dimanche 25 février 2018

Bénac et Garrapit

Samedi 24 février, Jean claude, Marc C et Alain M, nous ne sommes que trois au départ mais serons rejoints par Bubu sur les coups de midi.
Objectif, lever des points d'interrogations sur quelques départs en zone BE, coté Garrapit.

Le soleil est revenu et c'est un régal que de marcher dans ce joli bois, même si le sol est encore un peu détrempé des pluies des jours précédents.
Marc étant de la sortie et ayant bartassé dans la zone il y a près de 40 ans, nous en profiterons pour qu'il nous montre un puits découvert en 1977 et que l'on recherche désespérément depuis 3 ou 4 années.

Nous montons asses léger, les objectifs étant pour une fois de remuer surtout de la terre à l'entrée d'une grotte.
Nous partons donc de la ferme Mourichi et à la bifurcation du Bénac prenons à gauche vers le Garrapit.
Nous sommes dans une zone connue et directement Marc nous mène à une entrée dans la terre, un petit puits de 2 mètres. Nos GPS nous indiquent une cavité connue, que nous avons revue il y a 3 ou 4 ans maintenant et qui avait été jugée terminée.
Aujourd'hui le vent est aspiré violemment. Le départ semble être un méandre étroit.
N'étant pas le but de notre journée nous décidons de le revoir en détail au retour.
Nous continuons la montée, passons sous les lignes HT, montons encore un peu et arrivons à la grotte à désober.
Jean Claude, prévoyant, en a bouché l'entrée avec des blocs afin que les blaireaux ne l’envahissent pas.
Nous nous mettons au travail, retirons les blocs, la terre et pouvons très rapidement y pénétrer, allongé.
Il faut ensuite tailler une tranchée dans la terre ce qui permet de gagner quelques mètres.
Malheureusement, après 6 mètres de progression le travail devient trop important et comme le courant d'air est quasi inexistant, nous décidons d'abandonner.

Nous nous déplaçons vers un autre départ, la Tute de la Houn de Minique.
Petite désobstruction dans la terre pour constater là aussi que la cavité ne fait que 2 mètres de long et qu'une suite serait bien hypothétique. Terminé
Nous nous dirigeons ensuite au Trou du seau. Cette cavité a vu plusieurs équipes y travailler depuis une trentaine d'années. L'entrée est très jolie mais de l'eau s'écoule dans le puits et nous ne sommes pas décidés à nous mouiller aujourd'hui.
D'ailleurs, il serait très intéressant de voir la topographie de cette cavité, si un lecteur attentionné l'avait ?

Nous décidons de rebrousser chemin tout en prospectant et retournons à la cavité retrouvée par Marc.
Casse-croûte, il en est l'heure bien passée.
Ensuite nous regardons de près la cavité et découvrons que des blocs sont tombés dans l'étroiture d'entrée et se sont recouvert de terre.
En nettoyant un peu, nous sondons un puits d'une bonne profondeur.
Dans l'optique d'une réexploration, nous aménageons un peu l'étroiture d'entrée. 
Ce sera un objectif tout trouvé pour une prochaine sortie


Alain M


 Les papillons de Saint Pé

vendredi 23 février 2018

Une sortie du coté de la Pène du Cousset

Jeudi 22 février, jean Claude, Serge, Bubu et Alain M

Après 3 jours de pluie quasiment ininterrompue, nous pouvons enfin réaliser une sortie dans des conditions météorologiques acceptables.
Le froid est revenu mais on n’aura certainement pas le temps d'avoir froid.
L'objectif de ce jour sera l'exploration d'une cavité entrevue récemment par Jean Claude et qui se situe sur le 64, à Arthez d'Asson , sur la Pène de Cousset.
A priori cette zone est pauvre en cavité et nous avons décidé de nous rendre compte sur place de ce qu'il en est.
A 9h30 c'est le départ, au lieu-dit Cot de Tisné.
Un joli sentier devrait nous mener tranquillement vers les sommets et les cavités inexplorées.
Hélas, après le premier quart d'heure de marche, le sentier commence à faire défaut et nous commençons à gravir la pente dans les buis et les éboulis.
Pendant plus d'une demie heure ce sera un vrai parcours du combattant tant la végétation sera dense et vierge de tout passage. Progression épuisante avec des épineux et des ronces ne facilitant pas la progression. J'en ai les bras tout égratignés.
Enfin, après plus de 2 heures de crapahut, nous atteignons un semblant de chemin et pouvons enfin progresser normalement. Nous atteignons la cavité repérée récemment.
C'est une petite entrée laissant présager un puits, les cailloux semblant rouler asses loin.
On attaque le chantier, on est là pour cela, Bubu s'occupe de nous allumer un feu car après les chaleurs de la montée, il fait plutôt frisquet, un peu de neige étant d'ailleurs sur le sol, aux parties à l'ombre.
Le travail avance bien, nous sommes rodés.
Pause casse-croûte, il est 13 heures et vers 14 h le trou se rend et nous livre un passage tant espéré.
Equipement de Serge et c'est la descente malheureusement pas très longue, une dizaine de mètres.
Arrêt sur un aval permettant de voir sur 3 mètres de plus, un amont de 2 mètres qui se pince et surtout pas de courant d'air.
Terminé, levé du croquis, mesure des longueurs et puis c'est tout.
Il est déjà 15 heures, nous pensons à la descente car certain ont des rendez-vous en ville, à 17 heures.
Par où passer, pour éviter la galère de la montée ? Et bien en face nord, directissime, il subsiste un semblant de sentier qui en descente se trouve praticable.
16 heures, on est en bas. Comme on a un peu de temps, on passe du coté de Clot de Hour, voir un châtaigner multi centenaire. Impressionnant cet arbre qui mériterait  d'être mis en valeur.
Alain M









Le GSHP sur la Nouvelle République


mardi 20 février 2018

Reconnaissance et prospection à La Merced (Pérou)

Participants: Pierre Callot (GSHP Tarbes / ECA Perú), Xavier Robert et Constance Picque (Vulcains / ECA Perú), Cesar Huinto (ECA Perú), Lucille Delacour (Vulcains).

Nous décidons de faire sur un week-end une sortie dans la zone karstique la plus proche de Lima qui ne soit pas à plus de 3500-4000 m d’altitude, près de la ville de La Merced. Le problème étant que même le plus proche se trouve loin, il nous faut donc compter de 8 à 12h de voiture pour y aller, suivant le trafic routier…

Vendredi 9 février
Après le travail, nous nous donnons rendez-vous chez Xavier et Constance. A 17h30, nous partons en direction de La Merced. En distance, c’est à 340 km, à vol de Condor beaucoup moins car la route tourne et monte beaucoup, en temps c’est 10-12h. Il faut compter le fait qu’il faut monter au col du Ticlio (4818 m) puis redescende de l’autre côté vers la jungle. La route est équivalente à nos routes départementales, mais avec tout plein, mais vraiment tout plein de camions roulant en convois, parfois entre 10 et 20 km/h… En plus ils roulent et doublent n’importe comment, c’est très stressant. Cela fait qu’à minuit et demi, nous nous arrêtons à Tarma pour dormir, avant notre objectif final. Pourtant, nous n’avons pas vraiment fait de pause, même pas pour manger (et oui, j’ai bien changé !).
 
Samedi 10 février
Nous partons de Tarma vers 7h30 après une nuit assez courte, entre l’altitude et le bruit de la ville… Nous descendons vers San Ramon, la route est magnifique. Nous y mangeons notre petit déjeuné, à base jus naturels frais, de café local, et de hamburgers énormes (le petit jeune César en mange deux à lui tout seul, la veille, nous l’avons probablement traumatisé !).
Nous passons La Merced, puis Perene, et continuons la route vers l’aval. Jean-Loup Guyot nous avait indiqué une grotte touristique dans le coin, donnée pour plus de 1500 m de développement. Nous avons de la chance, cette grotte est facile à trouver car au bord de la route. Nous discutons avec les proprios, et nous montons à la grotte « La Olada » avec les deux fils et leurs chiens (dont un qui s’appelle Hitler…).
L’entrée est belle, en pied de falaise, avec des concrétions et un petit ruisseau qui en sort. Nous avançons en levant la topo et en faisant quelques photos. La grande galerie butte assez rapidement sur une étroiture. Derrière, nous retrouvons l’actif, mais la galerie reste de petit volume. Nous nous arrêtons dans un laminoir (30 cm de haut pour 1 m de large), où il faut progresser dans l’eau… Au total, nous topographions 359 m auxquels il faut rajouter environ 40 m de boyaux non topographiés. A noter que les deux chiens nous ont suivis jusqu’au fond, y compris dans les laminoirs ! Dans toute la cavité, nous rencontrons énormément de chauves-souris, qui te rentre dedans dans les boyaux (je pense que personnes n’était allé dans cette partie).
Une fois dehors, nous revenons sur La Merced pour boire une bière, faire un bon repas et dormir.

Dimanche 11 février
Cette fois-ci, la nuit a été calme et bonne.
Nous déposons Constance et Lulu au Mariposario (=ferme à papillons), tandis que César, Xavier et moi allons à la recherche de deux autres grotte indiquées sur des panneaux à Perene (la « Caverna Metrano » et la « Caverna Juan Santos Atahualpa »). Nous suivons le panneau, et traversons le pont. De l’autre côté, nous arrivons à un grand carrefour, et ne voyant pas d’indications, nous prenons la piste de gauche car c’est la seule qui existe sur le GPS. Nous roulons en balcon au dessus du rio en crue (il a bien plu dans la nuit), et au bout d’un moment, nous interrogeons une personne dans un village. Nous ne sommes pas sur la bonne piste, il nous faut faire demi-tour. Presque une heure de perdue.
De retour au carrefour, nous nous engageons sur l’autre piste, et comprenons notre erreur: il y avait bien un panneau indicateur, mais devant, à 50 cm, un grand panneau publicitaire avait été posé… Nous suivons la piste, c’est bien indiqué. La piste est correcte, mais sans plus. Nous arrivons à Metrano. Les gens du village nous disent qu’il faut marcher 1,8 km, mais que ce n’est pas long (2 min qu’ils disent…), et que c’est facile à trouver. Nous apprenons que la seconde grotte, 3 km plus loin est accessible en voiture. Au vu de l’heure, nous nous décidons pour la seconde, et repartons du village.
En fait, là aussi, il faut marcher. Mais pas beaucoup, juste traverser un rio en crue, puis descendre un sentier un peu glissant au bord d’une belle cascade (50-60 m). L’entrée de la grotte est humaine, mais passé l’éboulis d’entrée, la galerie s’agrandit rapidement (6-10 m de large pour autant de haut). Au bout de 100 m à marcher dans du guano humide, la galerie se rétrécie. Un actif impénétrable arrive en paroi, et s’enfile vers le fond où pour continuer, il faut se mettre à quatre pattes dans le guano liquide. Il n’y a pas de courant d’air, nous sommes habillés avec nos affaires de ville, du coup, nous faisons demi-tour en levant la topo (129 m).
Nous revenons sur La Merced où nous retrouvons Constance et Lulu, puis à 14 h 30, reprenons la route pour Lima. Nous arrivons à la maison à 23 h, bien fatigués.

TPST samedi : 4 h et TPST dimanche : 20 min
TPEV (Temps Passé En Voiture) : environ 24h !!!


lundi 19 février 2018

Une journée bien remplie

Aujourd'hui, samedi 17 février, c'est l'AG du CDSC65 à Beaucens. Rendez vous à 13h30 salle des fêtes pour une sortie avec la commission mine vers Cheze puis AG officielle à 17 heures.
Ça nous laisse la matinée pour se retrouver à quelques uns à St Pé, sous le froid et le déluge,  pour vérifier les kits ASV comme annoncé lors de l'exercice de la borne. Jean Claude aura pitié de nous et nous hébergera dans son garage chauffé !
Puis direction Beaucens et une belle balade dans une mine abandonnée depuis 1929. De superbes paysages souterrains et une bonne partie de rigolade dans ce décor empreint de la mémoire industrielle de la fin du 18ème siècle. On n'a pas vu le temps passer et c'est à la bourre qu'on arrive salle des fêtes pour l'AG rondement menée et bien préparée. Puis c'est l'apéro, l'Axoa, les discussions à n'en plus finir, ... Jusqu'à très tard !
CR Bubu, Photos Louis de Pazzis

Le compte rendu plus administratif de l'AG se trouve sur le site du CDSC65 ICI

vendredi 16 février 2018

Trois compères s'en vont au Bonrepaire

Mardi 13 février 2018. Nous sommes 3, Caro, Marc et moi, à partir pour la grotte du Bonrepaire.
Contrairement à Caro et Marc qui ont déjà eu l'occasion de fureter dans cette cavité, je la découvre pour la 1ère fois et rien à dire, c'est juste une merveille ! Départ tranquille de chez Caro, après un bon café, vers 11 h...nous n'étions pas décidés à nous lever de bonne heure !  Environ 45 minutes de voiture et déjà le trou n'est plus très loin.
La marche d'approche est assez courte et un peu glissante. On se prépare dans une bonne ambiance et c'est parti pour aller voir la merveille...des concrétions à gogo  partout, en haut, en bas, sur les côtés, de toutes les tailles, des colonnes majestueuses, des plans d'eau avec des îlots, des gours...tout ça sur plusieurs niveaux.

Quelques mètres à l'intérieur, un petit passage et nous voilà dans la salle à manger pour la pause casse-croûte histoire de gonfler un peu avant de passer l'étroiture qui mène dans les salles du niveau supérieur. Du coup on se tortille un peu dans ce passage étroit mais le jeu en vaut la chandelle parce que de l'autre côté c'est « plein la vue ! ».
Tout est tellement beau qu'on explore dans les moindres recoins. Puis on reprend le chemin inverse : étroiture, salle à manger pour approcher de la zone des puits. Le premier puits descend le long d'une colonne, on y accède en passant entre deux grosses stalagmites.
Ensuite le décor change, moins concrétionné. En bas du second puits nous prenons un passage qui ressemble un peu à un toboggan...à fond sur les fesses ! Et encore « plein la vue ! », des plans d'eau et au centre des poussées de stalagmites. Au fond des petits passages et des concrétions toutes aussi belles les unes que les autres. On se faufile dans tous les recoins et devant nos yeux émerveillés défile le film de Bonrepaire avec sa forêt de choux fleurs, son ciel de pures stalactites, ses eaux limpides et ses multiples formes qui laisse vagabonder l'imagination...y aurait-il des trolls par ici ?..
Marc aura juste déniché un insecte type coléoptère. Plus tard nous observons un temps de réflexion quant à la façon d'équiper le dernier puits sans faire trop les ouistitis sur cordes. En bas, une galerie et au bout une grotte ! Avec une vierge...non, je plaisante, quoi que ! Cette grande stalagmite nous a inspiré, nous lui rendons une visite très tactile et partageons un moment d'intimité avec dame nature des profondeurs.
Jusqu'au bout, Bonrepaire aura été une découverte de tous les instants. Merci les compères pour cette belle sortie !


Sandrine L.

mercredi 14 février 2018

Un début de vacance bien venté...

Samedi 10 février 2018

Avant de nous envoler vers les Canaries via l'aéroport de Bilbao, nous  profitons de l'occasion pour rendre visite à nos amis basques de Gernika. Le temps n'étant pas fameux et notre séjour dans le coin étant très bref, Gotzon nous propose d’aller visiter un gouffre récemment découvert sur un joli massif qui domine l'océan d’une bonne centaine de mètres. La particularité réside dans le fait qu’après une série de petits puits, la cavité rejoint la mer par un porche qui jusqu'alors n'était pas connu. Nous acceptons sans hésiter. Nous nous retrouvons donc à 5 pour cette ballade qui s’annonce bien sympathique, en plus de Gotzon et de nous deux, Mariano et Oier se sont joints à la partie. Arrivés au départ du sentier, la pluie s’arrête miraculeusement et nous épargne durant toute la marche d’approche.

L'entrée du gouffre s’ouvre dans un lapiaz couvert où d’autres fissures sont en communication directe avec l'océan. En effet, à intervalles  réguliers elles se mettent à souffler violemment, en crachant un nuage de vapeur d’eau, tels de véritables geysers. Nous sommes pourtant à plus d’une centaine de mètres au-dessus de la grande bleue.
À l’entrée de la torca nous découvrons l’important travail de désobstruction qu’il aura fallu mener pour pouvoir atteindre un conduit pénétrable. On se croirait à Saint Pé sauf qu’ici, le courant d’air est beaucoup plus violent mais intermittent car lié au mouvement de la houle.
Au bas d’un premier ressaut en partie creusé dans la terre, nous devons nous glisser dans une succession de petits ressauts étroits, un peu trop sévères pour Oier et Mariano qui décident d’attendre en surface. Gotzon, venant tout juste de se faire opérer du bras, me demande de passer devant, afin de poser des amarrages en inox pour les futures visites. Le gouffre qui n’a été vu qu’une fois jusqu'au fond, s’agrandit peu à peu, mais les coups de vent sont toujours aussi violents au point de nous soulever le casque de la tête dans les étroitures et de nous faire un peu de souci pour nos tympans.
 Vers -80 m, après quelques petits puits plus confortables, je m’enfile dans le dernier passage étroit qui débouche dans la grande salle terminale en communication avec la mer. Ce n’est pas large et avec le kit de corde et le perfo, ça racle bien. Cet étroit goulet franchi, je me retrouve au sommet d’un puits plus vaste au bas duquel je devine de l’eau.

 J’ai à peine terminé de forer mon trou qu’un énorme grondement accompagné d’un souffle puissant me propulse vers le haut me faisant passer à nouveau l'étroiture avec tout le matériel en vrac sans que je puisse faire quoi que ce soit. À peine ai-je repris mes esprits que le phénomène s’inverse tout aussi brutalement. Je me sens alors aspiré mais je parviens tant bien que mal à ne pas repartir dans le goulet. La situation étant assez critique, je presse Sandrine qui était juste au-dessus en opposition sur le même tronçon de corde que moi, de quitter les lieux le plus rapidement possible. En fait elle a subi aussi la violente poussée et choquée a été un peu blessée à l’épaule. Ayant en plus deux sacs emmêlés dans la corde elle a bien du mal à remonter rapidement. Lorsqu’elle parvient près de Gotzon, au sommet du puits étroit, une nouvelle vague injecte son souffle dévastateur. Me voilà à nouveau propulsé vers le haut sans pouvoir rien contrôler. Je cogne de partout et finis par perdre connaissance, probablement en raison d’un choc à la tête. Je laisse Sandrine raconter la suite car à partir de cet instant ma mémoire m’a complètement lâché.

Sandrine : “Arrivée en haut, bien choquée et sans forces, je me penche vers Patrick et le vois inanimé. je l'appelle sans qu'il ne réponde. Je suis sans doute en état de choc. Essayant tant bien que mal de récupérer et j’ai quelques difficultés à réagir.. Gotzon qui est un peu myope, m'entendant appeler sans relâche s'imagine même que Patrick est tombé. Je le rassure et il descend sur la corde tendue avec son croll et son bloqueur. Patrick émerge un peu mais n’arrive pas à nous répondre clairement concernant son état. Il arrive malgré tout à lui passer sa longe et plus ou moins coincé, se plaint quand Gotzon le soulève. Ça finit par fonctionner et après quelques mètres il arrive à prendre le relais. En haut, tous les trois on se regarde, on est verdâtres. Nous nous installons dans une petite rotonde à l’abri du courant d'air, je sors des sucreries à manger bien que nous ayons plutôt la nausée, et du Doliprane. Patrick demande où nous sommes, ce qu'on fait là, si nous sommes profonds, il ne se souvient de rien. Je l'incite à remonter doucement, en lui parlant tout le temps, répétant les mêmes réponses à ses questions inquiètes.
Je prends le perfo et un autre sac et je le suis au plus près. Je le double avant les puits les plus étroits et j’ai bien du mal. Je sens au fur et à mesure que sa voix est plus assurée et il aide même un peu Gotzon à tirer le gros sac de la corde.
Dehors, nous comptons nos aventures à Oier et Mariano en essayant de comprendre ce qui nous est arrivé. Puis nous téléphonons à notre ami Diego médecin spéléo qui est à Bilbao pour lui faire part de notre mésaventure et connaître son avis. Nous n'avons pas très envie d’aller aux urgences à quelques heures de notre départ en avion. Nous convenons alors de surveiller les éventuels signes qui pourraient nous inquiéter tout en gardant un contact régulier durant les prochaines heures. L’état de Patrick n’inspirant pas plus d'inquiétude, nous avons pu maintenir notre départ.
Plus tard, autour de quelques tapas nous reprenions des couleurs et des forces tout en ayant bien conscience que nous étions passés très près d’un accident encore inédit en spéléo et dont les conséquences paraissent difficiles à évaluer...
Mais que s’est-il donc passé au fond de ce gouffre ?
Étant à marée haute, et la houle étant relativement forte, il est probable que, dans ce cas, certaines vagues submergent complètement l'entrée pourtant assez vaste aux dires de Gotzon.  La houle fonctionne alors comme un énorme piston actionné par la gigantesque puissance de l’océan. Le goulet étant probablement le seul exutoire, toute la pression se concentre à cet endroit avant de se diviser dans tous les diverticules répartis plus haut et qui communiquent avec les entrées voisines. Cela explique le fait que nous n'ayons rencontré aucun problème dans les premiers puits. Fort heureusement, la vague en se retirant, s’affaisse et il est probable qu’une partie du conduit devienne à nouveau libre expliquant la moindre puissance du courant d’air aspiré. Une chance…
Sandrine et Patrick

vendredi 9 février 2018

Bat de Hau sous la neige

Jeudi 8 février 2018
Il ne fait pas très beau, mais les flocons ont remplacé les averses... Bref échange téléphonique avec Serge pour trouver un objectif : Bat de Hau ça vous dit ? Nous acceptons sans trop réfléchir et nous voilà à 9 h au château d'eau. Il neige modérément mais la couche est encore très fine ce qui ne gêne pas trop pour marcher. Le rythme est soutenu et au bout d'une heure nous parvenons au fond de la génie. Changement de décor, avec l'altitude et l'absence d'arbre, le manteau neigeux est plus abondant, beaucoup plus... A découvert, nous enfonçons parfois jusqu'aux cuisses. La progression est lente et notre prospection vire un peu à la galère. Qui avait dit qu'il fallait prendre les raquettes ? Nous piquons vers la forêt, ça enfonce moins et poursuivons notre montée jusque vers la côte 1350 m. Pas le moindre trou à l'horizon et de toute façon, notre progression est trop lente pour couvrir du terrain. Pas grave, nous sommes contents d'être là et de barboter dans la neige. De vrais gamins....
Dans la forêt, nous croisons quelques grosses coulées d'avalanche qui nous rappellent que nous sommes bien en montagne. Nous entamons la descente, ça brasse mais c'est moins pénible qu'à la montée. Vers midi, nous trouvons un petit abri près du Chourepich pour casser la croute. Miraculeux !
Nous terminons tranquillement la descente, la prochaine fois nous prendrons les raquettes, ou mieux, nous retournerons quand la neige aura fondu.


Patrick

Compte rendu Commission féminine CDS







Il est excellent le compte rendu de la commission féminine du CDS !
Vous pourrez le lire ICI

dimanche 4 février 2018

Du côté de la Borne 109

Reste t-il des choses à découvrir sur le Montagnon de La Pale ?
Au GSHP nous en sommes persuadés ! Il y a forcément d'autres entrées au Hayau, à la Borne 109, des jonctions à faire entre tous les réseaux connus et certainement d'autres réseaux à découvrir.
Parmi tous les points d'interrogation, un trou très près de la borne 109, le LP 00, appelé aussi trou Domi (certainement trouvé par Dominique Cassou à l'époque du GRAS).
Ce trou souffle bien et semble se diriger vers autre chose que la Borne! C'est cet "autre chose" que l'on cherche.
Aujourd'hui, samedi 4 février, le temps est menaçant. L'hiver n'en fini plus cette année ! Alors le peu de marche d'approche et les perspectives de première nous attirent comme le miel attire les abeilles (pas de commentaire Jitoine!)
Nous nous retrouvons à 4 (Mathilde, Alain, Jean Claude et moi)  pour envisager de vider la trémie, le long d'une faille, d'où s'échappe le courant d'air. Courant d'air d'ailleurs très faible aujourd'hui ...pas bon ça ! Le chantier est encombré de blocs qui menacent de nous tomber dessus. On va d'abord passer quelques heures à sécuriser l'endroit avant de commencer la vidange! Ça ne change pas beaucoup pour Mathilde qui fait souvent ça dans le cadre de ses études en Histoire, sur des chantiers de fouille.


Alors que l'on sort pour casser la croûte et se réchauffer autour d'un bon feu, Serge arrive pour filer un coup de main.

Il plonge d'abord en solitaire puis c'est donc à 5 que l'on continue les travaux. Si le bouchon ne fait qu'un mètre d'épaisseur, on va passer, c'est sur ! .... mais au bout d'un mètre cinquante de profondeur gagné, après avoir remué quelques centaines de kilos de blocs, il faut se rendre à l'évidence. Ca ne passera pas! Pas aujourd'hui en tout cas. Les rares fissures qui apparaissent nous laissent entrevoir des blocs sur au moins un mètre de plus. A regret on arrête tout en se disant qu'il suffirait peut être de bouger un bloc, un seul, pour passer... mais il est possible aussi que ce soit bouché sur 10, 20 mètres ou plus !


On profite des 2 - 3  heures de jour qu'il nous reste pour noter au GPS les coordonnées exactes de la Crèque Noelle, du Hayau, des Coumates et du LP 16 pour alimenter Karsteau avec des coordonnées "modernes".
Et c'est sous le froid et le crachin qu'on rentre à la maison.
Bubu




lundi 29 janvier 2018

Arangou...suite et fin

Dimanche 28 janvier.
Patrick et Sandrine, Joel, Jean Claude, Alain M, Jean Luc et Iko
Nous sommes 7 au départ du sentier avec pour objectif la suite du trou Iko trouvé semaine dernière et qui demande à être continué.
Il fait beau, enfin du soleil. Les massifs sont blancs, paysages magnifiques tout autour de nous.
Après une bonne heure de crapahut nous arrivons au col d'Arangou. La neige est là, nous sommes à 900 mètres d'altitude.
A la cavité, 100 mètres plus haut, c'est bien blanc.
La première équipe (Patrick et Sandrine) se prépare aussitôt, la cavité souffle un air chaud et humide, c'est un bon présage.

L'entrée étroite du trou d'Iko


La deuxième équipe a pour objectif de continuer la désobstruction de l'autre cavité, située à une vingtaine de mètres de la première.
La neige et surtout le soleil, nous incitent avant d'entreprendre les travaux, à aller faire une petite prospection, en neige c'est souvent intéressant.
Nous attaquons par le flanc gauche pour essayer de rejoindre le pseudo plateau situé à 1200 mètres d'altitude. La montée est raide et la couche de neige augmente rapidement.
Lorsque nous débouchons sur la zone intéressante, c'est plus de 30 cm qui sont tombés. Hélas, nous n’avons pas les raquettes et de la prospection dans ces conditions, ce n'est pas la peine d'y penser.
Nous rejoignons le sentier, il y a des traces de marcheur, et redescendons, sans avoir rien trouvé.
Il est déjà 12 h 30, c'est le casse-croûte.

A peine avons-nous terminé, nous entendons Sandrine qui ressort de la cavité.
Le gouffre est en fait un grand décollement où la progression se fait soit entre de grands blocs effondrés soit dans des fractures parfois étroites. Le fond se pince à -24 m et la cavité développe plus de 80 m en se rapprochant de l'autre trou. Tout cela n'est guère intéressant. Aussi nous décidons d'abandonner la désobstruction de la deuxième cavité.

La dernière fracture à -24 m

Nous faisons un repli stratégique et allons prospecter le long des falaises, au contact entre les marnes et le calcaire.
Cela ne donnera rien et la progression deviendra vite scabreuse, la pente d'éboulis ne tenant pas sous les pieds.
Repli jusqu'au col et redescente après avoir observé le vol magistral des vautours et des gypaètes.

Alain M et Patrick

La forêt et son manteau blanc

La gorge humide....

Samedi 27 janvier 2018
Lendemain d'AG, le réveil est tardif et c'est à 10 h passées que nous nous retrouvons à la ferme de la Coumette (Serge, Caroline, Sandrine et Patrick). Le ruisseau coule bien et se perd en partie dans le trou. Pas terrible pour reprendre la désobstruction. Le temps de s'équiper, Serge a déjà détourné le ruisseau grce à son MagicTools. La suite est bien humide. Nous vidons une bonne série de seaux mais le fond se transforme rapidement en une bassine profonde. L'eau a du mal à s'évacuer et en purgeant les alluvions avec un bout de bois, nous parvenons à déclencher un bruit de chasse d'eau suivi de la vidange plus ou moins rapide du plan d'eau. Ça marche relativement bien au début, mais nettement moins bien ensuite. Au bout de 2 h de labeur, l'eau ne s'évacue plus. Nous remettons tout en place et pour éviter que le trou subisse de nouvelles crues, nous aménageons le lit du ruisseau. Serge, Caroline et Sandrine sont à la manœuvre, Patrick avec sa tendinite se contente de prendre des photos. Au retour, passage obligé à la ferme où l'oncle de Serge nous confirme encore une fois le fort courant d'air qui sortait de la perte. Suite au prochain numéro....

Le ruisseau de la Gorge et la perte.

Patrick

AG 2018 du GSHP: Bilan moral

Bonsoir et permettez moi de vous adresser tous mes vœux pour cette nouvelle année.
Je nous souhaite plein de belles sorties spéléos, qu’elles soient classiques ou d’explo, scientifiques ou ludiques, ou tout ça à la fois, mais en tout cas toujours avec cette bonne humeur et ce dynamisme qui reste un peu la marque de fabrique du club qui rentre maintenant dans sa 57 ème année !
Parlons-en justement de ce dynamisme :
Depuis que le blog existe, depuis 2011, ce sont 1107 articles qui sont venus raconter à tout le monde la sortie du weekend, d’un jour de semaine, d’une soirée entre amis, d’une balade prospection sur le massif, de la grosse explo baston à la petite visite en solitaire qui illustrent parfaitement ce que nous apporte le monde souterrain.
Nous sommes tous animés d’une même passion et nous savons le raconter et le faire vivre. Certains de nos articles sont vus jusqu’à 250 fois ! Presque 4000 vus au total pour le mois dernier !
C’est ce dynamisme qui me plait dans le club et il faut que ça continue !
Pour cela, nous avons acheté un peu de matériel pour aider les nouveaux arrivants à démarrer. Ce sont dans un premier temps des combinaisons pour habiller nos jeunes recrues, surtout des filles d’ailleurs !
Et c’est tant mieux !
Je ne sais pas dire si c’est un effet de mode, le résultat de nos actions envers les féminines ou tout simplement le hasard du moment mais il est loin maintenant le temps où on se retrouvait entre mecs hirsutes et mal rasés, où la gente féminine sous terre était l’exception !
Et c’est tant mieux !
La spéléo n’a plus cette image de sport dur, sale, physique, ingrat …Oui, ça peut l’être mais pas que… ! Lisez les compte rendus de Sandrine ou de Caro et vous comprendrez que le plaisir du monde souterrain, c’est la découverte ; c’est l’explo bien sur qui est toujours la première de nos activités, mais c’est aussi la découverte entre amis d’une cavité archi connue, la sortie en classique d’une cavité explorée par le club, une balade sur le massif sur les traces des pionniers de la spéléo…
Nous avons aussi beaucoup investi en matériel cette année, Anaïs vous le détaillera tout à l’heure. Beaucoup de matériel acheté et c’est tant mieux !
Beaucoup d’explo, beaucoup de reprises, beaucoup de classiques, ça bouffe de la corde ! Et nous sommes tous conscient qu’il faut utiliser du matériel irréprochable pour la sécurité de tous.
C’est tout ça le GSHP. Il y en a pour tout le monde !
Le compte rendu d’activité qui suit va vous le démontrer.
Pour ceux qui le veulent, pour ceux qui le peuvent, il y a toujours quelque chose à faire en semaine, en soirée, le weekend….. Et si vous avez envie de faire un petit truc vite fait ou un gros truc sur 2 jours, vite un petit mail sur la liste et c’est parti !
La seule chose qui nous freine bien sur c’est la météo. Et de ce côté-là, on ne peut pas dire que ces dernières semaines ont été simples ! Mais il y a quand même déjà eu 8 sorties depuis le début de l’année, plus ou moins improvisées certes, mais de belles sorties quand même en jonglant avec la pluie et les tempêtes successives.
Cette année, nous allons monter un projet FAAL (Fond d’Aide aux Actions Locales) sur le massif de Saint Pé.  De la même façon que nous avons étudié les années précédentes le synclinal d’Aygue Nègre, avec la reprise des explos au TP 30 Gouffre de la Ménère par  Jean et Anthony on va élargir le projet afin que tout le monde puisse se sentir impliqué à un niveau ou un autre. Cela a commencé avec les explos à l'Arriusec, il y a des trous à revoir dans le secteur de la Pêne de la Hèche  mais également plus au sud, aux beaux jours, en se rapprochant de la Toue. Il y a aussi de la prospection à continuer dans le secteur des Labasses pour mettre enfin les pieds dans le collecteur des rivières du Puts de Tachous, du Gouffre de la Ménère, du gouffre du Chat Sauvage , et d’autres encore inconnues avant de ressortir du côté du Tutet de Ramoun et du Trou du Canyon… Superbe projet cohérent pour le GSHP qui impliquera tout le monde.

C’est comme ça au GSHP, de la spéléo pour tous, pour tous les niveaux, pour toute l’année pour ne pas oublier bien sur, que la spéléo au-delà d’un sport est surtout un loisir et une passion.

vendredi 26 janvier 2018

Un petit tour dans le 64

Ce 25 janvier, Sandrine et moi décidons d'aller faire un tour chez nos voisins du 64. Le premier objectif est le trou du renard à Lées Athas, près de Bedous. 
Le temps est menaçant mais se tiendra tranquille en fait toute la journée.
Nous partons avec l'esprit balade et passons donc par le col de Marie Blanque. Le plateau du Benou me rappelle bien des souvenirs d'enfance. Les montagnes sont belles, je présente Jean Pierre à Sandrine ( Le Pic d'Ossau) et.... nous voilà au bout d'une impasse .
Le GPS vient de beuguer !!!! Bon, nous sommes armées de cartes mais pas très précises, de téléphone et c'est confiante que nous partons vers le lieu dit " Bellocq"....
Le GPS de la voiture pête un plomb et nous rabache "faites demi tour dès que possible " . 
Bon, on n'est pas aidé aujourd'hui !! Nous arrivons à Bellocq et c'est une cascade mystèrieuse " dixit un panneau " qui nous attend. 
Rien à voir avec l'endroit recherché mais c'est très joli quand même! 
Donc à Lées Athas, il y a un lieu dit et une ferme Bellocq qui n'ont rien à voir géographiquement.  Il faut le savoir ! 
Nous rejoignons le point de la route le plus prêt du point d'iphigénie mais ça ne correspond pas à la carte imprimée sur Karsteau...RRRR !!!!!
Nous apprenons après appel à Jonathan qu'il y a les vieux UTM et que je me suis forcément trompé. Impossible de rentrer les bons points UTM car je suis hors réseau internet. RRRR !!!! 
Bon Jonathan nous indique par téléphone le bon emplacement de parking et le chemin à prendre. Nous cherchons désespérément une corde qui devrait être sur notre droite dans la forêt mais nous trouvons finalement le porche intermédiaire et dix mètres plus haut l'entrée tant convoitée ! 
Il est 12h30 !
  
Une grotte bien cherchée a un goût bien plus intense ! Surtout que quand on sait où elle est, elle doit être à 20 minutes de la voiture. 
Le nom" trou de renard" est bien trouvé et c'est en rampant que nous pénétrons sous terre. 
La salle s'agrandit rapidement et c'est debout que nous visitons cette merveille qui mérite bien sa réputation. Le plafond est extraordinaire et tout est splendide. La dernière salle finit en apothéose avec une magnifique cascade et un bassin rempli de  nenupharums.  Nous sommes ravis de cette découverte et oublions toutes nos galères. Elle valait le détour. 
L'après midi est bien entamé mais nous partons quand même vers notre deuxième objectif : le sentier karstique d'Oloron St Pee et la grotte Escurias 3. 
Le temps se couvre et nous sommes les seules à patauger dans la boue et à chercher la grotte. Une fois trouvée, nous nous engageons et suivons l'actif. 
Sur la topo, une galerie fossile shunte la rivière et nous rebroussons chemin pour la trouver. 
Nous tombons en amont sur une galerie supérieure mais qui donne sur une faille assez profonde.  Cette grotte est un vrai labyrinthe. 
Il est tard et nous décidons d'un commun accord que nous reviendrons un autre jour résoudre ses mystères peut être avec un autochtone connaissant la grotte. 
La journée se termine sous la pluie, nous sommes mouillées, boueuses, accolée au coffre de ma voiture qui nous protège à peine et une bière à la main... Que pense de nous ce joggeur sorti de nulle part ? Certainement qu'on doit être deux originales mais très heureuses d'être là où on est et d'avoir passé une bien belle journée.
Caro

jeudi 25 janvier 2018

Au fin fond de l'Occitanie

Mercredi 14 janvier, Jean Claude, Marc C, Joël et Alain M rejoint ensuite par Sandrine et Patrick.

Une nouvelle fois, difficile de jongler avec cette météo capricieuse qui nous oblige à changer un peu les jours de sortie ou alors de les annuler purement et simplement.
Après ce weekend calamiteux, il fallait réaliser une sortie rapidement afin de se dégourdir les jambes.
Habituellement c'est le jeudi mais la météo semblait une nouvelle fois très mauvaise et nous décidons mardi soir de sortir le mercredi. Patrick et Sandrine nous rejoindrons l'après-midi, le matin c'est boulot.
Objectif un peu comme à l'accoutumé, de nouvelles cavités repérées très récemment par Jean Claude.
Et c'est parti, direction le sentier des charbonniers, à l'ouest du Bois de Bénac, entre le 64 et le 65, la zone de séparation des 2 nouvelles régions.
Montée classique, 5 à 600 mètres à prendre, sur calcaire puis marne et à nouveau sur calcaire. Merci les GPS et Iphigénie, un jeu d'enfant pour trouver les objectifs.
La première cavité sera Le Trou des Marmites. C'est une petite entrée qu'il faut agrandir. Ce sera vite fait. Derrière, une petite salle et 2 petits boyaux mais pas de grande continuation comme on aimerait. Et d’ailleurs, pas de courant d'air, mauvais signe. Terminé, dénivelé 5 mètres, développement 12 mètres. Peu mieux faire.

Casse-croûte et nous changeons de zone, repassons dans le 65 et nous retrouvons vers les ruines au col du Bénac.
Nous arrivons à la seconde cavité. C'est à ce moment que Sandrine et Patrick nous rejoignent.
Le second trou est un départ de puits. Là encore un peu de désob et Marc part en vierge. Hélas, pas pour bien longtemps, à -4 c'est déjà terminé.
Nous quittons les lieux et nous dirigeons vers le troisième objectif. Celui-ci sera plus difficile à atteindre. Jean Claude l'a trouvé en arrivant du bas, nous sommes par au-dessus et la descente est légèrement scabreuse. Il est quand même atteint mais une corde est posée afin de ne pas se retrouver plus bas, lors de la désobstruction.
De la terre, des blocs et ça passe. Marc s'y "engouffre" mais là aussi, 2 à 3 mètres et puis plus rien.
Il est déjà 16 heures, nous remontons et entamons la descente.
La sortie se terminera devant une bonne Chouffe à Mont Plaisir.
Bonne journée


Alain M