vendredi 21 avril 2017

Quatre bâtons dans le vent

Il y a de nombreux mercredis où certains vont sur le massif,  il s’agit en général des retraités.
Ce mercredi après-midi, 19 avril, la règle n’était pas respectée et un « travailleur », à la faveur d’un emploi du temps non saturé, nous décide, au dernier moment, de l’accompagner.
Son objectif, retrouver une paire de bâtons,  abandonnés lâchement le vendredi précédent, voir le CR ici.
Et bien sûr, pour corser la chose, il nous demande de faire « sa » randonnée en sens inverse, mais en passant par un raccourci qu’il ne connait pas, entre Aoulhet et Bat de Hau, via le Soum des Brioles. Que du bonheur !

Rendez-vous est donc pris pour un départ à 14h15 et nous nous retrouvons à trois pour l’accompagner.
Nous sommes heureusement très peu chargés, il nous suffira de monter les 900 m pour aller à l’Aoulhet, « traverser »  vers Bat de Hau et redescendre jusqu’à Sep.

Ballade de santé, menée un peu au pas de courses, dans la mesure de nos possibilités, nous pauvres retraités qui accumulons les années sur le dos.

Un peu avant l’Aoulhet, un isard curieux nous regardera avec délectation, avant de redescendre en courant.
A la cabane, nous soufflons un peu et rencontrons la famille Jaffro. Comme nous, ils "hantent" périodiquement les forets de St Pé. On peut lire leur randonnées sur leur blog, en cliquant ici.
Mme Jaffro reconnait immédiatement Bubu ainsi que Jean Claude et nous avoue être une lectrice assidue de notre blog, ce qui nous fait bien plaisir.


Nous embrayons vers les Brioles. Quel joli sentier qui reste à niveau et se parcours avec délectation. Les arbres y sont majestueux.
Arrivée aux pelouses de Bat de Hau, là il nous faut quand même chercher un peu les passages et enfin c’est le carrefour de la source et des ruines.

Prospection afin de retrouver les bâtons objet de notre montée. Après un bon quart d’heure, il nous faut constater qu’ils ne sont pas dans le coin, tout du moins on ne les voit pas.
Nous continuons la descente.
Nous serons aux voitures vers 19 heures, après 12 km de marche, fourbus mais content.

Pas de bâtons mais quelle belle balade.


Alain M

mercredi 19 avril 2017

La Pale et la Bouhadère by night !

La Pale et la Bouhadère by night ! 18 avril 2017
Rien de tel qu'une belle classique comme la Bouhadère pour emmener une débutante découvrir les joies des ballades souterraines !
Ajoutez à ça le plaisir (pour moi) d'y aller à la nuit tombante, pour n'en sortir que lorsque la forêt est aussi noire que dans la gueule d'un loup... et que le moindre bruit met en éveil tous vos sens !
Nous voici donc Madeleine et moi-même entrant par le porche de la Bouhadère qui porte bien son nom ce soir, car un bon courant d'air nous invite à ne pas rester à la porte.
Dans le hall d'entrée, les occupantes rhinolophes nous accueillent par des vols très rapprochés de nos oreilles ; nous, nous rentrons, elles sortent chasser...
Quelques explications techniques en haut du premier puits de 11m. Madeleine n'est pas une primo-débutante, elle descendra donc la première. Mais en bas du puits je l'entend me dire qu'elle n'est pas très rassurée... C'est tout noooooiiiiirrrrrrr !
T'inquiète, j'arrive ! A mon tour de poser les pieds au fond du puits, puis (!) de déséquiper. Nous poursuivons le méandre jusqu'à la Salle du Chaos. Séance de contorsionnistes sous les masses rocheuses. Seules les montées ou descentes sur cordes à noeuds rendent Madeleine un peu nerveuse. Mais sans aucune aide ça passe !


Aucun problème non plus pour continuer après la Salle du Chaos, quelques main-courantes à poste fixe permettent de franchir les passages délicats.
Nous entrons dans la Salle du Bourdon ! Le Bourdon est toujours là majestueux, blanc immaculé dans ses hauteurs, un peu moins à sa base, tel que l'Abbé Abadie l'a découvert en juin 1944.
Nous passons quelques minutes dans la salle, puis nous prenons la sortie, à droite du Bourdon (non sans l'avoir fait sonner en passant), en désescalade sur quelques mètres. En bas le lac est en niveau bas, au moins 15 cm de moins que le mois dernier. La cascade ne laisse passer que quelques gouttes qui tombant à la surface du lac font des ronds dans l'eau très harmonieux.
Nous poursuivons dans le fond du méandre et atteignons sans encombre les main-courantes équipées pour les passages en vire du retour.
Mais il n'est pas l'heure de s'arrêter et nous poursuivons toujours la progression vers la Salle Henri IV. Madeleine est agile et mince, elle passe sans encombre tous les ressauts, toutes les étroitures...toutes les cordes fixes...
La Salle Henri IV est donc vite atteinte ! Nous furetons dans tous les coins et laissons le P12 et la suite plein Ouest pour une autre fois ! Madeleine reconnaît bien le conduit qui arrive du Hayau, nous avions fait la traversée avec Fifye l'été 2015.


Après quelques photos, nous prenons le chemin du retour, en variant le plaisir : par les vires équipées, par le fameux "saut de la mort" de l'Abbé ("au-dessus" d'un précipice dont on aperçoit pas le fond..." Une nouvelle galéjade !) et par la remontée en escalade sur agrès minéraux depuis la Salle du Chaos. 
La technique de remontée sur cordes, ça sera aussi pour une prochaine fois !
Sortie de la Bouhadère vers 22h30. Le retour vers la voiture à Soulas se fera au son des instruments des elfes et des craquements secs de la forêt de La Pale.

A bientôt pour de nouvelles classiques aventures !
Marc

dimanche 16 avril 2017

Retour chez René d'Espiaube


"Bonjour Jean Claude, Caro est dispo, vu le temps très maussade, t'as pas quelques trous pas trop loin et pas trop haut à voir ou revoir ?"
"Oui bien sur, au dessus de Sioulot en 2013 j'avais trouvé 2 trous, le "Prat det Hour" et le gouffre de la Foire".
Et c'est ainsi qu'on improvise une sortie et qu'on se retrouve à 4 chez Jean Claude ce samedi 15 avril : Caro, Joël, Jean Claude et moi.

On se gare un peu avant la ferme Espiaube et on charge tout le matériel. 4 batteries devraient suffire. Jean Claude est devenu un inconditionnel d'Iphigénie. Il sort son Smartphone de la poche, charge la carte du coin et les trou apparaissent! Pour moi c'est magique! Il faudra vraiment que je m'y mette.
Après une petite demi heure de crapahut, nous voici déjà à l'entrée du Prat det Hour qui doit son nom au Pré du Four situé juste en dessous. Pour Caro ça passe sans désob et déjà elle s'équipe . Pour nous, par habitude, on sort la massette et le burin pour aménager le passage.
Un arbre, un goujon, et la voici 6 mètres plus bas sur un toboggan.


La galerie devient rapidement impénétrable sur au moins un mètre mais il y a un bon courant d'air, des concrétions, bref, ça sent le trou qui va continuer.


Vu l'accès très facile, on se le garde pour des jours pluvieux ou des périodes où la neige nous empêchera de monter trop haut. Le Gouffre de la Foire (trouvé le jour de la Foire de Lourdes!) se trouve une petite centaine de mètres plus haut sur la droite. Joel regarde sa montre et nous dit qu'on mangera à l'entrée, il est 11 heures 30. Pas question de le contredire quand il s'agit du repas!
Mais en arrivant sur zone, catastrophe, on ne retrouve pas le trou ! On va rater l'heure du repas ! Mon œil est attiré par un affleurement plus haut sur la gauche. J'y vais et ...bingo, une rubalise et ...un tout petit trou mais qui s'élargit vite en dessous. Joel est rassuré!
Après un copieux repas arrosé au Haut Médoc (on se refait pas!), on sort les outils. On a des piochons, la pelle américaine, le pied de biche, une massette, un burin...mais rien pour ces satanées racines de buis ! Heureusement, il y a une petite scie sur le couteau suisse de JC. Vraiment petite mais qui fait des merveilles. La roche en place sera vite dégagée pour  passer à des travaux plus sérieux. Mais la roche très dolomitique ne se laisse pas faire, bourre la machine en se transformant en pâte noirâtre, rigole de nos papayes et épuise nos 4 batteries !
Quelques fissures sont quand même apparues et Joel insiste à la massette et le burin. Burin d'ailleurs qui va mal finir car il ne plait vraiment pas à notre maître ès burinage! Tout émoussé dès sa première sortie, il va vraiment falloir changer de fournisseur.
Joel s'accroche, insiste, râle, cogne, hougne, tabasse, il ne passe le relais à personne, il va l'avoir, ça va passer, il s'en fait une question de principe, c'est un véritable combat qui s'engage.... une fable de La Fontaine...


La nature envers Joël me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit le trou,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les pailles me sont moins qu'à vous redoutables.
Je fissure, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. "Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des désobeurs
Que la Bigorre eût portés jusque-là dans ses flancs.
Joël  tient bon ; le Gouffre  plie.
Joël redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il rompt enfin
Celui de qui la tête était trop étroite
Et dont les pieds touchaient à l’inconnu irrésistible.

Caro est déjà équipée. Le gouffre de Madame est avancé! Une belle araignée (elle les adore!) de sangles sur buis fera un très joli plein vide.






Caro atterrit 6 mètres plus bas sur un bouchon de blocs de la désob mais ça semble continuer derrière.



Joël la rejoint rapidement et passe devant (pas simple vu la largeur du conduit!) et s'acharne sur le passage, les blocs roulent sur un puits-toboggan d'une quinzaine de mètres environ. (Joel a appelé ça une pente qui descend.... on n'a pas compris!) Caro repasse au dessus de Joël, tente le passage et fait un refus d'obstacle. Joël  tente à son tour, passe au dessus de Caro et renonce les pieds dans le vide au dessus de quelque chose qu'il ne voit pas. Pour ceux qui connaissent, ça lui fait penser au Passage du Jar dans le Trou du Fou. Il est déjà 17 heures, on laisse la suite pour les petits gabarits du club ! Il y a de l'air, ça a l'air de bien filer, notre contrat est rempli. Descente pleine pente jusqu'au sentier et passage par la ferme d'Espiaube. Clin d’œil nostalgique aux apéros de René qui guettait notre retour du Bujoluc.
Une bien belle journée improvisée sous un ciel maussade et de beaux espoirs de suite..... Ça continue! 
La vidéo de la journée se trouve ICI

Bubu


vendredi 14 avril 2017

Grande balade sur "notre" massif

vendredi 14 avril: Véro et Bubu.

Il fait grand beau , moins beau qu'hier mais grand beau quand même. C'est les vacances, pourquoi pas se faire le tour de notre terrain de jeu.
Nous voilà partis du Château d'eau de Sep vers Bat de Hau en passant par Cam de Houec, la Gueitadère et Pêne Soulas... J'adore ces noms qui chantent !





 Arrivés à la source j'appelle Jean Claude pour lui demander où se trouve le sentier qui monte au Clot det Haboup. "Tu vises le bouquet de noisetier 60 mètres plus haut et tu vas tomber dessus" . Et il y était !



Dommage que j'ai oublié mes bâtons du côté de la source!
Montée par ce superbe passage dans la Hétraie et arrivée sur les crêtes.


La brume monte vite mais on se dit que tant qu'à être sur le plateau, on va se faire les crêtes, on devrait avoir 2 bonnes heures de répit avant que que le brouillard n'envahisse les lieux. Passage par le Soum de la Génie, le Moule, et direction le col du Larbastan.... un peu au pas de course quand même car certains passages dans la purée de pois sont plus que délicats!


En arrivant au Col, on préférera passer par l'Aoulhet plutôt que de redescendre par Bat de Hau. Tant pis pour les bâtons!








Pause méritée au refuge puis descente par les Escalates, puis par les Castets pour rejoindre la Génie Braque et le Château d'eau !

Superbe, qu'il est beau ce pays !
Bubu

jeudi 13 avril 2017

Un avant gout de retraite active!


Jeudi 13 avril 2017
Pour mon premier jour de temps libre "ad vitam æternam" ,j'ai participé à la sortie sur Ehujarre: en rive droite ,au niveau du cayolard  à Dominique,dans les pentes herbeuses entrecoupées de barres .
Nous avons trouvé une faille soufflante à désober ainsi qu'un méandre avec un très bon courant d'air, et qu'il faudra agrandir aussi, bien sûr !
Mais voir plutôt l’excellent compte rendu d'Alain ,avec photos et tout et tout ICI

Serge


dimanche 9 avril 2017

Dans les pentes du Bat de Hau et du pic de Mesplé

Vendredi 7 et samedi 8 avril 2017 :
Météo France annonce un week-end estival, c'est donc l'occasion d'aller du côté de l'Aoulhet pour aller voir deux trous découverts par Jean-Claude. Avec Sandrine, nous montons le vendredi après-midi en vue de dormir au refuge. Pour changer nous prenons le sentier qui longe la Génie Braque avant de gagner les pelouses du Bat de Hau. De là, nous laissons nos sacs pour chercher le Souffleur de Bat de Hau (TO 29) qui se situe une centaine de mètres au-dessus du sentier. En vain... Le pointage, ancien, semble erroné aussi nous continuons vers le premier gouffre indiqué par Jean-Claude (Gouffre de Mesplè - AU 36). Comme il est à côté du sentier et pointé au GPS, nous le trouvons sans difficulté. L'entrée en diaclase est recouverte par un énorme bloc. Mais sur le côté nous parvenons à dégager un passage largement pénétrable. Cela gagnera du temps pour le lendemain...
Nous arrivons au refuge vers 18 h 00 et découvrons la spectaculaire rénovation (reconstruction) de la cabane qui a des allures d'hôtel 4 étoiles... Petites grillades sur le feu de bois, la vie est belle...

 La cabane de l'Aoulhet, toute neuve...

.. financée par les fonds Européens. C'est toujours bon à rappeler dans ces périodes
où certains prônent un peu trop facilement le repli sur soi.

Le samedi, en attendant l'arrivée du reste du groupe, nous prospectons le flanc du soum des Brioles en contrebas du sentier. Nous retrouvons le gouffre du Bat de Hau qui aspire très fort (en lien probable avec le Paybou), puis le second trou indiqué par Jean Claude (Gouffre de la Tranchée ; BH 11). Il aspire très nettement également.
Le reste de l'équipe arrive vers 10 h 15 (Jean-Claude, Noé et Serge). Jean-Luc (et Iko) ainsi qu'Alain nous rejoindront plus tard. Nous descendons à 4 dans le gouffre qui est constitué de petits puits (P.10, P.7, P.8). 

 Le P.8 à -25 m 

Les derniers sont bien humides et au point bas (-27 m) un petit ruisselet se jette dans un puits de 6/7 m barré par une étroiture à agrandir. Le chantier n'est pas très évident car la roche, peu homogène, a tendance à bourrer et en même temps cela épuise prématurément nos batteries. Au bout de 2 h ça passe et c'est Noé qui ouvre la voie. Malheureusement, 7 m plus bas, le ruisseau grossi par un affluent, disparaît de nouveau dans une diaclase impénétrable. Pourtant, 2 m plus loin on devine un élargissement. L'absence de courant d'air fera pencher la balance du côté d'une retraite stratégique. Dommage, ça partait bien...
Noé dans l'étroiture au sommet du dernier puits (-27 m)

Comme il nous reste du temps et des batteries, nous nous déplaçons vers le second trou (BH 12). Celui-ci s'ouvre dans une pente très raide et il n'y a pas trop de place pour poser les sacs aussi nous nous disséminons  pour trouver chacun un vague replat afin d'éviter que nos affaires roulent 200 m plus bas. Les travaux sont menés à un rythme d'enfer mais comme nous sommes nombreux il faut un peu jouer des coudes pour avoir accès aux outils. En fin d'après midi, nous avons ouvert un petit cratère mais cela reste étroit et il faudra au moins une seconde séance pour passer. 

Intense activité au BH12 : 2 travailleurs, 5 chefs de chantier
et un chien mangeur de cailloux pour la surveillance du site.

Pour redescendre, nous piquons droit dans la pente pour rejoindre le Paybou puis le sentier de la Génie. Encore une bonne bambée.
Patrick

lundi 3 avril 2017

La commission féminine du CDS à Capbis!

Ne manquez pas le CR de la commission féminine du CDSC 65 à Capbis! 
De l'enthousiasme et des sourires qui font plaisir à voir !
C'est ICI

C'était la dernière...et la première !

Non, ce n'était pas un poisson d'avril, nous avons mis fin au Comité de Spéléologie Régional Midi Pyrénées.Et c'est sous un ciel bien triste, du côté de Carmaux que nous avons célébré cet enterrement à l'unanimité! Mais la nature ayant horreur du vide, nous avons donné naissance dans la foulée au Comité de Spéléologie Régional d'Occitanie.
Ainsi nous avons vécu un moment historique: la création d'une nouvelle région spéléologique et quelle région! 25% des spéléologues fédérés de 13 départements de l'Aude aux Hautes Pyrénées et remontant jusqu'aux Grands Causses!
Bubu

samedi 1 avril 2017

555 !

Jeudi 30 mars 2017 :
Nous voici de nouveau aux Oules pour aller voir le énième trou découvert par Jean-Claude du côté de Souste. Pour être précis, c'est d'ailleurs le 555° trou répertorié par lui sur le massif, d'où son nom. Comme nous ne sommes que 3 (Jean-Claude, Sandrine et Patrick), nous essayons d’alléger un peu le matériel. Après quelques centaines de mètres sur la partie débonnaire du sentier de l'Arriusec, nous attaquons tout droit dans la pente. Et elle est bien raide la bougresse ! Heureusement, le 555 n'est pas trop loin. C'est un petit gouffre à deux entrées que Jean Claude avait reconnu jusqu'à une étroiture (-4 m). La suite n'est pas trop évidente et plutôt que d'entamer des travaux qui risqueraient d'épuiser nos deux batteries, nous préférons aller voir un autre gouffre : le trou de la Caü det Saü.

 Les deux "yeux" du 555
Mais pour l'atteindre il faut encore monter de 250 m. La montée reste raide. Nous passons devant le trou bouché qui, comme son nom l'indique........ 

Le trou du Caüt det Saüt est une petite diaclase impénétrable derrière laquelle on devine un élargissement au niveau d'un petit ressaut. Nous attaquons les travaux et après 3 assauts musclés, nous parvenons à franchir l'étroiture. Derrière c'est effectivement plus grand, mais le fond est entièrement colmaté à -3 m.

 Le trou du Caüt det Saüt

Il est encore assez tôt et pour redescendre nous en profitons pour prospecter la rive gauche du Cau de Saüt. Mis à part quelques trous minuscules et des terriers de Tachous, nous ne trouvons rien à nous mettre sous la dent. Nous repassons au 555 pour terminer nos batteries mais rapidement nous laissons tomber, la suite, sans air, étant trop étroite. Retour aux voitures vers 18 h 30.

Le fond du 555

 La vidéo de Jean Claude est ici

CR Patrick

mardi 28 mars 2017

Les soldes de Versailles...

Dimanche 26 mars 2017 : 
La neige, tombée assez bas en altitude, a un peu chamboulé nos projets d'Aoulhet... Ce n'est pas très grave car nous avons toujours un stock de trous à voir dans la réserve qu'alimente sans relâche notre ami Jean-Claude. La preuve, c'est que les objectifs du jour croupissent depuis plusieurs années. Bref, on liquide les vieux stocks et nous, c'est comme si nous allions faire les soldes... Mais qui sait, dans les soldes il y a toujours de bonnes affaires à trouver...
Ce matin nous sommes pas moins de 8 tachous : Bubu, Jean-Claude, Jean-luc, Anthony, Sandrine et Patrick et deux nouvelles recrues gonflées à
bloc, Noé et Étienne qui viennent tout juste de rejoindre les rangs du GSHP.
Nous prenons le sentier à l'ouest de Versailles
(la ferme, pas le château !) que nous quittons rapidement pour aller revoir un premier petit trou (CB 41). Étienne s'y enfile le premier et bute 9 m plus bas sur un colmatage. Petit croquis rapide et au suivant ! C'est le trou du Cadavre (CB62) qui doit son nom à la découverte tragique d'un SDF décédé qui avait trouvé refuge dans le porche d'entrée. A huit, la fouille est exhaustive et même Iko, le chien mangeur de cailloux, est de la partie. Une petite série de ressauts entrecoupés d'élargissements mène à -14 m sur une zone de blocs effondrés soudés par la calcite. Au suivant. 
Le 3°  est un peu plus haut (Trou sous Coupeau - CB77). Il s'agit d'un puits de 3 m recoupant une très courte galerie. Croquis, photo, au suivant...
Au GSHP, les cadences infernales c'est pas notre truc et, changement d'horaire ou pas, l'heure c'est l'heure. Donc nous posons nos fesses devant la 4° cavité (grotte de SurCoupeau) pour la pause casse croûte. De toute façon, l'explo est vite bouclée car nous voyons encore les semelles de Noé lorsqu'il nous déclare que la suite n'est pas très évidente. 


 La grotte du Cadavre

Dans le secteur, nous avons un peu épuisé le stock des trous de Jean Claude mais un peu plus bas, il y a deux gouffres que nous voulions revoir depuis un moment. Le premier est le trou du Diable, une jolie grotte terminée par deux puits totalisant une trentaine de mètres : une bonne occasion aussi de proposer à Etienne et Noé un peu de progression verticale. La grotte est revue de fond en comble, mais l'absence de courant d'air ne nous inspire pas trop.

Belles griffades d'ours dans le fond de la grotte du Diable

 Le second gouffre, l'Après-vous est encore plus bas, à l'aplomb du Melat. Malheureusement il nous manque de la corde pour toucher le fond. Dommage car il y a un petit peu d'air. Nous terminons la journée par une petite visite aux sources du Melat avant de regagner les voitures. 
Surprise, surprise, celles de Bubu et de Sandrine et Patrick ont été fracturées. Ce n'est jamais très agréable mais ceux qui ont fait ça n'ont pas réussi à nous piquer ce que nous avions de plus précieux : le fait d'avoir passé tous ensemble une bien bonne journée.
Patrick

samedi 25 mars 2017

Le sanglier du Turonnet

Vendredi 24 mars 2017 :

Petite virée rapide du côté du Turonnet (massif du Broc en rive gauche de l'Ouzom). Nous avions repéré le mois dernier un petit gouffre à agrandir en contrebas du col d'Ougareilh. En montant, nous zigzaguons dans des pentes que nous n'avions pas prospectées et nous tombons sur une jolie petite entrée de gouffre. 

Le puits n'est malheureusement pas très profond (5 m) et un épais remplissage de terre bouche partiellement la suite. Au fond, nous tombons sur un beau crâne de Sanglier. Quelques photos, un petit croquis et nous voilà repartis vers le MJ 28. 




Le sanglier du Turonnet
 L'entrée est vite ouverte. Nous nous apercevons que les blocs qui bouchaient l'entrée formaient une voûte bien construite sans doute pour éviter aux animaux de tomber dedans. Ici aussi, pas de grande surprise. C'est une belle diaclase qui se pince irrémédiablement à -9 m. Nous terminons la journée par une prospection sur le flanc sud du pic de Perdigos.

 Avant, après...
Sandrine et Patrick

samedi 18 mars 2017

AFTERWORK

C’est la mode de faire des AFTERWORK. Rdv donc avec Sandrine à 17 heure pour une petite virée entre nanas après donc le boulot. La voilà arrivée en tenue de secrétaire de mairie…c’est plutôt pas mal du tout ! La transformation en femme des cavernes se fait rapidement et nous voilà partis pour la grotte de la palombière. 
C’est l’occasion pour moi de découvrir le sentier karstique, bravo vous avez bien bossé ! La grotte est en contrebas un peu après la table de pick nick. 
Un ouragan a du passer par là car la palombière ( la cabane pour dézinguer des palombes, pas la grotte) est en train de s’écrouler. 
Sandrine équipe sur un amarrage irréprochable qui lui ne risque pas de s’écrouler…Une petite dév , et nous voilà en bas d’un petit puits de 5 mètres. 
La grotte est grande comme une maison. On passe de salle en salle et on admire. Que c’est beau !! 
Des concrétions en forme de choux fleurs, des excentriques magnifiques…
des pieds, des mains à 4 doigts s’échappent des parois….on s’amuse à imaginer des significations aux formes comme petites on le faisait avec les nuages…. 

Une dernière salle est habitée par des chauves souris qui finissent leur hivernage. Elles se réveillent, battent un peu des ailes, et se reposent. On décident de s’éloigner pour ne pas les embêter davantage.
 La sortie se termine par un petit coucou à une salamandre qui surveillait notre corde. 
La table à pick nick est l’occasion de refaire un peu le monde  entre copines et de terminer une bien belle journée vers 22H.
Caro

dimanche 12 mars 2017

Retour au Souste

Samedi 11 mars : C'est presque la routine, chaque voiture retrouve son emplacement au départ des Oules, on ne discute même plus de l'itinéraire, tout juste un peu du matériel et c'est reparti pour la montée en direction du soum de Souste. Aujourd'hui nous sommes 6 (Anthony, Hugo, Bubu, Jean-Claude, Sandrine et Patrick). Notre premier objectif est le Put de Saüt que nous atteignons en un peu plus d'une heure.Une fois n'est pas coutume, l'entrée ne nécessite aucun travail d'agrandissement. 

 L'entrée du Saüt (SS38)

Anthony commence l'équipement et rapidement nous lui emboîtons le pas car la 1° verticale n’excède pas 10 mètres, suivie de près par un petit ressaut de 3 m. Nous le retrouvons dans une salle occupée par de gros blocs. Au point bas un méandre se rétrécit rapidement au bout de quelques mètres et malheureusement il n'y a pas d'air. Quelques mètres au-dessus, son petit frère se pince également. Nous dressons la topo et plions bagage pour aller terminer le gouffre du Baüs. Nous sommes déjà en train d'attaquer la montée lorsque Jean-Claude nous appelle. Il vient de trouver une nouvelle entrée à moins de 50 m du Saüt (SS44, puits Négligeable). 

Hugo à l'entrée du Gouffre Négligeable (SS44). tout un programme !

 C'est un joli puits largement pénétrable qu'Hugo descend sans traîner. Le fond est bouché à -8 m. Un de plus. Vu l'heure, nous nous plantons là pour casser la croûte. La pente est raide et l'endroit n'est pas idéal mais quand c'est l'heure, c'est l'heure !
Avant de repartir, Anthony fouille un peu le secteur, on ne sait jamais... A part le grand porche del Abeilho Charpinouso qui était déjà connu, il ne découvre rien de neuf.

L'Abeilho Charpinouso (tu parles d'un nom !)

La traversée vers le gouffre du Baüs est un peu laborieuse car il faut franchir le grand ravin de Cau Male qui est encombré de troncs et d'arbres couchés. 
Les puits d'entrées sont vite réeéquipés et nous nous retrouvons au sommet du petit puits qui nous avait arrêtés jeudi dernier. Une petite dizaine de mètres plus bas nous retrouvons la vasque remplie de cailloux. Et dire que Jean-Claude se demandait si il allait avoir pied.... 

Le puits de la vasque.

De ce côté la suite est étroite et après une étroiture, le méandre se resserre à nouveau. Un passage plus commode est trouvé quelques mètres plus haut dans une galerie qui bute rapidement sur de gros blocs effondrés. Juste au-dessus Hugo agrandit un petit orifice triangulaire et parvient à passer. C'est plus large mais cela ne dure pas et le méandre redevient étroit mais pas impénétrable car un ultime puits de 8 m nous amène à -37 m sur de nouvelles étroitures. Cette-fois-ci, elles ne passeront pas sans travaux. Même si cela semble légèrement plus grand derrière, nous laissons tomber devant l'absence totale de courant d'air. Nous remontons en terminant la topo et en déséquipant le gouffre. 

Sur le chemin du retour, Jean Claude trouve encore le moyen de nous débusquer une nouvelle entrée. C'est une salle basse (10 m x 10m) inclinée mais totalement bouchée mis à part un minuscule boyau qui n'inspire personne (SS45 grotte du Felinet). Cette-fois-ci, on peut enfin rentrer chez nous. Sacré JC !

Dans la grotte du Felinet, nous découvrons le crâne d'un petit félin. Bon, vous l'aurez compris, c'est la fin de la journée et nous n'avons pas beaucoup d'énergie pour trouver un nom original  à cette grotte.

La vidéo de Jean Claude est ici

Patrick