dimanche 17 septembre 2017

Reprise sur les flancs du Mail Rouy

Samedi 16 septembre

(Sandrine, jean Claude, Patrick, Serge, Bubu, Joël et Alain M.)
C'est un samedi de reprise, les occupations de chacun et surtout les mauvaises conditions atmosphériques n'ayant pas permis de sorties les weekends précédents.
Nous nous retrouvons à 7 pour une petite sortie, la météo est toujours incertaines et vu ce qui est tombé les jours précédents, pas la peine de tenter le diable.
Objectif : des cavités sans beaucoup de marche d’approche, afin de pouvoir effectuer un repli stratégique en cas de nécessité. Il n'en sera rien, le temps sera avec nous jusque vers 16 heures et nous n'aurons droits qu'à quelques gouttes, biens protégés sous une bonne couverture végétale.
Pour certains, nous ne nous sommes pas revu depuis juin voir avant et nous avons tous des souvenirs de vacances à nous raconter.
Partage du matériel et c'est reparti pour de nouvelles aventures.
Après une petite demi-heure, nous atteignons la première cavité, le gouffre de la Foire.
Une première exploration en avril de cette année n'avait pas permis d’atteindre le fond.
Sandrine s'équipe et descend la cavité. Serge la rejoint suivi de Patrick. Ils descendent un premier puits de 15 m suivi d'un second de 6 m. L'ensemble se développe sur une fracture qui se pince irrémédiablement à -27 m. Au fond, un boyau latéral est désobstrué, mais cela ne donne pas grand chose et en plus il n'y a pas d'air.

 Au sommet du P.15 dans le gouffre de la Foire

La deuxième équipe se déplace au Prat det Hour où là aussi il y aurait une suite possible.
Bubu équipe et Alain descend la petite cavité, environ 5 mètres. Au fond un tas de bloc, de très nombreux choux fleurs mais après avoir déplacé quelques blocs, il faut se rendre à l'évidence, il n'y aura pas de suite possible pour nous. Seule l'eau s'écoule, c'est étroit, trop étroit.
Jean Claude descend à son tour et nous remontons rapidement, c'est terminé.
Nous décidons de rejoindre la première équipe, en empruntant "l’arrête", cela devrait permettre de ramasser quelques champignons. Effectivement, les girolles sont au rendez-vous.


 Embouteillage au sommet du P.6
Nous atteignons l'altitude de la première cavité et là nous découvrons un départ.
Il faudra désober, il est midi passé. La première équipe nous contacte et nous rejoint, leur cavité étant hélas terminée.
Pause casse-croûte pour tout le monde, nous en profitons pour souhaiter l’anniversaire à Jean Claude. Bonne humeur.

Après le repas, Bubu dégage un gros bloc qui bouche la cavité nouvellement découverte. Hélas, pas de suite derrière, terminé.
Nous nous déplaçons vers une autre cavité repérée il y a quelques années, le trou des Basses Pernes.
Très joli départ, une nouvelle fois Sandrine part la première. Un puits avait été sondé sur une dizaine de mètres et c'est Serge qui l'équipe. Malheureusement, le fond est bouché à -19 m. Une désobstruction pour atteindre une petite salle supérieure ne donne rien de plus.



Le monstre des Basses Pernes...

Le vent se lève, il faut songer à rentrer. Nous repassons par l’arrête et ramassons quelques nouvelles girolles.
Nous découvrons un autre départ qui est vite ouvert et nous laisse le passage.
Descente sur 5 mètres mais là encore, terminé, pas de courant d'air, que des moustiques !
Il est 17 heures, nous sommes de retour aux voitures. Bonne sortie.
Au fait, vous n'auriez pas une sangle à me passer !

Alain

lundi 11 septembre 2017

Pouzade, Laurences, Péluet et compagnie...

Vendredi 7 septembre, Alain Dole
J'avais prévu de bricoler à la maison mais ce matin, le beau temps m'incite à changer de programme d'autant plus que pour tout le WE on annonce la pluie !
Aussi je décide de monter au "Bergons" pour une rando "cabano-prospecto-champignons"...
Le chemin du départ est on ne peut plus classique : la piste...
Mais au virage, à l'entrée du bois de "Pouzade" je plonge dans le talweg. Sous la hêtraie, je trouve un semblant de vieux chemin de charbonnier et bien plus bas je recoupe une piste de débardage qui remonte au bois de "Laurousse".
Au passage je pointe en bordure de piste un petit trou a désober mais sans CA...
Arrivé dur la crête au-dessus du lieudit "Laurences" (point 1150m) je remonte et suis la crête à la recherche d'une borne qui délimiterait des parcelles. Cette borne est identifiée sur le cadastre Napoléonien de 1815. Je ne la retrouve pas et rejoint bientôt le chemin du "Col Andorre" que nous suivons habituellement lorsque nous montons à "Espades".
Sous la cabane / Refuge d'Andorre je pars en prospection "cabanes" pour compléter l'inventaire... j'en retrouve 3 nouvelles et de plus, parfait la photothèque du site.
Dans les ruines, un groupe de marcheurs fait la sieste près avoir déjeuné...
Ils doivent trouver bizarre ce type avec un carnet et un GPS qui s'arrête sur tous les tas de cailloux et qui sort une boussole pour viser on ne sait quel objectif...
Comme il est bientôt 14h et que les randonneurs prennent le chemin de la descente, je décide d'aller "casse croûter" près du nouvel enclos à bétail construit au-dessus des abreuvoirs et de la perte du "Col d'Andorre"...
Une fois sustenté, je plonge dans le talweg pour rejoindre "l'Aguée". Avant le replat de l'ancien "poste de chasse de Péluet", je trouve un trou que Jean Claude a certainement déjà du repérer. Je le pointe et le photographie au cas où…
Plus loin, avant le gouffre de la Maréchaussée une Foye... Puis enfin je jonctionnne avec "l'Aguée"  non loin de la grotte sépulcrale… Je poursuis ma descente jusqu'à la perte car il me manque des photos du secteur...
A la perte une odeur pestilentielle me prend à la gorge...
En bordure du cours d'eau, il y a un cadavre certainement de mouflon en décomposition très avancée à quelques mètres de la Perte...
Or cette perte, qui résurge 70m plus bas, n'est autre que la naissance de la "Génie Longue"...
Donc le jus de décomposition est entrain de souiller ce beau torrent.
Il faut donc alerter les St Péens de rester vigilent sur la qualité de cette eau pas si limpide que cela !
Au-dessus je remplis ma bourse de girolles, Jean Claude n'avait pas tout ramassé il y a 15 jours, il m'en a laissé 1kg !
N'ayant pas envie re-rebrousser chemin, je prends une voie inconnue, celle qui longe le cirque du "Picharrot" sous les falaises pour rejoindre le "Col d'Escurrens" au "Prat d'Aureil"h.
Jean Claude m'a dit que cela passait… C'est une sente de "chèvre" qui par endroit disparait mais qui est plus aisé à suivre que dans l'autre sens…
Au bas du" Col d'Escurrens" il y a des traces de charbonniers (foye) et à sons débouché un beau gouffre de 5 m de diamètre protégé par du fil de fer pour éviter que le bétail n'y tombe…
Il ne me reste plus qu' reprendre le GR et remonter à l'Escala du "Prat d'Aureilh" qui devrait être notée "Pas deth Brana" (col de la transhumance, passage entre Ségus et Salles).
La montée a été rude… Le chemin ne passe pas loin du L102, mais pas le temps de fureter, il est tard… L'objectif suivant est d'apercevoir au loin la gueule géante du L101 le grand puits dets Carbouès (P35). Allez, encore un effort pour frôler la doline géante dets Carbouès ou L103… Enfin un dernier sursaut pour la délivrance et après 41 virages (je les ai comptés) sortir de la forêt et déboucher sur la crête qui offre une vue plongeante sur la vallée d'Argelès et au pied le Cirque de "Cauci" qui en cette fin d'après-midi entrevois les derniers rayons de l'astre de feu !
Dans moins d'une heure je serais à la voiture, un peu assoiffé car j'ai vidé mes 3 litres d'eau…

Une belle boucle de presque 15 km pour 930 m de dénivelée… Ce qui n'est pas un exploit mais un beau tour dépaysant et sauvage à découvrir…

samedi 9 septembre 2017

Petite virée dans le secteur du Marboré

Jeudi 07 septembre : Un coup d’œil à la météo nous annonce un temps pourri pour le week-end mais ce matin il ne pleut pas et mieux, le ciel semble bien dégagé pour les deux jours à venir du côté de Gavarnie. Pas d'hésitation donc, nous improvisons une petite virée en préparation des expés programmées par Thomas et ses amis de l'association Regard sur l'Aventure. Nous démarrons vers 13 h du col des Tentes, direction la Brèche de Roland, puis le col des Isards où nous bivouaquerons le soir. En attendant, nous profitons de la fin de la journée pour monter au Casque du Marboré (3006 m) qui domine une bonne partie du secteur qui nous intéresse. 

 Arrivée au refuge des Sarradets, fermé pour cause d'agrandissement.

 Nous laissons derrière nous la brèche
et poursuivons en longeant la falaise en direction du col des Isards


 Panorama du sommet du Casque.
Au premier plan à droite, la Tour du Marboré, à gauche le Marboré
et au fond, le Cylindre et le Mont Perdu.


Vendredi 8 septembre : réveil à l'aube, c'est le grand beau temps annoncé. Malgré un matériel réduit, nous visitons une à une les principales grottes des Isards. La plupart sont glacées et offrent des paysages souterrains magnifiques. Mais ces visites partielles ont un goût de trop peu... Le clou est bien sûr la grotte n°5 où des spéléos Suisses ont découvert un fabuleux réseau de plusieurs kilomètres (-130 m) avec de nombreuses passages en glace. Faute de matériel nous n'en verrons qu'une infime partie. Retour en fin de journée après avoir déambulé dans les lapiaz  au bas du Marboré. Nous redescendons avec des images plein les yeux....

Quelques photos prises avec les moyens du bord c'est dire avec une simple Nao :

 Grotte des Isards n°1

 La grotte des Isards
 

Grotte des Isards n°6

 Grotte des Isards n°5

 Des trous et bien sûr des Isards....
Patrick et Sandrine

mercredi 6 septembre 2017

Transhumance en pays kartisque

Mardi 5 septembre 2017, Jean Claude, Joël, Alain M et dix personnes.
Comme depuis maintenant 10 années, la route de la transhumance  d'un troupeau d'ovins de Bazas dans le 33 passe par St Pé de Bigorre et y fait étape. C’est un peu l'occasion de faire la fête et de célébrer cette tradition qui se perpétue malgré tous les développements du progrès.
Cette année l'étape de St Pé était un peu modifiée du fait d’une suspicion de présence, dans la zone de l'Aoulhet, de gale ovine. Il n'est pas question pour le troupeau de passer la nuit, comme habituellement, à l'Aoulhet et de risquer une contamination qui serait bien fâcheuse.
Pour pallier à ce problème, les bergers ont fait appel à notre ami Jean Claude, grand connaisseur de la forêt et qui s'est proposé, en plus de guider le troupeau sur un sentier méconnu, de l’héberger pour la nuit sur le terrain à l'Oustalet, près de la grange.
Nous sommes conviés au "voyage".
Rendez-vous est pris à 8 heures du matin au Bergons, là où l'on part pour nos expé. Nous sommes au total une douzaine de personnes mais le troupeau lui est formé d'environ 550 brebis, 2 chèvres, 2 patous, 3borders collie et un berger des Pyrénées à poil long. Toute une équipe.
A 8h30 le troupeau s'élance sur la piste, 4 personnes en tête, les autres suivant le défilé et les guidant latéralement afin d'éviter tout départ intempestif. A savoir, qu'en plus de marcher, la brebis ne pense qu'à une seule chose, manger !
Sur la piste la cadence est bonne mais dès que nous arrivons sur le petit sentier, le troupeau s'éparpille, se met à brouter et il faut les contenir. De plus, en tête on s'assure qu'il n'y a pas d'autres moutons dans le coin afin de ne pas se mélanger. Le passage est libre et la cohorte avance quand même à bon train, c'est déjà le col d'Andorre puis la descente aux abreuvoirs et la forêt. Là, le troupeau se disperse mais heureusement ils ont tendance à aller tout droit. Quelques coups de sifflet, le travail remarquable des chiens et nous voici rapidement au bas des 7 lacets, non sans avoir évité quelques pierres qui dégringolent de la pente, du vieux sentier disparu.
La forêt presque horizontale est franchie à la queue leu leu et nous voici au bas du col d'Espadre. Il est 11 heures passé, il faut que le troupeau se repose, les hommes aussi.
Deux heures d’arrêt, au soleil, il fait beau, le troupeau s'est égayé sur les pelouses, les sonnailles se sont tus, on est bien, le bonheur. Casse-croûte.

Vers 13 heures 30, des brumes commencent à monter du côté du Picharrot, il est temps de reprendre la marche.
C'est à partir de cet instant que nous empruntons le chemin de Jean Claude et nous commençons rapidement à sentir la réticence du troupeau qui se trouve maintenant en zone inconnue.
La progression vers le Cap de Litas sera laborieuse et de plus, la brume aperçue commence à arriver.
Nous passons une zone où les repousses de hêtres sont très importantes et de l'arrière nous ne voyons plus l'avant du troupeau. Les talkies-walkies seront bien utiles. On arrive sur les "Gayous" et la connaissance des lieux de Jean Claude permet à tout le monde de s'en sortir rapidement.
A noter au passage la vue d'une cavité repérée récemment, "l'aspirateur démentiel". Il porte bien son nom et devrait nous revoir rapidement.

Nous jonctionnons enfin avec le sentier qui va vers Pla de Bers et c'est un peu le soulagement. Seul à un endroit resserré une partie du troupeau arrivera à s'échapper de notre vue mais le berger fort avisé s'en aperçois vite et le son des cloches permettra de faire rapidement une jonction de l'ensemble.
Pla de Bers est atteint, la cadence augmente et à la jonction avec le sentier qui descend au monastère, le rythme s'emballe. Elles ont reconnu les lieux et la descente se fait sur un rythme endiablé.
Ça y est le monastère est en vue, quelques mètres et c'est l'Oustalet. Il est 18 heures passées.
La pelouse à Jean Claude n'a plus qu'à bien se tenir.

La vidéo de Jean Claude est ICI


Alain M


lundi 4 septembre 2017

Fête du sport dans la grotte en cartons

Dimanche 3 septembre.

Dans le cadre du CDSC 65, les Tachous s'étaient encore mobilisés pour participer à cette manifestation devenue incontournable. La 12ème édition cette année.


La météo est restée clémente toute la journée  et le monde est venu. 
En masse. 
Plus de 10 000 visiteurs et comme d'habitude une grotte en carton qui a fait le bonheur des plus petits mais pas que !


L'article et plus de photos sur le site du CDSC 65 ICI


jeudi 31 août 2017

A la grotte de la Palombière

Lundi 28 aout
En route pour la palombière (la grotte) avec Sandrine, Aurélien, maman (Caro) et moi (Lana)
Nous avons pris un petit chemin maman et Sandrine ont fait que parler (blablabliblabla).

 Enfin arrivée à la grotte Sandrine a équipé le puits de la grotte (5 m) puis nous sommes tous descendu.
Nous avons marché, grimpé, exploré  la grotte admiré les stalactites  stalagmites et concrétions et surtout bien rigolé !!!

On ressort  de la grotte, sur le petit chemin du retour on a joué au jeu des limaces (celui qui trouve le plus de limaces a gagné) Sandrine a gagné !!!
Puis nous trouvons une petite table pour manger et boire la bière.

Retour à la voiture avec le sourire !!!

Et pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'y aller, un petit film sur la grotte, réalisé par notre ami Jean Claude. Pour le voir, cliquez ici.

Lana

dimanche 27 août 2017

3 femmes et un tiers....au Bedat

Ce 23 Aout, nous décidons Kat, Sandrine et moi Caro, d’aller nous balader à la grotte du Bédat du coté de Bagnères. 
Pour la petite histoire, cette grotte fut habitée pendant la période gallo romaine. Vers 1860, la grotte est aménagée pour les visites et se trouve alors prisée par les Bagnérais et les curistes. Son intérêt touristique périclitera après la découverte des grotte de Medous. 
Cette grotte est connue pour abriter 7 espèces de chauves souris et rassemble plus de 1000 individus au printemps. Elle est également le berceau de la biospéléologie et est dédiée à l’étude des invertébrés cavernicoles. 
La grotte a été fermée pour protéger toutes ces bébêtes !
C’est donc en admiratrices averties que nous obtenons les clés auprès de l’office du tourisme  pour aller contempler cette grotte. Vers 11h, le ventre bien rempli de café, chocolat et jésuite, nous arrivons aux abords des poteaux fermant l’accès. Une clé permet de déverrouiller un poteau et de se faufiler dedans. Le porche d’entrée est magnifique et dedans le départ est volumineux.
On voit encore, comme à la grotte du roi, les vestiges des visites touristiques : anciennes sculptures de plâtre, chemin, barrières, systèmes d’éclairage. La topo est nécessaire car il y a trois entrées et plusieurs réseaux différents à explorer. Un réseau nous intrigue et nous avons envie de sortir des sentiers battus. Après une petite escalade, celui-ci est équipé d’une corde et c’est en pendulant que nous partons explorer un balcon prometteur. 
Effectivement, celui-ci est magnifique. Une coulée de concrétions vient s’échouer dans un lac magnifique !! Après avoir ripaillé, nous partons vers le réseau inférieur. 
Celui-ci est beaucoup plus étroit. Un vrai labyrinthe ! Nous mettons de la rubalise, des cairns et nous progressons dans cette cavités de plus en plus sympathique. 
C’est immense, parfois étroit comme un clapier, parfois grand comme une salle de bal. Bref, on se régale. On ne verra pas d’invertébrés mais de nombreuses chauves souris. Vient la fameuse question : qui fait le compte rendu ? 
Un nouveau jeux spéléo est créé pour mettre d’accord tout le monde : le pile ou cailloux. Et oui, on s’amuse comme on peut….On vous expliquera les règles obscures….La journée se termine par un sacré combat lors du reverrouillage du poteau. 
Une bien belle sortie comme d’habitude …..




samedi 26 août 2017

L'EDS au Tonio

Ne manquez pas le compte rendu de la dernière sortie EDS le 25 août au gouffre Tonio

C'est ICI

vendredi 25 août 2017

Quelques cavités en Pays catalan !

Profitant d’un WE chez mon frère dans les Pyrénées catalanes, me voici en chasse de quelques cavités à visiter et à faire visiter à mon neveu de 12 ans. Toutes les belles classiques étant verrouillées et inaccessibles ce WE du 14 juillet, je me rabats sur d’autres moins remarquables.
La 1ère est la grotte de Sirach, dans le village de Ria-Sirach, à quelques km de Villefranche-de-Conflent. Sans topo, nous accédons à l’entrée de la grotte, faut dire que l’adresse « Rue de la Grotte » (comme à Lourdes), on ne peut pas se tromper !
Nous visitons cette cavité aux grands volumes accessibles sans aucune verticale, sinon quelques ressauts. Ce ne sont que méandres et salles fossiles. En 2 heures nous furetons partout et aucun bras ne nous semble avoir été délaissé. Mais toutefois nous ne trouvons pas la sortie secondaire par l’intérieur, mais uniquement par l’extérieur, 80 mètres sous le porche d’entrée principal.
Nous reviendrons pour faire la traversée ! Nous avons trouvé malgré tout quelques belles concrétions et pas mal de désobstructions d’étroitures, certaines paraissant assez récentes. Présence de dolichopodes.
Nous ressortons heureux d’avoir échappé si longtemps aux 35°C extérieur !
La suite de la journée sera une toute petite cavité au-dessus du Camping Mas de Lastourg, à Villefranche, répondant au beau nom de Grotte de la Fraternité. Pour un 14 juillet, c’est pas mal !
On l’atteint par la route allant au camping et au S.H.EM., puis en grimpant sur le Rabouillet (forêt domaniale du Conflent). Le long du canal d’irrigation Boher, datant de 1870 environ, à 630m se trouve l’entrée de cette petite grotte, comprenant une 1ère salle accessible facilement, très concrétionnée, puis une 2nde après une étroiture (N42,57467°, E2.34416°).
Le lendemain, je gravis le massif d’en-face « Le Sant Père » que je connais bien, pour l’avoir parcouru en randonnée dans tous les sens jusqu’au Roc Campagna (1134m). Il comprend de nombreuses cavités, dont la célèbre Grotte de ND-de-Vie, très visible depuis la RN. Sans en dire plus, rapidement on tombe sur l’entrée d’un gouffre dont l’entrée est fermée par une porte métallique (d’au moins une cinquantaine d’années). Fort heureusement elle n’est pas verrouillée ! De là on peut atteindre rapidement sur une petite plateforme, le porche d’entrée d’environ 5x2m, d’une grotte dont j’ignore le nom et que j’appellerai Grotte du Sant Père (N-, E2,32982°).
Dès le début, on constate qu’un ou plusieurs spéléos y ont consacrés de nombreuses heures de désob. Une brouette, quelques outils, des montagnes de déchets de désob à l’entrée, sur les parois latérales du boyau d’entrée, large d’environ 3m. Il y a là beaucoup d’érosion de la roche mère nue et de nombreux petits puits remontant. Il s’agit d’une conduite forcée principale avec plusieurs affluents secondaires horizontaux ou verticaux. Je parcours cette cavité jusqu’à son extrémité pendant 30 minutes environ, en retrouvant de nombreuses traces de désob avec des pailles. Au terminus, une pelle bêche laissée sur place prouve que le travail n’est pas encore terminé pour les collègues !
 Je ne mettrai donc pas plus d’indications sur son accès car elle est toujours en explo. A la redescente, vers 17h15 je m’engage dans le Gouffre de la porte métallique (Gouffre du Sant Père). Un 1er puits de 10m mène à une galerie fossile qui s’enfonce sous le massif. La progression est relativement facile, la mise au gabarit ayant été très correctement faite là aussi. J’y trouve plusieurs concrétions le tout dans de très petits volumes qui mettent à mal mes genoux ! Quelle n’est pas ma surprise de trouver au bout de 30 minutes, après un virage, une petite salle au centre de laquelle est suspendue au plafond une échelle spéléo galva. Elle permet de franchir aisément un petit P8. Je suis peu avant le terminus actuel, où je retrouve également les outils du tachou : un seau « maison », une corde, un burin. Pas sûr de connaître les spéléos, mais suspectant tout de même l’un d’entre eux rencontré il y a quelques années, je donnerai les noms de « le Gaby » et « le Gabriel » à ces 2 trous. Qui que ce soit qui ait creusé, merci à lui (à eux), j’ai passé un bon moment sous terre en pensant à leur travail de titan.

 Marc





dimanche 20 août 2017

Amalgame 2017


L'excellent compte rendu du camp Amalgame 2017 se trouve ICI.

Ce n'était jamais arrivé: il n'y avait pas de Tachous cette année sur le camp.
J'espère que ce compte rendu va en motiver quelques uns pour participer à Amalgame 2018 !

Bubu

dimanche 13 août 2017

3 heures, 10 mètres, 2 kgs

Nous sommes 3 aujourd'hui: Véro, Jean Claude et moi.
Le beau temps est enfin revenu et Jean Claude nous emmène voir une belle entrée qu'il a repéré vers le Merdanson,  du côté de Louscuts, dans les Basses.
Le départ du Pont de l'Arresec est assez rapide. Direction le Col de Teich que l'on atteint 2 heures plus tard. A partir de là, un vague sentier glissant à souhait longe la pente. Puis c'est la longue montée "comme on peut" vers le Nord, vers le Col de Pan. 250 mètres en dénivelé qu'il faut se gagner mais heureusement le coin est plein de girolles et de pieds de mouton. Le sac déjà lourd se remplit.
3 heures après le départ, on tombe pile sur le trou perdu au milieu de nulle part! Il fallait vraiment aller l'y trouver. L'heure du repas est passée depuis bien longtemps ! On allume un feu car il fait plutôt frais à cette altitude. Jean Claude s'éclipse, fouille sous une souche, et revient avec une bonne bouteille ! Les traditions ne se perdent pas !
Le trou est une belle entrée de 2 mètres sur 4. Des hêtres providentiels permettent de bien démarrer l'équipement mais pas possible de continuer en amarrages naturels jusqu'au palier; surtout que je suis sur de la 8mm. J'aime pas ça du tout ! On dirait un débutant qui n'a pas confiance au matériel!
Il faut se résigner à planter un goujon mais on a aussi monté le perfo ! (Ha, c'est pour ça que les sacs étaient lourds ?).
8 mètres plus bas, c'est le traditionnel toboggan de feuilles mortes qui nous emmène à la base du Puits, bouché de toutes parts! Une petite lucarne à désober sur le côté semble donner 2 mètres plus bas sur une autre base de puits. Mais il n'y a pas du tout de courant d'air, le jeu n'en vaut pas la chandelle. Le Puts de Louscuts fera 10 mètres et est considéré comme terminé et puis c'est tout !


 Déséquipement et descente dans la foulée en ramassant les girolles et les pieds de moutons sur le passage. 2 bons kilos de plus!
2 bonnes heures seront nécessaires sans traîner pour retrouver la voiture.
Certains vont dire que le TPMA (Temps Passé en Marche d'Approche) est bien supérieur au TPST (Temps Passé Sous Terre) mais ce qu'il faut surtout retenir c'est qu'on a passé une magnifique journée, fait une superbe balade et levé un nouveau point d'interrogation sur ce massif où Jean Claude a trouvé bien d'autres cavités nouvelles. Encore plus loin !

Voici la Vidéo de Jean Claude en cliquant ICI

Bubu