mercredi 23 février 2011

Rions un peu !

Pub pour le perfo thermique !
C'est gratuit !
Entreprises intéressés, merci de laisser un message ! Les dons en perforateurs sont aussi acceptés.
Montage: Alain M





C'est gros, c'est lourd, c'est encombrant, mais c'est mieux que la vaisselle !

lundi 21 février 2011

Retour du côté de Bat de Hau


L'omelette italienne ....

CR par Bubu

Nous étions 6 lourdement chargés pour aller explorer le trou des Italiens, tout au fond de bat de Hau. Ce petit trou avait été repéré par jean Claude quelques semaines plus tôt. Nous voici donc parti avec le perfo, 2 accus, des cordes, des amarrages, des massettes, des burins ...et un parapluie ! Un parapluie jaune comme le soleil qui va nous accompagner lors de la montée. Le nouveau chemin nous emmène directement jusqu'à la résurgence de l'Aguilé. Aujourd'hui elle est émissive et c'est beau ! D'autant plus que les sous-bois sont parsemés de perces neige.

Des fleurs parmi les fleurs ...

Il fait chaud, certains montent en Tee-shirt, d’autres sont contents de ne pas avoir mis les collants(!). A partir de maintenant, il faut remonter de 100 mètres en dénivelé sur l’arête des Italiens. Jean Claude me propose de prendre les 30 kgs que j’ai sur le dos depuis une heure ! Ma fierté pourrait en prendre un coup, je garde ma claie de portage ! Autant le dire tout de suite, des 30 kgs que je porterai toute la journée, on n’utilisera qu’une sangle et le parapluie ! Au moins le matériel aura pris l’air !

Le matos prend l'air...

Après une montée raide, nous voici enfin à l’entrée du trou. Et ça à l’air de bien barrer ! Pas large, certes, mais ça barre !

Jean Luc et Alain commencent à désober, Jean Claude allume du feu, Anaïs s’équipe : ce genre de passage, c’est pour elle ! Les autres ont une petite faim …..

Et la pluie arrive …. Elle ne nous quittera plus !

Sous le soleil.......

Anaïs descend de 6 à 7 mètres dans ce boyau pentu à 70 degrés. Il y a déjà un petit ruisseau. C’est bon signe … Puis elle crie « c’est gros !, je peux plus descendre, il me faut une corde… » C’est encore plus bon signe ! Quand elle sort, on reprend la désob histoire de faire passer autre chose que des moustiques.

"C'est gros, il faut une corde...."

Jean Claude y va avec tout le matos, descend dans une belle salle en bas du puits mais tout est bouché…. Le ruisseau s’infiltre, bu par les alluvions. Les carottes sont cuites.

Il y a un croquis, donc le trou existe! Merci JC.

Il est encore tôt, on rentre en passant par le trou de l’Omelette. On en profite pour trouver un joli départ de grotte, malheureusement bouché : la grotte des œufs durs.

On arrive à l’Omelette trempé comme des soupes. Ce trou, découvert par Jean Claude, avait été descendu par le Dol’s et Latap’s, arrêt sur P20 étroit. 3 d’entre nous vont se mettre au chaud et à l’abri dans le trou. Les autres essayent de se protéger des rigueurs de l’hiver tardif, comme ils peuvent.

Au bout d’une heure, la désob a bien avancé, ça passe presque. Le courant d’air est bien présent. En surface, les sacrifiés n’en peuvent plus ! Il est temps de se tirer de là et retrouver les pantoufles et la cheminée ! On bat le rappel mais Joël se fait prier … Il nous demande encore un quart d’heure mais un quart d’heure après, il nous demande encore un quart d’heure… On joue plus, ça passera une prochaine fois quand il fera beau!

Pour nous embêter encore un peu, il nous fera croire qu’il se coince et qu’il n’arrive pas à remonter! Quel joueur ce Joël!

Rentrée rapide aux bagnoles en combinaison ! Qu’il est loin le Tee-shirt de ce matin ! On regrette le collant maintenant ! La suite dans la semaine, si l’anticyclone veut bien revenir faire un tour du côté de Saint Pé.







mercredi 16 février 2011

Les jonquilles sont en fleurs ....et au milieu : des Tutes !

Du coté du Couhy par Jean Claude

Dimanche 13 février , une petite virée au Couret Béroy avec un ami, histoire de voir si les jonquilles sont fleuries... Elles le sont.


Les jonquilles de l'Arou

En redescendant, un oeil à gauche... un oeil à droite... des fois qu'
il y aurait un trou que nous n'aurions pas encore vu... Bingo, une tute assez étroite, mais qui ne le restera pas longtemps, quand on connaît les talents de désobeurs de la plupart des tachous du GSHP !!! Elle se trouve sur l'arête entre le Couhi et le Couret Beroy... C'est la "Tute des Bédouts".


la "Tute des Bédouts"


Aujourd'hui,Lundi 14 février, en allant revoir et ouvrir la "Tute des Italiens", mes yeux se sont portés en-dessous de moi sur un petit renfoncement... Là aussi une tute m'attendait. C'est la "Tute des Perce-Neige" qu'il faudra désober elle aussi.



la "Tute des Perce-Neige"











la "Tute des Italiens"
en cours de désob

Je suis redescendu par le Couret Béroy et en passant devant le "Souffleur des Jonquilles, j'ai vu et surtout senti son souffle très puissant... Je dirai même violent.


le "Souffleur des Jonquilles"


Vraiment ce massif n'a pas fini de nous étonner !

vendredi 11 février 2011

Gouffre de l'Ourtigat, le retour

Notre Maitre es-topo à l'arrache, vient de se replonger dans ses archives. Voici quelques précisions sur ce secteur de La Pale.

CR du Dol's
Merci Patrick pour l'info c'est super, tu as enfin retrouvé le gouffre de l'Ourtigat que l'on a cherché depuis des années...
Maintenant que la topo est faite, il existe.
Pour l'autre cavité, "la Baume" dont tu parles... C'est effectivement le LP56. La topo jointe devrait confirmer ce propos.





Le petit guide et lexique toponymique Bigourdan (St Péen) indique :
Une grotte c'est "Ua Tuto" (se prononce touto), "Tute" ... "Tutet" étant le diminutif donc une petite grotte. Nous utilisons aussi l'acception "Crèque" (litéralement la crèche) s'applique plutot à un entrée voutée, un beau porche... Lorsque la grotte n'est qu'une simple et unique salle, c'est une "Crampe" (une pièce) et "Crampet" s'applique pour une petite salle...
Comme tu vois c'est relativement simple et tellement plus imagé...
Pour les gouffres c'est plus simple : le "Puts" (le puits). Il peut aussi se transformer en "Clétet" lorsque la forme de l'entrée est une fissure. Il y a, mais plus rare le "Caillaü Gran", littéralement grand caillou, dans ce cas on s'attend à une entrée belle et large, un trou profond car le caillou tombe longtemps, longtemps... Un peu comme un expert sondeur, un adepte, un forcené des 5/6 secondes... Dont la morale et l'estime, ne me permet pas de dénoncer son patronyme... Mais que nous dénoncerons quand il aura trouvé un puits d'entrée de 50ou 60 d'un seul jet..

Ce lexique sous l'autorité et l'approbation du maitre JC le (CMDMSP)

Pour ceux qui comme moi se demandent ce qu'est le CMDMSP, qu'ils fassent comme moi et attendent un peu, ça devrait pas tarder à tomber !

jeudi 10 février 2011

Gouffre de l'Oütrigat

CR de Patrick
Cet après-midi, mercredi 9 février, nous avons craqué devant ce ciel bleu et cette douceur printanière. Jean Claude n’étant pas libre, et nous avons essayé de voler de nos propres ailes sur le massif de St Pé. En prospectant le vallon du Beret, jeudi dernier, il nous avait signalé un gouffre à retrouver, exploré jadis par l'abbé Abadie.

Avant de nous lancer, nous effectuons quelques petites recherches dans le « sanglier du Picharrot » et sur la base de données et en croisant les infos nous cernons une zone à l’ouest de l’Hayau. Sur place nous ne tardons pas à trouver une assez belle baume (je ne sais pas si les locaux utilisent ce vocable nordiste…). En fait, cette tute comme on dit au sud de la génie longue, est le LP 56, la Crèque de la Pale Ourtrigat (confirmation de Jean Claude et de l'inventaire).

Pointage et topo, nous poursuivons la recherche. Un peu plus loin, avant le vallon du Beret, nous tombons sur un gouffre couvert par du grillage. Ce doit être le gouffre d’Outrigat.


L'entrée du gouffre. A gauche, le noisetier est plus solide qu'il n'y parait. Ce sera le premier amarrage et l'unique car la musette à spit c'est pour impressionner la galerie et l'autre jour Alain nous a certifié qu'ici, on pouvait descendre les puits à l'arrache (sans doute grâce à la proximité de Lourdes).

Annoncé pour -27 m, je pense qu’il en fait moins (je n’ai pas encore reporté la topo et du coup le trou n’existe pas encore !!!). P9 , éboulis et nouveau puits de 10 m assez vaste. Au fond, un méandre impénétrable sur 2 m précède une verticale de 4 à 5 m qui semble assez volumineuse. Par contre, pas d’air. Au sommet du P10, petite traversée et visite d’une galerie sur fracture parcourue par un léger courant d’air aspirant. Au total une soixantaine de mètres de développement. A revoir car la cavité est assez ample et située sur une belle fracture N10. Alain, sois rassuré, la topo est faite !

Bonne soirée

A+

Patrick

mardi 8 février 2011

Et sur Bat de Hau .....

Jean Claude n'a pas dit son dernier mot ! Il nous rappelle qu'il reste encore 2 trous à voir du côté de Bat de Hau : le "Trou des Italiens" avec du CA qui est vierge (à désober bien sûr) et aussi le "Gouffre de l'Omelette" pas trop loin de celui-ci qui est à continuer avec un puits possible... de 20 mètres (estimation du Dol's et non pas de Jean Claude !! Les habitués ou lecteurs de ce blog comprendront !). Il en trouve plus que ce qu'on en explore ! Il n'y aura jamais assez de week-end pour tout faire cette année ! Heureusement que nos jeunes retraités sortent en semaine !
Quel massif formidable !


Le Trou des Italiens (le gant a été aspiré par le courant d'air!)
Bon d'accord, j'exagère ! mais il y a du vent !


Le Puts de l'Omelette(P20? On prends les paris ?)

lundi 7 février 2011

Sortie topo du 5 février...

9 heures au parking de la Bouhadère, c’est l’affluence des grands jours…

Patrick et Sandrine Degouve – Bubu Nurisso – Le Mass – Joël Sanchez – Jean Claude Mengelle – Dol’s

Attiré par une première facile et promise par le Champion du monde de St Pé, notre expert en soudage avait réservé les : Chatdor, Souridans et Coussole aux excités de la massette, aux accros de la barre à mine…

C'est-à-dire sans les topographes compulsifs : Patrick et le Dol’s partis jouer du disto-lazer dans le Cletets de las Tiabes… Au passage petit tour du proprio le PI N°6, toujours équipé, aspire fort. Un peu plus haut le Clétets, lui aussi équipé, souffle… Le binôme suit la voie royale. Au terminus d’Abadie une mâchoire de Cerf (très patinée) est posée sur les blocs de la désob du méandre. Un petit ramping débouche sur un P14 suivi d’un méandre le long de la fracture. Un ressaut de 5 m permet de repasser dessous avant de buter à – 72m sur un rétrécissement mettant fin à nos velléités cartographiques… Si les jeunes sont passés ; le passage nécessiterai un petit aménagement de confort car il parait qu’au-delà il y a un P10… En tout cas le courant d’air nous invite à poursuivre…

- Tiens c’est quoi ce papier ?

- Point topo N° 21 (par Fifye et Gaël en 2009 !)

- Et le Dol’ tu me fais faire une topo qui existe déjà ?

- ?? Les boules… Je ne l’ai jamais vue… Tant pis mettons un point d’honneur à faire une visée de plus… Elle sera au moins plus précise !

Satisfaction de convenance et remontée. Dehors sous un soleil radieux on casse la croute, on se verse une grosse larme de Bordeaux pour oublier d’avoir été doublés…


La topo, exemplaire unique de la version originale

- Viens je t’amène au PI 21, je suis sûr qu’il est vierge de topo celui là.

Patrick pose une sangle équipe et plonge dans les entrailles. 26,53 m plus bas (le lazer Suisse est rigoureux) Patrick touche le fond irrémédiable. Le Dol’s qui venait valider le verdict de l’expert ne manque pas de décrocher la seule pierre en équilibre qui se fracasse sur une arrête rocheuse protégeant in extremis le nouveau « pyrénéen ».

Pour se faire pardonner il ira lui montrer une petite perte récemment ouverte par le SCBaudreix. Une renfrougne qui à – 6 se pince irrémédiablement. Il faudrait avoir recours aux désobeurs fous qui hougnent en dessous dans le bois. Et comme le PI N°3 (-180) est tout proche, il y a fort à parier que ce soit une autre entrée accédant à la galerie du sable vers -70m…

Retour auprès des autres que l’on retrouve à la Coussole qui en terminent après le troisième désob infructueuse de la journée. Au passage ils ont failli estourbir un oreillard qui avait momentanément les bras en croix… Heureusement son autre copain Petit Rhinolophe n’avait rien ressenti. Normal il est sourd !

Une autre œuvre du maître

Comme il n’était pas dit que les as de la massette et du pied de biche resteraient sur un échec, ils s’en allèrent jeter leurs dernières forces dans le Yantot en bordure de la propriété de la ferme Soulas.

Le dol’s souhaitant conserver son influx avant de chausser les crampons devant sa télé et une bonne mousse, tira sa révérence avant de connaitre l’issue de cette nouvelle tentative.

Alain Dole

Nos amis les bêtes, suite

On trouve aussi des araignées sous terre ! En voici un joli spécimen !


Même pas peur !!!

Explo du Souridans, du Chador, de la Coussole, du Yantot, du Cletets, et plus si affinités.....

Le Samedi 5 février

Le trou du Souridans

Nous revoici à l'entrée du Souridans.

Ce trou a été découvert par Jean Claude du côté des Picoulets. Lors
de sa découverte, un fort courant d'air était le signe de quelque chose de très gros qui se passait là dessous ! Allait-on enfin atteindre la rivière qui ressort au Solitaire ou à l'Oueilh de l'Arriou ?
En tout cas, un gros travail de désob nous attend, c'est donc à l'aube qu
e nous nous sommes retrouvés à 7 à St Pé pour l'explo du Souridans, mais aussi du Chador, du Puts de la Coussole, du Yantot et pendant qu'on y était, refaire la topo du Clutets de las Tiabes et descendre le P20 à côté encore vierge de toute pénétration.
3 équipes vont se former : une au Souridans pour commencer la désob, une au Chador pour se rendre compte du chantier et une équipe topo explo au Clutet de las Tiabes.


Au Souridans, ça se présente plutôt bien ! le trou ne va pas résister longtemps aux coups de massette de Joël !

L'équipe du Chador nous rejoint rapidement, le travail à envisager sera plus long que prévu et nécessitera d'autres moyens.

Le plus jeune (à défaut du plus mince), essaye de passer.

Il va passer ! (il faudra quand même que Sandrine fasse le ménage des quelques gros blocs tombés au fond!)

C'est passé ! mais c'est pas bien large quand même ! derrière, une petite salle, un éboulis, rien d'évident, grosse déception , les souris ne dansent plus !
Feu, graillou pour se refaire le moral, et direction le Gouffre de la Coussole


Le Puts de la Coussole: peut être déjà vu par l'abbé Abbadie, mais bouché par un énorme bloc.

Le bloc ne résistera pas longtemps aux assauts acharnés de Joel. Mais 3 màtres plus bas, c'est irrémédiablement bouché. Est ce bien le trou qui avait été vu par l'abbé saint péen ? Rien n'est moins sur.
Malgré une nouvelle déception, le Bubu est content ! Que signifie ce pouce en l'air ?



L'équipe du Cletets, nous rejoint à la Coussole. Mission remplie, les carnets topo aussi !

Comme il n'est pas trop tard vu qu'on s'est levé à l'aube, il nous reste un peu de temps pour aller titiller le Yantot avant d'aller chausser les crampons pour France Ecosse.

Le gouffre du Yantot

Le courant d'air est sympa à l'entrée de ce petit trou de 7 mètres, très bien
placé lui aussi sur ce que l'on cherche !
Pendant que l'on fait un nouveau feu, le troisième de la journée, 2 courageux s'équipent pour trouver la suite du trou, la trouvent, et commencent la désob. C'est à poursuivre, et très interessant ! Il est grand temps de rentrer, le match est bientôt fini !
Ce ne sont toujours pas les gros trous attendus, mais patience ! On va bientôt y arriver !



L'entrée pas bien large du Yantot




La sortie non plus n'est pas bien large !

dimanche 6 février 2011

Consolidation à la résurgence de la Herrère

Samedi 5 février :

Participants : Olivier et Jérémie Lacroix, Jean-Luc Lacrampe

J’avais repris les plongées en 2009 afin de vérifier les terminus à - 15 et – 25 m vus par Serge Latapie et Alain Perré dans les années 1990. Entre temps, une piste a été faite au dessus de la résurgence, une piste privée. Malheureusement l’entrepreneur a vidé tous ses déblais dans le cône au dessus de la résurgence et obstrué totalement l’entrée. Nous avons prévenu le propriétaire de notre souci par rapport à ses travaux et l’incidence sur la résurgence. Il a bien compris et s’en excuse. Depuis, le cône a bougé. La résurgence et le puits de sept mètres qui accède au siphon, sont émissifs en grosse crue. Finalement depuis, les crues ont vidangé et débouché l’entrée. Merci Dame Nature !

Coupe schématique de la résurgence (O. Lacroix 2009)


Le cône a du certainement descendre dans la cavité et dans le puits noyé qui plonge jusqu’à –- 32 m. Dans un premier temps, je voudrais mettre en sécurité l’entrée et le cône de l’éboulis, purger le puits d’entrée, et ensuite reprendre les plongées (purge du puits noyé, nettoyage du fil, réinstallation du fil, et pour finir, reprendre le terminus).

Ce samedi 05 février, avec Jean-Luc, nous nous retrouvons à la résurgence. Le cône d’éboulis a encore bougé. Nous équipons et commençons la purge. L’éboulis est encore très instable et devrait encore travailler. Nous purgeons tout ce que nous pouvons mais, il faut bien se rendre à l’évidence, ça craint. Tout risque de s’effondrer un jour ou l’autre.

Les travaux de désobstruction à l'entrée de la résurgence.

Nous ne prenons pas le risque de descendre dans la résurgence, mais avons confirmation que le puits d’accès et le puits noyé ne sont pas bouchés. On a entendu un gros « plouf » et moi j’aime bien les gros « plouf ».

Laissons faire Dame Nature, y en a plus pour longtemps pour que la résurgence redevienne accessible et en sécurité.

En suivant, nous allons au Ramoune. Le coude à gauche entrevu la dernière fois n’est pas la suite, mais reste un endroit de stockage important. La suite est vue et presque atteinte… c’est en haut, ça s’élargit un peu, des blocs et lames obstruent le passage, mais c’est bon signe. Toujours dans la fracture. Il soufflait aujourd’hui ...

A suivre ...


Les plongées vont pouvoir reprendre...

Olivier

jeudi 3 février 2011

Prospection et désobstruction dans la coume de Béret

Jeudi 3 février 2011

Participants : Jean-Claude Mengelle, Patrick et Sandrine Degouve
L'infatigable Jean-Claude nous emmène une nouvelle fois au dessus de St Pé pour voir un trou découvert 2 jours plus tôt (voir message du mardi 1° février dernier). Celui-ci s'ouvre sur le flanc ouest de la crête des Picoulets. Après 40 minutes de marche, nous parvenons dans une petite zone lapiazée. C'est là ! L'entrée a déjà été agrandie et on discerne nettement le départ d'une diaclase ou d'un méandre très pentu.
Test du cailloux : alors ? Jean-Claude : "Moi je n'ose plus rien dire..." Bon, vu qu'il y a plus de rebonds que de chute libre, nous optons pour "une certaine profondeur" à défaut "d'une profondeur certaine"... Ce qui est certain, c'est que la corde de 40 m paraît désormais sur-dimensionnée.

L'entrée du gouffre, au bas d'une lame de lapiaz.

En quelques minutes l'entrée devient plus confortable, mais plus bas ça se gâte. La diaclase est étroite et encombrée de cailloux et de terre. Nous bataillons durant toute la matinée pour dégager le petit puits en diaclase que nous sondons au laser sur 5,5 m. Au bas, après un passage impénétrable sur 1 à 2 m, le conduit semble pénétrable et les cailloux roulent sur une pente (???). Il y a un peu d'air et cela nécessite de toute façon une nouvelle séance.
L'après midi, nous organisons le ratissage de la combe du Béret jusqu'à la crête. Nous ne trouvons rien, strictement rien...


Guère de place pour travailler...

Psssssiiiiiiiiiiiiiiiiiiit !! Oh putain!

Comment calculer la profondeur d’un puits quand on n'a à sa disposition que des cailloux !

Certains surestiment la profondeur comme dans l’exemple du Chourrepich où la C80 était bien suffisante pour le P24 !!!

D’autres la sous estiment : les plus anciens se souviendront du P146 du TP 30 où Serge arrivé sur le nœud de sa C50 pour 45 estimés, se cramponnait de plus en plus à sa corde suite aux rebonds du malheureux caillou qui n’en finissait pas de rebondir dans ce magnifique puits.

D’autres ont une méthode bien à eux : « oh putain » c’est un P25, « oh putain, oh putain, c’est un P50, etc…..

Plusieurs solutions sont envisageables pour sonder un puits si on n’a pas de calculatrice dans la poche ou pas de disto laser …. et qu’on a rien d’autre à balancer à part un caillou de la taille d’une balle de tennis de préférence (pas sa belle mère !).



En voici 3

D’abord la mienne :

Je compte 30 mètres pour les 3 premières secondes puis 30 mètres par secondes supplémentaires.

Exemple : pour 5 secondes on a 30+30+30 = 90mètres environ.

On a souvent droit à des rebonds du caillou qui viennent fausser le calcul, c’est rare qu’on ait droit au pssssiiiiiiiiiit ; alors j’enlève une seconde.

100 mètres de nouille... je devrais en avoir assez !

Une autre donnée par Christian Marget sur la liste speleo.fr

On applique une formule très simple et si on n’est pas trop nul en calcul mental ça marche plutôt bien. L’estimation est même très proche de la réalité jusqu'à 60m, ensuite ça se dégrade progressivement.

La formule c’est P= 25t -30.

(P, la profondeur du puits en mètres et s, le temps en seconde)


Temps en seconde

1,0

1,5

2

2,5

3

3,5

4

Profondeur réelle

5

11

20

31

44

60

78

Calcul 25t - 30

-5

8

20

33

45

58

70

Oui, d'accord, pour un temps d'une seconde c'est plutôt nul ! Mais pour une profondeur de 5 mètres, pas besoin de corde !! A l'arrache !!!!

Je vais jamais arriver au fond.......

Une autre donnée par Eric Sanson, toujours sur la liste speleo.fr :

Ce calcul empirique, 25t - 30, est intéressant, mais le calcul de la formule de la chute libre n'est pas très compliqué non plus:

- Soit un temps de chute "t" je le multiplie par lui même et je divise par deux pour obtenir une estimation du nombre de dizaines de mètres du puits.

Exemples :

Chute de 2 secondes -> 2X2=4 4/2=2 -> 20mètres.

Chute de 2,5 secondes -> 2,5X2,5=6,25 6,25/2=3,125 -> 31,25 mètres.

Chute de 3 secondes -> 3X3=9 9/2=4,5 -> 45 mètres.

Chute de 4 secondes -> 4X4=16 16/2=8 -> 80 mètres.

Chute de 5 secondes -> 5X5=25 25/2=12,5 ->125 mètres.

etc.


Cette formule marche si la pierre n'est pas trop ralentie par l'air, il faut donc prendre un gros bloc pour les grands puits.

Tiens, si, largement ! j'ai même du rab !




mercredi 2 février 2011

Un trou sans topo n'existe pas !

En voilà au moins 2 qui existent ! Pas encore de quoi sauter de joie mais on progresse .... avec plus de 100 nouveaux trous sur St Pé en 2010, on va bien finir par tomber sur "THE" trou qui barre !



mardi 1 février 2011

Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous...

Petits oui, mais qui ne demandent qu'à devenir grands!

Hier, lundi 31 janvier, j'ai profité du fait qu'il y avait un peu de neige pour aller du côté de la Génie longue, monter aux Picoulets et redescendre côté génie depuis les Bédourets.

Résultat... Deux nouveaux trous !!! deux de plus dont un où il y a un puits et du courant d'air à la Coume de Bérét. J'ai désobé un peu, mais il faudra quand même burin et massette pour passer.


Puts de la Coume de Bérét
Un gouffre insondable.....


Combien de mètres !... combien de temps de chute du caillou !... je me garderai bien de le dire... vu le tollé résultant de mes affirmations du Chourrepich.



Départ du puits à deux mètres de l'entrée du Puts de la Coume de Bérét.

Hé oui, quand on estime un puits à 50 mètres et qu'on se retrouve au fond à - 28, il y a de quoi être déçu... Mais en bas du puits il y avait un méandre qui barrait et si on se dit que le caillou a parcouru les 100 mètres de galerie, sauté les ressauts, passé les étroitures, il a pu s'arrêter au même endroit que Serge la semaine dernière, donc à -54 !
L'estimation était bonne !