la cavité et arrêt en bout de la corde de 100m dans un énorme méandre de 3m de large
sur 40 de haut canalisant un gros éboulis très pentu. L’éboulis s’arrête doucement dans un méandre très étroit et peu engageant. 8 m plus haut dans l’axe du méandre, une grosse lucarne nous tend les bras, la suite est par
là c’est sûr . A -60 nous explorons un méandre très sinueux qui exhale un bon courant d’air. Arrêt sur un rétrécissement en hauteur précédant un gros vide.



L’entrée Sud du C 226
C229 : -25 avec une fissure ventilée à désobstruer.
C230 : Etroit passage en grotte donnant sur une petite salle percée d’un puits de 3m de diamètre et sondé à environ 30m. Très fort courant d’air soufflant.
Merci au rosé des prés cueilli près de l’entrée et qui a permis à Riki de découvrir ce gouffre hors du commun… Riki n’est pas peu fier de sa découverte !!!



L’entrée du C230 avant son élargissement permettant l’accès aux spéléologues « normaux »


Mardi 9/08 :
C226 : L’escalade est réalisée et permet comme prévu de trouver la suite de l’énorme méandre.
Ce dernier vient buter sur un nouveau méandre avec amont et aval très esthétique (profil en « as de pique »).
L’amont bute au bout d’une cinquantaine de mètres sur un gros puits remontant avec courant d’air soufflant.
L’aval devient vite vertical et, après un P 12, nous nous arrètons en bout de corde à la tête d’un superbe puits cylindrique d’une trentaine de mètres. Les cailloux que nous y jetons tombent dans une flaque d’eau et nous renvoient un écho très impressionnant.
Quel pied de s’arrèter sur un prolongement aussi grandiose ! Topo entièrement réalisée jusqu’au terminus
explo, nous sommes à -120. Brigitte , Joël et Alain .



Dans le premier méandre. Curieusement Mickey vient de l’amont…


C230 : Gros travail de nettoyage du puits qui se révèle très ébouleux. Arrêt en bout de corde à -60 dans un
méandre filant plein Sud. Le courant d’air est toujours présent.

Mercredi 10/08 :
C226 : progression dans de magnifiques et très vastes méandres jusqu’à la profondeur de -170. Arrêt sur plus de cordes ni de goujons. Ce gouffre est un véritable « bouffe cordes » car il faut constamment remonter les
méandres pour trouver le meilleur passage vers le bas. 360m ont été ainsi utilisés pour atteindre la profondeur actuelle.
Topo complète et photos à la remontée. Brigitte, Romain, Mickey, Joël et Alain.
C230 : Elargissement de l’entrée, aménagement des puits ébouleux et arrêt à -80 dans un beau P40. Raymond, Daniel, Kiki, Christian et Gilbert.
Jeudi 11/08 :
Prospection et pointage des dernières cavités.
C230 : Poursuite de l’explo et arrêt à -110 en haut d’un méandre actif. Christian, Romain, Kiki et Raymond.
Vendredi 12/08 :
Déséquipement total du C110 (470m de cordes + amarrages + perfo) . Christine, Mickey, Joël.
C230 : Explo terminée à -132 sur méandre impénétrable. Le vent y est fortement aspiré !
En déséquipant, nous fouillons le moindre départ et à -65 après avoir passé une étroiture , nous avons la
surprise de découvrir plusieurs ossements entiers d’ours au fond d’un puits étroit. Nous avons compté au
moins trois individus.
Topo et déséquipement jusqu’à -60. Romain, Christian, Kiki et alain.

Samedi 13/08 :
C 230 : En déséquipant le gouffre découverte d’un nouveau passage à désober donnant sur un nouveau vide
sondé à environ 10m. Alain.
Tout le matos entreposé dans notre grotte abri (C227) est redescendu au chalet
Repérage GPS d’un vieux marquage blanc « K » qui sera rebaptisé C231. Sondé sur 40/50m.
C226 : Poursuite de l’explo jusqu’à environ -220 sur nouveau méandre remontant. Un nouveau gros écho remonte des profondeurs ! Le gouffre continue ses « yoyos » bouffe cordes et une tête de puits demandera
aménagement. Le courant d’air aspiré est toujours aussi violent. Serge L, Régis et Christian.



Dans les méandres grandioses du C226 vers -130

Conclusion :
La quête de l’aval de la rivière du M31 se poursuit. Nous avons versé une petite larme en mettant une croix sur le gouffre des quinquas . Regretté que la voie royale des puits du C110 ne devienne pas l’accès à cette rivière rêvée, Il y a pourtant ce vent fortement aspiré et ce ruisseau qui coule vers le Nord… La reprise de ce secteur éloigné de llano Carreras et prospecté par les espagnols de l’IPV dans les années 50 nous aura quand même agréablement surpris avec une très forte densité de gouffres. Le C226 reste une énigme car sa vaste double entrée ne correspond à aucun descriptif connu. Il nous aura offert une splendide première avec des profils de méandres jamais vu sur llano Carreras. C’est un gouffre « de luxe » creusé dans une roche très propre , ici pas d’éboulis menaçant, pas de passage boueux, pas d’étroiture coriace (pour le moment), pas de grandes « tirées » dans les puits. Bref un gouffre idéal ! Le gouffre dont nous rèvions tous. Et quel courant d’air ! quel écho ! Si je rajoute un chemin d’accès pratiquement plat pour y accéder (normal pour les llano Carreras) et une grotte abri providentielle à 2 minutes …Bon OK je me tais . Le C230 nous a également surpris par sa morphologie. Il n’a pas dit son dernier mot. Nous ne comprenons pas encore comment les ours ont pu entrer dans cette cavité dont nous avons élargi l’entrée. Peut être celle-ci était jadis plus vaste et servait de tanière??? Dans cette cavité aussi, le courant d’air est violent. Malheureusement l’étroitesse du méandre terminal ne laisse aucune chance de continuation à ce niveau. Reste la lucarne de -50 . Les C214 et C216 mériteront également une désobstruction en règle car la aussi le courant d’air est très fort. Encore une fois et au moment où tout semblait perdu, la Pierre nous a offert deux nouveaux gouffres magnifiques qui n’ont pas fini de nous faire rêver. Romain a immortalisé le C226 avec ses superbes photos qui seront bientôt en ligne. Ses talents de photographe risquent d’être mis à contribution à l’avenir, galerie fossile du C50, puits du K7, j’en passe et des meilleures.
Merci à tous les amalgamés pour cette superbe édition 2011. Plus que jamais la chaine est solide et chaque maillon est devenu indispensable.
Pour Amalgame 2011, Alain Bressan.

jeudi 18 août 2011

Nos amis les bêtes .....

Lors d'une balade de mise en jambe sur notre terrain de jeu favori, une demoiselle bien peu farouche est venue nous aguicher.....
Quelles épaules, quels gigots.... et toutes ces cotelettes !!!!!









mardi 16 août 2011

Et sur La Pierre ?????

Par Bubu
Photos de Romain Tilhac et Alain Bressan
Depuis ....toujours le GSHP participe aux explorations sur la PSM et depuis très longtemps avec nos amis venus de divers horizons mais surtout Gersois dans le cadre d'"Amalgame": groupe hétéroclite au possible où la bonne humeur et la "spéléo pour tous" reste le maître mot ! De la désob de surface au gros trou baston, il y a du boulot pour tout le monde !
Katemailla ez da jauz, narkatea da bearrezkoa ! (a vos dicos !!!)
Un peu de pub pour inciter les GSHP à participer davantage à cette aventure qui recommence tous les premiers 15 jours d'aout . Cette année nous n'étions que 2 : Latap's et moi même. Allez, on se motive pour l'année prochaine! La Pierre, ça continuuuuuuuuuue !!!!

Voici une rapide synthèse de Alain Bressan :

Cueva Malgame : retombe dans le C115 C214 ; désob à -40 courant d'air aspiré dans méandre étroit
C215 : arrêt sur névé à -50
C216: arrêt à -60 sur fissure avec courant d'air
C220 : arrêt à -20 sur fissure avec CA
C221 : -20 terminé
C222 : galerie inclinée à désober, non vu
C223 : -22 terminé
C224 : -50 environ non descendu
C226 : -220 arrêt sur rien ça descend avec un CA aspiré très fort
C227 : grotte abri à 80m du C226 !
C228 : perte à descendre, -15 environ
C229: fissure avec CA à -25
C230 : méandre impénétrable à -132. lucarne à désober à -50. CA aspiré. cimetière d'ours (au moins quatre individus)
C104/C2, gouffre des quinquas : définitivement terminé et déséquipé (snif)
C110 : fort vent aspiré à -302 dans un méandre très étroit à élargir sur au moins 50m (!!!) déséquipé. reste à voir un puits // à -210.

Et très loin, du côté du Couhy.....



CR du lundi 15 Aout par le Dol's
JC a ameuté les troupes par une alléchante publicité concernant un gouffre à explorer de 30 m de profondeur...Il n'en fallait pas plus pour attirer les leveurs de pierres et autres afficionados de la burinade déflagrante...C'est ainsi que Bubu (Bruno Nurisso), Jean Luc Lacrampe et Alain Dole emboitaient le pas alerte de JC ; mais plus au ralenti que d'habitude car nous ne monterons pas sans l'artillerie lourde du parfait désobstructeur. Masse, pointerolles, pied de biche perforateur et accu + éclateurs de roche. Et comme le trou allait barer... De la corde et des agrès. Sans compter les victuailles car cette dépense de calories va nous ouvrir l'appétit ! Donc nous sommes bien lestés.Nous passons par le sentier du Carrès pour rejiondre le chemin Béarnais qui passe devant l'Escachilat. Nous n'irons pas dans cette direction car il faut monter à l'Est vers le Larrau et même au-dessus... C'est long et éprouvant, nous atteignons les gouffre Larrau / Couhy après une heure de marche... Mais nous avons mangé notre pain blanc, car après le chemin "débonnaire" maintenant, place au domaine de la "rampaillonade" aigüe. Et comme avec Jean Claude à la montée il suit des chemins que lui seul connait, je n'ose vous dire dans la descente il prend des orientations qu'il ignore mais il finit toujours par trouver un repère, un bout de sentier perdu et ignoré des St Péens pour nous ramener à bon port. Mais dans l'instant présent nous peinons, courbés sous des charges trop lourdes pour "nos jeunes" articulations... Bref on en chie, je suis en nage et brûle pas mal de calories, ma surcharge pondérale n'a qu'à bien se tenir. Bubu est dans le même état que moi... Encore quelques mètres de montée et vers l'entrée tant espérée. Nous l'atteignons à 920 m d'altitude. Déjà une désob impréssionnante a dégagé une tête de puits seulement accessibli aux poissons plats. Et comme nous sommes tous plutot du genre mérou (pête bien sur)... On va s'agrandir le passage car à nos âges le confort prime...Tandis que la perfo ronronne les éclateurs de roche fument la roche en place. Nous progressons sur 2 m de profondeur, mais il reste encore un bombement pour atteindre le sommet d'un puits étroit sur 5 m. En dessous les cailloux se coincent, mais certains roulent bien sur 30m.C'est excitant, mais il faudra revenir nos accus sont tous déchargés et le travail au burin dans la roche en place n'est plus efficace.La descente comme prévue est tout droit dans la pente... Mais notre JC retrouve le squelette du santier Béarnais qui se perd un peu plus au Sud. Nous revenons sous le Larrau / Couhy. JC nous propose le tour du propriétaire pour nous montrer le trou du Cadran qu'il a retrouvé. Nous descendons dans les buis, comme ils sont atteint par un champignon qui leur fait perdre toutes leurs feuilles, nous progressons dans une forêt d’arêtes de poissons surréalistes recouverts par un voile de verdure. JC retouve dans ce dédale le souffleur exploré par le GRAS de Lourdes en 96 et qui exale une haleine bien fraiche... Un - 72 à revoir, qui sait un autre accès au Larrau ? Il a aussi trouvé un autre petit trou souffleur à désober qu'il nomme le trou du Cabri,; c'est très certainement le trou du Briquet que le GRAS avait trouvé mais non ouvert.Et comme il ne sera pas dit que nous n'aurons pas trimballé le matos pour rien, à quelques mètres du chemin de la sapinière, JC a trouvé un petit puits. Bien entendu, à l'accoutumée, il ne débute pas sans une petite désob, même si elle est facile (que de la terre).Avec JC nous descendons un P12 qui débouche sur une diaclase. Un passage dans la boue sera ouvert à grand renfort de piochon livrant 5 m de plus...Dans le prolongement du puits un soutirage se poursuit mais il faut être mince et adepte de la contorsion. Comme il n'y a pas de courant d'air et que la glaise colle de partout, nous remontons considérant la cavité explorée. Un rapide croquis avec les azimuts sera relevé pour la postérité de son existence, mais ce ne sera jamais une classique !Le retour se fait sans encombres, au passage quelques giroles et trompettes de la mort amélioreront l'ordinaire du repas du soir...Une belle journée, certes sous le brouillard malgré le beau temps annoncé par météo France, mais à St Pé il y a un micro-climat et plus d'un milliers de trous !


samedi 13 août 2011

Du côté de Versailles

CR du samedi 12 Aout par le Dol's.
Comme j'ai abusé des bonnes choses et que la forêt de St Pé me manque... Rien de tel qu'une rando-thérapie dans la verdure St Péenne avec le maître des lieux : JC Mengelle. Pour cet après midi... on ne va pas commencer sur les chapeaux de roues et se cramer dès le premier jours (lundi on ressort..) JC me propose un peu de prospect explo au dessus de la Cularque sur la ferme Versailles...Et puis il a un trou à ouvrir que sa voisine lui a indiqué...Nous montons dans le bois sur ce que JC nomme un chemin, tout juste une sente à bestiole, mais ici la forêt à repris ses droits. Au passage il me montre un petit trou puis lors de la montée, une rubalise attire mon regard, je fonce vers la bandelette indicative d'une cavité... C'est le BE 102 un - 27 que l'on avait exploré en 1995... JC me rappelle que nous y sommes passé il y a un an lors d'une sortie pointage de cavités, ce secteur est si prolifique que je ne sais plus me repérer...Un peu plus haut, il m'indique une petite tute à désober, et un puits de 6m, il vient de retrouver le BE100 que nous n'avions pas vu l'an passé et dont le pointage GPS manque à la base de données. On file à l'Est vers une ancienne castagnère, il y a des sorties d'eau (fossile) impénétrables, trop insignifiantes pour les pointer. On arrive plus haut au trou des 2 chènes, encore une désob... Nous ne nous attardons pas car il faut montrer voir le trou de sa voisine... Je vois d'ici, l’œil goguenard de certains et d'autres allusions libidineuses... Non JC a une super voisine, elle a même réalisée il y a quelques années la traversée Hayau / Bouhadère...De plus, c'est une adepte de la rando en sous bois et hors des sentiers, elle prospecte et indique à notre CDMDSP les trous trous qu'elle découvre. Et celui là est très intéressant et en plus il plonge et a du courant d'air soufflant... Mais avant, comme toujours, une légère désob s'impose. On gratte la terre, on déverrouille deux "pimphles" et l'entrée d'une ancienne perte se dévoile. Nous jetons quelques cailloux dans le puits incliné, certains franchissent un palier... -15/-20 ?On équipe light, cela frotte un peu car il s'agit d'une simple reco... Et puis les instructeurs de la Fédé ne nous espionnent pas !Après une dev dans le P12 vers - 9m, on atteint un petit soupirail qui donne accès à une galerie descendante fort pentue. C'est noir et cela s’agrandi, les espoirs renaissent, JC qui suit me retrouvera dans la salle terminale, de belle dimension (10m de diamètre) avec une grosse cheminée remontante sur 12 m de long d'une cascade stalagmitique du plus bel effet. Le fond est bouché et un gours asséché avec ses festons de calcite nous laisse peu d'espoir de suite. Le courant d'air semble remonter. La topo est levé, afin que la cavité ait une existence physique, le fond est à -26. Le trou de la dame sera nommé "le Coudet" en référence à son chien qui l'accompagne dans ses prospections. A propos "coudet" d'après JC veut dire petite queue, celle du chien, vous aurez bien interprété... Pas question de nous fâcher avec sa voisine, qui est fort sympathique et participe à l'effort d'inventaire du patrimoine souterrain de St Pé !Histoire de ne pas retourner trop tôt à la voiture nous montons sous le "Tonio" (bien en dessous) et JC me montre une grotte vue avec le Joel, le Mass et Serge, mais qui n'existerait pas vue qu'il n'y a pas eu de croquis !Aussitôt dit aussitôt fait... Une petite grotte de 10m de long avec un soutirage de 6 m de profondeur qui se descend en désescalade...

jeudi 11 août 2011

Des grottes plein les cartons



Ce jeudi 11 aout nous nous retrouvons à 3, Bubu, Joël et Alain M pour une nouvelle séance de construction de la grotte en carton.
Les derniers éléments sont assemblés et l'ensemble devrait plaire au jeune public.
Il nous reste à trouver un moyen pour transporter les différents éléments de Liac à Soues, le matin du 11 septembre. L'assemblage final se fera avec du scotch et des agrafes.
Espérons que la météo sera de notre coté.



mardi 9 août 2011

Sur la route des pionniers (suite)


Par Alain M.

Nous sommes dimanche matin, 10heures. Bubu et Serge remontent de Ste Engrace, ils reviennent de déposer les voitures pour le retour. L’atmosphère est fébrile, chacun s’affairant à préparer son matériel. Nous serons 4 du GSHP, Bruno, son épouse Véronique, Serge Latapie et Alain Massuyeau. Michel Escalé sera aussi de l’équipe ainsi qu’Olivier Arette-Hourquet de Baudreix.
11 heures, nous montons au col. 11heures 15 nous arrivons à l’entrée du puits. 5 personnes y sont déjà, pour accompagner la précédente équipe qui est déjà partie ainsi que pour nous passer les consignes de sécurité. 11h30, on commence à s’équiper.
Bubu s’aperçoit qu’il a oublié sa combinaison et doit retourner au chalet. Heureusement nous avons un peu d’avance.
Nous nous équipons doucement. Nous avons pris nos éclairages acétylène afin d’être plus dans les conditions des premiers explorateurs.
Bubu revient avec sa combi.
Midi, nous sommes prêts, on nous donne les dernières consignes de sécurité et nous rentrons un à un dans le mausolée. C’est parti pour une descente qui va se passer sans encombre. Comme indiqué par Bubu, le puits n’est pas très vaste au début et met en confiance. Les relais sont nombreux et permettent à tous de s’échelonner rapidement dans la verticale. Michel part le premier, suivi de Serge, Véro, Bubu et Olivier. Je ferme la marche, ayant pour mission de relever sur une fiche l’équipement en place.
J’arrive vers -150 et j’entends Bubu qui est plus bas, crier : « on voit le fond ». Je me dis « déjà », ce n’est pas possible. Et pourtant c’est vrai. Malgré tout ce que j’avais pu penser à la lecture des différents écrits, le puits présente, avec un tel équipement, aucune difficulté.
Je continue, notant à chaque passage de relais le matériel en place. Depuis la cote -100 je suis légèrement arrosé mais les relais sont décalés et l’on se retrouve à l’abri des gouttes au fur et à mesure de la descente. Je commence à voir les lumières au fond, ils sont loin, très loin. Je passe mon dernier relais et les parois du puits se dérobent de ma vue. C’est grandiose, je suis dans le vide absolu. Soudain un phare s’allume et j’aperçois au loin, du coté opposé, une personne sur la paroi. C’est mon ombre ! Grandiose, à voir impérativement. Je m’arrête plusieurs fois pour gouter à ce spectacle qui ne se reproduira plus malheureusement, avant longtemps ou jamais.
J’arrive au sol, me poussant au maximum sur les gros blocs afin de descendre le plus bas possible, d’arriver en bout de corde.
Déjà j’entends l’équipe suivante qui arrive dans le puits.
Je rejoins mon équipe et nous faisons la photo de groupe puis goutons au spectacle de la descente de l’équipe suivante.

Nous entamons la traversée. Pour Véro et Olivier c’est une première. Gibraltar, Utopie, Métro, Queffelec, Adélie, Chevalier puis la Verna. En haut d’Adélie nous rencontrons Jean François G qui revient de visite avec un groupe.
A la Verna, c’est le groupe de touriste de 16h30 qui arrive pour la visite. Nous bénéficierons de l’éclairage pour admirer cette salle que nous connaissons si bien mais qui prend des proportions différentes une fois éclairée.
Ce sera ensuite la descente à la plage de galets pour arriver aux inscriptions de 1953.
Nous remontons, pour nous la sortie sera bien sur par le tunnel. Mais nos pionniers eux, ils avaient encore tout à remonter et le puits à affronter. Quel exploit !

lundi 8 août 2011

Putain, ça y est !

Vendredi 5 aout 2011.
Ça y est ! Me voici à l'entrée du Gouffre Lépineux.
Je me revois plus de 30 ans en arrière essayant d'éclairer avec ma petite lampe électrique le bas des escaliers de ce catafalque en béton posé comme une vilaine verrue sur le lapiaz de La Pierre Saint Martin. Le monument est moche mais l'histoire est belle et tragique à la fois. L'Histoire de La Pierre avec un grand "H"; celle qui a fait rêver des générations de spéléos.

Aujourd'hui me voici à l'entrée du Gouffre avec une grande différence: la grille est ouverte ! Une fenêtre ouverte sur notre Histoire, mon Histoire.

En cet anniversaire des 60 ans des premières explorations du gouffre Lépineux, la Fédération de Spéléologie de Navarre et l'ARSIP ont organisé plusieurs descentes du gouffre mythique avec possibilité de faire la traversée durant la semaine du 31 juillet au 7 août. J'ai bien sûr choisi pour fêter cet anniversaire le 7 août, jour de mon propre anniversaire. Mais aujourd'hui c'est le 5 août et Richard, notre "Professeur" va descendre le puits pour faire quelques observations morphologiques, tectoniques et sédimentaires dans le puits. Mes quelques compétences en géologie font qu'il m'a demandé de l'accompagner et je ne me suis pas fait prier. J'aurais seulement le privilège de faire 2 fois cette traversée appelée "sur la trace des pionniers".
Il est 17 heures. Plus personne ne descendra dans le gouffre maintenant et nous pourrons prendre tout notre temps pour faire des observations, prendre des notes et des photos. Pour moi c'est un prétexte car aller lentement, ce sera surtout déguster la chance que j'ai d'être là...
Je m'équipe méthodiquement. Serge, le Fointibule, nous accompagne profitant lui aussi de l'occasion mais aura aussi une mission: retirer le fil du téléphone qui ne fonctionne plus. Richard et Mickey font des observations au sommet de la doline, repèrent de vieilles concrétions, traces d'une cavité décapitée... Mais je ne suis pas encore concentré sur la géologie. Plein d'images tournent dans ma tête, les bouquins de Queff, Tazieff, Attout, Labeyrie... Tout ça me semble irréel ! Je vais descendre le Lépineux !
Mickey nous raconte comment était la doline, où les anciens avaient posé le treuil, le nombre de personnes nécessaire à la descente d'un seul homme.... et referme la grille à clef derrière nous en nous souhaitant une belle balade.
Et ça y est, on descend. Richard passe devant.J'ai la gorge nouée depuis que j'ai franchi la grille. J'ai les larmes aux yeux sans trop savoir pourquoi. Trop d'émotion sans doute. Faut pas que je le montre aux copains.... Je plaisante, je chante, je profite de l'instant présent. Déjà - 80; j'ai pas vu le pendule... Il me faut remonter pour me longer, les copains vont encore se moquer de moi....
Le puits est magnifique, ce n'est pas du tout ce tube ébouleux dont je m'étais fait l'idée à la lecture de nos glorieux prédécesseurs. C'est un puits marbré, lisse, veiné de blanc, à dimension humaine. Il se divise, il tourne, il fait des paliers... De temps en temps des vestiges: des chèvres rouillées et disloquées pour dévier le câble du treuil, des morceaux de bois, un filet de poule censé retenir des tonnes de cailloux, de très vieux amarrages.... L'équipement est tip top. Les verticales s'enchaînent. Je suis vers -220, Richard vient de poser les pieds dans la salle 100 mètres plus bas. Il m'éclaire de sa puissante torche. C'est magique et impressionnant.

A mon tour je débouche au plafond de la salle et bien sûr je ne peux m'empêcher de penser à la chute de Marcel Loubens. Je ferme les yeux, j'essaie de chasser cette image trop souvent imaginée à la lecture et relecture et re-relecture du bouquin de Tazieff ..." la lumière qui monte lentement en tournant puis un cri bref et la chute... le bruit du corps qui rebondit sur la roche et roule dans l'éboulis....." Je crie , ça résonne de la salle Casteret en aval à la salle de Navarre en amont. Un écho gigantesque comme tous les spéléos d'explo rêvent d'en entendre un jour. C'est bon, l'image est partie, je profite à nouveau de la descente plein vide.

Base de la salle Lépineux: la civière de Loubens est toujours là. A nouveau mes pensées font un bond de 30 ans en arrière. C'était une AG de l'ARSIP comme on les faisait autrefois dans différents coins de France. Jean Paul Calvet venait de créer le musée de la spéléologie à Revel et avait proposé à l'ARSIP de récupérer la civière pour l'exposer. J'ai eu l'impression que tout le monde allait dire oui à cette proposition... alors, moi, le petit jeune de 20 ans, timide et boutonneux, bégayant plus que jamais, j'ai pris la parole pour dire que cette civière faisait partie de l'Histoire de La Pierre et n'avait de sens historique que dans son contexte, au bas de ce puits, près de la croix et de son nom gravé par ses amis et près de l'épitaphe marquée au noir de fumée. Cette civière rouillée et disloquée, même restaurée, n'avait rien à faire dans un musée. Elle devait rester là ! Et elle est toujours là et ça me fait énormément plaisir même si d'autres vestiges comme la coiffe du casque ou des pièces métalliques de baudrier ont disparu au cours du temps pillés par des gens bien peu scrupuleux et certainement totalement irrespectueux de ce moment tragique qui bien malgré lui, a fait connaître notre Pierre dans le monde entier.

Direction salle Loubens justement où d'autres observations nous attendent et quelques kilos de cailloux à ramasser pour l'analyse mais pour une fois, Richard ne sera pas trop gourmand. Serait-il devenu raisonnable ? La salle perdue dont parle Labeyrie doit être tout près... pour un peu je chercherais encore un peu mais je l'ai déjà fait à plusieurs reprises sans aucun succès. Peut être c'est tout simplement le haut de la salle Marcel Loubens où il y a ce gros cristal de calcite que Richard est en train de regarder de plus près mais Labeyrie parlait d'une salle plate et ici tout est ébouleux au possible... et Jacques n'est plus là pour nous en parler plus précisément....

Lourdement chargés, nous reprenons le chemin de la sortie. A partir de maintenant on connait par cœur tous les passages, tous les blocs. On va vite. Richard me rappelle l'époque où il avait fallu transporter le groupe électrogène de 40 kilos pour faire du carottage dans les gours pollués de Loubens. Encore un souvenir qui date! Décidemment, ce sera la séquence "nostalgie" cette descente ! Et je me rappelle à la sortie, dans la vieille cabane glacée, Yves Quinif qui nous attendait avec des bières de chez lui. Je me rappelle, c'était de la Rochefort 7 degrés. Il nous a fait un véritable cours sur la bière, la différence entre la 7 et 9 degré, les trappistes, la bière de mars... Jamais je n'ai trouvé une bière aussi délicieuse.... et pourtant j'aime pas la bière !

Sortie du trou vers 22 heures. Il fait encore jour mais plus pour longtemps. La nouvelle cabane qui porte le nom de notre ami Dominique trône sur le terril. Ca sent le bois, le neuf. Elle à l'air bien fragile...

Retour dans la vallée dans le brouillard et sous la pluie. Je sais que les mauvaises langues sont en train de penser "comme d'habitude"...


C'était grand, c'était beau... vivement dimanche que je recommence !

mardi 2 août 2011

Castagnets en famille

Ce mardi, nous étions 3 pour une petite sortie d'initiation à la grotte des Castagnets.
Initiation pour Axel, 8ans, retrouvailles pour Éric et révision pour Alain.
Le mauvais temps des jours précédent avait transformé le bas du puits en "vasière" et nombre de grenouilles, crapauds et salamandres y ont été emportés.
Nous atteignons la salle après cette petite descente qui pour Axel est une première. La partie aval reçoit notre visite en premier et nous admirons les jolies concrétions. Le courant d'air frais nous guide vers une remontée équipée qui doit être la nouvelle sortie. Nous n'irons pas et préférons repartir sur nos pas pour aller dans les salles. Le calibre y est plus important et c'est l'émerveillement devant le karst en plafond et ces étranges formes qui ressemblent à des pieds d'éléphants.
Nous nous arrêterons à l'entrée du "Boyaux". Après une pause casse croute bienvenue, ce sera le retour et la remontée du petit puits. Là aussi, Axel se débrouillera comme un chef.
Dis, Papy, quand est ce que l'on retournera sous terre ?