vendredi 29 avril 2011

Et au Bujoluc ?

Bujoluc, bientôt l'épilogue ?
CR par Bubu, Photos Alain M.
Ce Jeudi 28 avril nous étions 4 pour essayer de trouver enfin le passage dans la trémie vers les grandes galeries du Puts d'espiaube. Il y avait BUbu, JOël, jean LUC et Alain M. (cherchez l'intrus!)
Certains osent même penser que vu le vent certain jours, on pourrait même tomber sur la suite de la galerie qui nous emmenerait vers l'Arriou .....
Aujourd'hui, le temps est maussade, pas de vent ou très peu. Bubu, motivé , attaque le chantier. Très vite il crie qu'il voit un "gros noir". Les blagues fusent bien sur sur la présence de ce "gros noir" dans l'étroiture et ça dérive comme d'habitude sur les nonnes du Monastère de Saint Bruno... Mais revenons à la désob ! Après avoir fait tomber quelques centaines de kilos de gravats, Bubu fait appel à l'expert.... Ce qui veut dire que c'est pas évident, on se retrouve sous d'autres gros blocs, qui pourraient avoir la facheuse idée d'essayer de nous enterrer vivant.
L'expert (Le Mass) nous dit qu'il vaut mieux attaquer un peu plus à droite, il semblerait qu'il y ait un peu d'air. C'est Joel qui s'attaque au chantier et quand il s'y met, il vaut mieux se pousser ! Les cailloux volent, il nous fait un boulevard! Un peu trop peut être! Le Mass et Jean Luc le calme et prennent le relais. En bougeant un bloc, un vide apparait.... Et là c'est sur, il y a de l'air. L'espoir rennait, la roche est toute écrasée, fissurée, et les morceaux s'enlèvent facilement. On se retrouve vite à 4, serrés les uns contre les autres dans ce petit réduit, pour apercevoir la suite... Une faille qui plonge doucement et à l'air de s'élargir... Au fond c'est noir... Serait-ce l'autre côté de la trémie ? Le Puts d'Espiaube ? Encore quelques coups de massette et de burin mais il faut se rendre à l'évidence, on ne passera pas aujourd'hui, il est déjà 18 heures. Sortie sous la pluie, Jean Claude nous attends à la sortie pour nous raconter Le Tonio. Patou comme d'habitude, nous a sagement attendu à l'entrée et nous fait la fête.
Bujoluc, Tonio, Boucherine, Omelette.... que des trous qui continuent ! Elle est pas belle la vie ?

Retour aux voitures, un petit coucou à René d'Espiaube à qui on laisse un carton de vin pour le remercier de son accueil toujours chaleureux et retour en vitesse à la maison où certains seront très en retard..... Comme quand on était jeunes !!!!


jeudi 28 avril 2011

Tonio, ça continue...

Jeudi 28 avril 2011

L'étroiture au sommet du dernier puits entrevu par Serge n'était pas du goût de tout le monde aussi, nous remontons à trois (Jean-Claude, Patrick et Sandrine) pour aménager le passage et jeter un œil à la suite. Deux pailles suffisent et l'étranglement est devenu un boulevard. Nous réinstallons l'équipement de Serge et nous nous accordons une vingtaine de mètre de descente. La suite est une succession de petits crans verticaux, spacieux et esthétiques. Nous nous arrêtons vers -60 m au sommet d'un puits sondé à 14 m. On s'arrête là pour aujourd'hui, histoire d'en garder pour les copains. Nous dressons la topo de la nouvelle partie et la raccordons à celle d'Alain puis ressortons. Un peu tard pour aller à la Boucherine, aussi, nous restons dans le secteur pour agrandir l'entrée du BN 14 qui avait été sondé par le GRAS sur 20 m. La désobstruction est vite faite et en fait de P20, nous descendons un R.4. Au fond, un petit soupirail laisse entrevoir un second ressaut estimé à 3 ou 4 mètres, mais la désobstruction ne semble pas simple et en plus, il n'y a pas d'air.
Petit tour dans le secteur pour voir un trou découvert par Alain la semaine lundi dernier.

lundi 25 avril 2011

Gouffre du Tonio, ça continue

CR par Bubu
Photos, Joel.


Le Puts du Coumat de Versailles est devenu un vrai gouffre. Il s'appelle maintenant Gouffre du Tonio.



..............................Bubu .............................Jean Claude ..................Jean Luc ..............................Serge

Manque le photographe: Joël

Nous étions 5 cloches ce Lundi de Pâques après midi pour poursuivre l'explo. JC, JL, Sergio, Joel et moi. Le but était de voir le résultat de la désob musclé de samedi. La montée se fait au pas de charge derrière Joel qui joue les lièvres. Cette fois ci on passe par le chemin du bois de Bénac puis, à la bifurcation, à droite par le sentier qui rejoint Monjouste. Le trou est à peine à 50 mètres sous le sentier. Il ne faut même pas une demi heure pour y arriver.
Nous descendons tous les 5 avant la pluie. Le trou collecte déjà pas mal de flotte mais avec tout ce qu'il est tombé ces derniers jours, c'est pas étonnant.
Au terminus de samedi, 2 évidences: d'abord qu'il va falloir agrandir 15 bons centimètres de plus et ensuite que le P7 s'est bien transformé en P15 ! Au marteau burin ça part un peu... juste de quoi faire passer Sergio descendeur en bout de longe.


Serge se prépare, Bubu le motive !

Jean Luc plante 2 spits stoïque sous la cascatelle qui lui remplit doucement les bottes... Serge y va, passe sans trop de problème et plante un spit 10 mètres plus bas. Jean Luc essaiera bien de le rejoindre mais restera coincé au niveau des choses de la vie et comme elles peuvent encore servir..... Les 3 autres n'essaient même pas et laisse Serge profiter de son explo en solitaire.

Serge est passé par là !!!!!

15 mètres plus bas, il arrive au fond du puits. Un virage et de suite un autre puits d'au moins 15 mètres. C'est gros! On est toujours dans le méandre mais les marches deviennent de plus en plus hautes.
Il remonte tranquillou en déséquipant. Il aurait pu continuer tout seul mais c'est pas son truc. L'explo, c'est tous ensemble qu'on va se la faire. Pour cela, il faudra employer des arguments frappants au sommet du puits... ce qui devrait être fait dans la semaine.

Sortie du trou sous le soleil. Le sous bois est magnifique. Du vert fluo partout, le soleil qui crève le feuillage en une multitude de rayons irrisés par les gouttes d'eau des arbres qui s'égouttent, le ciel d'un bleu profond parsemé de gros nuages noirs qui grondent leur colère. On est bien. Sales, trempés, mais heureux d'être là ensemble pour cette nouvelle aventure qui débute dans les bois de St Pé.

Le Tonio, il continue !!

dimanche 24 avril 2011

Le Gouffre Antoine Cabotiau

... ou Gouffre du Tonio...."The show must go on......."

Compte rendu par Alain M.
Ce samedi 23 avril, nous étions 4 à nous retrouver à Saint Pé, Alain Dole, Alain Massuyeau, Serge Lataps et Jean Claude, le maitre des lieux.
L’objectif était de continuer les cavités trouvées le samedi 9 avril, jour funeste de la disparition de notre ami Antoine.
Nous laissons les voitures en bordure du Gave, juste après Versailles, là où il y a les cochons noirs. D’ailleurs le propriétaire passe en voiture et s’arrête pour nous saluer et nous indique un autre trou qu’il faudra retrouver.
Montée dans une végétation luxuriante, les pluies des derniers jours ayant donné un coup de fouet à la nature.
Après une bonne demi heure, nous atteignons le premier trou. Effectivement, une grande dalle interdit l’accès à un puits de belle taille. Nous « cassons la dalle » et Serge part en première pour équiper. Malheureusement, à -8 c’est bouché malgré le départ prometteur. Topo et nous continuons notre marche.
Nous atteignons le « replat » et nous divisons en 2 groupes. Serge redescend légèrement et part équiper correctement le Puts du Coumats, découvert la fois précédente. Nous, nous allons descendre 2 autre trous légèrement au dessus.
Le premier, -3, terminé. Le second, déjà connu, - 5 terminé.
Nous rejoignons Serge après une petite erreur de trajet qui nous même 50 mètres trop bas mais nous permet de trouver un autre départ qui sera à désober.
Nous remontons et le GPS cette fois ci ne tolère pas d’écart. Serge est ressorti après avoir équipé la cavité et surtout planté quelques spits.
Casse croute, il est 13h30 et tout le monde s’équipe.
Alain D attaque la topo (et oui, si on veut que le trou existe).
C’est une très jolie cavité, une perte, commençant par un P8, un plan incliné de 4m, un P5 et arrivée sur un méandre confortable. Ca descend encore de 5 m et petit rétrécissement. Il donne sur un Puits sondé sur au moins 7 m avec un très gros écho.
Y’a pas à dire ça barre bien.
Nous commençons la désob du méandre. Ca devrait passer la prochaine fois, c’est certain.
Nous remontons heureux de cette découverte qui devrait nous donner une grande cavité. Le Gouffre est baptisé « Gouffre Antoine Cabotiau »

Puts du Coumat de Versailles ou Gouffre du Tonio

Gouffre Antoine Cabotiau



A la descente, nous passons au Trou du Coumats de Versailles. Visite, avec une massette. Nous cassons quelques dalles et descendons de 4 mètres supplémentaires. Arrêts dans la salle des fistuleuses . Nous en comptons 14 ! Et oui Bruno, ça y est cette fois tu l’as ta salle des fistuleuses. Oh je sais, elle est pas bien grande. 1 mètre de long, 0,5 de large et 1m de haut. Mais elles sont là les petites.















mardi 12 avril 2011

Dernier hommage

Nous nous retrouverons demain mercredi à 14h30 à Lons pour faire un dernier clin d'œil à Toinn. Ce sera à l'Église Évangélique, 15 rue du Pont Long. Nous pourrons ensuite l'accompagner à Nay où il sera enterré. Ci dessous le texte qui sera lu par notre Président, Olivier. C'est le Président du club mais c'est aussi et surtout son camarade d'explo.

2 vrais amis.......


Antoine,
Voici quelques lignes pour honorer ta mémoire venant de ma part et de ton club de spéléo.
Antoine,
On a fait connaissance en 2004, au Pau Golf Club, tu avais vingt ans. Tu y travaillais en tant que jardinier. Je faisais des travaux d'abattage et d’élagage. Les techniques sur corde que j’employais avaient attiré ton attention, on a engagé la conversation…
Ce fut le début d’une grande aventure pour nous deux.
A cette époque, tu faisais du saut en parachute, du roller et du Snow. Tu m’avais dit que tu avais fais un peu de spéléo avec ton frère… Six mois plus tard, tu étais adhérent à mon club : le Groupe Spéléologique Haut Pyrénéen de Tarbes…
J’étais avec toi lors de ta première sortie avec le club. Très vite, tu as pris le goût à l’exploration souterraine, à la découverte et tu enchaînes les sorties. Puis avec moi, tu as basculé vers la plongée spéléo, pour dépasser les limites de la connaissance et de l’exploration.
Selon tes disponibilités tu m’accompagnais, on faisait une bonne équipe.
Tout a commencé un samedi ou j’allais plonger le siphon du Pont d’Enfer, tu m’accompagnais, me regardais partir. 3 mois plus tard, tu avais les blocs sur le dos et le détendeur en bouche… je t’ai présenté Frédo Verlaguet … C’est ainsi que l’équipe de plongée : « Les Crapouillaux » s’est constituée. La aussi, une belle aventure commençait pour toi…
Ensemble en 2007, on a organisé « l’expédition plongée » dans la Grotte /Gouffre d’Arphidia.
Environ 1200 heures sous terre, souvent à – 400m et plus de 70 participants venant de toute la France, et pas une égratignure ! Ce fut un franc succès.
Je me souviens aussi de cette sortie à la Pierre St Martin, en compagnie de ton frère Thomas à la salle Balandraux. On en a bavé, mais qu’est ce qu’on était bien ! Vous aviez des projets ensemble, vous discutiez, c’était sympa. Je me suis dit, les frères Cabotiau, on va en entendre parler…
A partir de 2008, on commence à se perdre un peu de vue, mais tu restes fidèle au GSHP. Tu entreprends beaucoup de choses, tu débordes d’activités, notamment le montage vidéo. Tu as fais des montages dignes de professionnels. Je suis certain que tu serais allé très loin dans ce domaine… La montagne aussi te passionne de plus en plus. En 2010, tu en oublies même de prendre ta cotisation au Club.
Début 2011, tu renouvelles ta cotisation au GSHP pour participer à l’Opération « OSEE » (Opération Solidarité d’Eric Establie). Tu ne pouvais pas rester là sans rien faire. Il te fallait être là bas, sur le terrain, avec la communauté pour tenter de récupérer le corps d’un camarade plongeur. Parce que tu avais un cœur « gros comme ça » et tout le monde autour de toi le savait…
Antoine, tu es parti trop tôt. Il y a quinze jours, je t’ai revu Pau Golf Club, j’y faisais quelques travaux d’abattage et d’élagage. C’est là que je t’ai rencontré la première fois, c’est là que je t’aurais vu la dernière fois.
Maintenant, tu viens de rejoindre les amis qui nous étaient chers… Vous allez avoir plein de chose à vous raconter…
Antoine, tu va me manquer et nous manquer.
Adieu Antoine, adieu mon pote…
Olivier
Je fais une compilation ci dessous des différents témoignages de sympathie qui arrivent sur nos boites mail en hommage à Toinn. T'inquiètes et....Bisous !

Voici un texte de Céline qui vit des choses difficiles avec la perte coup sur coup de 2 amis. Elle n'aura pas la force d'être avec nous ce mercredi...
A toi Antoine un dernier salut,
On s’est pas croisé souvent peut-être pas autant que souhaité. Si je me rappelle bien la première fois qu’on s’est vu c’était à la journée du sport en famille à Soues, il y a de ça quelques années ! On avait bien rigolé avec Snake aussi. On faisait les zouaves pendus aux cordes, profitant de notre jeunesse...
A chaque fois qu’on se voyait, je pense que c’était avec grand plaisir ! Ben ouai dêtre jeune et de faire de la spéléo ça rapproche. On se croisait toujours à l’improviste sans le savoir.
Il y a peu de temps, tu m’as contacté sur Facebook en me demandant si je me rappelai de toi. Bien évidemment, t’es pas si facile à oublier !! On avait parlé de tout et de rien pendant un petit bout de temps. Mais on était tous les deux un peu pressé, toujours près à vivre trois cents milles aventures. Mais on s’était quitté en se disant que bientôt je te porterai tes bouteilles pour que t’aille voir un peu plus loin ce que le fin fond de la terre nous cache. Je m’étais dit que j’attendrai avec impatience que tu remontes à la surface et que tu nous raconte ce nouveau monde. On s’était dit qu’on avait le temps...
Tu es le deuxième pote qui nous quitte cette semaine, et aussi le deuxième jeune du GSHP qui nous quitte trop tôt ! Bien que je n’appartienne pas à ton club, on sait que les spéléos sont une grande famille et je peux te dire que tu vas manquer à cette famille là....
Je retiendrai de toi de bonne partie de rigolade, des retrouvailles chaleureuses, ton sourire, ton énergie... Ah oui un dernier truc aussi, profitons de la vie tant qu’on peut.
Au revoir mon ami.
Cécé


de jojo l'affreux
Antoine était de ces jeunes pleins d'allant sans pour autant être une tête brulée.
Sa route s'est arrêtée ce matin après une chute de 70m lors d'une descente en Snowboard, dans les Pyrénées.
Ces Pyrénées qu'il pratiquait sous toutes leurs facettes : escalade, alpinisme, spéléo, plongée souterraine...etc.

Sa passion pour l'aventure se déclinait également sur le plan humain, il était de ceux qui inspirent confiance et sympathie. Impossible d'éprouver pour lui autre chose que de l'amitié.
Mon fils n'oubliera pas ses conseils avisés en matière de maniement du diabolo.
Il était un membre actif des "Crapouillaux" auxquels je pense, ainsi qu'à sa famille et tous ses amis.

Adieu "petit Loup", ce soir ton Grand loup est triste.




Je te connaissais surtout au travers de ton frère Thomas.
Nos routes s'étaient croisées à la Pierre et en exercice secours.
Ça fait mal de te voir partir si tôt.
Bonne route !

*********
Fabien



J'ai eu l'occasion de croiser Antoine lors d'exercice secours,c'était un gars bien.Au nom de Leize mendi,j'adresse mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
Philippe Puyo

Une pensée en ces jours pour Antoine que je ne connaissais pas mais dont la belle réputation m'est parvenue.

François


hommage d'un "vieux" à un "jeune" !
amitiés à ses proches et à ses potes
Jean Philippe Grandcolas - Clan des Tritons (69)


Même si je n'ai pas fais beaucoup de spéléo avec toi Antoine je te souhaite un bon voyage vers le ciel.

David




10 minutes
OSEE, samedi 13 novembre 2010, Labastide-de-Virac, Ardèche. On arrive avec le SSF13 sur site pour aider du mieux qu'on peut. Les plongeurs du 64 sont descendus la veille, ça bloque au S2. On attend la stratégie et les ordres. Les plongeurs passent au PC avant de repartir vers le Sud-Ouest après leur petite nuit. Parmi les têtes connues de l'équipe, une qui dépasse, inconnue : blond, catogan, roulée au bec, un air sympa. On entame la discussion sur le trou, sur le sable de "p... de siphon 1", on se présente, et là, ça part sur l'Arsip, sur la Pierre, sur le Romy, avec mes potes coincés au fond et moi en Normandie, et lui sur la Côte d'Azur alors que ses copains du SSF64 étaient sur la brèche, et sur le "aujourd'hui c'est toi, mais demain ça pourrait être moi", force et raison d'être du secours spéléo. On a discuté 10 minutes, on a rit, on s'est dit qu'on se reverrait surement à la Pierre, et on s'est dit au revoir. Ils avaient de la route et nous on s'est préparé pour descendre dans le trou. Je n'ai connu Antoine que 10 minutes, mais ce fut 10 minutes bienvenues à ce moment-là, et 10 minutes très sympathiques, à son image assurément.
Alexis, SSF13, Arsip

Notre tristesse est infinie.
Sincères condoléances
Jutta et Rudolf



Le bureau du CDS 64 présente ses sincères condoléances à la compagne d'Antoine, à sa famille ainsi que tous ses amis dans la peine.
pour le CDS 64, Christine







Putain de sort !


Je me régalais à écrire les compte rendus de nos sorties ou des blagounettes avec les photos truqués du Mass mais aujourd'hui c'est une bien triste nouvelle que je vous apprends..... Après Mika, c'est un nouveau petit jeune du GSHP qui vient de nous quitter :Antoine Cabotiau s'est tué hier lors d'une chute en snow.... Antoine, c'était le touche à tout du club. Il s'éparpillait dans toutes les activités de plein air comme si la vie allait être trop courte pour tout faire.... Le sort qui s'acharne sur notre club allait lui donner raison. Il excellait dans toutes ces activités: la spéléo bien sur, mais aussi la plongée souterraine, la plongée en mer, le ski, le snow,la montagne, l'apinisme, l'escalade. En 2010, il faisait tellement d'activités, qu'il n'a pas eu le temps de reprendre sa cotisation et de se fédérer ... mais il y a eu l'accident d'Éric Establie et pour lui il était inconcevable qu'un collègue reste prisonnier sous terre. Alors il est revenu au club, s'est assuré et est parti avec les copains pour récupérer le corps d'Éric lors de l'opération OSEE. C'était ça aussi Antoine: la passion, mais aussi la gentillesse, la solidarité, la générosité. Allez Antoine, continue comme ça là où tu te trouves maintenant. Bon vent l'ami.
Ha, j'allais oublier : BISOUS ! comme tu disais en terminant tous tes coups de fil, tes compte rendus ou tes mails....

Bubu



Antoine et Olive se préparent avant la plongée du "Petit Lourdes"


Antoine CABOTIAU (1983-2011)
Tu viens de nous quitter ce samedi 9 avril 2011...
C'était le WE de fermeture de la station de ski Gourette, une triste fermeture...
Tu ne gouteras plus aux joies de la glisse en snow board... Aux explorations souterraines...
La vie est bizarre, on ne s'était pas croisé depuis bien longtemps et j'ai été le dernier spéléo (et de ton Club) à t'avoir parlé quelques heures avant la tragique nouvelle.
A 27 ans, tu étais plein de vie et de projets... Sur le parvis, devant la billetterie on s'est raconté des histoires de « trous »... Et quand tu m'as parlé de tes plongées à « Mayalin » tu rayonnais. A chaque plongée de la première avec ta bande des « crapouillaux » dans la source hydrothermale à Camou (Arbailles), de la plongée de luxe à 29° et cela continuait, arrêt vers -40m...
« - Et si tu ne sais pas quoi faire demain, viens nous aider à porter les bouteilles... »
Tu m'as présenté ta copine : « une future spéléo ! »
On sentait une belle harmonie entrevous et des passions communes qui soudent un couple.
Et puis tu m'as dit :
« -Bon j'y vais, je dois être de retour à 11h, je vais faire «l’échelle des Isards »
Je t'ai souhaité une bonne course, ton « piochon » dépassait du sac, paré pour l'escalade mixte du Pic du Ger et une descente grisante en surf... Les remontées mécaniques venaient d'ouvrir...
Sur la piste j'ai croisé plusieurs fois ta copine et vers 11 h on a échangé quelques mots :
« - Et Antoine ? »
« - Je l’attends, il ne va pas tarder »
On s'est dit à tout à l'heure, nous remontions pour la der car la neige se transformait...
Puis l'hélico « dragon 64 » de la Protection Civile à tourné au fond, stationnaire, hélitreuillage...
« - Entrainement secours ? »
« - Non un gars qui s'est planté ! »
De loin je voyais un cône de neige, puis en remontant la paroi 60/80 m (au jugé) une trace... un saut mortel...
Un pressentiment m'envahit, je redescends à la station, un véhicule des pompiers est au bas des pistes...
« - On ne connait pas encore son nom, un jeune de 30 ans environ, il est mort.. »
« - C'est l'échelle des Isards là haut ? Car j'ai un copain qui y était... »
Long silence...
« - Oui, votre copain était vêtu d'une veste bleue et pantalon noir ? »
« - Oui, il est blond avec un catogan »
« - Son nom ? »
« - Antoine Cabotiau, dis je avec difficulté.. »
Le temps de passer quelques coups de fil aux copains en congrès spéléo à Lectoure
J'ai la confirmation officielle des autorités...
« - Et il avait l'habitude de telles courses ? »
« - Ce que je puis vous dire, c'est que c'était un gars « très pêchu » qui avait l'habitude des risques. Quand on pratique spéléo et surtout la plongée spéléo, l'équipement, la condition physique, rien ne doit être laissé au hasard. En plus, il faut avoir un mental d'acier... C'était le cas, il était calme et zen, à l'opposé d'un fou furieux prêt à toutes les excentricités... Je sais qu'il « taquinait » en snow ».
Il redescendait rejoindre sa douce, la pente était raide... Faute technique, la neige qui se dérobe ?
En ce moment douloureux, j'ai une profonde pensée pour sa copine sans oublier ses parents, ses copains...
le GSHP est à nouveau endeuillé, 20 ans après la disparition de M. Casagrande (mars 1991), guide de haute montagne, emporté par une avalanche à Barèges. Funeste printemps...
La communauté spéléo pleure un des siens.
Salut Antoine tu « ride » maintenant au Paradis, je ne te porterais pas les bouteilles de plongée...
Alain Dole









samedi 9 avril 2011

Les Esbagats du Samedi

Si Versailles m'était conté....
Compte redu de Jean Claude
Nous étions trois "esbagats" (qui n'ont rien à faire) à arpenter le dessous de la "Bouchérine" (endroit planté de buis "bouch" très serrés), pas loin du Bénac, pendant que d'autres jouaient les touristes du côté de Lectoure. Il y avait là ; Serge, Joël et Jean-Claude.

Un premier trou repéré par JC quelques jours auparavant était trop bien protégé par une dalle (qui bouge d'ailleurs) en travers de l'entrée, pour que nous nous y attardions de trop. Il faudra y revenir avec du matériel de désob beaucoup plus adapté. Dommage car on voit loin et profond et il y a un bon souffle.
Le deuxième trou que JC croyait être le BE 106, en était un autre. Serge en passant un peu plus à gauche a trouvé le vrai 106 (il est marqué). L'autre étant baptisé "Trou des Sangliers" et faisant - 4. Le 106 faisant, -tenez-vous bien- pas moins de -2


Serge à l'entrée du Trou des sangliers





En passant on fait le BE 129 (BN 13) faisant lui -6


L'entrée du BN 13
Puis nous descendons dans la combe qui domine la ferme Versaille. Nous ouvrons un trou trouvé par Sandrine, Patrick et JC. il y a environ un mois. Deux gros blocs n'ont pas résisté aux assauts des trois "lascars" et un beau puits s'est ouvert à nous. -20 puis étroiture et un puits assez grand d'environ 7 m. Il faudra y revenir. Bon CA



Le Puts du Coumat avant Désob


Et pour finir, Serge étant parti ca
r il était d'après-midi au boulot, un dernier trou tout petit, mais qui est, au bout de pas mal d'efforts (terre, rocher, cailloux, racines) devenu pénétrable. Une jolie salle très concrétionnée, et un trou qui descend, visité jusqu'à -7 et ça continue.



Encore une journée bien remplie et qui en appelle d'autres car sous le massif de St Pé:

Ça continue.......

Entrée de la Tute de Versailles


Dans la salle...













jeudi 7 avril 2011

Patou spéléologue.

Le chien de René d'Espiaube, "Patou", nous fait la fête comme d'habitude et nous accompagnera toute la journée, nous attendant sagement à l'entrée des trous. Faudra vraiment qu'on trouve un casque à sa taille .......



Photos et montage Alain M.
(Montage ? Quel montage ?)

Spéléo et Morilles

Besoin d'évasion par JC

Le Dol's ayant besoin de prendre un peu l'air et aussi de perdre quelques grammes me demande ce que je fais jeudi...
- Rien de particulier... pourquoi ?
- As-tu une petite virée un peu costaud, pour que je fasses comprendre au début d'embonpoint qui me guette le tour du ventre, qu'il ne m'aura pas !...
- Pas de problème, je vais trouver quelque chose.

Nous voilà partis en direction de la génie longue. En passant nous allons topographier la grotte de Lia, qui d'ailleurs n'est pas classée dans la bonne zone sur la base de données (par contre les coordonnées GPS sont bonnes). Elle se trouve dans la zone 7 et non dans la 6. Elle est rive droite de la génie longue, donc sur le Montagnon de la Pale. Plus de trente mètres de ramping pour finir dans une mini salle, juste assez de place pour deux.
Ensuite nous partons en direction du Picharrot, en passant devant la Grotte de Maüpas, puis nous pointons une résurgence qui se trouve en face le sentier, rive gauche, en bas de "Coumo Malo" pas très loin de la cascade du Picharrot.
En remontant sur le sentier, surprise... Alain tombe sur une belle morille. Il n'en fallait pas plus pour que nous fouillons de fond en comble tout le fond de la vallée. Une bonne vingtaine de Morchella esculenta tombèrent dans nos sacs.

lundi 4 avril 2011

Et cette jonction au Bujoluc ?

C'est pas encore fait mais on s'en rapproche !
CR par Alain et Bubu, photos de Joël.

Nous sommes 6 aujourd'hui, samedi 2 avril: Jean Luc, Joël, Gaël, Alain M, Céline et moi même.
La météo nous a prévu une super journée chaude. Il devrait y avoir du courant d'air aspirant au Puts d'Espiaube et soufflant au Bujoluc.... toutes les conditions sont réunis pour essayer de voir où passe le courant d'air et donc où se fera la jonction.
Un petit coucou à René déjà au travail dans son jardin. Son chien "Patou" nous fait la fête comme d'habitude et nous accompagnera toute la journée, nous attendant sagement à l'entrée des trous. Faudra vraiment qu'on trouve un casque à sa taille .......

Il est encore tôt. Il fait frais. Les grosses chaleurs ce sera vers midi, on a donc le temps d'aller voir les trous trouvés par Jean Luc la semaine dernière.
Le premier trou sur le bord de la piste est un joli entonnoir, bouché par un joli petit bloc qui nous embêtera un petit moment ! Mais il nous en faudrait plus pour nous empêcher de passer !

On l'a eu le bloc !

Une heure plus tard, je m'enfile dans ce boyau très pentu. ca passe juste. Surtout ne pas penser à la remontée !. Vers -5, toute la suite est bouchée par une montagne de terre mais sur le bord d'une des parois, s'ouvre un petit puits de 3-4 mêtres que je descend à l'arrache (!) . Le fond est une fissure qui plonge encore sur 2 mêtres mais sans courant d'air du tout ! -8 à tout casser.. Ce trou n'existe pas, j'ai pas fait de croquis ! Et effectivement, sortir de ce merdier, c'était pas triste!

Le temps passe, il fait chaud, le courant d'air va s'amorcer, une petite faim nous tenaille, on se dirige vers le Puts d'Espiaube en passant par d'autres trous vus par Jean Luc mais qui nécessitent un gros travail de désob. Ce sera pour une autre fois.
L'entrée du Puts aspire bien ! Après un bon pique nique au soleil, une équipe de trois se prépare pour y descendre. Ils ont un Talkie et de quoi faire de la fumée froide. Ils en profitent pour faire de l'initiation à Céline dont c'est la première descente sur corde. Elle s'en sortira plus qu'honorablement!

Séquence émotion.... 50 mètres de vide sous les pieds.

Ils rentrent dans le trou à 13 heures. Les 3 autres descendent vers le Bujoluc. Ca souffle bien. A 14 heures le Talkie grésille. C'est Gael qui nous appelle. On l'entend fort et bien. On se répartit dans 3 endroits stratégiques du Bujoluc. Au top, l'équipe d'Espiaube fait de la fumée. Une minute après, c'est Alain qui gagne !

La fumée arrive du haut de la trémie

On voit à peu près d'où vient la fumée, c'est au sommet de la trémie, à droite de là où on avait creusé la dernière fois...
Comme on ne voyait pas bien, on a commencé à tomber la trémie pendant que de l'autre coté ils attendaient en fouillant une fois de plus. Et en tendant un peu l'oreille, on les entendait parler! Ça doit vraiment pas être loin.
Ils ont ensuite refait de la fumée, la zone soufflante s'est un peu précisée et on a continué à tomber la trémie.
Y'a encore de boulot mais assez facile à part une grosse dalle au plafond mais qui ne demande qu'à tomber (mais pas sur nous !) Pour le moment on est sous la trémie, donc on s'amuse à se faire de belles frayeurs dès qu'on décroche un bloc. En suivant le plafond, on devrait rapidement se retrouver au dessus de la trémie et tout devrait devenir plus simple.
Je pense que l'on tient le bon bout.

Ceux du Puts, déséquipent. C'est toujours triste un déséquipement, c'est une page qui se tourne et celle là elle était belle. Même si ce n'est pas encore le gros trou dont on rêve tous, on s'est bien amusé.

En attendant les copains à l'entrée du Puts d'Espiaube






Du nouveau sur Bénac



JC dans le bois de Bénac raconte.

Jeudi dernier, 31 mars 2011, je suis allé revoir les trous que nous avions trouvés avec les Degouve et j'en ai profité pour chercher le BE 106 et........ je crois que je l'ai trouvé.
C'est un trou d'environ 30X30 cm mais de suite c'est grand et il y a un puits qui s'élargit en descendant. On voit sur 4 ou 5 m. Il y avait un peu de CA.











L'entrée du BE106


Le Puts du Coumat que l'on avait trouvé avec les Degouve peut être intéressant lui aussi, mais il n'y avait pas de CA.
Un bloc à cheval sur un puits doit pouvoir basculer facilement avec une barre à mine, et le puts devrait s'ouvrir à nous.


Le Puts du Coumat


Je joints une photo d'une petite grotte que j'ai trouvée également jeudi. Elle conviendrait très bien à un ours pour hiberner. Environ 4 mètres, petite entrée puis on y tient debout à l'intérieur.
Je l'ai appelée "Grotte de l'Ours de la Bouchérine"

Grotte de l'Ours de la Bouchérine

Petit à petit, la zone se remplit de trous... Lequel va donner dans une rivière ? Celle du Larau ? Une encore inconnue ? Ne ratez pas les prochains épisodes !


Le réseau de Bénac qui petit à petit se dessine .....


vendredi 1 avril 2011

Ca frétille au Bujo

Compte rendu de Patrick D.
Bonjour à tous,
Il ne faisait pas encore 25° ce jeudi 31 mars, mais nous en avons profité aujourd’hui pour aller prospecter et faire le petit bout de topo dans la branche de droite du Bujoluc. Contrairement aux fois précédentes, il y avait pas mal d’air et celui-ci venait d’un petit éboulis situé à l’aplomb du ressaut. Sans trop y croire nous avons commencé une petite désob. Au bout d’une petite heure, nous avons fini par ouvrir un passage le long de la paroi. C’est pas très large, et assez pentu mais au bout de 3 m ça s’agrandit. Petit puits de 4 m suivi d’un à-pic beaucoup plus important estimé à 50 ou 60 m.Ce sera le puits de la Truite, Sandrine chantant à tue tête la Truite de Schubert. Aller-retour rapide à la voiture pour aller chercher le matos. Le puits fait 75 m, c’est un gros tube qui recoupe un conduit fossile très impressionnant. Ce sera la galerie des poissons volants. Nous avons stoppé là pour en garder pour demain juste avant de partir en Espagne pour faire des boyaux de m…. Je vous tiendrai au courant mais en attendant je vous joins qq photos.
A+
Patrick
Puits de la truite


La galerie des poissons volants