vendredi 24 novembre 2017

Operation sauvetage aux hydrates de carbone.

Et c'est parti direction la Papouasie Nouvelle Guinée pour la grotte d'Esa'ala avec le spéléo Andrew Wright. Bon en réalité nous sommes bien restées dans les Pyrénées, pour une opération sauvetage femme enceinte en mal de profondeur, afin de visionner "Sanctum" un film d'aventure d'Alister Grierson et produit par James Cameron.

Bien sur, ce film qui traite de la spéléo est inspiré de l’expérience vraie d'Andrew Wright, qui s'est retrouvé coincé lors d'une montée des eaux.
En fait, ce film est inspiré de manière trés large de faits réels, mais pour une fois que dans un film qui a pour decor une cavité, les speleos ne se font pas devorer par des gnomes infernaux, il a fallu que les speleos s'entretuent en s'empalant sur des stalactites, apres que les 3/4 de l'équipe soient decedés dans des circonstances tragiques.

En bref, une soirée rigolade entre copines, à grand renfort de bonbons Haribo, plein de nouveaux projets souterrains entre amis et surtout une bonne dose d'auto dérision.

Kath

dimanche 19 novembre 2017

Le petit trou oublié dans les Basses

18/11/17, Véro, Dom et Bubu

Le proprio de la Grotte voudrait bien la visiter. On avait essayé l'année dernière mais le trou était en crue. Il en avait reparlé récemment avec Véro.
Oui mais voilà, l'équipement de la cascade à l'entrée du trou, un puits d'une dizaine de mètres, était trop technique pour un débutant, il fallait réequiper .
Véro voulant faire découvrir le trou à Dom, (Domi Cassou), ce sera pour moi l'occasion de les accompagner et préparer ainsi la visite du proprio.
On se retrouve à 10 heures au parking. Pour une fois la marche d'approche est rapide et on plonge rapidement. Il fait beau depuis plusieurs jours mais le puits est encore bien arrosé.
Véro équipe le plus loin possible dans le méandre et un Mickey nous permettra une descente hors d'eau pour peu qu'on se repousse bien de la paroi. Une dèv serait idéale, l'amarrage est en place, mais cela compliquerait la chose pour un débutant.
A la base du puits, il faut chercher les passages dans la trémie qui ne sont pas toujours évidents et on arrive enfin à la rivière. Elle est toujours aussi belle. Je me régale.
On laisse Dom passer devant. Il mitraille et lui aussi en prend plein les yeux.
Les discussions vont bon train. Ne nous mentons pas, c'était aussi un but de cette sortie commune. Il y a eu tellement d'incompréhensions, de non-dits, de rancœur, de gâchis.... il était temps de se parler. Autour d'une table ça aurait dégénéré. Là, nous sommes animés par une passion commune qui apaise les tensions.
On arrive au siphon. Les traces de crues remontent très très haut. C'est impressionnant. Petit détour par la galerie de l'As de pique et retour vers la sortie. Une rubalise déroulée dans la trémie serait une aide non négligeable!
Casse croûte vers 15 heures arrosé d'un bon madiran. On vient de passer un bon moment ensemble avec des discussions franches et honnêtes. Il reste pas mal de boulot mais le premier pas vient d'être franchi.
Je pars vers Espiaube pour rejoindre les copains en espérant que là aussi ce sera une Réussite.
Bubu


vendredi 17 novembre 2017

Dans les "basses" du coté du col de Teich

Jeudi 16 novembre, Patrick, Sandrine, Jean Claude, Joël et Alain M

Ce samedi nous "délaissons" un peu les montagnes de St Pé pour aller en rive gauche de l'Ouzom, voir quelques cavités repérées par Jean Claude il y a quelques temps.
Rendez-vous au pont de l'Arresec pour une montée peinarde, un joli sentier nous mènera sur zone, sentier certainement emprunté exclusivement par les chasseurs.

Nous atteignons rapidement la première cavité à voir. C'est un petit départ et pour le franchir il nous faudra retirer un très gros bloc devant l'entrée.
Après moult coups de masse et l'aide de la barre à mine et des burins, c'est chose faite. Hélas il nous faut nous rendre rapidement à l'évidence, pas de suite possible, malgré un courant d'air bien marqué mais provenant certainement d’une fissure. Terminé.
Casse-croûte puis nous continuons la montée. Un nouveau départ est atteint.
Il s'agit d'un beau méandre perte. Son explo ne permet pas hélas d'atteindre de suite et nous le déclarons lui aussi terminé. A noter la présence d'une myriade d'araignée.


Nous continuons la montée et atteignons le troisième objectif.

Il s'agit d'une très belle grotte ayant servie comme repère aux ours, la présence de 3 bauges et de quelques ossement l'attestant.
La galerie est de belle taille, déclive et encombrée de nombreuses pierres et blocs, en équilibre instable. Vers le fond nous découvrons un petit passage qui pourrait peut-être donner sur une suite.

Nous remuons des blocs et des blocs mais après plus d'une heure de travail nous décidons d’arrêter, il faut penser au retour, à cette saison les jours sont bien courts.

Le retour se fera au pas de course, la tête pleine de nombreux souvenirs et tous prêts à de futures explorations.



Alain M

TP30: Mission 765.

Épisode 1: Objectif -275.

Mercredi 15 Novembre.

Cela faisait quelques temps que nous discutions, échangions, polémiquions sur cet éventuel futur projet. Après avoir fait subir de nombreux interrogatoires à Serge, courant d'air? Eau? Volumes? Approche? Bivouac? Et j'en passe... Ce gouffre s'est présenté comme la suite logique après la fin de nos explorations sur le secteur du Soum de Conques. Après une première sortie annulée à cause d'une météo capricieuse, ce mercredi ci s'annonçait idéal.

C'est à 7h45 que Jean et moi retrouvons Serge près des grottes de Bétharram, au départ du sentier qui mène au plateau de l'Isarce. Nous nous répartissons les 350m de cordes, la bonne cinquantaine d'amarrages, puis nous attaquons la montée. Il nous faudra pas moins de deux heures à bon train pour rejoindre le plateau. Et là, belle surprise de découvrir une magnifique vue, à la fois sur la plaine et sur les sommets enneigés. Nous partageons quelques souvenirs des camps effectués par le passé, puis rapidement nous arrivons au trou. Jean et moi nous préparons, alors que Serge nous prépare les kits. Nous ne serons que deux à aller sous terre, Serge redescendra en suivant.

Jean commence l'équipement et le moment est assez fort. Un peu comme s'il nous passait le flambeau, Serge nous remet les clefs de notre nouveau terrain de jeu. Quelques derniers conseils et nous voilà partis. Les spits ont vingt ans, mais sont étonnamment propres. Nous plantons seulement 3 ou 4 goujons. A 14h30 notre objectif du jour est atteint, nous sommes au pied du P.147 à la cote -275. Nous trouvons un endroit bien sec pour manger et laisser un peu de matériel avant d'attaquer la remontée. Il nous faudra 1h15 pour rejoindre la surface. Au retour nous visitons la cabane de l'Isarce située à seulement 10 minutes de l'entrée du trou. Nous serons certainement obligés d'y bivouaquer passé une certaine profondeur. La descente est plutôt rapide, car il nous faudra 1h pour rejoindre la voiture.

Le premier objectif rempli, le suivant pointe le bout de son nez. C'est logiquement la poursuite de l'équipement jusqu'à la cote -500.


Antho.

Point final au SC 147.

Mercredi 1er Novembre.
 Suite à notre sortie précédente du mercredi 25 Octobre, durant laquelle nous étions arrivés au bout de ce gouffre, nous décidons d'y retourner en suivant pour déséquiper et récupérer le matériel installé dedans.
C'est donc de bonne heure que Jean et moi attaquons la marche jusqu'au col d'Andorre pour y rejoindre Serge qui a pris un peu d'avance. Arrêt habituel à l’abreuvoir et nous filons rapidement au trou.

Nous avions déjà déséquipé en partie le gouffre et stocké des cordes et amarrages dans la salle du Fafarjo. Ce matériel à lui seul nous remplit déjà un kit complet et bien lourd à traîner dans le méandre. La suite ressemblera à un beau travail bien organisé. Un au déséquipement, des allers-retours dans le méandre pour les deux autres et ceci  afin d'amener tout le matériel au pied des puits d'entrée. Pour finir, la remontée finale sera moins... méthodique, mais plutôt « bourrinage ». Lestés de nos lourds kits nous préférons effectuer un seul voyage que faire des montées-descentes.

La sortie se fait en milieu de journée, nous redescendons bien chargés après une pause repas au col.



Antho.

mardi 14 novembre 2017

Sortie féminine chez Tonio

Lundi 13 novembre 2017


Sur le site du CDSC 65, la sortie de Caro et Sandrine au Gouffre Tonio à St Pé de Bigorre  ICI

lundi 13 novembre 2017

Entre 10 averses

Dimanche 12 novembre.

Patrick et Sandrine, Alain M

Comme chacun a pu le constater, le temps ne se prêtait vraiment pas à la sortie spéléo ce samedi et ce dimanche.
Presque tous les sites météo s'accordaient à nous prédire de la pluie, de la pluie et de la pluie !!
Sauf un, certainement plus optimiste qui voyait du "soleil" en début de matin ce dimanche, sur Bagnéres de Bigorre mais de la pluie du côté de Pouyastruc et sur tout le nord du département.
Les téléphones chauffent ce dimanche matin, de chez moi je vois une éclaircie plein sud (!) Patrick une plein ouest et Jean in-situ confirme.
Rendez-vous à 10 heures au pin penché (Sequoiadendron giganteum) et route à la Croix de Manse.
Nous retournons au Souffleur du Tucou, vérifier d'où vient ce courant d'air, certainement que nous n'avons pas tout vu.
Et surtout, peu de marche, abri facile dans la première "salle", etc etc...
Montée rapide, uniquement quelques gouttes d'un crachin qui nous ferait presque croire que nous sommes en bord de mer !! !
Equipement rapide et l'on s'engouffre à trois dans la cavité. Il y a du vent, ça souffle. Dans l'étroiture verticale, il est vraiment bien marqué.
Nous atteignons la salle "terminale".
Un coup d’œil au gros bloc à droite et effectivement le vent vient d'ici, merci Caro.
Dessous du vide nous semble-t-il, c'est certainement la suite.
Travail de désob, il faut réduire le bloc, on en a maintenant l'expérience.

Chaîne de cailloux, passage du seau, cela avance bien vite et déjà Patrick nous annonce que ça va passer.
Effectivement, un beau vide se dessine et l'on aperçoit le fond deux bons mètres plus bas.
Patrick descend (c’est encore un peu étroit mais ça passe).
Il s'allonge à droite, à gauche mais ne peut que constater que nous sommes dans une fracture, que l'amas de bloc ne laisse pas prévoir de grand vide et qu'une désobstruction de cette zone serait bien aléatoire.
Nous décidons de stopper les frais, rien de bon pour une vrai suite spéléo, si ce n'est ce courant d'air constant qui nous nargue. Il faudra y revenir par temps froid, on ne sait jamais. Et avec l'hiver qui approche, ce sera pour très bientôt.

Casse-croûte de rigueur, midi est déjà passé depuis pas mal de temps.
Patrick sort le matériel topo et un relevé minutieux de tous les départs possibles est effectué.
Lors de la remontée un autre départ attire notre attention, bien ventilé, mais il redonne au même endroit.
A 14h 30 nous sommes dehors.

Tiens, il n'a même pas plu.
La pluie sera quand même là lorsque nous arriverons aux voitures...

Alain M


dimanche 12 novembre 2017

L'EDS aux Moustayous



Sur le site du CDSC 65, le compte rendu humide de la jolie traversée Moustayous ARVA par l'EDS le 11 novembre 2017 ICI

samedi 11 novembre 2017

Séjour d'automne en Cantabria

Toussaint 2017 :
Comme chaque année, une équipe d'habitués nous a rejoints en Cantabria. Globalement, la météo a été avec nous et durant une dizaine de jours nous avons pu alterner les prospections, les explos et les désobstructions sans vraiment s'arrêter. Le réseau de la Gandara, cible principale de nos recherches durant ce séjour, résiste toujours. Dans les amonts situés les plus au sud, nous avons enfin attaqué l'escalade de la grande cheminée située à l'extrémité du méandre du Champignon. Il faut dire que l'accès n'est pas très folichon. Après les étroitures de la zone d'entrée, il faut descendre au point bas du réseau (-140 m), mais plus on se rapproche du niveau de base, plus cela devient gras et humide. L'apothéose est un puits tapissé d'argile qui arrive au beau milieu d'un lac. Afin de l'éviter nous avons équipé une longue main courante au-dessus de l'eau sur des parois glissantes pour ne pas dire gluantes. Une fois l'obstacle franchi, celles-ci se resserrent sur un méandre à l’Égyptienne gras au début, propre mais humide et abrasif ensuite. Cela dure 700 m... 

 Le méandre du Champignon dans sa partie la moins inconfortable.

Au terminus, tout le courant d'air, et il est fort, provient d'une vaste cheminée arrosée estimée au laser à plus de 50 m. Serge avait commencé l'escalade sur 7 à 8 m. Nous retrouvons les goujons qu'il avait plantés et continuons la montée jusqu'à un grand palier situé à peu près à mi-hauteur. De celui-ci, nous voyons clairement un beau départ de méandre, mais sur la paroi opposée. C'est ballot... Dur dilemme... Finalement nous choisissons de traverser le puits. Le perfo ne chôme pas et une lucarne providentielle nous permet de gagner du terrain et d'éviter une partie de la traversée. Ce jour-là, nous explorons un beau méandre sur 350 m, mais visiblement la suite n'est pas là. Il va donc falloir rejouer du perfo...
De l'autre côté du massif, nous avions beaucoup misé sur le Sirocco, un trou avec un courant d'air aspirant hors du commun. A force de désobs à répétition, nous étions parvenus à -41 m cet été, bloqués par une vilaine trémie. Cette fois-ci, elle n'a pas résisté longtemps et choisissant de la contourner par le bas nous sommes parvenus au bord d'un puits où les cailloux semblaient dégringoler sur plusieurs dizaines de mètres. En plus, nous étions enfin dans de beaux calcaires, ce qui semblait de bon augure... 

La trémie du Sirocco, pas belle, pas touche...
 
Mais voilà, même si le puits faisait près d'une soixantaine de mètres, il ne sortait pas des grandes fractures que nous avions à l'entrée et qui s'apparentent plus à des cassures qu'à des conduits karstiques. Au point bas, vers -110 m, nous n'avions pratiquement plus d'air et la fracture longue de plus de 20 m se pince irrémédiablement. Dommage, on y croyait...  
Heureusement, pour nous remonter le moral, deux bonnes séances de désobstruction dans la torca de la Garma de Ulles ont abouti à la découverte d'un beau puits, bien formé cette fois. Mais c'était la fin du séjour, nous n'avions qu'une corde de 30 m et nous nous sommes contentés d'écouter les cailloux dégringoler et rebondir au loin. Affaire à suivre...

 Découverte inattendue...
Pour varier les plaisirs nous avons aussi trainé nos bottes dans d'autres secteurs comme dans cette petite grotte située plus au nord et dans laquelle, après avoir déplacé quelques blocs nous avons eu la surprise de découvrir 500 m d'une petite rivière souterraine.
Prochain épisode, en décembre.


Patrick

Petite Eclaircie du côté de Pé de Hourat

Vendredi10 novembre 2017
La grisaille est tenace mais la pluie du début de matinée s'arrête miraculeusement, laissant la place à un ciel bas mais pas trop menaçant. Ni une ni deux, après un petit coup d’œil sur la carte nous choisissons d'aller nous dégourdir les jambes du côté de Pé de Hourat (64). Il y a quelques trous à retrouver et peut-être aussi, un peu de prospection à faire. Nous partons derrière la pisciculture par un sentier qui monte sur le flanc ouest du Castet Arrouge. Nous ne restons pas longtemps sur le chemin, préférant monter tout droit, la où il y a du lapiaz et de beaux affleurements calcaires. Nous ne trouvons pas grand chose et une fois sur les crêtes nous basculons sur l'autre versant. Ici, la foret est moins dense et il y a moins de ronces. Juste au contact marnes/calcaires, nous retrouvons plusieurs cavités assez intéressantes, principalement des pertes dont une qui mériterait d'être revue.


Nous les pointons soigneusement avant de redescendre dans la vallée.

Sandrine et Patrick

vendredi 10 novembre 2017

Le coin technique

Installation d'une déviation par Caro
(Photos Marc)


1 Je cherche un endroit où mettre en place un anneau pour dévier la corde sur laquelle je descend


2 Je mets un mousqueton dans l'anneau et j'y passe la corde de descente au dessus de mon descendeur


3 Je poursuis ma descente. La corde est déviée et ne frottera pas contre la paroi à la remontée.



4 Je cris "libre" en arrivant en bas !

(Bon d'accord, les puristes auront vu que j'ai triché, que les photos ont été faites à la remontée car Caro a passé la corde dans son pantin! PAS DE CORDE DANS LE PANTIN A LA DESCENTE BIEN SUR!!!)
Bubu

mercredi 8 novembre 2017

L'EDS à la découverte du Thierry Barragué



Sur le site du CDSC 65, le compte rendu de la sortie au Barragué par l'EDS le 7 novembre 2017 ICI

dimanche 5 novembre 2017

Sur les flancs d'Espiaube

Samedi 4 novembre

Ce sont 10 Tachous qui se retrouvent ce samedi matin, au départ de Rieulhès. Anaïs, Caro, Isabelle, Jean Claude, Jean Luc, Joël, Marc, Pierre-Michel, Bubu et Alain M.
Le ou les objectifs sont connus de tous, pour une partie la suite de la désobstruction du Trou de la Réussite, pour les autres peut être une nouvelle cavité qu'il faut désober et 2 nouveaux puits à descendre. La journée promet d'être bien remplie.
Le temps est menaçant et pendant quelques minutes la pluie se met à tomber, mais cela sera de très courte durée.
Nous garons nos véhicules près de ceux des chasseurs, une battue sanglier est en cours de réalisation. Heureusement, aucun poste du coté de nos objectifs, la voie est libre et sécurisée.

Le matériel est vite réparti et la marche d'approche réalisée. Maxi 10 minutes, que c’est bien !
La première cavité a été mise en protection de la pluie par JC et une jolie bâche bleue arrêtera la pluie si nécessaire.
Les conversations vont bon train, tout le monde étant heureux de se retrouver.
Première équipe, 7 personnes.
Il s'agit de vider la Réussite et il faut des bras et des seaux.

La chaîne se met en place, des étroitures sont agrandies, de la terre, de la glaise et des cailloux retirés. La séance durera de 10h à 13 heures et de  14 h à 17 heures 30. Bubu a été trop optimiste, il comptait bien passer aujourd'hui dans les grandes galeries. Ce sera pour une prochaine fois.

Mais cela avance bien, on voit du vide, une suite à l'horizontale dans des blocs et de la terre plus ou moins concrétionné. Les parois sont tapissées de "choux fleurs", le vent est présent, tout est engageant pour continuer le travail.

Deuxième équipe: ils sont 3 à attaquer cette trémie soufflante sous le sentier. Mais ils abandonnent au bout d'une heure. Il ne s'agit que d'un amas de blocs plus ou moins pris dans la terre...rien de karstique. Le trio décide alors d'aller jeter un coup d’œil aux 2 puits repérés par Jean Claude plus bas dans le bois. Le premier est vite descendu. Il ne fait que 5 mètres, arrêt sur un tas de blocs sans suite et sans courant d'air.
Direction le deuxième trou, un peu plus haut que le premier mais toujours plus bas que la Réussite. Vous suivez ?
L'entrée est étroite, seul Marc réussira à passer pour descendre un joli P6 et arrêt sur 2 puits d'une dizaine de mètres. C'est plutôt large et ça à l'air de bien barrer. Le trio remonte manger avec les autres avant de récupérer une corde de plus, quelques amarrages et de quoi rendre l'entrée confortable. 
Une mention spéciale pour la tarte aux pommes de Gwenn et le cake d'Isa 



Pendant que les mineurs retournent ....à la mine, ils ont le plaisir de descendre 2 jolis petits puits de plus mais malheureusement les différentes suites possibles sont trop étroites.

Pas de courant d'air sensible mais avec le temps qu'il fait ça ne veut pas dire grand chose. Ce sera le Trou de Saint Hubert. 
Tout le monde est réuni vers 17h30. La nuit tombe déjà, il est temps de rentrer. Arrivé aux voitures, on récupère un chien de chasseur perdu, fatigué, affamé .... Un 06 sur le collier. Jean Claude appelle. Ils se connaissent et le chasseur arrive dans le quart d'heure qui suit ! Saint Hubert, patron des Grandes Chasses était du côté du chien aujourd'hui.

Le film de la pause casse croûte en cliquant ici.

Alain M et Bubu


vendredi 3 novembre 2017

Le Python

Samedi 28 octobre
Impatience et appréhensions précèdent cette sortie organisée avec quelques potes : Laurent Gahery (que certains connaissent), Julien que certains ont croisé lors du déséquipement de Yerse l'an passé,  Stan (et sa chérie) et Antho du club.
Le rendez-vous est donné à 7h30 à l'église d'Arthez d'Asson.
Nous envisageons une longue journée, au vu des comptes rendus recueillis mais aussi des paysages magnifiques !!!

Préparation des kits de matos, de bouffe et bidon premiers secours et nous prenons la route en direction de la carrière.
Il fait déjà jour lorsque nous débutons la marche d'approche. Les couleurs de l'automne sont fabuleuses. Le chemin est pentu et nous enlevons déjà les couches de vêtements désormais superflues.

Les GPS font leur travail et nous voilà arrivés direct à l'entrée de la cavité. Certains se changent, d'autres s'aperçoivent qu'en sus des bouteilles mises dans chaque kit matos, il y en a 5 dans les deux kits bouffe !! Nous n'en manquerons pas et en laissons donc 3 dehors pour le retour.

Les premiers entrent à 10h30.
J'aime beaucoup l'entrée, beaucoup moins étroite que je ne l'avais imaginée. Il fait chaud dedans !!
Deux petits rappels plus tard, les choses sérieuses commencent. Un départ de puits sans appui pour les pieds, assez aérien, pas très pratique. Nous verrons plus tard que d'autres solutions pouvaient s'envisager.. Mais en attendant, chacun se heurte à plus ou moins de difficultés. Je commence sérieusement à m'inquiéter. Mais Antho et ses conseils sont là et me voici lancée.

Les puits s'enchainent, la grotte commence à être humide mais c'est très beau. Elle est très sombre mais certains puits sont magnifiques. Je suis Laurent et le vois embêté lors d'un frac.. J'essaie alors de feinter en attrapant la corde du bas avant d'être en tension sur ma petite longe. Le descendeur est mis, la clef est faite mais voilà, il faut alors s'élancer du coup or cela m'impressionne. Julien me conseille alors d'utiliser la corde du haut et à l'aide d'un demi cabestan fait à partir de ma petite longe, d'être retenue jusqu'à être en tension sur mon descendeur. Pas de sauts dans le vide, je suis apaisée. Les trucs et astuces de chacun sont bons à prendre !
En haut du dernier puits, nous commençons sérieusement à avoir froid. Le ponchospéléo que j'enfile alors pour la première fois est salvateur ! Vive sa créatrice belge (d'ailleurs, une commande groupée ça vous dirait ?).

Puis c'est l'arrivée dans la grande salle, dans l'immense salle.. De belles découvertes se succèdent. Nous sommes tantôt au milieu d'un paysage lunaire, tantôt au milieu de concrétions, tantôt à escalader des rochers recouverts de boue.. Nous crapahutons et nous réchauffons... un peu.

Nous nous sommes entre temps restaurés et repartons, tant les remontées sur corde et la chaleur qui en découlera nous attire. Tout va très vite, on monte, on monte, personne n'attend trop, c'est agréable.
Le fameux puits difficile du départ est rejoint et il sera aussi difficile pour moi à la remontée. Je fais l'expérience de la petite longe qui glisse le long du basic alors que j'essaie de me sortir du puits. C'est très désagréable.. Me revienne en tête les commentaires de certains sur mes mousquetons, ils avaient bien raison... Un coup de main m'est alors donné et hop, c'est passé.
La sortie est en vue et nous repartons tranquillement vers les voitures où nous attendent bières et discussions sur les émotions de la journée. Le mot de la fin sera « à refaire » !!!


En attendant, chacun repart heureux vers d'autres aventures !

Anaïs
Photos GSHP 2014

dimanche 29 octobre 2017

Entre Espiaube et Arriou

Samedi 28 octobre: Nous étions 5 le matin, Jean Claude, Joel, Jean Luc, Caro, Bubu; et Pierre Michel nous a rejoint vers 13 heures. Sans oublier l'aide indéniable du chien Iko, toujours demandeur de cailloux !

On se voyait déjà courir dans les belles galeries entre l'aval perdu du Bujoluc et l'amont inconnu de l'Oueilh de l'Arriou.... Autant vous le dire tout de suite, il en a été tout autrement.


Jean Claude nous avait mis de côté ce petit trou souffleur bien placé pour être en lien avec la résurgence de l'Arriou. Et c'est sous un temps brouillasseux que nous nous retrouvons du côté de la ferme Espiaube. La marche d'approche est courte pour une fois et nous arrivons rapidement au Trou de la Réussite. En effet Joel avait à cœur de se rattraper de ses échecs d'il y a 15 jours au Trou de ...l'Echec ! Il y a réussi plus que parfaitement ! Il est devenu maître dans l'art de parlementer avec les passages étroits.
Le petit trou d'entrée souffle très peu aujourd'hui mais cela nous inquiète pas trop vu le temps maussade. Avec la pelle américaine, le petit trou devient rapidement un joli petit porche où même Iko prendra plaisir à venir surveiller les travaux. Un court passage à 4 pattes donne sur un ressaut de 2 mètres. En bas, 2 départs. Un vers le Nord qui deviendra rapidement trop étroit et sans intérêt et un vers le sud qu'il faudra un peu travailler pour arriver rapidement sur un toboggan étroit avec vue sur 3 - 4 mètres. 
Il faudra améliorer le confort dans ce toboggan si on veut y passer un seau ! On commence le travail mais midi arrive... avec son cortège de paté, sardines, saucisson, fromages, madiran, sans oublier la tarte aux pommes spécialement préparée par Gwenn pour l'occasion.
Du bruit dans le sous bois. C'est PMA qui arrive guidé par le GPS. Moi ça m'étonne toujours autant de retrouver un petit trou perdu au milieu de nulle part juste à l'aide de cette petite boite! Je deviens un vieux dinosaure ! J'aime pas !
Avec l'arrivée de PMA, la motivation est bien relancée! Il part en tête. Les parlementations vont bon train avec le toboggan dans lequel on fait la chaîne. Il est quand même difficile de faire passer en même temps un Jean Claude et un seau ! 
Vers 17h30, il est temps de débaucher. On est descendu de 5 mètres, et on va bientôt pouvoir envisager la suite pour accéder aux galeries tant espérées. Ce sera pour la prochaine fois. Le trou s'est doucement remis à souffler pour que l'on garde espoir.
Encore quelques blocs à sortir pour passer....

Belle journée de franche rigolade et de camaraderie malgré le travail ingrat. Mais c'est comme ça que sont nées toutes nos belles premières: Espiaube, Bujoluc, Le Python, Le Beaufort, le 147, le Yerse, l'amont du Paybou, .... j'en passe et des meilleures.

Bubu
Photos Jean Claude et Caro

La vidéo de Jean Claude ICI