lundi 28 mars 2011

Consolidation du Trou ARVA

Compte rendu et photos : Alain M.

Ce samedi nous étions quatre pour faire une sortie. Joël, Jean Luc, Jean Claude et Alain

L’objectif, prévu depuis longtemps, était de rouvrir la sortie des Moustayous, le trou ARVA. En effet, cette sortie, ouverte en 2009 et permettant de faire une très jolie traversée, s’était très rapidement effondrée. Une première sortie avec un gros palan avait permis de retirer un gros bloc. Ce jour, nous portons un bidon qui devrait permettre de buser le trou dans la partie où il y a de la terre.

Départ pour la pêche aux moules ?

Nous commençons à sortir plusieurs seaux mais constatons très rapidement qu’il y a encore de gros blocs à sortir. Nous les chevillons et commençons à les tirer avec un palan. Le travail avance vite et très rapidement nous pouvons descendre dans la cavité . Par contre nous en profitons pour agrandir l’étroiture de la jonction, le bloc qui rétrécissait le passage menaçant de tomber. C’est chose faite. Nous allons ensuite dans les galeries.

Oh, ah, putain… que d’exclamations car la galerie est vraiment belle, malgré quelques petits passages étroits. Nous arrivons au bas du toboggan. Il est même équipé, une corde marquée CAF est en place.

Nous nous dirigeons dans la galerie du papy Boom. Le vent y est violemment aspiré. Admirations devant les concrétions, ramping heureux et nous arrivons près du terminus. Par sécurité il faudrait une petite corde pour descendre dans la partie terminale. Nous rebroussons chemin et allons dans la trémie vue les fois précédentes et qui pourrait être la suite. Le vent s’y engouffre. Une partie de la désobstruction y a été réalisée et le terminus est dans une partie remontante, donc craignos à désober.

Il faudra faire un report de surface exacte pour voir si le vent ressort ou part dans un autre réseau. Nous ressortons de la cavité, heureux de cette jolie balade. Dans l’entrée désobstruée, il sera nécessaire de faire des travaux de consolidation car il risque d’y avoir d’autre chute de pierre. Par contre nous n’avons pas busé, cela ne nous semble pas nécessaire.





samedi 26 mars 2011

Les Puts de Boucherine

Jeudi 24 mars 2011 :
Une fois de plus, Jean Claude a fait le plein d'objectifs et le programme s'annonce chargé. Nous sommes 3 (Jean-Claude, Sandrine et Patrick) et du coup, nous faisons l'impasse sur le perfo. En chemin, nous recherchons la petite grotte BE 129 et une fissure sondée sur 20 m par le GRAS en 1991. Nous trouvons 2 petites grottes pouvant correspondre à celle que nous recherchions et un petit puits de 7 à 8 m dont l'orifice est à élargir (pas de courant d'air). Ces cavités seront à revoir, car pour l'heure, Jean Claude tient à nous montrer ses deux dernières trouvailles.
La première est le Puts de Boucherine n°1. L'entrée est plutôt avenante et pour une fois nous n'aurons même pas à utiliser la masse et le burin, puisqu'un joli puits de taille humaine s'ouvre à quelques mètres de l'entrée. L'équipement est vite installé sur des amarrages naturels et Jean Claude et Patrick se précipitent dans l'abîme insondable. Vingt et un mètres plus bas c'est déjà la fin : bouchon d'argile et quelques "nonos" dont un assez costaud pour nous inciter à l'ausculter à la lumière du jour.
Le sommet du P.21


"LE PUITS"


"L'EXPLORATEUR"


"LE NONOS"



"LA TOPO"

Nous nous rabattons sur le deuxième gouffre : Boucherine 2.
L'entrée est un peu plus petite et l'usage de la barre à mine, de la masse et du burin s'impose. Mais l'obstacle ne résiste pas bien longtemps et en moins d'une demi-heure l'orifice est un vrai boulevard. Patrick descend le premier. A -8 m, il faut à nouveau désobstruer un passage dans la terre et la calcite. Jean-Claude le rejoint avec le matériel et en dix minutes ça passe. Bon ce n'est pas un boulevard, mais ça passe... Derrière Patrick descend une série de petits ressauts jusqu'au sommet d'un nouveau puits barré par un bloc qui ne résiste pas très longtemps. Nouveau ressaut de 4 m et arrêt en bout de corde au sommet d'un puits méandriforme sondé à 16 m. Sans corde c'est presque jouable, mais la raison l'emporte. Ce n'est pas très gros mais ça continue...La journée n'est pas terminée et nous décidons de changer de secteur pour aller voir la fissure du diable et son voisin, le BE 221. Au passage, nous croisons une petite perte (perte des Chasseurs) au fond de laquelle, un orifice étroit donne sur un puits estimé à 3 ou 4 mètres (pas d'air, à désobstruer).
La fissure du Diable est située 100 m plus haut, non loin de la ligne à haute tension. Le trou est spité et Patrick est désigné d'office pour aller faire petit un tour en "enfer". Il faut dire que l'ensemble de la cavité se résume à une grande fissure étroite et dans laquelle il faut parfois chercher son passage pour éviter de s'écraser les côtelettes. A -30 m ça se gâte sérieusement. La suite n'est vraiment pas engageante et la fissure semble se poursuivre ainsi sur plusieurs dizaines de mètres. Il y a de l'air, mais engager des travaux serait bien hasardeux...


Le diable du bois de Bénac...

Le BE 221 est à la même altitude et nous ne peinons pas à le retrouver. Par contre, rien ne correspond aux indications de la base de donnée et Patrick arrive en bout de corde vers -25 m au sommet d'un petit puits de 4 m. Il y a de bonnes prises et ça passe sans difficulté mais 10 m plus loin il parvient au sommet d'un puits d'une quinzaine de mètres difficilement négociable sans un bout de ficelle. Visiblement ce n'est pas le bon trou...
Au risque de ne pas respecter les horaires syndicaux nous décidons de redescendre dans la vallée. Petit coup d'œil sur le trou du croisement et celui du Merisier. Le premier est un creux de 2 m de profondeur prolongé par un boyau impénétrable et sans air. Le second est un puits de 6 m environ mais impénétrable sur quasiment toute sa hauteur...

mardi 22 mars 2011

le Petit Lourdes

La Résurgence du Petit Lourdes par Olive.

Cette grosse résurgence est située dans une pisciculture privé ( AAPPMA des Pêcheurs Lourdais et du Lavedan) au bord du gave, proche du centre ville de Lourdes. Son débit peut varier de quelques litres/seconde à plusieurs mètres cubes en grosse crue. Son bassin d’alimentation est celui du Béout, mais il est probable qu’il s élargisse plus au sud.


Plongé de nombreuses fois, notamment par Jean-Daniel Larribau et Serge Latapie (arrêt sur un méandre étroit) le GSHP de Tarbes reprend l’exploration au mois de novembre 2008.



Confortable, la progression se fait parmi les truites


La galerie d’entrée se développe sur le schiste, à la limite inférieure de l'Urgonien

Rapidement, le plafond s’abaisse. A environ dix mètres de l’entrée, un méandre étroit se développe dans l’Urgonien , Azimut 230 °. Le haut du méandre est praticable en décapelé, au niveau du contact schiste et Urgonien. Au bout de six mètres, une étroiture bloque le passage. Il est désobstrué, mais le méandre pince au bout de quelques mètres.

La suite est en bas du méandre. L’étroiture verticale située au début du méandre est franchie.

A – 7 mètres, le méandre s’élargit mais est bas de plafond. L’aval est impénétrable. L’amont continue jusqu’à une étroiture (la chicane). Les explorations s’arrêteront ici jusqu’au jour où Olivier franchit la chicane en décapelé. Il butera 8 mètres plus loin, dans un laminoir très bas de plafond (plus large que haut), sur deux becquets qui empêche la progression

La poursuite des explorations suit son cours ……..



lundi 21 mars 2011

Cadences infernales dans le bois de Bénac.

Sept, nous étions 7 ce samedi, à nous retrouver à St Pé, devant chez Jean Claude, le CDMMSP. Il y a avait Joël, Jean Luc, les Degouve, Serge, Jean Claude et Alain.

Objectif, retourner sur la zone de l’Escachilat et voir les trous trouvés par le maitre des lieux, la semaine précédente. Le soleil est là, prometteur mais hélas il ne restera pas bien longtemps et nous n’aurons pas très chaud tout au long de la journée.

Montée par ce joli sentier qui amène les touristes randonneurs de St Pé aux grottes de Betharram en évitant la route ! Au premier croisement, nous tournons à gauche et passons sous les lignes à lignes tensions. De nombreuses sources coulent abondamment, signes des pluies importantes de mardi et mercredi dernier.

Nous passons devant un premier trou, le SMIC. Déjà connu, -10. Nous arrivons ensuite à l’Escachilat. Serge l’avait exploré avec le GRAS dans les années 90. Vu le vent, ce sera certainement à revoir avec les moyens adéquats de désobstruction.

Nous continuons un petit peu jusqu’au BE221, descendu à -15 avec un P30 sondé au dessous. A continuer. Nous revenons un peu à l’Est et notre limier JC découvre encore une nouvelle cavité, le Puts de l’arête (BE 329).

Terminé, voir topo.
Nous allons ensuite à la désob entamée le 31 décembre dernier. C’est le Trou Blanc. Alain inaugure le nouveau perfo après que Jean Luc et Patrick aient tapé sur la calcite. Elle est récalcitrante ! Ça passera cependant rapidement. Pendant ce temps une autre équipe est déjà à l'œuvre au souffleur de Montamat.

Dans le trou blanc, une jolie salle bien concrétionnée mais malheureusement, pas de suite. La topo est tirée.
En allant rejoindre l’équipe du Montamat, Alain trouve un autre départ. Ce sera le BE 331. Arrêt à -1 dans une trémie.

Au Montamat, la désob est terminée et Serge s’y engage. Le vent est bon. Hélas, arrêt à -7. La topo est tirée.
Ensuite, redescente du BE 222, terminé à -6,5, il était donné pour -12.
Nous allons ensuite à ce qui pourrait être le BE 225, Patrick descend assuré par Joël et remonte le crayon entre les dents, en tirant la topo (voir photo).

C’est ensuite au tour d’une désob dans une perte active. Joël ne s’y engagera pas mais c’est sur que ce doit être un joli trou. A revoir par temps sec.

Nous quittons ensuite cette zone pour redescendre par un sentier certainement connu que de Jean Claude et de quelques chasseurs. Ne pas le quitter au risque de passer la nuit dans les bois.

Nous passons au BE 120, circulez y’a rien à voir, même pas les -2m de l’inventaire. Jean Claude, encore lui nous dégotte un autre trou, le Gouffre du Mailhot Négré. Quelques ossements de chèvre et arrêt à -7 m.
C’est l’heure de rentrer et nous suivons le guide.

Au passage nous admirons une palombière magnifique ainsi que la grange du Garrapit de Mourichi.

Belle bâtisse. On verra encore un dernier trou, situé au niveau des marnes mais sans suite apparente.

CR Alain Massuyeau

vendredi 18 mars 2011

Du côté d'Espiaube

Compte rendu de Jean Luc

Comme cette semaine j'étais en vacances, je me suis promené mardi15 mars sur le secteur des Moustayous,pour voir la désob de la sortie de la traversée (le Trou Arva)
A première vue il n'y a pas pas un gros travail: une poulie sur le tronc en travers du trou,un bout de corde,un seau,une personne dans le trou pour remplir le seau de terre,une personne pour hisser et le travail doit être rapide,après bien sur, il faudra buser la sortie.

Comme sur le retour j'avais un peu de temps, petit tour sur Espiaube pour regarder vers la piste qui part a gauche un peu avant la ferme de Papy René. Très rapidement, dix mètres au dessus de la piste, je trouve un trou de bon diamètre, bouché par une pierre, qui semble partir sur 4 a 5 mètres. Info prise auprès de jean claude,il s'agit du trou de la piste. Faudra aller voir ça de plus près !

Aujourd'hui, Jeudi 17 mars, profitant d'une météo un peu meilleure (enfin parfois), je retourne sur Espiaube pour voir si je trouve autre chose. Rien de bien net sur le secteur de la piste, sauf que l'on entend un bruit d'eau au fond du trou de mardi et que de l'autre coté de la piste avec la pluie d'hier une résurgence coule bien mais elle est vraiment très étroite. On a bien fait d'acheter un nouveau perfo tout neuf !

Je remonte sur Espiaube par le chemin habituel et un peu plus haut que l'embranchement qui monte vers le Bujoluc et le Puts d'Espiaube en bord de sentier je trouve un trou (jean claude doit connaitre. Je continue par le chemin , puis un peu en hors piste et je termine devant le Puts d'Espiaube (où il manque une plaquette d'équipement). Pas de courant d'air (vu la météo c'est normal)
Je redescend tout droit dans la pente pour rejoindre le chemin (et des affaires sèches) et je tombe directement sur le trou au bord du sentier: je le gratte un peu et finalement il s'ouvre facilement car il n'y a que des feuilles et des faines de hêtres (tiens,tiens) mais rapidement il faut marteau burin et tout est dans la voiture et je commence à être bien mouillé!!!
Je laisse le sentier et je continue directement dans la pente et toujours dans le même axe et je trouve un petit trou. Il ressemble a un trou de blaireau, mais en fait il est en pleine roche comme une petite conduite forcée. Je repars et quelques mètres en dessous un autre trou du même genre, (jean claude tu connais?) et comme le trou de la piste est presque dans le même alignement peut être que ....et comme les trous sont bouchés par des feuilles de hêtres et des faines et que le puits aux faines est dans le Puts d'Espiaube peut être que...faudra peut être refaire un tour dans le secteur quand les températures seront plus propices aux courants d'air !



A plus, Jean Luc

jeudi 17 mars 2011

Il est né le petit Rascal.

Pascal Cherdorge et son épouse ont l’immense joie de vous annoncer la naissance de Erwan le samedi 12 mars à 11 heure du matin. Il pèse 3,4 kg et mesure 55 cm.

La maman se porte bien et le papa aussi.

Le GSHP vous adresse toute nos félicitations.

le mariage en mai 2010

lundi 14 mars 2011

Entre Escachilat et Puts d'Arou...



L'infatigable CMDMSP prospectait ce dimanche du côté du Garrapit et bien sur quelques trous nouveaux ont vu le jour.

Prospection du Dimanche 13 mars 2011 par Jean Claude

Juste une petite sortie prospect hier dimanche.

Je suis monté du côté de l'Escachilat par le Garrapit.

Entre l'Escachilat et la Puts d'Aroü c'est un peu le bazar. Il faudra que nous y montions avec cartes, BdD, GPS et tout y quanti... Il y en a tellement que je ne sais plus à quel BE me fier...


Le Puts du Mailhot Négré
Puts du Meurisier


Tute de Minique

Tute du Puts d'Aroü

Encore quelques jolis week ends d'explo en perspective .... Lequel va enfin nous faire vibrer avec la découverte de la salle des fistuleuses, du méandre des cent ressauts, de la cascade de l'eau libre, de la diaclase du sabre...........



C'est le Pérou

Initiation au Pérou par Pierre.
Venir faire de la spéléo en France devenant difficile, je vais tenter de faire de la spéléo au Pérou. Lors de mes précédents séjours, nous avions monté un club à Lima : l’ECA Perú pour Espeleo Club Andino Perú (http://ecaperu.blogspot.com). Avec la dispersion de ses membres, le club s’était un peu endormi mais John Huaman, un des membres fondateurs péruviens fou de spéléo, m’a proposé de faire une petite conférence et une sortie d’initiation à l’occasion d’une visite à Lima (il fait actuellement un Master au Chili). Le mercredi soir nous avons donc fait une petite présentation de la spéléo à la fac de géologie de l’Université San Marcos de Lima, et le jeudi-vendredi nous sommes allés faire un peu de pratique dans le Cañon Autisha, à 2h de route de Lima.
La Vallée en amont du Cañon Autisha
Ce que nous n’avions pas prévu, c’est qu’autant de monde veuille venir… Nous nous sommes retrouvés avec 30 personnes, pour 5 matériels (y compris les deux nôtres!). Le départ est assez poussif, difficile de manœuvrer un groupe de cette taille.


Le Cañon Autisha. Nous avons campé dans l'herbe juste à l'entrée du Cañon, le petit barrage d'initiation était un peu plus loin dans le canyon.
Ce qui ne manque pas, ce sont les cordes et les amarrages, qui nous sont prêtés par les français du GSBM (http://jloup.pagesperso-orange.fr/gsbm/gsbm.htm) avec qui j’avais fait ma précédente expé dans le N du Pérou. Pendant que les étudiants montent leurs tentes et mangent, nous pouvons donc équiper une grande vire, une petite descente de 3-4 m pour leur enseigner les bases du descendeur et des longes, et une grande descente d’environ 25 m le long d’un barrage construit dans le fond du canyon, qui leur permet de rejoindre les tentes. Tout se passe bien, mais c’est très très long. Outre le fait qu’ils sont débutants complets et qu’ils descendent très lentement, il faut remonter le matériel quasiment à chaque fois. Rapidement, se pose le problème de la lumière et du froid, car le soleil se couche à 18h : les étudiants sont montés sans rien, en tee-shirt et sans frontale. Il faut donc que ceux qui sont en bas trouvent des lampes et des pulls ! A 18h30, seulement ¼ des étudiants sont descendus. Nous décidons d’accélérer la cadence, mais malgré tout ce n’est pas bien rapide. Finalement John et moi pourrons descendre à minuit, heureux de pouvoir enfin manger une soupe puisque nous avions sauté le repas de midi.

John en action au sommet du canyon (au niveau du petit pont que l'on voit sur la photo précédente)
Les étudiants n’ont fait au total que deux descentes (la petite et la grande) et nous n’avons pas pu les entraîner aux techniques de remontée. Cependant, la sortie a été positive : plusieurs d’entre eux veulent absolument recommencer, et nous ont demandé quand sera la prochaine sortie. Nous pouvons espérer avoir prochainement un petit groupe de jeunes motivés et habitués à marcher. Reste le problème du matériel, hors de prix et même difficile à trouver ici. Mais on trouvera bien des solutions…

vendredi 11 mars 2011

Ehujarre à bout de souffle ?

Le mercredi c'est la journée des enseignants et le jeudi, celle des retraités... pour cette sortie en semaine, il y avait donc un cocktail des deux dont nous tairons la moyenne d'âge (Bubu, Alain, Jean Luc, Patrick, Sandrine, Gilbert et Mickey...)
Le trou souffleur d'Ehujarre n'avait plus qu'à bien se tenir... Le premier acte commence le mercredi après-midi où nous retrouvons le chantier qui avait subi une grosse purge au mois de janvier (sortie du 22 janvier). Nous nous étions arrêtés sur un passage plus petit, au niveau d'une fracture et d'un minuscule affluent. Localement, cela se traduit par une roche broyée qui résiste malgré les assauts musclés qui dure jusqu'en soirée. Nous gagnons péniblement 1 m mais parvenons à entrevoir la suite.
Le soir, repas copieux chez Madeleine...
Deuxième acte, jeudi matin à l'aube. Mickey et Gilbert arrivé la veille au soir, sont venus en renfort. Nous grignotons les centimètres de roche à la masse et au burin. C'est besogneux, mais petit à petit nous retrouvons de la roche à peu près saine. Pose grillade à midi (plus exactement à saucisse et quart suivant l'horloge gastronomique de Bubu...). Les travaux reprennent après que Gilbert ait vu la suite du méandre. Celui-ci, bien taillé se poursuit sur au moins 5 ou 7 m.
Il faudra encore pas mal de sorties mais le moral reste au beau fixe et même si le courant d'air était un peu poussif, l'équipe est bien loin d'être à bout de souffle... Rendez-vous est donc pris pour une nouvelle "purge"... Affaire à suivre...


Les photos d'Alain Massuyeau

dimanche 6 mars 2011

Le Mayboune retrouvé !

Sortie du Samedi 5 Mars par Alain D

Nous étions 3 pour une rando prospect topo dans la zone des Picoulets.

Sandrine et Patrick ouvrent la marche, nous prenons le chemin « du milieu » celui qui passe à la ferme Soulas et qui s’enfonce jusqu’au pied des Pernes…

Après 1 heure, nous atteignons le fond du vallon et ratissons la rive gauche à la recherche du Mayboune. Cette fissure de 3 m de long pour 1m de large se situe à 10m au dessus du fond du vallon après l’avoir descendu sur 150m en distance.

Bien que bardé de tout l’attirail, Patrick équipe « light » sur amarrages naturels. Nous avons confiance et descendons les 3 paliers non sans avoir traversé un gros éboulis figé avec une dalle de décollement monstrueuse.

Au fond un petit méandre étroit déjà entrevu par l’Abbé Abadie, puis par le GSHP (M. Douat) dans les années 90, stoppe toute progression.

Malgré l’humidité, je cherche quelques bébêtes, rien de visible ce jour là mais il faudrait appâter…

A noter un belle omoplate et demi crane avec corne de « Bos Primiscus ». En tout cas c’est une très vieille vache (pas du bison) la patine des ossement le laissant entrevoir…

Après la topographie car nous ne sortons plus sans le « disto laser et clino intégré à rapports fréquentiels subsoniques et cohérents», ouais je sais c’est pompeux pour un outil de topo, mais comme il est suisse, je voulais faire « style » !

Alain à la sortie du gouffre.

Donc après la levée topo, nous sommes partis, dans le sens du retour, en ordre de prospection nous échelonnant sur une bande de 50m au dessus du chemin par le quel nous étions arrivés.

Le bilan est maigre, un petit trou trou déjà repéré par notre CDMDMSP… Nous cherchions à retrouver le Bos de la Sède et de la Coussole car ceux découverts usurpent leurs noms et ne sont pas les bons. Dixit le verdict du CDMDMSP, qui après enquête locale sont à retrouver.

Un bon thème et objectif de prospection, mais de préférable sans clefs de portage pour une meilleure efficacité et moins fatigante.

Pour le dessin topo il va falloir patienter un peu…

Alain

vendredi 4 mars 2011

Du côté de Soulas


Sortie du Jeudi 3 mars 2011
CR de Bubu

Nous étions 5 sur le parking du Hayau pour cette journée explo du côté de Soulas: Joël, Jean Claude, Alain M, Latap's et Bibi accompagnés une bonne partie de la journée par une grosse cochonne (voir photos)
Au programme poursuivre la désob du Yantot et en profiter pour revoir le trou de la Ferme Soulas (Tute du Loup). On fait donc un petit détour par Soulas, histoire de dire bonjour au proprio et voir si le trou souffle. Effectivement, un bon courant d'air chaud sort de la cavité, on pourra essayer de trouver d'où il vient en revenant du Yantot.
Au Yantot aussi il y a du vent. Alain et Latap's s'équipent pour aller voir le résultat de la dernière désob. On entend les coups répétés de la massette et du burin mais les 2 compères ne sont pas très bavards. Une seule parole leur échappe: "ça va bientôt passer!". Il n'en fallait pas plus pour que nous autions à notre tour dans nos beaudriers pour les rejoindre. Ils viennent de passer dans une petite galerie ébouleuse. En bougeant quelques blocs pour faire un passage de diamètre "1 bubu" (il faut bien que Joël puisse passer aussi !!!).

Gabarit 1 bubu


On se retrouve rapidement tous les 5 dans une jolie petite salle au croisement de 2 fractures. Une cascatelle se perd entre les blocs. Ce sera tout pour le Yantot; seulement 30 mètres de première.


La fin du Yantot


Mais on ressort content et comme il est midi, on décide d'aller manger au soleil près de la Tute du Loup. Pas trop de soleil d'ailleurs et un froid tenace ; le repas sera pris rapidement malgré le bon vin de JC et le café de Joël. Juste le temps de rigoler un peu avec la grosse cochonne et on va se mettre au chaud dans la tute du Loup ainsi nommé car au fond se trouve un crane identifié comme du Loup (rien à voir avec le petit cochon....).

Le crâne du Loup

Ca bouffe tout ces saletés...dire que c'est si bon !
On fouillera minutieusement tous les recoins et on en profitera pour faire un équipement un peu plus conforme à ce que nous enseigne l'EFS ! Fini l'équipement à l'arrache !
Malheureusemnet , tout est bouché ou se pince sur des méandres impénétrables sans l'utilisation de gros moyens. Les rêve de mettre enfin les pieds dans la rivière du Solitaire s'estompent et font place doucement à des rêves de douche chaude et de charentaises.... Il est temps de ressortir . La grosse cochonne nous a attendu à l'entrée.
Ce fut une excellente sortie bien remplie même si nous ne sommes pas passés. Il reste beaucoup de trous à voir, à désober, à revoir, à trouver.... Jean Claude on compte sur toi. Petit à petit un grand système se dessine, du Puts d'espiaube au Clétets de las Tiabes, en passant par le Souridans, la Fausse Coussole, le Chador, la Tute du Loup, le Yantot ... et 2 drains ressortant à l'Oueilh de l'Arriou et au Solitaire. De nombreuses explos en perspective pour écrire cette superbe explo qui petit à petit se dévoile.

Le trou existe, en voici la preuve !


Les photos du Mass:






mardi 1 mars 2011

Retour à l'Omelette



Le vendredi 25 février, profitant d'une petite fenêtre météo, JC et Latap's sont allés voir ce fameux puits que Joel voulait absolument descendre pendant que les autres se caillaient en surface dans la tempête.

CR de Serge Latapie
Le gouffre de l'omelette s'ouvre vers 800 mêtres au dessus de la "gueytadéro ",un peu avant bat dé haü.
Il avait été repéré par Jean Claude et s'arrêtait sur étroiture à -6 avec un bon courant d'air.
Après une bonne séance de marteau burin,nous sommes passés dans un joli puits qui descend jusqu'à -30 environ.
Le fond semble terminé . Par contre un puits parallèle est accessible en plusieurs endroits et laisse entrevoir une galerie vers -20 que nous n'avons pas pu atteindre ce coup ci .
Vers -15 une autre traversée a été possible et donne sur un petit méandre étroit se terminant sur impénétrable mais avec le courant d'air.
La galerie entrevue dessous devient très intéressante et c'est peu être la suite.