lundi 30 mai 2011

Le CDMMSP a encore frappé !

Compte rendu de la sortie du dimanche 29 mai 2011 par JC

J'ai trouvé une belle tute aspirante 100 mètres derrière les ruines de la grange de l'Aoure de Sep pas loin du ravin. Une désob qui je pense sera rapide est nécessaire à l'entrée

Vue sur 5 ou 6 mètres. CA assez fort aspiré.

Ce sera le Trou de l'Aoure.


Quatuor de TOUE

Quatuor de Toue (cherchez le jeu de mots) par Bubu.
CR de la sortie du WE du 28 et 29 mai.
Il y a quelques temps, Alain M. avait emmené Patrick et Sandrine découvrir le massif de St Pé. Grande ballade via la Aoulhet, le Larbastan, Hourbigalous, les Culs d'Aouset, le Taule Male, le Miqueù, La Toue, le clot de Haboup, les Toupiettes, l'Isarce, le ravin de la ménère, le bois de Bénac....... Patrick et Sandrine, après quelques mois de pratique intensive sur ce formidable massif, y voyaient un peu plus clair dans tous ces noms "bien de chez nous" et voulaient profiter de ce WE ensoleillé pour revoir tout ça.
C'est donc samedi matin qu'ils sont partis, avec tout le matériel sur le dos et de quoi dormir à la cabane d'Espadre.
Je réussi à débaucher Joël à 6 heures du mat pour monter les rejoindre à la cabane le dimanche matin. On veut les retrouver avant qu'ils partent sur la Toue car après la zone est immense et il serait pas simple de les retrouver. C'est donc au pas de course que nous montons et un peu plus d'une heure après notre départ, ils sont encore là !
Après un frugal repas pour reprendre quelques forces, c'est le départ vers la Toue . Patrick et Sandrine me font même découvrir un sentier que je connaissais pas ! Ça y est, ils en connaissent plus que moi sur le secteur ! Ça me fait même plaisir!
On cherche les trous déjà connu histoire de préciser un peu mieux les coordonnées avec les moyens modernes que propose le GPS. On retrouve pas mal de trous déjà connus mais aussi des nouveaux. Patrick a pris plein de notes et vous aurez plein de détails sous peu ! De trou en trou, on se retrouve au soum de la Génie Braque. On voit St Pé tout en bas, le bout du Pont, la maison de Jean Claude. Petit coup de fil à l'ami JC, le téléphone passe à peu près: il n'est pas chez lui, bonne nouvelle il est dans les bois et vient de découvrir une nouvelle tute aspirante. Des précisions aussi sur ce blog dans pas longtemps! On lui demande de bouger un arbre pour qu'on voit où il est mais il nous répond qu'ils sont trop gros. C'est bien , il tient la forme !
On passe près d'une zone où l'hiver dernier on avait vu un fort souffleur avec Véro et Alain qui avait fait fondre toute la neige. On trouve effectivement un trou mais déjà connu. Il est noté dans nos archives "impénétrable". mais Sandrine se le sent. Elle s'équipe et réussi à passer là où je passe même pas les deux pieds ensemble! C'est mon idole!
Au fond ça passe pas mais elle voit que la désob n'est pas très compliqué à faire... Et effectivement, il y a du vent !
Retour vers la cabane en deux équipes. Patrick et moi passons par le bois et bien sur on trouve d'autres trous...
Les perspectives là haut sont infinies ! Du boulot pour plusieurs générations encore !
Retour dans la vallée en courant. Le soleil a été brulant toute la journée. Superbe sortie !

Les compléments par Patrick et Sandrine:
Bilan de ces 2 journées :

Au total, nous avons revu une bonne trentaine de trous. Cela a permis d'en repositionner certains, et surtout d'identifier ceux qui pourraient constituer de vrais objectifs pour les prochains séjours à Espadres.

De plus, le beau temps, notamment le dimanche, était favorable aux courants d'air.
  • Sur le Soum de Moule :
Parmi les nombreuses cavités qui jalonnent la ligne de crête, seuls les TO 26, 27 et 5 offrent un réel intérêt. Dans les 3 il y a du courant d'air aspirant avec des conduits pénétrables mais à chaque fois barrés par une étroiture d'entrée. Il faudra y mettre quelques moyens. Dans le secteur, il y a aussi des fractures de versant sans véritable intérêt.

L'entrée du TO 25 sur le flanc sud du Soum de Moulle. A gauche, le soum de Génie Braque.
  • Secteur entre le Col d'Espadres et les cuvettes de la Toue :
Le sentier passe vers une belle doline où s'ouvrent des trous aspirants. Le plus intéressant débute par un puits de 8 m en partie désobstruée par le GSHP il y a... bien longtemps. Le courant d'air est vraiment violent. Au bas, une petite salle et un méandre impénétrable avec un peu d'air. Mais en cherchant bien, on s'aperçoit que le gros du vent file plus bas dans un conduit encombré de blocs. La désob est jouable et ce sera sans doute l'un de nos principaux objectifs du coin. Plus haut, dans une autre doline, nous retrouvons deux trous à courant d'air. Désobstruction de rigueur...

L'entrée du trou aspirant, sans doute le TO 500.
  • Versant sud du Soum de Génie Braque :
Le secteur a été bien fouillé mais là aussi, nous trouvons des trous aspirants avec des chantiers assez faciles à mettre en œuvre. L'un d'eux, impénétrable à l'entrée se poursuit par un conduit plus large, dans lequel les cailloux roulent avant de dégringoler dans un puits estimé à 10 ou 20 m. Quant au souffleur dément dans lequel s'est faufilée Sandrine, il y a aussi de quoi faire...

Au sommet du Soum de Génie Braque

samedi 21 mai 2011

Traversée Moustayous - Trou de l'ARVA

Traversée des Moustayous et mise en sécurité du Trou de l'ARVA.
Compte rendu par Joël
Nous sommes deux, Bubu et moi pour cette sortie du 21 mai avec pour objectif la traversée des Moustayous. Ca fait plusieurs mois que j'en rêve de cette traversée et on va profiter du fait que le trou soit équipé pour se la faire tranquillou.Sur la route à St-Pé nous rencontrons l'ami Jean-Claude qui voudrait bien se joindre à nous , mais la grande forme n'est toujours pas revenu .......

Nous montons au pas de charge: Bubu pète la forme . La tronçonneuse nous accompagne car il y a du boulot de prévu pour consolider la sortie basse . Nous laissons nos affaires près de la sortie et Bubu en profite pour faire une reconnaissance du point de jonction. 1/4 d'heure après il ressort: "c'est bon, c'est un peu gras et humide mais c'est évident. De toutes façon, le courant d'air nous guide. "
Nous voilà parti vers l'entrée supérieure ; c'est raide, on est tout équipé, il fait très chaud...
Joli méandre à l'entrée. De suite c'est gros. Bubu en profite pour mettre de l'eau dans sa calbonde. Il avait oublié que ça marchait avec de l'eau depuis le temps! Mais l'acéto, ça devrait nous faire de jolis photos...




Les concrétions sont magnifiques et très vite c'est le premier puits. C'est vraiment énorme et pour moi c'est un sacré morceau ; bien sur Bubu me remémore quelques trucs techniques pour s'assurer que je suis au top ! Nous enchainons les différents puits , parfois le franchissement de certains fractios est très technique mais je m'en sors plutôt pas mal d'après Bubu.

Puis on suit un méandre guidé par le courant d'air et nous arrivons avec grand plaisir dans les bains de boue , s'est super ! Un vrai bain dans la boue liquide ! Certains payent pour avoir ça !

Parfois le méandre est tout blanc: méfiez vous, c'est du moonmildch, ça glisse !
Nous sommes à l'air libre à 13h30 après 1h45 de traversée sans trainer. Juste le temps de faire 2 ou 3 photos pour les copains




Après un bon repas nous attaquons le débit de bois pour la charpente en rondins que Bubu peaufine comme un pro en vue de protéger l'entrée de la sortie basse des Moustayous. Objectif atteint , journée bien remplie , j'ai déjà envie d'y retourner...et puis faut y emmener Jean Claude.
Et comme il restait un peu d'essence dans la tronçonneuse, j'ai pas pu m'en empêcher...: les arbres tombés en travers du chemin d'accès ne sont plus qu'un souvenir ! Faudra envoyer la facture à l'office du tourisme !

lundi 16 mai 2011

Boucherine 2, c'est fini aussi !

Nous sommes donc remontés à deux (Sandrine et moi) pour poursuivre l’explo de ce petit gouffre où Serge s’était arrêté sur étroiture à agrandir. Nous passons au Tonio pour récupérer le matériel, puis, après avoir un peu divagué dans les buis (merci le GPS) nous finissons par retrouver le trou. Comme nous étions pas mal chargés, finalement nous n’avons pris qu’un matériel perso et c’est moi qui m’y colle. Il ne faut pas beaucoup de temps pour arriver à l’étroiture, les spits sont en place (merci Serge). Ça passerait presque mais puisque j’ai descendu la masse et le burin, autant faire confortable. En ¼ d’heure, le passage est devenu franchissable avec toute la quincaillerie sur soi. Un petit coinceur et 7 m plus bas c’est le fond du gouffre à -50 m. La suite est une diaclase de 5 à 10 cm de large sans air. Déséquipement et topo, l’affaire est classée.

L'entrée de Boucherine 2

Nous décidons ensuite de porter le matériel à la fissure de Satan (BE 207 ???) en faisant un large détour par l’ouest histoire de prospecter un peu. Avec tout le matériel, c’est besogneux. Nous retombons sur le BE 203 (marquage GSHP + Gras 91 BN 3). Ce gouffre a été revisité par Jean Claude et Serge une dizaine de jours avant. Il y a donc pas mal de choses à revoir dans le secteur, et le matériel, laissé à la fissure de Satan n'est pas prêt d'être redescendu dans la vallée.

Patrick

dimanche 8 mai 2011

Gouffre Tonio, c'est fini !

Dimanche 8 mai :
Hier, nous avions déjà opéré une désobstruction musclée dans le méandre terminal. Ce matin, nous sommes 3 pour continuer le labeur à -75 m (Jean Luc, Sandrine et Patrick). Cette fois-ci, nous avons opté pour les pailles et finalement c’était un bon choix car au fur et à mesure des frappes chirurgicales nous nous apercevons que le méandre tourne sur la droite. Au bout de 5 heures nous parvenons enfin à ouvrir le sommet du ressaut suivant. Celui-ci fait environ 4 m. Au bas un beau méandre plonge dans une série de ressauts qui nous amènent, une dizaine de mètres plus bas, sur un conduit humide devenant totalement impénétrable (20 cm de diamètre maxi). Nous sommes à environ -90 m. Le courant d’air reste présent mais les dimensions n’évoluent guère sur au moins 3 mètres de longueur. C’est le pire scénario que nous avions envisagé. A partir de -50 m environ, le ruisselet a déposé un remplissage stalagmitique qui semble devenir de plus en plus important. C’est le cas dans la descente du dernier puits, mais au fond, le conduit devient horizontal et le dépôt se fait plus épais. Ce gouffre est en voie de comblement et nous arrivons trop tard…. Le Tonio c’est donc fini. Nous avons terminé la topo puis nous avons déséquipé le gouffre. Une page est tournée, mais il y a encore du pain sur la planche : le Boucherine 2, la fissure de Satan l'omelette etc...



Le P.8 vers -60 m

samedi 7 mai 2011

Ca sent le roussi au Bujoluc...

Bujoluc le 07/05/11
CR par Bubu
Pendant que certains agrandissent le Tonio, j'arrive difficilement à remotiver une équipe pour le Bujoluc.....
Nous partîmes à 4 mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 7 dans le Bujoluc ! Les premiers sont déjà au fond que les derniers sont pas encore rentrés!
En fait, on est parti à 3 de Tarbes (Alain M, Frédéric et moi) et en arrivant à Espiaube, Jean Luc nous a rejoint.
Patrick et Sandrine qui sont sortis de bonne heure du Tonio nous ont rejoint à leur tour. Puis Jean Claude est arrivé lui aussi ! A croire que tout le monde y croyait aujourd'hui à cette jonction.
L'objectif était simple, finir la désob, jonctionner avec le Puts d'Espiaube et passer à autre chose. Mais voilà, dans la trémie, un énorme bloc de plus d'une tonne menace de nous tomber dessus si on le chatouille de trop près . Et justement, si on veut passer, il faudra se mettre à plat ventre dessous et retenir son souffle tout en priant Bouillak que le caillou ne se mette pas à rouler. Il y a mieux en guise de pierre tombale! C'est même pas une belle plaque de marbre de calcaire urgonien !
Alors qu'on allait abandonner, Patrick a une idée: "et si on attaquait la désob un peu plus à droite... on éviterait peut être le bloc et on passerait par dessus, c'est toujours mieux que dessous....".
Aussitôt dit, aussitôt fait. C'est la 4ème fois qu'on change d'endroit, on n'est plus à ça près! Mais après deux nouvelles heures de boulot, il faut se rendre à l'évidence... Ce ne sera pas pour aujourd'hui. Un petit noir au plafond pourrait encore laisser un petit espoir mais il n'y a pas du tout de courant d'air dans cette zone.
Tout le courant d'air, très fort aujourd'hui, vient de la zone du gros bloc. C'est rageant, à cet endroit on ne doit être qu'à UN mètre du Puts d'espiaube !!!!
Les 7 nains quittent la mine vers 17 heures et comme ils n'ont pas de Blanche Neige à retrouver, c'est René d'espiaube qui reçoit leur visite pour lui raconter leur déception. René aussi est déçu. Une bonne bouteille sortie de derrière les fagots et un peu de pastis réussiront tout de même à remonter le moral des troupes. .. Et si on faisait tomber le gros bloc une bonne fois pour toutes ? Il y aurait beaucoup de gravats, certes, mais plus du tout de danger pour tenter la jonction ! Allons bon, tout espoir n'est peut être pas perdu ! Il va falloir y revenir au Bujoluc! ....mais pas tout de suite.....



Veuillez nous excuser pour cette interruption momentanée du chantier........

Dans le bois de Bénac


Suite de la prospection du 6 mai 2011 par Serge et Jean Claude
























vendredi 6 mai 2011

Le Bouchérine 2

Sortie du 6 mai 2011 (Serge et Jean Claude)
CR de JC
Journée clémente pour le temps.
Un crobar vite fait de la Bouchérine où il faut désober (marteau et burin suffiront certainement) à - 34... (environ... à visto dé nas). Il y a du CA
Nous avons fait 4 autres trous. Bientôt dans ces pages !


Résistance au Tonio

Nous étions 4 le 5/5 !

L’appel du Tonio et d’une descente hypothétique vers la rivière de – 200 attirait la convoitise des topographes prêts à noircir les feuillets de relevé.

9h 30 : Le Mass, les Degouve et le Dol’s, se retrouvent au parking du Carrès. Le téléphone sonne, c’est Jean Claude qui se renseigne si nous sommes arrivés au Tonio. - Holà camarade ! On prépare à peine le matos…

- Et toi ?

- Tu es à la Toue, tu as 3 kg de mousserons ?

- Ah ouais tu es monté en 2h02, tu y étais déjà avant l’aube ?

- Nous on n’est pas pressés, le Tonio ne va pas s’échapper, pas comme tes champignons… Bon à ce soir…

Les jours précédents, tout le monde y allait de son hypothèse, même la jonction avec les lointaines sources du Mélat seraient une formalité, la géologie locale ne pouvait pas nous abandonner. Ce serait grand, avec une rivière « Bétharramesque », comme dans un rêve GSHPéen...

Et pour ce jour qui devait faire date, nous n’avions pas lésiné sur la marchandise... Comme nous avions des clés de portage ; des véhicules, un amas de corde, amarrages, perforatrices… Débordaient des coffres. Et en plus, les topographes s’étaient parés de leurs plus beaux atours : Disto laser, Clinomètre à compensation thermo volumétrique, Les accus remplis à bloc, trois carnets au cas où… Le seul hic c’est que le trou fait actuellement -50… Mais on y croit !

Le P.10 à -40 m

L’optimisme régnait, signe qui ne trompe pas, le Dol’s avait apporté double ration de bouffe, prévoyant le gazier… Cependant, le druide Massouillesque invoquait les sombres oracles du dieu Bouillack. Notre moustachu connaissait que trop bien celui qui hante les profondeurs englaisées de St Pé et qui prend un malin plaisir à vous rétrécir les cavités. Il le savait assez sournois pour attendre le moment où à force d’avancer puits après puits (« à pinets » = petits sauts) comme dirait l’abbé Abadie), de tout stopper lorsque nous monterions bardés et harnachés de matos.

Que croyez vous qu’il fit ?

Il nous a lancé sa fétide malédiction…

Le Mass, perfo au poing, goujonnant comme dans ses plus folles années, se préparait à la descente entrevue la semaine dernière. Le duettiste de topographes donnait du laser et se préparait à une mémorable séance…

Le sommet du P14. Les pieds d'Alain font de la première !

14 m plus bas et 2 stations… Un satané méandre de 20 cm de large laissait filler un pissouti et toute notre espérance… Arrêt à -75m avec un resserrement horizontal de 3 m long suivi d’un ressaut de 4m...

Le passage impénétrable de -75 m. Ce n'est pas désespéré !

Bouillack se jouait de nous. Mais nous ne sommes pas spéléos à nous laisser intimider.

A la sortie, nous invoquions Ste Ryobi patrone des causes désespérées et Ste Première pour contrecarrer les obscurs desseins de ce démon. Nous reviendrons avec force de pailles incandescentes afin d’ouvrir la voie de la connaissance… Mais il faudra être persévérant..


Alain vide les batteries en vue d'une prochaine désobstruction.

Avant de redescendre nos lourdes charges, nous n’avons pas résisté à une petite désob digestive (le Dol’s s’allégeait de sa pitance), histoire de se défouler, d’engranger 7m de première et topoter…

Dépités mais pas accablés nous revêtions nos habits civils, lorsque le CDMDMSP (*) (Jean Claude) s’arrêta et pour nous consoler nous fit une distribution de cet étrange fruit printanier des estives.


Le dernier puits de 14 m.

Et comme un plaisir gustatif ne devait pas rester seul, j’allais faire découvrir à nos sympathiques Bourguignons, les produits de la ferme Gets. : Jambon, boudin, cote de porc. Cette dernière cuite dans un lit de mousserons, arrosée avec un Gevret Chabertin devrait faire date. A l’occasion nous échangerons les bouteilles et leur ferons découvrir un Montus de derrière les concrétions…

(*) CDMDMSP = ex Champion Du Monde Des Montagnes De St Pé devenu pour l’occasion : Champion Des Mousseron Des Montagnes De St Pé


dimanche 1 mai 2011

Le souffleur d'Ehujarre souffle toujours....

Mission accomplie
CR de Bubu
Photos Alain M



Pour ce week end du premier mai nous nous étions fixé l'objectif de vider le souffleur des gravats accumulés par plusieurs années de désobstruction ! Pour cela il fallait réunir une douzaine de personnes et donc faire appel à nos collègues d'Amalgame. Alain M a du être très persuasif car nous nous sommes retrouvés à 14 le samedi pour faire la chaîne dans le méandre et se passer des seaux. Cayenne! Travail de forçats! Mais travail indispensable pour envisager de poursuivre la désob dans de bonnes conditions. Plus d'un mètre cube de gravats ont été remontés à la surface. Le terril est fait, il ne reste plus qu'à construire la cabane et vendre des frites !
Tout a commencé le vendredi après midi. Bubu et Alain M ont préparé le chantier, commencé à agrandir le fond ainsi qu'un passage resserré à la base du ressaut pour faciliter la remontée des seaux. Sortie du trou vers 20heures 30 et retour au pas de course chez Madeleine pour rejoindre les copains. Ils sont presque tous là et déjà à table. On a raté l'apéro ! Mais que c'est bon d'arriver et de mettre les pieds sous la table! Et le taboulé de Claire, et la daube de Sandrine, et le vin de toutes nos belles régions qui coule à flot, et les crêpes de Liliane et..... Bref, on a refait le monde comme d'hab jusqu'à des heures pas possible!
Il y avait en plus de nous 2 autour de la table: Claire et Yvon, Patrick et Sandrine, Frédéric qui a tant de charme (cherchez le jeu de mot) Joel Danflous, Alain Bressan, Gilbert Sillebranque... Et nous ont rejoint le samedi: Mickey et Marie Claude, Jean Luc, Serge, David.
Départ le samedi matin de bonne heure vers notre chantier préféré! Tout le monde est motivé et effectivement ça n'a pas trainé! Le trou est méconnaissable! Grillades sur la braise à midi ! On a même le temps de faire une dernière désobstruction musclée avant de débaucher vers 19 heures.
Claire et Yvon sont partis un peu plus tôt pour préparer l'apéro à Arakoeix . Il va être grandiose. Puis grosse salade et pates avec une sauce spécial Sandrine. Excellent ! Et Jeff qui nous rejoint dans la soirée.... On va encore se coucher tard ce soir !
Et le lendemain, rebelote! Pendant que les Arsipiens montent revoir un trou sur la Pierre, Patrick, Alain , Jean Luc ,Sandrine et Bubu reprennent le chemin du chantier vers 9 heures du matin. La montée est un peu plus dure ce matin. La fatigue accumulée commence à se faire sentir. (Les mauvaises langues diront que ce sont les excès de la veille, mais c'est pas vrai !). On essaye d'affiner nos techniques de désobstruction mais les essais ne sont pas concluants. On en revient donc à la technique traditionelle.
Le vent dans le méandre est fort. J'ose même dire TRES fort. La suite se présente comme un méandre de 15 à 20 cm de large que l'on voit sur encore 3 mètres avant un virage et peut être un "gros noir". Il y a quelques élargissements et des banquettes dans le méandre qui devraient faciliter notre progression vers ce noeud important du réseau de la PSM (au sens large). Il faudra y retourner avant l'été.
On débauche vers 14h30 aujourd'hui; il y a encore tout à ranger et nettoyer chez Madeleine avant de récupérer du matos à Idées Plein air et voir si Steph a enfin terminé les combinaisons de Jean Claude et Anaïs.
Petite surprise pour la pause casse croûte: Richard Peltier et Françoise Colin sont venus nous faire un petit coucou avec leur fils Rémy. Si j'avais le temps, je vous parlerai aussi du Saucisson de Richard, du pain de Sandrine, du gâteaux au chocolat de Françoise.... ou encore du sperme du caïman... mais c'est une autre histoire.
Bref un super week end, le travail a bien avancé, la mission plus que remplie, les repas au top du top...N'en parlez pas à ma diététicienne !