jeudi 30 juin 2011

Eric Establie, un dernier hommage


Ce samedi 18 juin 2011, un hommage à été rendu au spéléologue Eric Establie, disparu tragiquement lors d’une opération de plongée dans la résurgence de la Dragonniére de Gaud en octobre 2010.

Le SSF avait convié tout les participants aux secours et à l’opération de tentative de récupération du corps, à participer à cet hommage.

Alain Massuyeau, accompagné de son épouse, représentait le département des Hautes Pyrénées .

Ce sont plus de 150 personnes qui étaient ainsi réunies pour cet hommage. Une stèle commémorative a été érigée à la verticale de l’accident, là où repose Eric.

Différents discours ont été prononcés et en particulier ceux, émouvants, de son épouse Evelyne et de leur fils Arthur.

L’émotion était présente dans l’assemblée qui s’est recueillie sur les lieux.

A l’issue de la cérémonie, il y a eut un apéritif suivi d’un repas pris près du Puits de Ronze, là où plus de 400 personnes ont travaillé pendant près de 3 mois.

Alain Massuyeau

samedi 25 juin 2011

Le Beau Joly nouveau est arrivé !

Il est né le divin enfant, sonnez hautbois, résonnez musettes !!!
Il s'appelle Arthur, il est arrivé le 16 juin 2011 chez la famille Joly !
L'enfant et la maman se portent bien. Le papa aussi !

vendredi 24 juin 2011

Trou de l'Arva.


Trou de l'ARVA, sortie des Moustayous.
Le 24 juin 2011
JC M a vu ce matin au Château d'eau, Fifye, Thomas, Pierre et un autre dont il ne se rappelle plus le prénom qui partaient brocher les Moustayous.
Fifye à vu hier Jonathan qui a fait la traversée ces jours-ci et est tombé sur un amas de bois à la sortie. L'eau de ces derniers jours a miné, buriné sur les côtés et tout mon travail effectué avec Joël est descendu. Ils ont quand même réussi à sortir. Thomas pense qu'il faudra buser avec du solide.
Pourtant c'était du solide ! Les éléments encore une fois ont été plus forts que nous.
Bon rassurez vous, la traversée est toujours possible mais si la sécheresse que nous connaissons actuellement (il n'a jamais autant plu en juin!) continue, il faudra toujours avant chaque traversée, vérifier l'état de la sortie ! (ce qu'il faudrait faire systématiquement d'ailleurs !)

mardi 21 juin 2011

Du côté d'Espadres

Samedi 18 juin :
Ce matin la météo n'est vraiment pas terrible. Un premier coup de téléphone à Jean Claude : " A St Pé c'est moyen, mais parfois il fait beau là-haut". Une heure plus tard " ben, il pleut à St Pé et aussi sur les Toupiettes". Visiblement c'est râpé pour aujourd'hui, nous monterons à Espadres demain. Mais à 15 h, nouveau coup de fil ; cette-fois ci c'est Jean-Luc qui nous annonce que ça se dégage sur le Pibeste. Nous n'hésitons pas longtemps et nous nous retrouvons, Sandrine et moi, rapidement au départ du sentier pour le col d'Andorre. Les sacs sont bien plombés avec tout ce qu'il faut pour de vrais chantiers de désobstruction. Le temps reste à peu près correct même si quelques nuages s'accrochent désespérément à la ligne de crête. Nous arrivons au refuge vers 18 h00, juste le temps d'aller faire un inventaire de la nourriture restante et la pluie se remet à tomber. Ça ne dure pas mais un épais brouillard envahit le col et nous abandonnons l'idée d'une petite prospection soupatoire... A la place j'entame quelques travaux pour récupérer des tôles histoire de boucher des fuites dans la cabane. Dans l'opération je manque d'y laisser un doigt et je me retrouve avec une profonde entaille à la main. Heureusement nous avons une bonne pharmacie et refermons la plaie tant bien que mal mais me voici handicapé pour les jours à venir.

La Toue, au premier plan, et au fond la crête avec le Soum de Conques à gauche et l'Estibet à droite. La surface a prospecter est immense et il n'est pas étonnant que la base de données compte déjà plus de 1200 cavités.

Dimanche 19 juin :
Notre premier objectif est le TO 500 (trou de la tôle ou du Berger Prudent). Il fait relativement frais et le courant d'air est soufflant. Au bas du ressaut d'entrée (7 m) nous commençons à dégager quelques gros blocs pour atteindre le bas du méandre qui semble plus large. Quelques mini pailles nous facilitent la tache. Au bout d'une bonne heure de désobstruction, nous parvenons à franchir une première étroiture, suivi d'une seconde qui ne résiste pas beaucoup. Derrière, nous parvenons dans une assez jolie galerie creusée dans le pendage mais bien trop courte pour nous laisser le temps d'y croire. Une dizaine de mètres plus loin, c'est la trémie. La suite semble être juste en dessous, mais là il n'y a rien à faire. Topo rapide, puis nous ressortons juste lorsque Jean Luc arrive. Il nous amène 3 batteries et le beau temps.

Sandrine, Bergère malgré elle.

Nous nous dirigeons ensuite vers le TO 47 (Souffleur Dément) après avoir fait un petit détour par ce qui semble être le TO 07. Le courant d'air n'est pas dément. Nous rendons la première étroiture plus humaine et attaquons la suivante. 3 pailles plus tard, nous pouvons descendre un petit ressaut de 2 m mais la suite est un amas de blocs sans véritable continuation. Ça ne passera donc pas par là non plus. Qu'à cela ne tienne, nous avons de la réserve d'objectifs. Le suivant est donc le TO 13 (aspirateur des Brebis). Juste avant de monter à Espadres, Bubu nous avait informé qu'un ancien du GSHP avait réussi à passer dans le "trou aux Chèvres", qu'il aurait descendu un P.14 et se serait arrêté sur un méandre étroit mais prometteur. Chèvre ou Brebis, même combat et nous pensons qu'il s'agit du TO 13. Du coup, nous entamons la désobstruction d'un boyau terreux (perte temporaire) ou filtre un bon courant d'air. C'est besogneux surtout qu'il faut creuser la tête en bas. Mais à force d'insister nous parvenons à franchir une première étroiture. Derrière, il faut à nouveau creuser. Ce second rétrécissement franchi, il faut bien se rendre à l'évidence que ce n'est pas le trou des Chèvres. La suite est un tas de blocs sans suite évidente. Nous laissons tomber. Jean-luc nous quitte car la journée est déjà bien avancée.

L'aspirateur des Brebis (TO 13)

Mais il fait décidément trop beau pour quitter le secteur, alors nous déménageons tout le matériel vers le Soum de Moulle. Là, nous avons deux trous à ouvrir : le TO 26 et le TO 27. Nous "paillons" l'entrée du TO 26 qui ne résiste pas à la première charge. Mais derrière, c'est bouché à -2 m. Le TO 27 résiste beaucoup plus mais vers 19 h30 nous parvenons à créer une ouverture largement pénétrable. Un très fort courant d'air s'y engouffre mais nous décidons d'attendre Jean-Claude qui nous rejoint le lendemain. Retour au refuge, pas de bricolage ce soir...

Jambes de spéléo sur fond de Soum de Génie Braque.
Décidément tout pousse sous ces climats océaniques ! Les racines de cette curieuse plantes sont dans le TO 26.

Lundi 21 juin
Nous avons rendez-vous à 9 h avec Jean-Claude sous le Soum de Génie Braque. Lui est parti a 5h30 de St Pé. Nous le retrouvons bien avant l'heure prévue, frais comme un gardon, même pas essoufflé... Avant d'aller au TO 27, il nous montre une petite fissure soufflante mais finalement sans grand intérêt. L'exploration du TO 27 est bien trop vite terminée, le conduite devenant impénétrable au bout d'une dizaine de mètres.
Nous décidons de faire le tour du Soum de Moulle par le sud. Jean-Claude a encore quelques trous à nous montrer. Le premier (trou du Buisson) est un beau conduit mais entièrement colmaté par des éboulis.

Le trou du Buisson s'ouvre, sous... un buisson !

Au fond, sur une corniche, un nid habité...

Le second est un puits bouché par des pierres et de la mousse. Il faut avoir le nez dessus pour le voir. Mais en soulevant l'un des blocs qui le bouche, nous tombons sur un marquage TO... Le trou aspire, mais il faudrait en savoir plus et de toute façon, nous n'avons pas assez de corde.

L'entrée très discrète du trou redécouvert par Jean-Claude.

Le marquage est illisible, mais on reconnaît bien la croix qui semble indiquer que le trou est terminé. Le courant d'air aspirant très nettement, je crois qu'il faudra quand même aller revoir le terminus.

Nous cherchons désespérément le TO 28, mais en vain. Finalement, nous décidons de nous acharner un peu sur le TO 5 qui aspire très violemment. Mais là encore, les pailles nous sont d'un piètre secours, car au final, nous buttons sur un chaos de blocs difficile à purger. La moisson est plutôt décevante.... Pour finir, nous allons voir un autre trou vu par Jean-Claude dans les escarpements rocheux au Nord-est de Génie Braque. Il n'y a pas d'air et la désobstruction n'est, du coup, pas très motivante...
Vers 15 H nous plions bagages. Jean-Claude redescend directement sur St Pé et nous regagnons le col d'Andorre après avoir remis de l'ordre au refuge.
Patrick

Jean-Claude, sur les crêtes d'Hourbilagous avant qu'il ne plonge sur St Pé.

mercredi 15 juin 2011

L'Ahumat en ballade

Belle ballade et repérage de trous.... par JC

Aujourd'hui, mardi 14 juin, je suis monté du côté de la Toue, Cul d'Aouset, Hourbilagous, Miqueü, et descendre par le Poste à Léon.
Quelques trous ont vu le jour, d'autres sont connus. Nous irons peut-être en voir quelques uns samedi, puisque nous montons à Espadres. Certains aspirent, par contre aucun ne souffle, mis à part le "Trouvemela" (souffleur de Léon sur la BdD) qui lui souffle presque aussi violemment que ne faisait le "Cachemela" cet hiver. Je pense que c'est la sortie de ce dernier. Il se trouve 100 m. (dénivelé) en-dessous de lui. (Le Cachemela aspirait aujourd'hui et la faille qui se trouve à 40 mètres de lui (même altitude) aspirait elle aussi).
Par contre le "Trouvemela", ce ne sera pas pour ce samedi car il n'est qu'à 900 m.

Quelques photos de la rando:


Celui-ci se trouve en-dessous des TO 37 et TO 38



Trou des Sarrières



Celui-ci à un spit. Ce doit être le puits de Betbeder (à 1450 et non à 1550 comme marqué sur la BdD)



Le "Trouvemela" (Souffleur de Léon). Si on soulève les feuilles, elles ne résistent pas au souffle et volent à plus de 3 mètres.




lundi 6 juin 2011

Séquence Emotion


Des courbatures partout… CR par Anaïs

Aujourd’hui, l’objectif est initiatique, technique. J’ai un instructeur rien que pour moi ! Nous partons avec Jean-Luc dès 10h rejoindre le parking situé à 3 min de la grotte de la borne 109 (nous avons rendez-vous au parking de Rieulhès et sommes tous deux en avance, motivés !).
Si la marche d’approche est quasi inexistante, notre préparation est digne de professionnels : Jean-Luc m’explique à quoi sert le matériel : baudrier, pédale, crawl, longe de 26, 40 et 70..
Nous sommes fins prêts à expérimenter des descentes (j’ai un vague souvenir) et des montées ( à la réflexion, je ne suis même pas sûre d’en avoir déjà faites). Hop, hop, hop ! et nous voici devant le trou : le puits est visible, les choses prennent formes dans mon esprit. Je suis ravie ! Jean-Luc commence à équiper en m’expliquant. Je mets mon casque et… mince ! mes gants ! Retour à la case départ, ils sont restés sur le toit d’une voiture.
Il est 11h12, la descente peut commencer. Je pars la première, nous vérifions le sens de passation de la corde dans le descendeur, c’est conforme au schéma, parfait ! Jean-Luc pouvant ainsi guider mes pas et surtout me contre-assurer depuis le haut. Il m’a dit de voir après 5m si je me sentais à l’aise pour éventuellement enlever cette assurance complémentaire afin de ne pas être gênée par toutes les cordes mais j’arrive en bas sans même avoir eu conscience des 5, 10 puis 15m passés.
Nous poursuivons. Jean-Luc équipe, les jambes dans le vide. Je sais à présent ce qu’est un spit, un miguel, se longer sur les deux oreilles (heu, l’orthographe par contre…). Passage de fratio, dév, tout est réuni sur ce deuxième puits de 12m pour parfaire ma technique.
Nous enchaînons les puits, le troisième de 10m, une main courante aérienne et les deux derniers puits de 5m chacun. J’acquiers de l’assurance mais de la fatigue aussi, j’ai les jambes en coton, l’adrénaline aidant. En effet, Jean-Luc parle naturellement du vide sous nous, de la longueur des puits et si aucun difficulté ne se fait réellement sentir (j’ai un bon instructeur, je décompose à chaque fois ce que je fais et nous ne sommes jamais très loin ce qui fait que Jean-Luc peut venir à mon secours si besoin, c’est très rassurant), le fait de se demander si je suis en position frein en montant la corde, si je ne risque pas de dévaler toute la longueur d’un seul coup suite à un instant d’inattention me prend beaucoup d’énergie.
Je suis heureuse de déjeuner et de reprendre des forces!!
Le plus dur m’attend, je m’en apercevrais dès les deux premiers mètres de montée.. Jean-Luc me montre toute la manipulation, ça semble simple (ça ne l’est pas !), il est en haut en deux temps trois mouvements. Je suis en haut en beaucoup de temps et une multitude de mouvement. J’ai l’impression que je n’y arriverai jamais. Je lève ma poignée de 10cm (j’évalue mal les distances en général) seulement, use de toutes mes forces pour me hisser et ce, sans que la corde ne file à travers le crawl… J’ai l’impression de faire du quasi sur place. Quelle galère ! Mais peu à peu (en trichant si possible en escaladant parfois), les deux premiers puits sont remontés.
Nous avions parlé que je puisse déséquiper au retour, il n’en sera rien, toute mon énergie se mobilise uniquement pour remonter. Je me ressource au contraire à chaque fois en attendant Jean-Luc qui enlève tout après son passage.
Nous ne manquons pas une occasion de nous « venger » l’un de l’autre, moi dans les étroitures en le narguant de mes facilités de passage et lui lors de passage large, avec une aisance infinie grâce à ses grandes jambes pour trouver les prises et avancer.
L’avant-dernier puits arrive. Un dév puis une fractio. Sur le plan théorique, j’ai tout saisi. Mais arrivée au fractio, je n’arrive pas à ouvrir mon crawl, puis à avancer à l’aide de la poignée. Je suis fatiguée et n’y comprends plus rien. Jean-Luc vole (monte) à mon secours. Il est très à l’aise, démêle mes nœuds en un instant. « Je t’ai sentie un peu agacée sur ce coup là »…
Dernier puits. Je sens une nette amélioration. Ça y est, j’ai « le coup » ! Un, trois, cinq mètres, Jean-Luc m’encourage, j’ai déjà fait le premier tiers ! J’ai resserré au fil des ascensions la corde liée à mon dossard et à mon crawl et ça aide vachement ! Mais je souffle quand même beaucoup et plus j’avance, plus je fais des pauses… Dernier encouragement et me voici, les fesses bien assises sur le sol dehors. Jean-Luc a à peine transpiré, moi je suis morte. Il est 16h40.
Une sieste de deux heures m’attendra dès mon retour chez moi, j’ai mal partout… mais je suis hyper fière !!! Pas de première aujourd’hui mais des premières (remontées) !!!

vendredi 3 juin 2011

On descend pour l'ascension

Trois trous crescendo ! CR par A naïs.
Nous voici partis en ce jour férié, Serge (qui pourtant travaille en fin d’après-midi), Jean-Luc, Jean-Claude, Bubu et moi au-dessus de St Pé.
Jean-Claude a prospecté pour nous, nous avons donc pleins de trous à explorer ! Peut-être des premières à la clef surtout que, comme dit Bubu, c
ette fois je suis la plus jeune (la semaine passée c’était lui, clame-t-il tout sourire), donc je suis « la mascotte » et à moi l’honneur !!!
Nous nous retrouvons et commençons par exhiber notre matériel neuf : Jean-Claude a investi dans un casque, un sac, une nouvelle combi d’un violet vif que Bubu se fera un plaisir de piétiner (eh oui, il semble que ce soit la tradition) !! Quant à moi, je suis toute fière de sortir pour la première fois MON casque mais petit détail j’ai oublié les piles… Heureusement Bubu le sauveur est là !
Nous voici donc en route sur le sentier, nous passons entre les gouttes de pluie puis en pleine forêt. Premier trou, le trou de la grange d’Aoure, ne donnera rien. Je descends puis Serge me rejoint mais cela ne mène nulle
part. Jean-Claude vient aussi, nous examinons les longueurs en vue de la topo, puis nous poursuivons.

Il n’est pas encore 11h. Bubu parle déjà de manger ! C’est décidé nous casserons la croute dès notre arrivée au deuxième trou. C’est un peu plus haut, précise Jean-Claude, avec seulement 150m de dénivelé… On est sur le chemin des grands pins ; les arbets d’Aoure. Nous marchons, marchons, marchons.... Certains avec des sacs d’une tonne sur le dos. Dis donc, ils sont drôlement longs les mètres à Saint-Pé !!! Tout le monde est de cet avis ; nous arrivons à cette conclusion : les GPS ne sont pas fiables quant à l’altitude !
Puis, Jean-Claude cherche un bouleau qui lui sert de repère. Nous en apercevons pleins et essayons de le convaincre que nous sommes arrivés et que nous pouvons enfin manger. Mais il reste imperturbable, son sens de l’orientation ne lui fait pas défaut et la balise apparaît. Certains retrouvent tant d’énergie qu’ils se préparent déjà à l’explo : Jean-Luc commence à fouiner tandis que Serge s’équipe !!
Mais nos estomacs et les deux bouteilles de vin rouge l’emportent, nous déjeunons ! La bâche de Jean-Claude est la bienvenue afin de s’assoir au sec (bon, je l’ai mise du mauvais côté alors c’était un peu mouillé mais il ne faut pas le dire…). Les muffins au chocolat de son épouse disparaissent en un clin d’œil !
Finalement, nous aurons fait une ascension nous aussi ! Et plusieurs descentes ! Nous devinons une mer de nuage au loin, malgré la pluie, le paysage est magnifique ! Que pouvions-nous faire de mieux en ce jour férié pluvieux : rien !
Allez hop ! Deuxième trou : le trou de Mesnière.
Tout commence par une photo à ne pas rater (aucun d’entre nous n’ayant pris d’appareil, tout est dans la tête) : un caillou, enfin un rocher, que dis-je une montagne bouge mais obstrue le passage d’entrée. Bubu arrive, l’équipe des mules se reforment l’espace d’un instant (l’ancien GSGM, c’est ça ??? pour ceux qui ne connaissent pas, petit conseil, demander à consulter le règlement intérieur avant de s’inscrire), ça force, ça bouge, la pierre est entourée par une corde et ho ! hisse ! retirée en quelques instants ! Encore une victoire ! Jean-Luc creuse un peu et très rapidement… il fait tomber son burin ! Il est donc hors de question à présent de renoncer, nous devons réussir à passer coute que coute pour le récupérer !
Tout le monde est très concentré autour de Jean-Luc qui place de petites pailles là où il faut ! Boum ! Le résultat est parfait, c’est épatant !!
Serge, que le devoir appelle, nous quitte sans connaître la suite… Mais heureusement, le blog et les comptes-rendus sont là !
Nous enlevons les restes, Jean-Luc use ses bottes pour creuser un peu plus et enlever le trop plein de terre puis nous pouvons enfin passer. Double désolation : après quelques mètres de première (j’adore !), cela ne débouche sur rien. Je cherche le burin, Jean-Luc me rejoint dans le même objectif mais nous remontons bredouilles.
Avis aux intéressés donc, si vous cherchez un burin, il y en a un là, quelque part, enfouit sous de la terre mouillée et des pierres. Nous repartons donc pour le troisième trou situé à quelques trente mètres de là. Nous croisons le chemin des Béarnais, puis il nous faut encore monter et le voilà : le trou du chemin des Béarnais. Original comme nom, n’est-ce pas ??
Ici, le plat pays de Brel n’existe pas, tout est en pente, comme le trou qui débute par une petite ouverture de côté. Nous nous penchons les uns après les autres. Jean-Luc et Bubu sont déjà d’accord pour refaire le coup des petites pailles. Je veux essayer de passer avant. Ils ne sont pas très convaincus. Mais si, j’y arrive ! Je descends et me retrouve entourée d’araignées et de salamandres. J’ai bien fait d’y aller ! Cela semble déboucher sur quelque chose, en bas, sur la droite, mais c’est trop étroit. Je remonte, nous élargissons l’entrée, Jean-Luc descend, élargit le passage puis nous pouvons passer ! Il m’appelle : « emmène ton corps d’athlète ! ». Malgré la boutade un peu moqueuse, je ne me fais pas prier ! Que de première aujourd’hui ! Est-ce que ce troisième trou sera le bon ?? Jean-Claude nous a rejoint. Nous poursuivons notre épopée. De nouveau, une étroiture. Nous regardons, tapons un peu, regardons de nouveau. Il y a quelque chose. Difficile d’en dire plus, la visibilité n’est pas bonne. Cette fois, il nous faudra revenir : il nous reste encore des pailles (ah ! la générosité du Mac Do) mais plus d’accu pour le perfo. Nous laissons la balise, rentrons en visitant les lieux (de nombreux trous sont sur notre chemin grâce aux détours de Jean-Claude qui nous épatent tous par sa connaissance des bois !! Si, si, il est trop fort ! Mieux qu’une boussole à trou).
Affaire à suivre !

Croquis d'explo de Jean Claude . Pas de pellicule dans l'appareil photo..........